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Les bons plans de fabrice
lundi 08 février 2010, a 05:28
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lundi 12 octobre 2009, a 07:54
Vidéos
 

Bonjour,

 

Un échantillon des différentes playlist, si vous souhaitez voir une playlist thématique cliquez sur les liens ci-dessous.

 

                                                   VIDEOS

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Merci, bonne journée



samedi 05 septembre 2009, a 08:28
Chansons
 

Bonjour,

 

Quelques vidéos pour les amateurs de chansons françaises, génériques de télévisions et de cabarets.

 

VIDEOS

VIDEOS 1

 

Bonne Journée

 



mercredi 15 juillet 2009, a 06:29
Tourismes
 

Bonjour,

 

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                             FRANCE

 

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Merci, bonne journée



vendredi 26 juin 2009, a 06:52
Jardins et Fleurs
 

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Bonne journée



mardi 23 juin 2009, a 14:58
Inoubliables Chansons
 

Inoubliables chansons

Inoubliables Interprètes

 

Voila une vidéo qui vous rappelleras sans doute beaucoup de souvenirs.

 

Quelques autres sur le site, cliquez ici  sur le lien ou le logo.

 

 



dimanche 07 juin 2009, a 10:43
Vidéos
 

Bonjour,

 

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vendredi 29 mai 2009, a 19:43
La Soupe aux Choux
 

Bonjour,

 

Au confin du bourbonnais, le Cissé Chérasse et le Glaude Ratinier, meme une vie simple.Jusqu'au jour ou ....

 

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LA SOUPE AUX CHOUX

 

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VIDEOS

 

Bonne journée

mardi 17 mars 2009, a 11:24
Vidéos
 

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lundi 16 février 2009, a 10:00
Bons plans
 

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dimanche 28 décembre 2008, a 10:13
Vidéos
 

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Merci

dimanche 24 août 2008, a 08:13
Louis II de Bavière
 

Louis II de Bavière

 

Ludwig Otto Frederik Wilhelm von Wittelsbach (25 août 1845, Nymphenburg, Munich - 13 juin 1886, lac de Würm, actuellement lac de Starnberg, près de Schloss Berg) fut roi de Bavière de 1864 à 1886 sous le nom de Louis II. Fou pour certains, génial pour d'autres, il reste dans l'histoire comme le protecteur des arts et un bâtisseur de châteaux extraordinaires.

 

Naissance et Famille

 

Louis II de Bavière est né le 25 août 1845 à Nymphenburg près de Munich.

Il est le fils du roi Maximilien II de Bavière (1811-1864) à qui il succède, et de Frédérique Françoise Auguste Marie Hedwige de Prusse (1825-1889), dite Marie de Prusse.

Il est aussi le cousin germain d'Élisabeth de Wittelsbach impératrice d'Autriche, plus connue sous le surnom de Sissi. Il lui voua une grande admiration durant toute sa vie.

 

Son règne politique

 

Louis II accède au trône à l'âge de 18 ans. Les Bavarois accueillent avec liesse ce jeune roi à la beauté fascinante.

Dès le début de son règne, il a la tâche de gérer la politique audacieuse de Bismarck. Son chancelier Ludwig van der Pfordten range la Bavière aux côtés de l'Autriche en 1866.

Mais la bataille de Sadowa en 1866, puis la défaite française de 1870 vont achever l'intégration de son royaume à l'Allemagne naissante. Il appelle alors Hohenlohe-Schillingsfürst à la chancellerie ; celui-ci mène une politique pro-prussienne et la Bavière se rangea aux côtés de la Prusse pendant la guerre de 1870.

Il était réticent à ce que son royaume rejoigne le nouvel empire allemand. À la demande du chancelier prussien Bismarck, il signe la lettre proposant au roi de Prusse la couronne impériale en décembre 1870. Il fut le seul souverain allemand absent à la cérémonie de l'unification de l'Allemagne dans la galerie de Glaces à Versailles.

Les gouvernements cherchèrent alors de plus en plus à l'évincer du pouvoir et à préparer un coup d'Etat.

Déposé par un coup d'État du gouvernement en 1886, il est déclaré fou et son oncle Léopold de Wittelsbach est nommé régent le 10 juin 1886.

 

Les fiançailles rompues

 

Il se fiance avec sa cousine la princesse Sophie de Bavière (1847-1897), duchesse en Bavière (sœur d'Élisabeth, dite « Sissi » (immortalisée à l'écran par Romy Schneider), impératrice d'Autriche et reine de Hongrie et de Bohême. Leurs fiançailles sont officialisées le 22 janvier 1867 mais le mariage est reporté à plusieurs reprises. Sophie se maria un an plus tard avec Ferdinand Philippe Marie d'Orléans (1844-1910), duc d'Alençon, fils de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, duc de Nemours, et petit-fils de Louis-Philippe Ier. Sophie-Charlotte décède en 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris. On ne retrouva d'elle que quelques parcelles de son corps calcinés qui furent identifiés par son dentiste.

 

Son règne artistique

 

Il est l'admirateur et le mécène de Richard Wagner, notamment en finançant le Palais des festivals de Bayreuth (Festspielhaus) permettant ainsi le développement et l'hégémonie de la culture germanique. Influencé par Wagner et inspiré par les travaux de Viollet-le-Duc en France, il fait construire de superbes châteaux de styles gothico-romantique, dont l'influence mondiale demeure perceptible de nos jours aux pieds des Alpes bavaroises, dont le plus célèbre est le château de Neuschwanstein, qui ne fut terminé que plusieurs années après sa mort.

Il est considéré par Paul Verlaine comme le « seul grand roi » de ce siècle.

 

La mort du roi

 

Après avoir été déclaré fou en juin 1886, Louis II est interné au château de Berg, au sud de Munich, où il décède trois jours plus tard, ainsi que son médecin Bernhard von Gudden (un psychiatre réputé), dans des circonstances jamais élucidées : leurs corps sont retrouvés dans le lac de Starnberg, à proximité de la berge. Officiellement, le roi s'est suicidé après avoir étranglé son médecin ; cependant, les hypothèses de l'assassinat ou de la tentative d'évasion ont été évoquées.

Louis II de Bavière fut inhumé en l'église Saint-Michael à Munich. Une cérémonie se tient chaque année le 13 juin dans la petite chapelle bâtie à cet endroit.

Son successeur est son frère, le roi Othon Ier de Bavière.

 

Les châteaux

 

Herrenchiemsee commencé en 1878, inachevé, que le roi avait voulu à l'égal de Versailles et qui est implanté sur une île au milieu du Chiemsee entre Munich et Salzbourg.On dit qu'il n'y vécu qu'une semaine.

 

Le château de Linderhof, construit de 1869 à 1879 avec dans les jardins, le pavillon mauresque acquis par le roi à l'exposition universelle de Paris et la grotte de Vénus qui évoque Tannhäuser, l'opéra de Richard Wagner.

 

Château de Neuschwanstein (inachevé), construit près de celui de son père, le château de Hohenschwangau, de 1869 et terminé après la mort du roi en 1891.

 

Pavillon de chasse à Schachen (1871), au-dessus de Garmisch-Partenkirchen.

 

Louis laissa une grande collection de plans et de dessins pour d'autres châteaux dont la construction fut envisagée

 

Ludwig en fiction

 

Cinéma :

 

Louis II de Bavière (Ludwig II: Glanz und Ende eines Königs), film allemand réalisé par Helmut Käutner en 1955.

Ludwig, le crépuscule des dieux (Ludwig), film franco-germano-italien réalisé par Luchino Visconti en 1972.

Hans-Jürgen Syberberg traita également le sujet la même année, sous le titre Ludwig, Requiem für einem jungfraulichen König (Ludwig, requiem pour un roi vierge)

 

Littérature :

 

Le Roi Lune, pièce du dramaturge belge Thierry Debroux, éditée et créée en 2005 au Théâtre du Méridien.

 

Manga :

 

Ludwig II (Ludwig II de Bavière, le roi fou à l'ombre de la lune blême), manga yaoi japonais en 3 volumes, scénarisé et dessiné par You Higuri, datant de 1996. Il est publié au Japon par Kadokawa Shoten Publishing, et en France par Génération Comics

 

Bibliographie :

 

Louis II de Bavière par Jacques Bainville, Librairie Académique Perrin, 1900. Réédition, Complexe, 1985, (ISBN 2870271565)

 

Louis II de Bavière et ses psychiatres. Les garde-fous du roi par Paul Rauchs, préf. Georges Lanteri Laura. Ed.: L'Harmattan, 1997, ISBN 27384-66028

 

Louis II de Bavière : par Jean des Cars, ed. Perrin, 1995, ISBN 2262013055

 

Louis II de Bavière vu par un psychiatre par Gilbert Robin, Wesmael-Charlier, 1960.

 

Liens :

 

Château de Herrenchiemsee

 

Linderhof

 

Neuschwanstein

 

Site officiel du château de Neuschwanstein (allemand, anglais, français, italien, espagnole)

 

Château de Hohenschwangau

 

Louis II de Bavière, sa vie, son œuvre

 

Le tragique destin de Louis II de Bavière

 

La mort mystérieuse du roi (allemand, anglais, italien, hollandais, français)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 06 juillet 2008, a 08:43
Lawrence d’Arabie
 

Thomas Edward Lawrence (16 août 1888 - 19 mai 1935), également connu comme T. E. Lawrence, et surtout comme le célèbre Lawrence d'Arabie (Lawrence of Arabia), ou encore — parmi ses compagnons arabes — Aurens ou Al-Aurens, est un archéologue, officier, aventurier et écrivain britannique. Il accéda à la notoriété en tant qu'officier de liaison britannique durant la Révolte arabe de 1916 à 1918. L'immense écho que connut son action pendant ces années et après est dû tant aux reportages du journaliste américain Lowell Thomas qu'à son autobiographie Les Sept Piliers de la sagesse. T. E. Lawrence est resté très populaire parmi les Arabes pour avoir soutenu leur lutte pour se libérer des jougs ottomans et européens. De même, les Britanniques le considèrent comme un des plus grands héros militaires de leur pays. Un film a été tiré de sa vie en 1962, avec Peter O'Toole dans le rôle-titre : Lawrence d'Arabie.

 

Avant-guerre

 

Lawrence naît à Tremadoc, Caernafonshire au nord du Pays de Galles, de parents d'ascendance anglaise et irlandaise. Son père, Thomas Chapman, est un membre important de l'aristocratie irlandaise qui a quitté sa femme tyrannique afin de vivre avec la gouvernante de ses filles avec laquelle il eut cinq fils. De décembre 1891 jusqu'au printemps de 1894 il habite à Dinard et part pour Aigues-Mortes à vélo.

 

Lawrence suit des études au Jésus Collège à Oxford. Il obtient son diplôme avec mention après avoir rédigé une thèse intitulée L'Influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin du XIIe siècle.

Il accepte une position post-doctorale sur la poterie médiévale, mais l'abandonne après s'être vu proposer un poste d'archéologue au Moyen-Orient. En décembre 1910, il part pour Beyrouth, qu'il quitte pour Jbail (Byblos. Il participe ensuite aux fouilles de Karkemish ("Kargamis") près de Jerablus, au sud de l'actuelle Turquie, sous les ordres de D.G. Hogarth et R. Campbell-Thompson.

À la fin de l'été 1911, il retourne au Royaume-Uni pour un bref séjour et, dès novembre, il repart pour le Moyen-Orient afin de travailler brièvement avec Williams Flinders Petrie à Kafr Ammar en Égypte. Il retourne à Karkemish travailler avec Léonard Woolley. Il continue à visiter régulièrement le Moyen-Orient afin d'y mener des fouilles jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Ses nombreux voyages en Arabie, sa vie avec les Arabes, à porter leurs habits, apprendre leur culture, leur langue et dialectes, allaient s'avérer des atouts inestimables durant le conflit.

En janvier 1914, sous couvert d'activités archéologiques, Woolley et Lawrence sont envoyés par l'armée britannique en mission de renseignements dans la péninsule du Sinaï. Lawrence visite notamment Aqaba et Pétra. De mars à mai, Lawrence retourne travailler à Carchemish. Après l'ouverture des hostilités en août 1914, sur le conseil de S.F. Newcombe, Lawrence décide de ne pas s'engager immédiatement et attend octobre pour le faire.

 

La Révolte arabe

 

La Révolte arabe (1916-1918) fut lancée par Hussein ibn Ali afin d'obtenir l'indépendance de l'Arabie de l'Empire ottoman. Il voulait créer un état arabe unifié allant d'Alep en Syrie à Aden au Yémen. La révolte est liée à la hausse des mouvements nationalistes arabes, décidés à sortir de la tutelle ottomane. En 1916, Hussein lance le djihad contre l'Empire ottoman, dirigé par le CUP (mouvement des Jeunes-Turcs. Hussein reçoit le soutien diplomatique et logistique des Britanniques. Une fois engagé, il est nommé au Caire où il travaille pour les services de renseignements militaires britanniques. La très bonne connaissance du peuple arabe de Lawrence en fait un agent de liaison idéal entre les Britanniques et les forces arabes. En octobre 1916, il est envoyé dans le désert afin de rendre compte de l'activité des mouvements nationalistes arabes. Durant la guerre, il combat avec les troupes arabes sous le commandement de Fayçal ibn Hussein, un fils d'Hussein ibn Ali (chérif de la Mecque) qui mène une guérilla contre les troupes de l'Empire ottoman. La contribution principale de Lawrence à l'effort britannique consiste à convaincre les Arabes de coordonner leurs efforts afin d'aider les intérêts britanniques. Il persuade notamment les Arabes de ne pas chasser les Ottomans de Médine, forçant ainsi les Turcs à conserver de nombreuses troupes pour protéger la ville. Les Arabes harcèlent le chemin de fer du Hedjaz qui approvisionne Médine, immobilisant davantage de troupes ottomanes pour protéger et réparer la voie. En 1917, Lawrence organise une action commune entre les troupes arabes et les forces de Auda ibu Tayi (jusqu'alors au service des Ottomans) contre le port stratégique d'Aqaba. Le 6 juillet, après une audacieuse attaque terrestre, Aqaba tombe aux mains des Arabes. En novembre, il est reconnu à Dara alors qu'il mène une mission de reconnaissance déguisé en Arabe. Il parvient malgré tout à s'échapper. Un an plus tard, le 1er octobre 1918, Lawrence participe à la prise de Damas.

Parmi les Arabes, Lawrence adopte nombre de coutumes locales et devient bientôt ami du Prince Fayçal. Il devint connu pour porter des vêtements blancs et monter des chameaux et des chevaux dans le désert. Vers la fin de la guerre, il cherche à convaincre, sans succès, ses supérieurs de l'intérêt de l'indépendance de l'Arabie pour le Royaume-Uni. En juillet 1920, la colonne française du général Mariano Goybet chassera Fayçal de Damas, brisant l'espoir de Lawrence de libérer la Syrie.

 

L'après-guerre

 

Dans l'immédiat après-guerre, Lawrence travailla pour le Foreign Office et assista à la conférence de paix de Paris entre janvier et mai 1919 en tant que membre de la délégation de Fayçal. Il fut ensuite conseiller de Winston Churchill au Colonial Office jusque vers la fin de 1921.

À partir de 1922, il essaya de redevenir anonyme. Il s'engagea dans la Royal Air Force sous le nom de « Ross ». Il fut rapidement démasqué et dut quitter la RAF. Sous le pseudonyme de « Shaw », il s'engagea en 1923 dans le Royal Tank Corps. Cet engagement ne lui plaisant pas, il fit de multiples demandes pour rejoindre la RAF et y parvint finalement en août 1925. À la fin de l'année 1926, il fut assigné à une base en Inde, à Miramshah, à la frontière afghane et y resta jusque fin 1928, date à laquelle il fut rapatrié au Royaume-Uni suite à des rumeurs non fondées d'espionnage en Afghanistan. Il s'occupa ensuite des bateaux à grande vitesse au sein de la RAF pour le sauvetage des pilotes tombés en mer) et dut quitter à regret l'armée à la fin de son contrat en mars 1935. Quelques semaines plus tard, il fut tué lors d'un accident de moto dans le Dorset. Il avait 47 ans.

 

T. E. Lawrence et Vo Nguyen Giap

 

Au-delà du mythe, Lawrence d'Arabie reste l'un des officiers les plus influents dans le développement d'une doctrine insurrectionnelle au siècle dernier. En 1946, le général français Raoul Salan a mené plusieurs entretiens avec le général vietnamien Võ Nguyên Giáp qui a planifié et conduit les opérations militaires contre les Français jusqu'à leur défaite à la bataille de Dien Bien Phu. Salan faisait partie d'une mission de négociation créée pour finaliser le retour de l'autorité française au Viêt Nam. Plus tard, il commandera le Corps expéditionnaire français au Viêt Nam du 20 mai 1951 jusqu'en mai 1953, et il a conduit la dernière action militaire réussie contre Hô Chi Minh : une offensive nommée opération lorraine, le 11 octobre 1952, dans laquelle les forces de Salan ont balayé la vallée de la Rivière Rouge et les jungles du Nord-Viêt Nam. L'année suivante, il remettra son commandement au général Henri-Eugène Navarre, qui présidera au désastre de Dien Bien Phu. Giap disait :

« […] Lawrence combinait la sagesse, l'intégrité, l'humanité, le courage et la discipline avec l'empathie, soit l'aptitude à s'identifier émotionnellement aussi bien avec les subordonnés qu'avec les supérieurs. »

Pendant ces entretiens de 1946, Salan a été frappé par l'influence d'un homme sur la pensée de Giap ; cet homme était Thomas Edwards Lawrence. Giap a dit à Salan :

 

Les Sept Piliers de la sagesse de T. E. Lawrence est mon évangile du combat. Il ne me quitte jamais. »

 

L'essence de la théorie de la guérilla à laquelle se réfère Giap peut être trouvée à deux endroits. Le premier et le plus accessible n'est autre que les nombreuses éditions des Sept Piliers de la sagesse, notamment le chapitre 33. Le deuxième est un article portant le titre The Evolution of a Revolt, publié en octobre 1920 dans le Army Quarterly and Defense Journal. Tous deux sont basés sur l'évaluation pratique et réfléchie par Lawrence de la situation à laquelle faisaient face les forces arabes dans la région du Hedjaz, au sein du désert saoudien, en mars 1917.

 

L'écrivain

 

Lawrence fut un auteur prolifique tout au long de sa vie. Il est l'auteur de Les Sept Piliers de la sagesse. Il eut également une correspondance fournie, notamment avec George Bernard Shaw, Edwards Elgar, Winston Churchill, Robert Graves et Edwards Morgan Forster. Plusieurs recueils épistolaires furent publiés, dont certains furent expurgés par leurs éditeurs.

Il écrivit The Mint, le récit de ses expériences en tant que soldat dans la Royal Air Force. Travaillant à partir de ses notes écrites lors de son service dans la Royal Air Force, Lawrence raconta la vie quotidienne des soldats et son envie de faire partie de la RAF. Ce livre fut publié à titre posthume. Lawrence traduisit aussi L'Odyssée d'Homère et Le Gigantesque, un roman français peu connu, par Adrien le Corbeau.

 

La possible homosexualité de Lawrence

 

Certains passages des écrits de Lawrence et des rapports d'un de ses collègues qui lui aurait administré des « fessées » laissent à penser que Lawrence avait des goûts sexuels non-conventionnels, notamment le masochisme. Bien que ses écrits comprennent un passage clairement érotique et homosexuel , ses orientations et expériences sexuelles restent inconnues.

 

Les Sept Piliers de la sagesse sont dédiés à "S.A.", avec un poème qui commence par :

 

« Je t'aimais ; c'est pourquoi, tirant de mes mains ces marées d'hommes,
J'ai tracé en étoiles ma volonté dans le ciel
Afin de te gagner la Liberté, la maison digne de toi, la maison aux sept piliers
Ainsi tes yeux brilleraient peut-être pour moi
Lors de ma venue »

 

 (Dans certaines éditions des Sept Piliers de la sagesse, la dernière ligne de ce poème est "When we came" ("Quand nous sommes arrivés". L'édition de 1922 publiée à Oxford a cependant "When I came". Le poème complet est composé de 4 strophes.

 

L'identité de "S.A." n'a jamais été élucidée. Il a été supposé que ces initiales correspondent à un homme, une femme, une nation ou une combinaison des précédents. "S.A." pourrait être "Sheikh Ahmed", également appelé Dahoum, un jeune arabe qui travailla avec Lawrence dans un chantier archéologique avant la guerre et dont Lawrence aurait été très proche. Dahoum mourut en 1918 du typhus. Cependant, certains affirment que Dahoum était seulement un ami très proche de Lawrence comme cela arrivait au XIXe siècle et au début du XXe siècle, ce qui impliquait souvent des contacts physiques (mais à caractère non-sexuel. Lawrence lui-même, peut-être pour masquer les pistes, affirma que "S.A." était un personnage inventé.

 

Anecdotes

 

D'après le dossier médical militaire du 12 mars 1923 de Lawrence, il mesurait 1 mètre 66, pesait 59 kg et avait des « cicatrices sur les fesses », « trois cicatrices superficielles dans le bas du dos » et « quatre cicatrices superficielles sur le côté gauche. De plus, il était circoncis.

Depuis 1923, Lawrence s'était découvert une passion pour les motocyclettes. Il en eut sept, qu'il baptisa toutes du nom George, et d'un numéro selon l'ordre de possession. En mai 1935, alors qu'il roulait à grande vitesse sur la moto « George VII », il perdit le contrôle de sa machine en voulant éviter deux jeunes cyclistes. Il mourut quatre jours plus tard des suites de son accident.

 

Liens

 

Français : http://www.al-lawrence.info/

Français : http://www.vialupo.com/lawrence/

 

Bibliographie

 

  • Raphaël Lahlou, Lawrence d'Arabie ou l'Épopée des sables, Paris : B. Giovanangeli, coll. Biographies express, 2005, 143 p. (ISBN 2-909034-72-0)
  • Patrick et Olivier Poivre d'Arvor, Lawrence d'Arabie, la quête du désert, Mengès
  • Jacques Benoist-Méchin, Lawrence d'Arabie ou le Rêve fracassé (première biographie du Rêve le plus long de l'Histoire)
  • Philippe Squarzoni, Portrait inconnu de John Hume Ross, Édition Le 9e Monde, Paris, 2006
  • Guy Penaud, Le Tour de France de Lawrence d'Arabie, 336 pages, Éditions de la Lauze, Périgueux, 2007/2008, (ISBN 97 8-2-35 249-024-1)

 

 

 

 

 

samedi 19 avril 2008, a 08:58
Jacques Cartier
 

Jacques Cartier (né vers la fin de l'année 1491 à Saint-Malo en Bretagne, décédé au même endroit le 1er septembre 1557), est navigateur et explorateur français. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe et du fleuve Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier par ses Relations décrit pour la première fois ces eaux et le territoire visité qu'il nomme Canada.

 

Biographie

 

Le début de sa vie est mal connu. Fils de Jamet Cartier et de Jesseline Jansart, de la paroisse Saint-Vincent de Saint-Malo, il y épouse, le 2 mai 1519 Catherine, fille de Jacques des Granches, connétable : un mariage qui améliore grandement sa condition sociale.

Plusieurs historiens avancent qu'il aurait pu accompagner une campagne de pêche pour se rendre à Terre-Neuve avant 1532, car la région était fréquentée des pêcheurs basques et bretons. Certains suggèrent aussi qu'il aurait pu participer à l'un des voyages d'exploration de la côte brésilienne par la flotte normande sous pavillon dieppois, vu :

 

d'une part, les fréquentes comparaisons que Cartier fit, dans ses récits de voyage, entre les Amérindiens de la Nouvelle-France et les Brésiliens, ainsi que sa connaissance du portugais car lors de sa retraite il agira à plusieurs occasions comme interprète en langue portugaise ;

 

d'autre part, l'histoire de la ville de Dieppe, qui relate la navigation non seulement du capitaine Jean Cousin, mais de deux autres capitaines, Thomas Aubert et Jean Vérassen qui embarquèrent de Dieppe en 1508 et reconnurent le fleuve Saint-Laurent auquel ils donnèrent son nom.

 

En 1532, alors qu'une guerre éclate entre la couronne du Portugal et les armateurs normands au large du Brésil, il est présenté à François Ier par Jean Le Veneur, abbé du Mont-Saint-Michel. Celui-ci évoque des voyages que Cartier aurait déjà faits « en Brésil et en Terre-Neuve » pour affirmer qu'il était à même « de conduire des navires à la découverte de terres nouvelles dans le nouveau monde ». Recevant une commission du roi de France, et devenant en ce sens le successeur de Giovanni da Verrazano, Cartier dirigera aux frais du roi trois voyages vers l'Amérique du Nord entre 1534 et 1542, espérant y trouver un passage pour l'Asie, sinon des richesses.

 

Le premier voyage (1534)

 

Après seulement vingt jours de traversée, Cartier atteint Terre-Neuve, avec ses deux navires et un équipage de 61 hommes. Il explore minutieusement le golfe du Saint-Laurent et, le vendredi 24 juillet, met pied à terre à Gaspé, y plante une croix de trente pieds, revendiquant la région pour le roi de France. La troupe des Français y rencontre des Iroquoiens du Saint-Laurent, venus pour la pêche, qui les accueillent sans trop de plaisir. Le chef amérindien, Donnacona, après protestations, finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses fils en France. La rentrée à Saint-Malo se fait le 5 septembre après une autre courte traversée de 21 jours.

 

Le deuxième voyage (1535–1536)

 

Le deuxième voyage a lieu en 1535–1536. Cette expédition compte trois navires, la Petite Hermine (60 tonneaux), l'Émérillon (40 tonneaux) et la nef qui transporte Cartier, la Grande Hermine (120 tonneaux). Quinze mois de vivres ont été prévus. Ramenés de France par Cartier, les deux fils du chef Donnacona, Taignoagny et Domagaya, parlent maintenant français. Recourant à leurs connaissances, Cartier remonte alors le cours du Saint-Laurent, découvrant qu'il navigue sur un fleuve lorsque l'eau devient douce. À l'île d'Orléans, le 7 septembre, devant Stadaconé, on retrouve Donnacona.

Ce chef essaie de dissuader les Français de remonter le fleuve : il veut s'assurer du monopole du commerce. Cartier refuse et donne congé aux deux fils. Il ira donc en amont sans interprète. Une partie des hommes restent et construisent un fortin, préparant le premier hivernage connu de Français au Canada. Cartier continue à remonter le fleuve sur l'Émérillon, mais bientôt son tirant d'eau lui interdit de poursuivre au-delà du lac Saint-Pierre : il y ancre l'Émérillon et l'équipage poursuit en barques.

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Hochelaga

 

Le 2 octobre 1535, Jacques Cartier et ses compagnons arrivent dans la région de l'établissement nommé Hochelaga. La nuit venue, ils se retirent tous à bord des barques. Tôt le lendemain matin, avec ses gentilshommes et vingt mariniers armés, Cartier entreprend à pied le chemin vers ce village, sur une voie bien aménagée. Marchant ainsi deux lieues (environ 8 km), ils peuvent enfin apercevoir cette bourgade palissadée de tronc d'arbres, sur une colline et entourée de terres cultivées pleines de maïs (dit blé d'Inde), ainsi qu'il décrira le paysage entourant Hochelaga. Il nommera Mont Royal, cette montagne de l'île et de la ville qui sera ensuite nommée Montréal.

La bourgade n'a dans son rempart circulaire qu'une seule porte d'entrée (sortie). On y compte une cinquantaine de « maisons longues », communautaires. Le chef du village affirme que l'on peut continuer à remonter le fleuve vers l'ouest durant trois lunes et, de la rivière des Outaouais, se diriger vers le nord et pénétrer dans un pays où l'on trouve de l'or.

Après cette visite d'un jour, les Français rebroussent chemin et retournent au pays de Canada (région de Québec), hiverner au mouillage, à côté du fort Sainte-Croix (sur l'actuel site du Parc Cartier-Brébeuf).

Les rapports avec les Iroquoiens du Saint-Laurent sont bons, malgré quelques disputes sans gravité, qui ne dégénèrent jamais en violence. Cartier découvre cependant les premiers scalps dans la maison de Donnacona. Il y goûte aussi le tabac, qu'il n'apprécie guère. L'hiver de l'Amérique du Nord arrive et surprend les Français, le fleuve gèle et emprisonne les navires. Cartier et ses hommes hivernent près de la rivière Sainte-Croix (maintenant dite rivière Saint-Charles, à Québec). Les hommes souffrent du scorbut, les Iroquoiens en sont aussi frappés, des Français meurent tandis que les Amérindiens s'en tirent beaucoup mieux. Cartier, épargné, découvre que les Iroquoiens du Saint-Laurent se soignent avec une préparation de feuilles de cèdre (thuya). Il applique le traitement à ses hommes et bientôt les guérisons se multiplient. En avril, Cartier s'empare de Donnacona, de ses deux fils et de sept autres Iroquoiens puis, profitant du dégel, il met le cap sur la France, abandonnant la Petite Hermine, « faute d'un équipage assez nombreux » (25 des 110 équipiers étaient décédés du scorbut). Après un passage par Saint-Pierre-et-Miquelon, il retourne à Saint-Malo en juillet 1536, croyant avoir exploré une partie de la côte orientale de l'Asie.

 

Le Lieu historique national Cartier-Brébeuf commémore cet hivernage de Jacques Cartier.

 

 

 

Le troisième voyage (1541—1542)

 

Donnacona qui a compris ce que cherchent les Français, de l'or, des gemmes, des épices, leur fait la description qu'ils veulent entendre, celle du riche royaume de Saguenay, et François Ier, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions d'implanter une colonie.

L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de La Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs. Donnacona meurt vers 1539, comme d'autres Iroquoiens du Saint-Laurent, les autres se sont mariés, aucun ne reviendra. On prépare l'expédition, arme cinq navires, embarque du bétail, libère des prisonniers pour en faire des colons. Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente puis décide de s'engager sur l'océan sans l'attendre. Après une traversée calamiteuse, il arrive enfin sur le site de Stadaconé en août 1541 après trois ans d'absence. Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona, puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal au confluent du Saint-Laurent et la rivière du Cap Rouge pour préparer la colonisation. Bientôt, l'hiver arrive et Roberval est toujours invisible avec le reste de l'expédition. En attendant, il accumule l'or et les diamants qu'il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, il lève le camp, rencontre Roberval à Terre-Neuve. Malgré l'ordre que ce dernier lui donne de rebrousser chemin et de retourner sur le Saint-Laurent, Cartier met le cap vers la France.

Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai et apprend qu'il ne rapporte que de la pyrite et du quartz sans valeur. Sa mésaventure sera à l'origine de l'expression « faux comme des diamants du Canada ».

 

 

La retraite

 

Déçu, il se retire dans son manoir de Limoëlou, près de Saint-Malo. Considéré comme un sage, on le consulte parfois et on met à profit ses connaissances du portugais. Il succombe en 1557 de la peste qui frappe la ville. Ses restes, retrouvés en 1944, reposent depuis dans la cathédrale de Saint-Malo.

 

 

samedi 01 mars 2008, a 09:47
Faux en Art
 

Faux (art)

 

Un faux en art est une copie frauduleuse d'une œuvre d'art originale ou une œuvre originale dont on essaie d'attribuer la paternité à un artiste qui n'en est pas l'auteur et qui est généralement plus célèbre.

 

Histoire

 

Les faux en art existent depuis au moins 2 000 ans. Dans l'Antiquité, les Romains produisaient déjà des copies des statues grecques, même s'il n'est pas attesté qu'il y avait tromperie sur l'origine.

 

Pendant la Renaissance, de nombreux peintres engageaient dans leur atelier des apprentis qui se formaient en copiant leurs œuvres et leur technique ou en finissant certains de leurs tableaux. Pour se rémunérer, le maître vendait les tableaux, sans qu'ils soient forcément des faux. Cependant certaines œuvres ont été a posteriori attribuées par erreur au maître et non à son école.

La diffusion de la richesse qui suivit la Renaissance entraîna un attrait plus grand pour les œuvres d'art et les objets antiques. Cet attrait s'étendit aux œuvres contemporaines et, de plus en plus, la valeur de ces œuvres fut attachée à la signature de celui qui les avait produites. Pour les identifier, les peintres commencèrent à marquer leurs œuvres, d'abord de signes puis de signatures. Avec la demande plus forte, les premiers faux commencèrent à apparaître.

Pendant le XVIe siècle certains suiveurs d'Albrecht Dürer ajoutèrent sa signature à leurs œuvres pour en augmenter la valeur, provoquant la colère de Dürer : il ajouta à une gravure de la Vierge une mention « que soient maudits les pilleurs et les imitateurs du travail et du talent des autres ». Même Michel-Ange fit un faux d'un cupidon en marbre pour son mécène Laurent de Médicis.

 

En 1799, Wolfgang Küffner put emprunter un autoportrait d'Albrecht Dürer qui décorait l'hôtel de ville de Nuremberg depuis le XVIe siècle. En lieu et place de l'original, il restitua une copie, supercherie qui ne fut découverte que six ans plus tard, en 1805, quand le tableau fut vendu et expertisé.

 

Les faux se multiplièrent au XXe siècle, en particulier sur les œuvres d'artistes contemporains comme Salvador Dalí, Pablo Picasso, Paul Klee ou Matisse.

 

Une liste des principaux faussaires

 

Yves Chaudron :

 

est un faussaire français qui effectua des copies de la Joconde à l'occasion de son vol en 1911.

 

Alceo Dossena :

 

est un sculpteur italien. Sa renommée vient de sa capacité à imiter les plus belles oeuvres de l'art antique et de la Renaissance. Il ne vendit pas volontairement ses oeuvres comme des réalisations de maîtres. Nombre de collectionneurs, de musées, abusés par des revendeurs, achetèrent ses réalisations

 

Guy Hain :

 

est un marchand d'art et un faussaire français qui écoula de très nombreux faux bronzes, notamment des Rodin, des Carpeaux et des Maillol. Condamné une première fois en 1997, il est encore condamné dans une autre affaire par la cour d'appel de Besançon en 2001 à quatre ans de prison ferme et deux millions de francs français d'amende, auxquels il faut ajouter les dédommagements aux parties civiles. La procédure à son encontre a débuté lorsque le musée Rodin a déposé plainte.

Guy Hain affirmait pour sa défense qu'il avait le droit de reproduire des oeuvres tombées dans le domaine public en 1982. La question que le tribunal devait trancher était de savoir si les bronzes de Guy Hain étaient des faux ou non

 

Fernand Legros :

 

né le 26 janvier 1931 et décédé en 1983 à Chasseneuil-sur-Bonnieure, était un marchand d'art français, qui fut condamné pour vente de faux tableaux dans les années 1970. Après une jeunesse passé en Égypte, il s'installe en France et acquiert par mariage la nationalité américaine, bien que ne cachant pas par ailleurs son homosexualité.

D'abord danseur de ballet, il fréquente ensuite l'école du Louvre. Il fait dans les années 1950 la connaissance du peintre hongrois Elmyr de Hory, dont il devient l'agent malgré son peu de connaissances en matière de peinture. Elmyr de Hory, imitateur de grand talent, s'était déjà fait une spécialité d'imiter les oeuvres de peintres célèbres et avait vendu entre autres des reproductions de Picasso. En compagnie de son amant Réal Lessard, Legros vendit des tableaux d'Elmyr de Hory dans le monde entier en les faisant passer pour des oeuvres authentiques de grands maîtres. Les collectionneurs floués par Legros se trouvaient notamment aux États-Unis et en Amérique du Sud. Elmyr de Hory avoua par la suite avoir réalisé 80 faux.

A partir de 1964, Legros fut l'objet d'une enquête et attira l'attention des médias. Original et flamboyant, d'une amoralité revendiquée, il devint un personnage médiatique, sa célébrité étant entretenue par la longueur de la procédure dont il faisait l'objet. Il fit l'objet d'une biographie romancée écrite par Roger Peyrefitte. Il fut finalement condamné en 1979 à deux ans de prison ferme et ressortit libre du tribunal, ayant déjà passé un temps équivalent sous les verrous en détention préventive. Il mourut d'un cancer de la gorge.

 

Han van Meegeren :

 

de son vrai nom Henricus Antonius van Meegeren, était un peintre néerlandais, un restaurateur d'œuvres d'art et un faussaire. On considère qu'il est un des faussaires en art les plus adroits du 20ème siècle, puisque les acheteurs qu'il a réussi à duper lui ont donné entre 25 et 30 millions de dollars. Sa vie est liée à celle du grand peintre néerlandais Johannes Vermeer, mort en 1675, peintre qui n'avait pas été particulièrement renommé jusqu'au début du vingtième siècle et dont seulement 35 environ de ses œuvres nous sont parvenues.

Son professeur, Bartus Korteling, ayant suscité très tôt chez lui le désir d'être peintre, van Meegeren s'enthousiasma pour les merveilleuses couleurs qu'utilisaient les peintres pendant l'Âge d'or des Pays-Bas.

Malheureusement, son père ne partageait pas la passion pour l'art de son fils et l'envoya étudier l'architecture à la Hogeschool de Delft pour se préparer au métier. Han se lassa bien vite de cette étude imposée et commença avec un certain succès une carrière de peintre, en pratiquant au début l'art moderne. Il en fut vite ennuyé et se sentit attiré par les couleurs et les perspectives décadentes de certaines peintures de l'Âge d'or des Pays-Bas. À ce moment-là, cependant, c'étaient les peintres de l'École de la Haye, à laquelle Vincent van Gogh avait été associé au début de sa carrière, que l'on plaçait le plus haut et qui étaient les plus demandés aux Pays-Bas. Les critiques d'art dénigrèrent le travail de van Meegeren comme une imitation qui sentait la fatigue, si bien que les galeries et les musées n'achetèrent plus ses peintures.

Van Meegeren ne resta pas sans se défendre devant ces attaques et il étrilla les critiques d'art dans un article agressif publié par son magazine De Kemphaan. Et comme les critiques d'art bien-pensants l'avaient attaqué et avaient brisé sa carrière, il décida de fabriquer des faux imitant des tableaux d'artistes bien connus. Il se mit à copier leurs styles et leurs couleurs avec une telle perfection que les méthodes d'authentification de l'époque ne permettaient pas de déceler la fraude. Après avoir passé six ans à mettre au point ses techniques, il finit par produire des imitation parfaites de peintures de Frans Hals, Piéter de Hooch, Gérard ter Borch et Johannes Vermeer, au point que même les meilleurs critiques d'art et les meilleurs experts de ce temps les considéraient comme des peintures authentiques et quelquefois géniales. Dans cette activité particulière, il s'attacha principalement à la création de faux Vermeer. Sa toile « Les Disciples d'Emmaüs » trompa dans les années 1930 et 1940 les meilleurs experts.

C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que van Meegeren connut l'apogée de sa carrière : ses peintures furent accrochées dans les musées et ses chef-d'œuvres furent célébrés dans le monde entier. La vente de ses faux fut facilitée par l'occupation allemande aux Pays-Bas. De riches Néerlandais, voulant empêcher que les œuvres d'art de leur pays tombassent aux mains d'Adolf Hitler et du Parti Nazi, se ruaient avidement sur les imitations. Un faux « Vermeer », œuvre de Han van Meegeren, « Le Christ et la parabole de la femme adultère », ne s'en retrouva pas moins en possession d'Hermann Goering.

Après la Seconde Guerre mondiale, les Forces Alliées découvrirent ce « Vermeer » et son véritable auteur fut arrêté pour avoir collaboré avec les Allemands, car on croyait réellement qu'il avait vendu aux Nazis un trésor culturel de son pays. Comme un tel crime était passible de la peine capitale, van Meegeren préféra avouer la falsification et il entreprit de se disculper en peignant un autre « Vermeer » dans sa cellule en présence de six témoins.

À la suite d'une enquête détaillée, menée par des experts internationaux, il fut confirmé que la peinture de Goering ne pouvait pas dater de l'Âge d'or néerlandais et qu'elle était en réalité un faux. Han van Meegeren ne fut plus voué aux gémonies comme collaborateur, mais célébré par le public néerlandais comme un escroc subtil, dont les faux avaient réussi à duper à la fois les experts et le très détesté Hermann Goering.

La cour régionale de justice d'Amsterdam n'en condamna pas moins Han van Meegeren pour faux et tromperie, mais se contenta de la peine minimale, un an de prison. Van Meegeren ne le fit d'ailleurs jamais puisque le 26 novembre 1947, dernier jour pour faire appel de la décision de justice, van Meegeren fut victime d'une crise cardiaque et envoyé à la Valeriuskliniek, un hôpital d'Amsterdam, où il mourut le 30 décembre 1947.

 

Émile Schuffenecker :

 

 est un peintre français. Il est parfois soupçonné d'avoir réalisé des faux, dont des faux Vincent Van Gogh (Le jardin à Auvers et Le jardin de Daubigny).

Ce fut notamment un ami de Paul Gauguin dont un tableau a pour titre L'atelier de Schuffenecker ou la famille Schuffenecker. Il donna une lettre de recommandation à Émile Bernard pour l'introduire auprès de Gauguin. La rencontre se passa en juillet 1886 et marqua les débuts de l'école de Pont-Aven.

 

 

mercredi 26 décembre 2007, a 09:16
27 décembre1571 :Naissance de Johannes Kepler, astronome allemand il a découvert les lois du mouvement des planètes
 

Johannes Kepler

 

Johannes Kepler (ou Keppler), né le 27 décembre 1571 à Weil der Stadt dans le Bade-Wurtemberg et mort le 15 novembre 1630 à Ratisbonne en Bavière, est un astronome célèbre pour avoir étudié et confirmé l'hypothèse héliocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic, et surtout pour avoir découvert que les planètes ne tournent pas en cercle parfait autour du Soleil mais en suivant des ellipses.

Il a découvert les relations mathématiques (dites Lois de Kepler) qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. Ces relations sont fondamentales car elles furent plus tard exploitées par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle. Il faut toutefois noter que bien qu'il ait vu juste quant à la forme des orbites planétaires, Kepler expliquait les mouvements des planètes non pas par la gravité mais par le magnétisme.

Il a enfin accordé une attention majeure à l'optique en synthétisant en 1604 les principes fondamentaux de l'optique moderne comme la nature de la lumière, la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles ou la réfraction.

L'astéroïde (1134) Kepler a été nommé en son honneur. La supernova SN 1604, a été aussi appelée Supernova de Kepler, ou Étoile de Kepler, car restée visible un an après son explosion de 1604, Kepler en rédigea la description la plus précise.

Enfin, en hommage au grand astronome, la NASA a donné son nom au télescope spatial Kepler qui a pour mission pendant quatre ans de détecter des exo planètes telluriques et autres petits corps orbitant près des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Le télescope doit être lancé en octobre 2008.

 

Biographie

 

Kepler naît au sein d'une famille de religion protestante luthérienne, installée dans la ville de Weil der Stadt au Bade-Wurtemberg. Né prématurément à sept mois et hypocondriaque de nature chétive, il souffre toute sa vie d'une santé fragile. À l'âge de trois ans, il contracte la petite vérole, ce qui, entre autres séquelles, affaiblit sévèrement sa vue.

La famille Kepler est peu ordinaire et son ambiance n'est pas des plus saines. Le père, Heinrich Kepler, est mercenaire dans l'armée du duc de Wurtemberg, et toujours en campagne, étant ainsi rarement présent à son domicile. La mère, Catherine — que Kepler qualifie lui-même de « petite, maigre, sinistre et querelleuse » — avait été élevée par une tante qui finit sur le bûcher pour sorcellerie. Kepler a deux cadets : sa sœur, Margarette, dont il reste proche, et Christopher, qui lui fut toujours antipathique.

De 1574 à 1576, il vit avec son petit frère Heinrich — épileptique — chez ses grands-parents, alors que son père est en campagne et que sa mère est partie à sa recherche.

Au retour de ses parents, Kepler déménage à Leonberg et entre à l'école latine en 1577. Ses parents lui font découvrir l'astronomie. Ainsi, en 1577, sa mère l'emmène en haut d'une colline pour observer le passage d'une comète. De son côté, son père lui montre l'éclipse de Lune du 31 janvier 1580, et comment cette dernière devint toute rouge. Kepler étudia plus tard ce phénomène et l'expliqua dans l'un de ses ouvrages sur l'optique.

À nouveau parti en guerre en 1589, son père disparaît à jamais.

Kepler ne termine son premier cycle de trois années qu'en 1583, retardé notamment à cause de son emploi comme journalier agricole, entre neuf et onze ans. En 1584, il entre au Séminaire protestant d'Adelberg, puis, deux années après, au Séminaire supérieur de Maulbronn.

Il y obtient son diplôme de fin d'études et entre en 1589 à l'université de Tübingen. Là, il étudie d'abord l'éthique, la dialectique, la rhétorique, le grec, l'hébreu, l'astronomie et la physique, puis la théologie et les sciences humaines. Il y poursuit ses études après obtention d'une maîtrise en 1591. Son professeur de mathématiques, l'astronome Michael Maestlin, lui enseigne le système héliocentrique de Copernic, qu'il réservait aux meilleurs étudiants, les autres devant alors se contenter du système géocentrique de Ptolémée, qui place la Terre au centre du monde. Kepler devient ainsi un copernicien convaincu et reste très proche de son professeur ; il n'hésite pas à lui demander aide ou conseil pour ses travaux.

Alors que Kepler projette de devenir ministre luthérien, l'école protestante de Graz demande un professeur de mathématiques. Il abandonne alors ses études en théologie pour prendre le poste et quitte Tübingen en 1594. À Graz, Il publie des almanachs avec des prédictions astrologiques. À l'époque, la distinction entre science et croyance n'est pas encore clairement établie et le mouvement des astres, encore assez méconnu, est gouverné par les lois divines.

Kepler se maria deux fois. Une première fois par intérêt, le 27 avril 1597, avec Barbara Müller, qui décède en 1612, tout comme deux de leurs cinq enfants — âgés d'un et de deux mois à peine. Ce mariage, organisé par ses proches, l'unit à une femme au caractère exécrable qu'il qualifie de « grasse et simple d'esprit ». Un autre de ses fils meurt à l'âge de sept ans. Seuls sa fille Susanne et son fils Ludwig survivent. Puis, à Linz l'année suivante, il épouse Susanne Reuttinger avec qui il a sept enfants parmi lesquels trois décèdent très tôt. Un mariage, cette fois-ci, heureux.

En 1615, sa mère, alors âgée de 68 ans, est accusée de sorcellerie. Kepler, persuadé de son innocence, passe six années à assurer sa défense auprès des tribunaux et à écrire de nombreux plaidoyers. Il doit, à deux reprises, retourner dans le Wurtemberg. Elle passe une année enfermée dans la tour de Güglingen aux frais de Kepler, ayant échappé de peu à la torture. Finalement, elle est acquittée le 28 septembre 1621. Affaiblie par ces dures années de procès et d'emprisonnement, elle meurt six mois plus tard.

Kepler meurt en 1630 à Ratisbonne, à l'âge de 59 ans.

En 1632, durant la guerre de Trente Ans, l'armée suédoise détruit sa tombe. Ses travaux sont retrouvés en 1773. Récupérés par Catherine II de Russie, ils se trouvent à l'observatoire de Pulkovo à Saint-Pétersbourg en Russie.

 

Le Mysterium Cosmographicum

 

En 1596, il publie son premier ouvrage, Mysterium Cosmographicum, fruit de ses premières recherches sur la structure de l'Univers. Il voit dans les lois qui régissent les mouvements des planètes, un message divin adressé à l'Homme. Dans ce livre, où il affirme sa position copernicienne, il se donne pour objectif de répondre à trois questions portant sur le nombre de planètes, leur distance au Soleil et enfin leur vitesse.

Dans son livre, il développe une théorie des polyèdres réguliers permettant de construire un modèle de l'Univers. Kepler remarqua que dans les six sphères représentant les orbites des six planètes connues à l'époque (de Mercure à Saturne), pouvaient être contenus les cinq solides de Platon. Les solides de Platon étant des polyèdres réguliers, ils étaient parfaits et s'accordaient bien avec la création divine. La sphère étant le sixième solide parfait nécessaire à son modèle, elle correspondait au paradis. Les cinq premiers objets à faces régulières représentaient la dynamique de l'Univers (le mouvement des planètes). Le nombre de ces solides permettait d'ailleurs d'expliquer le nombre des planètes. Chacun d'eux était circonscrit dans une sphère, elle-même circonscrite dans le polyèdre suivant, lui-même circonscrit dans une sphère, et ainsi de suite. Ainsi à Saturne était associé le cube, à Jupiter le tétraèdre, à Mars le dodécaèdre, à Vénus l'icosaèdre et à Mercure l'octaèdre. La Terre, que Dieu avait choisie pour refléter son image, marquait la séparation de deux groupes de ces solides.

Kepler dut également revoir certains détails du modèle copernicien. Ce dernier place le centre des orbites circulaires des planètes non pas sur le Soleil, mais un peu en écart afin de s'accorder à peu près avec les mesures. Pour Kepler, le modèle doit rester simple et tenir de la perfection divine. Or, un point situé à côté du Soleil comme centre des trajectoires est impensable ! Kepler s'était rendu compte lors de ses calculs, que les orbites circulaires des planètes présentaient des excentricités lorsqu'on prenait le Soleil pour centre, et qu'elles étaient plutôt elliptiques. Il en tint compte dans la construction de son modèle en affectant aux sphères une certaine épaisseur, proportionnelle à l'excentricité remarquée, dans laquelle était contenue la trajectoire de la planète correspondante.

Reste la question des vitesses. Pour les expliquer, il attribue au Soleil une vertu qui induit le mouvement des planètes. Il compare celle-ci avec la lumière, qui diminue d'intensité en fonction du carré de la distance. En revanche, cette force ne se répartirait pas de façon sphérique comme la lumière émise, mais n'agirait que sur un plan, propre à chaque planète. Il en déduit alors que cette force diminue de façon inversement proportionnelle à la distance, et non pas en fonction du carré de la distance comme l'intensité lumineuse. Cette loi était cependant erronée et il lui fallut plus de vingt ans pour la rectifier.

Cette théorie qui nous paraît complètement fantaisiste aujourd'hui, a permis à Kepler d'entrer en contact avec ses contemporains Galilée et Tycho Brahé, mathématicien impérial à la cour de Prague. Le premier lui fit part de son enthousiasme pour le soutien de ses idées coperniciennes qu'il partage également. Le second, tout aussi admiratif, l'invita à travailler à ses côtés.

Kepler a, en travaillant sur ces sujets, découvert deux nouveaux solides, aussi réguliers que les grecs, mais constitués de faces convexes (voir Les polyèdres de Kepler-Poinsot).

 

Le calcul de l'orbite de Mars

 

Poursuivi pour ses convictions religieuses et ses idées coperniciennes, il doit quitter Graz en 1600. Il se réfugie à Prague, invité par l'astronome danois Tycho Brahé pour y devenir son assistant. Les relations entre les deux personnages furent particulièrement houleuses ; Tycho Brahé ne croyant pas à l'héliocentrisme de Copernic mais soutenant une autre théorie dans laquelle la Terre est au centre mais les autres planètes tournent autour du Soleil.

Kepler voyait en Tycho Brahé un homme plein de richesses (ses mesures étaient très précises) mais qui ne savait les exploiter correctement.

Brahé lui demanda de calculer l'orbite précise de Mars, pour laquelle il avait remarqué une excentricité dans sa trajectoire, considérée comme une anomalie à une époque où l'on pensait encore que les planètes décrivaient des cercles, figure parfaite. Cette tâche était auparavant assignée à son assistant Longo Montanus qui passe alors à l'étude des mouvements de la Lune.

Pensant accomplir sa tâche en quelques semaines, il ne lui fallut pas moins de six ans pour achever son travail. C'est durant ce travail qu'il découvrit les deux premières des trois lois fondamentales :

Les planètes décrivent des trajectoires elliptiques dont le Soleil est un foyer.

Le mouvement de chaque planète est tel que le segment de droite reliant le soleil et la planète balaie des aires égales pendant des durées égales.

Ces lois furent publiées dans Astronomia Nova en 1609, où il fut également le premier à émettre l'hypothèse d'une rotation du Soleil sur son axe.

En 1618 viendra sa troisième grande loi :

Pour toutes les planètes, le rapport entre le cube du demi grand axe de la trajectoire et le carré de la période est le même — cette constante est indépendante de la masse de la planète.

Ce travail fut d'autant plus long que Kepler dut mener en parallèle une étude sur l'optique afin de mieux comprendre et interpréter ses observations, et qu'il était encore trop « conditionné » par les anciennes croyances en astronomie : il doute à plusieurs reprises de la nature circulaire de la trajectoire et pense alors à une ellipse, tout en continuant d'essayer d'en prouver le contraire, en ressortant de vieilles idées faisant appel à l'utilisation d'épicycles.

Les soixante-dix chapitres de l'Astronomia Nova comprennent ainsi toutes les démarches scientifiques et erreurs de Kepler qui lui permirent d'aboutir à ses deux premières lois, mais aussi à d'autres conclusions intéressantes comme la nature de la force responsable du mouvement des planètes, force « quasi magnétique », donc physique et non plus divine.

À la mort de Tycho Brahé en 1601, il fut désigné comme mathématicien impérial à la cour de Rodolphe II. Il garda ce statut jusqu'en 1612.

 

L'optique

 

Alors qu'il étudie l'orbite de Mars, Kepler voit la nécessité d'étudier également l'optique afin de mieux comprendre certains phénomènes observés tels la réfraction atmosphérique. Dès 1603, il parcourt divers ouvrages sur le sujet dont celui de l'Arabe Alhazen.

Kepler rassemble les connaissances de l'époque dans son livre Astronomia pars Optica, publié en 1604. Il y explique les principes fondamentaux de l'optique moderne comme la nature de la lumière (rayons, intensité variant avec la surface, vitesse infinie, etc.), la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles et la réfraction dont il donne la loi i = n×r, qui est correcte pour de petits angles (la vraie loi — sin i = n×sin r — fut donnée plus tard par Willebrord Snell et René Descartes). Il aborde également le sujet de la vision et la perception des images par l'œil. Il est convaincu que la réception des images est assurée par la rétine et non pas le cristallin comme on le pensait à cette époque, et que le cerveau serait tout à fait capable de remettre à l'endroit l'image inversée qu'il reçoit.

En 1610, il prend connaissance de la découverte de quatre satellites autour de Jupiter grâce aux observations de Galilée avec son télescope et écrit une lettre de soutien publiée sous le titre de Dissertatio cum Nuncio Sidero (Conversation avec le messager des étoiles), puis après avoir lui-même observé ces satellites, il publie ses observations dans Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus. C'est d'ailleurs Kepler qui, le premier, dans son ouvrage de 1611, utilisa le mot « satellite » pour désigner les quatre petits astres tournant autour de Jupiter.

L'invention récente du télescope enthousiasme beaucoup Kepler qui, en 1611, écrit un second ouvrage d'optique, Dioptricae, reprenant de nombreux thèmes abordés dans l'Optica en les approfondissant. Dans ce livre très mathématique, il rassemble 141 théorèmes expliquant principalement les lentilles et le fonctionnement d'un télescope.

 

L'Harmonie du monde

 

Kepler découvrit grâce à des travaux antérieurs que l'Univers était soumis à des lois « harmoniques », faisant un lien entre l'astronomie et la musique. Dans le Harmonice Mundi, publié en 1619, il attribue aux planètes un thème musical. Les variations des vitesses de ces planètes sont représentées par les différentes notes composant la musique. Ainsi, il était facile de distinguer les orbites les plus excentriques. Mais c'est aussi dans cet ouvrage en cinq volumes que Kepler énonce sa troisième loi fondamentale : le carré de la période est proportionnel au cube du demi-grand axe [de l'ellipse]. Celle-ci découle de ses recherches sur un modèle d'Univers harmonique.

 

Ses autres travaux

 

Suite à l'observation d'une supernova en 1604-1605, il écrira deux ans plus tard De Stella nova in pede serpentarii.

L'année 1613 est marquée par la publication d'un travail sur la chronologie et l'année de naissance de Jésus de Nazareth. D'abord en allemand, puis en latin l'année suivante (De Vero Anno quo Aeternus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit). Il y démontra que le calendrier chrétien comportait une erreur de cinq ans et fut ainsi le premier à revoir la date de naissance de Jésus, en l'an -4.

 

Entre 1617 et 1621, il écrit Epitome Astronomiae Copernicae, une introduction à l'astronomie copernicienne.

Il construisit une table de logarithmes, publiée en 1624 dans Chilias logarithmorum à Marbourg, en améliorant la méthode de calcul proposée par John Napier. Bien qu'achevées depuis un moment déjà, il publia à Ulm ses tables rudolphines (Tabulae Rudolphinae) en hommage à Rodolphe II. Ces tables de positions planétaires étaient fondées sur les observations de Tycho Brahé et de ses propres travaux sur la mécanique céleste. Ce retard était dû à un différend avec les héritiers de Tycho Brahé qui ne voulaient pas que les travaux de Tycho soient exploités sans percevoir une partie des gains, ainsi qu'à leur demande de modification de l'introduction de l'ouvrage. Lors de son séjour à Ulm, il est chargé de définir des unités de mesure pour les activités commerciales.

Il émit la conjecture mathématique appelée « conjecture de Kepler » concernant l'empilement des sphères (ou des boulets de canons). Celle-ci n'a été démontrée par l'Américain Thomas C. Hales qu'en 2003 et encore pas tout à fait suivant les critères des mathématiciens. Elle énonce que l'empilement des sphères dans l'espace le plus dense est celui du marchand des quatre saisons à savoir le cubique face centrée (voir système cristallin).

Quatre années après sa mort, est publié Somnium, un texte fantastique (proche de notre science-fiction) relatant d'un voyage de la Terre à la Lune qu'il aurait achevé peu avant sa mort. Il profite de ce récit pour vulgariser ses idées coperniciennes.

 

Kepler et l'astrologie

 

Kepler était persuadé que l'astrologie pouvait devenir une science au même titre que la physique ou les mathématiques. Il était convaincu que les positions des planètes affectaient les humains et influençaient la météo terrestre. Pour lui, astronomie et astrologie étaient liées. C'est ainsi qu'il essaya de poser des bases scientifiques rigoureuses à l'astrologie en faisant intervenir des principes physiques.

La publication de ses horoscopes et de ses prédictions lui fit une bonne renommée. En 1595, il prédit un soulèvement de la population, une invasion turque ainsi qu'un hiver rigoureux. Il compila plus tard l'horoscope du général Albrecht von Wallenstein qui s'arrêta par un « violent événement » en 1634. Wallenstein fut en effet assassiné le 24 février de cette année. Il laissa deux écrits sur l'astrologie : De fundamentis astrologiae, en 1601, et Astrologicus, en 1620.

Il attribue d'ailleurs aux astres le malheur et le comportement de ses parents, qu'il croit nés sous une mauvaise étoile, ainsi que son premier mariage — décevant — sous un « ciel calamiteux ».

 

 

 Biographie de Kepler : http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=22

 

Ouvrages de Kepler :

http://num-scd-ulp.u-strasbg.fr:8080/view/authors/Kepler,_Johannes.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 24 décembre 2007, a 09:10
Joyeux Noël
 

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dimanche 09 décembre 2007, a 12:30
15 décembre 2001 : La Tour de Pise rouvre enfin au public après onze ans de travaux
 

Tour de Pise

 

La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa en italien) est un des symboles du centre de l'Italie.

La tour, emblème de la ville toscane de Pise, est un campanile(Un campanile est un clocher de forme carrée ou ronde, généralement percé d'arcades sur plusieurs niveaux. Le terme s'emploie en particulier pour les clochers italiens de la Renaissance) de style roman destiné à recevoir les cloches de la cathédrale dont la construction débuta en 1064.

 

Caractéristiques

 

Située sur la Place des miracles (Piazza dei Miracoli) au centre de Pise, elle est haute de 54,5 mètres, d'un diamètre externe de 15,5 mètres à la base, et lourde de 14 453 tonnes.

Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres, est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre blanc de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d'animaux et autres grotesques de style roman.

La tour est actuellement inclinée d'un angle de 5,5° vers le sud, ce qui fait que le dernier étage (n°8, celui des cloches) dépasse l'aplomb des fondations de 4,5 mètres. Cette tour mesurait 4.2 mètres de largeur

 

Légende

 

La légende dit que, du haut de cette tour, Galilée mesura, vers la fin du XVIe siècle, le temps de chute de divers corps et put établir que la vitesse de leur chute était la même pour tous, et non pas proportionnelle à leur poids comme le supposait Aristote auparavant.

 

Histoire

 

La construction de l'édifice commença le 9 août 1173 et s'étala sur deux siècles. Dès la fin de l'ajout du troisième étage vers 1178 la tour avait commencé à pencher et la construction fut interrompue pendant 90 ans. À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l'inclinaison. La construction s'interrompit alors à nouveau de 1301 à 1350 et ce n'est qu'en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé. En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s'étaient enfoncées sous terre.

 

Des mesures de l'écartement du sommet avec la verticale montrent l'inclinaison progressive :

1350 : 1,4 m soit 1,47 °

1817 : 3,8 m soit 4 °

2006 : 4.5 m soit 5.4 °

 

Construite sur une plaine alluviale, elle a commencé à s'incliner très vite, soit en raison d'un défaut de fondation, soit à la suite d'un affaissement de terrain dû à une roche : la marne.

Le 7 janvier 1990, la tour fut fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par 18 millions de personnes au cours des 60 années précédentes.

Après expertises, les travaux furent commencés. En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s'avère faire pencher la tour encore plus. En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d'argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur. Ces travaux à hauteur de quelque 30 M ont permis de rapprocher le sommet avec la verticale de 43 cm et de stabiliser ainsi l'édifice pour au moins une centaine d'années.

Les visites ont pu reprendre le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n'écourte la vie de cette construction assez fragile. Cependant, d'autres affirment que le campanile restera encore au moins 300 ans debout.

 

Visite

 

La visite se fait par groupes d'une trentaine de personnes. Elle dure 30 minutes, sans pause, et les guides rappellent qu'une forme physique suffisante est nécessaire pour gravir presque 300 marches dont l'inclinaison varie et que les personnes sujettes au vertige devraient s'abstenir. L'accès au dernier étage est assez étroit et peut être problématique pour les personnes de forte corpulence. L'accès est interdit aux moins de 8 ans ; les enfants entre 8 et 12 ans doivent être tenus par la main durant toute la visite et les mineurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés d'un adulte responsable. Tous les sacs doivent être laissés en bas, mais les appareils photos et caméras sont autorisés. En 2007, l'accès était de 15 € par personne pour une visite de 15 minutes.

 

Citations sur la tour de Pise

 

« Quand la tour de Pise penche vers la droite, c'est qu'il va pleuvoir. Quand elle penche vers la gauche, c'est que vous arrivez par l'autre bout de la rue. » François Cavanna

 

 Site officiel de la tour de Pise :http://torre.duomo.pisa.it/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 05 décembre 2007, a 13:48
6 décembre 1778
 

 

6 décembre 1778 :Naissance de : Louis Joseph Gay-Lussac, physicien et chimiste français

 

Louis Joseph Gay-Lussac, né à Saint-Léonard-de-Noblat le 6 décembre 1778 et mort à Paris le 9 mai 1850, est un chimiste et physicien français, connu pour ses études sur les propriétés des gaz.

 

Biographie

 

Il fait ses études à l'École polytechnique, où il est professeur de chimie de 1809, succédant à Fourcroy, à 1839, remplacé par Théophile-Jules Pelouze.

 

Il est le premier titulaire de la chaire de physique à la faculté des sciences de Paris, de 1808 à 1832, dont il démissionne pour occuper la chaire de chimie organique et chimie minérale du Muséum national d'histoire naturelle de 1833 à 1848.

En 1802, il découvre la loi de dilatation des gaz (La dilatation est l'expansion du volume d'un corps occasionné par son réchauffement, généralement imperceptible. Dans le cas d'un gaz, il y a dilatation à pression constante ou maintien du volume et augmentation de la pression)et, quelques années plus tard, les lois volumétriques qui portent aujourd'hui son nom. Ces dernières stipulent que les gaz se mélangent entre eux selon des rapports volumétriques simples. Il apporte plusieurs améliorations au baromètre à mercure.

 

En 1804, il entreprend deux ascensions en ballon afin d'étudier les variations du magnétisme terrestre et la composition de l'air à différentes altitudes.

 

En 1806, il est élu membre de l'Académie des sciences, dont il est président en 1822 et 1834.

 

En 1808, en collaboration avec le chimiste français Louis Jacques Thénard, Gay-Lussac travaille à la préparation du potassium et du sodium, et découvre le bore.( Le bore est un élément chimique de symbole B et de numéro atomique 5.C'est un métalloïde trivalent, qui se trouve abondamment dans la nature sous forme de borax. Il y a deux formes allotropiques de bore; le bore amorphe est une poudre brune, mais le bore métallique est noir. La forme métallique est dure (9,3 sur l'échelle de Mohs) et à température ambiante est un mauvais conducteur d'électricité.)

L'année suivante, il démontre que le chlore, appelé alors acide muriatique oxygéné, est en fait un corps simple. En 1815, il découvre le cyanogène, de formule C2N2, et l'acide cyanhydrique. Dans le domaine de la chimie industrielle, il améliore les procédés de fabrication de l'acide sulfurique et de l'acide oxalique et met au point des méthodes de contrôle par dosage.

 

Louis Joseph Gay-Lussac est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

 

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dimanche 21 octobre 2007, a 06:52
21 Octobre1650 : Jean Bart, corsaire dunkerquois au service de Louis XIV († 27 avril 1702).
 

 

Jean Bart ou Jan Bart (né le 21 octobre 1650 à Dunkerque, mort le 27 avril 1702 à Dunkerque) est un corsaire dunkerquois qui se rendit célèbre pour ses exploits durant les guerres de Louis XIV pour le compte duquel il travaillait.

 

Biographie

 

Issu d'une famille de marins et de militaires, il est le fils de Cornil Bart et de Catherine Jansen. Son arrière-grand-père Michel Jacobsen était vice-amiral pour le compte de l'Espagne

 

16 septembre 1652 Dunkerque passe aux mains de l'Espagne.

 

23 juin 1658 Lors de la bataille des Dunes, l'armée de Turenne reprend Dunkerque aux Espagnols. Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés de la France.

 

1662 À 12 ans, Jean Bart, alors sujet britannique, (Dunkerque étant une ville anglaise qui relevait de la zone linguistique flamande) s'engage comme mousse sur un navire de contrebande. Le 2 décembre Louis XIV qui vient de racheter Dunkerque à Charles II d'Angleterre, entre dans la ville.

 

1666 La France est maintenant alliée aux Provinces-Unies contre l'Angleterre. Cornil Bart (le père de Jean) trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais. L'équipage du Cochon Gras, sur lequel Jean Bart est embarqué comme lieutenant, est chargé de surveiller les Anglais. En été Jean s'engage comme matelot sur Les Sept Provinces, navire de la flotte hollandaise, sous les ordres du Vice-amiral Van Ruyter.

 

1667. La flotte des Provinces-Unies remonte la Tamise et assiège Londres. Les Anglais et les Hollandais signent le traité de Breda. Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin : Le Canard Doré.

 

1672. Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande), Jean Bart regagne la France et embarque comme second à bord L'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course. L'année suivante, il commande Le Roi David, galiote armée de deux canons.

 

1674. Le 2 avril il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais.

 

 Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne. Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise, le 16 mai d'un dogre. Cette année là, huit autres prises complètent le tableau.

 

En avril 1676, il embarque sur La Royale, armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche. Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux. En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie. Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.

 

1677. A bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons, Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires qui s'emparent d'une vingtaine de vaisseaux. A bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean arraisonne un quatre-mâts hollandais.

 

1678. Au large de l'île de Texel, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, puissant navire de guerre de la flotte hollandaise. Jean est sévèrement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes. Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque. A Bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août, France et Hollande signent le Traité de Nimègue, mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.

 

8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau. La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est désœuvré.

 

1681. Trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen. Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons. Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France.

 

1682. Mort de la mère de Jean Bart, quelques mois plus tard de sa fille, et en fin d'année de sa femme Nicole, âgée de vingt-trois ans.

 

1683. La France est en guerre contre l'Espagne. Jean Bart capture un ou deux vaisseaux du côté de la Méditerranée, mais la marine espagnole ne fait pas le poids face à la marine française ; Charles II d'Espagne signe bien vite une trêve.

 

Le 14 août 1686, il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.

 

1688. La France alliée au Danemark et à l'Empire Ottoman, entre en guerre contre la ligue d'Augsbourg qui réunit l'Angleterre, l'Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, la Savoie et la Suède.

 

1689. En compagnie de Forbin, il attaque deux navires anglais supérieurement armés pour protéger un convoi. Capturés, ils sont emprisonnés à Plymouth. Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.

 

En 1691 Jean Bart prend part à la Campagne du large sous le commandement de Tourville. La même année, alors qu'une flotte de trente-cinq à quarante navires anglais fait le blocus du port de Dunkerque, Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot. Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie et de deux navires d'escorte anglais. Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège, alors en paix avec la France, Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Ecosse, où il pille un château et incendie quatre villages. En France, chacun a entendu parler des exploits du corsaire, aussi Louis XIV invite-t-il Jean Bart à la cour de Versailles afin d'honorer ses victoires maritimes.

 

1694. Le blocus de la Ligue d'Augsbourg fait monter le prix du grain, les négociants spéculent, la France est affamée. Au large de Texel, le Dunkerquois s'empare de plus de cent navires hollandais chargés de blé ; la nouvelle de cette capture fait chuter les prix et met fin à toutes spéculations. Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » (Cantate à Jean Bart). Pour cet exploit, le 19 avril, Jean Bart reçoit des mains de Louis XIV, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

 

17 juin 1696, il remporte encore une grande victoire au Dogger Bank sur les Hollandais, prenant ou détruisant quatre-vingts navires marchands. Pour sa conduite au Dogger Bank, Jean Bart est nommé chef d'escadre de la province de Flandre, 1er avril 1697.

 

Le 27 avril 1702, Jean Bart, pourtant solide gaillard de près de deux mètres, meurt dans son lit des suites d'une pleurésie.

 

Mariages et descendance

 

Le 3 février 1676, il épouse Nicole Goutier, ou Gontier (? - 1682) âgée de seize ans. De ce mariage naîtra :

 

François-Cornil (17 juin 1676- ?), Vice-amiral

Anne-Nicole (15 mai 1680 - ?)

Jeanne-Nicole (21 juillet 1681 - ?)

enfant mort-né (16 juin 1682)

Le 13 octobre 1689, Jean Bart épouse en secondes noces Jacqueline Tugghe, fille d'Ignace Tugghe. De ce mariage naîtront encore 10 enfants :

Jeanne-Marie (8 juillet 1690-?)

Magdeleine Françoise (6 juin 1691 - 26 septembre 1691)

Jean-Louis (18 mai 1693 - 18 mai 1696)

Paul (26 juin 1694 - 27 juin 1694)

Nicaise-Françoise (26 mai 1695 - 10 août 1696)

Magdeleine-Marie (15 octobre 1697 - ?)

Antoine (12 octobre 1698 - 2 décembre 1698)

Marie-Françoise (18 janvier 1701 - ?)

Marie (14 janvier 1702 - 18 janvier 1702)

 

Une famille de marins et de corsaires

 

Michel Jacobsen vice-amiral pour le compte de l'Espagne - arrière-grand-père de Jean Bart

 

Jan Jacobsen pour le compte de l'Espagne, se fait sauter avec son navire, le Saint-Vincent, plutôt que de se rendre, - grand-oncle de Jean Bart

 

Gaspard Bart, mousse à bord du Saint-Vincent il survécu au sabordage du navire, et mourra plus tard au combat, - oncle de Jean Bart.

 

Michel Bart, corsaire, mort au combat contre les Hollandais - frère de Gaspard et oncle de Jean Bart

 

Jean-Cornil Bart, mort au combat, contre les Anglais, pour le compte cette fois des Hollandais, - père de Jean Bart

Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, tous trois corsaires - frères de Jean Bart

François-Cornil nommé Vice-amiral par Louis XIV - fils de Jean Bart

Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, trouveront le même jour, la mort au combat au service de la France - neveux de Jean Bart

 

Un héros dunkerquois

 

Afin d'honorer la mémoire de Jean Bart, la ville de Dunkerque inaugura, le 7 septembre 1847, une statue à son effigie, œuvre du sculpteur David d'Angers. Trônant au centre de la ville, Jean Bart reste encore vivant dans les cœurs des gens. Chaque année au moment du carnaval, les Dunkerquois chantent à genou devant sa statue la Cantate à Jean Bart

 

«... Et la cité qui te donna la vie, érigera ta statue en autel ... »

 

La Cantate à Jean Bart  

 

Jean Bart, salut, salut à ta mémoire

De tes exploits, tu remplis l'univers ;

Ton seul aspect commandait la victoire,

Et sans rival tu régnas sur les mers.

Jusqu'au tombeau France Mère adorée,

Jaloux et fiers d'imiter sa valeur,

Nous défendrons ta bannière sacrée,

Sur l'océan qui fut son champ d'honneur. (bis)

 

Jean Bart, Jean Bart, la voix de la patrie

Redit ta gloire et ton nom immortel

Et la cité qui te donna la vie

Erigera ta statue en autel (bis)

 

Enfant du peuple, il conquit sa noblesse

Par son épée… ô glorieux destin.

Et cette épée, aux jours de sa détresse,

Sauva la France, en lui donnant du pain.

Un feu sublime, embrasait son courage ;

La hache au poing, affrontant le trépas,

Il s'élançait, terrible à l'abordage,

Tel un lion au milieu des combats. (bis)

 

Découvrons-nous, sculpté par le génie

Jean Bart revit dans ce bronze éloquent.

Et toi qui fus l'idole de sa vie,

Son glaive encore, ô France ! te défend

Si l'ennemi qui pâlit à sa vue,

Dans son délire osait nous outrager,

Du piédestal, qui porte sa statue

Il descendrait armé pour nous venger. (bis)

 

Navires ayant porté le nom de Jean-Bart

 

Plus de 27 bâtiments, en moins de deux siècles, ont porté le nom de Jean Bart, notamment :

Un vaisseau de 74 canons construit à Lorient en 1788

Un vaisseau de 74 canons construit à Lorient en 1811, désarmé en 1833.

Un vaisseau transformé sur cale construit en 1849, lancé en 1852. En 1864, il est école d'application. Rebaptisé Donawerth en 1868, il est condamné le 18 janvier 1869 et démoli à Brest en 1870.

Un vaisseau de 4100 tonnes, construit à Lorient en 1827 baptisé Jean Bart en 1868 (ex Donawerth). Il est condamné en 1880.

Un croiseur de première classe de 4800 tonnes construit à Rochefort en 1886. Ce bâtiment en acier, a été armé en 1892. En 1897, il est reclassé croiseur de deuxième catégorie et affecté à la Division Navale d'Extrême-Orient jusqu'en 1902. De retour à Lorient, il reste désarmé jusqu'en 1906. L'année suivante, il est envoyé aux Antilles. Ce bâtiment s'échoue en 1907 sur la côte d'Afrique à proximité du cap Blanc.

Un cuirassé de 23500 tonnes, construit à Brest en 1910. Premier "dreadnought" français, il conduit, en juillet 1914, le président de la République lors d'une visite officielle en Russie. Le 21 décembre 1914, un sous-marin ennemi le torpille dans le canal d'Otrante. Il parvient cependant à rallier Malte où il est réparé. Après la guerre, il est rebaptisé Océan. Il coule le 15 mars 1944 à la suite d'essais effectués par les Allemands. Renfloué après la 2e guerre mondiale, il sera démoli en 1947. (23500 tonnes, 29000 CV, 21 nœuds, 12 canons de 30cm, 22 de 14cm).

Un bâtiment de ligne de 35000 tonnes en construction depuis 1936 lorsque éclate la 2e guerre mondiale. En juin 1940, il parvient à s'évader de St-Nazaire et à rallier Casablanca. Dans ce port il est attaqué, en novembre 1942, par des bâtiments et avions américains qui l'endommagent et provoque son échouement. En 1950, il rallie l'Escadre de la Méditerranée. Il participera aux opérations de débarquement en Égypte. Mis en réserve en 1957, il est condamné en 1970. Voir Jean Bart (bâtiment de ligne)

Une frégate antiaérienne. Mise sur cale à Lorient le 12 mars 1986, elle est mise à flot le 19 mars 1988. Armée pour essais le 21 octobre 1989, la frégate Jean Bart est admise au service actif le 21 septembre 1991. Bâtiment doté de nombreux matériels prototypes, la frégate antiaérienne Jean Bart a un jumeau, le Cassard.

 

Liens externes

 

Tout sur Jean Bart - Site perso

 

Jean Bart – Alabordache

 

Jean Bart: Biographie - netmarine.net

 

Portail du monde maritime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 02 octobre 2007, a 13:03
3 Octobre 1945 : Première apparition en public d'Elvis Presley, il avait 10 ans
 

   

Elvis Presley  

 

Elvis Aaron Presley, surnommé « The King », (8 janvier 1935 à Tupelo, Mississippi - 16 août 1977 à Memphis, Tennessee) était un chanteur et un acteur américain. Son influence sur la culture musicale est mondiale.

De son vivant, Elvis a vendu environ 7000 millions de disques, a joué dans 31 films, donné 1 054 concerts aux États-Unis et trois au Canada, donné 525 spectacles à Las Vegas. Il a été le premier artiste à donner un concert par satellite. Le concert eut lieu le 14 janvier 1973 à Hawaii et il fut regardé simultanément par un milliard de téléspectateurs dans 43 pays. Il est apparu dans sept émissions de télévision. À sa mort, sa fortune personnelle représentait 100 millions USD.

 

De sa mort en 1977 à 1980, il s'est vendu 400 millions de disques d'Elvis. Pendant ces quatre années consécutives, il a été l'artiste décédé qui a rapporté le plus d'argent.

 

D'après le magazine américain Forbes, en 2004, Elvis était l'artiste décédé classé dans le Top 10 duquel les héritiers avaient reçu le plus de redevances soit 31 millions d'euros ou 47 millions de dollars canadiens.

Il est également l'homme le plus photographié au monde.

 

Enfance

 

Né dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron  Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Ses parents, sans travail et en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ici et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glaces en dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Compagny comme chauffeur-livreur, un travail qui lui convient. Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche

 

« EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».

 

Lorsqu'elle en parle à Phillips, celui-ci contacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par cœur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas, je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »

 

Phillips a demandé à un groupe musical d'être présent à une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement :

Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Si Moore est plus ou moins impressionné, Black l’est encore moins.

Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, très déçu, s'apprête à fermer le studio, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama. Voici le commentaire de Phillips :

 

« Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un blues, Elvis l'a transformée en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »

 

Carrière musicale

 

Elvis enregistre cinq 45 tours pour Sun Records et Phillips l'envoie en tournée dans le sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur « King » du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété.

Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brûlés en public. Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'Américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, alors que la jeune vedette s'apprête à monter sur scène devant 22 000 admirateurs en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place au classement des ventes de « singles ».

 

À cette époque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à 50 reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d’Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building. » (La célèbre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les années 1970.).

 

Elvis, qui est alors célèbre dans le sud et sud-ouest des États-Unis, rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker, dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le « show business ». Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans, avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970, ce pourcentage est porté à 50 %). Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant » ? Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui-même. Ce duo atypique change le monde du show business. Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur scène avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse osés et son sens de l'humour. Quant à Parker, il a le sens des affaires et organise la carrière du King comme un véritable show commercial: tubes, films à succès, produits dérivés, posters, photos... Le monde de la musique en est ainsi à jamais transformé car beaucoup de ses techniques ont été reprises par d'autres artistes. Cependant, même si leur collaboration est très fructueuse, Elvis ne porte pas le colonel dans son cœur et se met bientôt à le détester. Son manager abuse de sa confiance, profite de sa popularité pour s'enrichir. Il ne lui propose que des films commerciaux, mal faits ou des comédies musicales sans grand intérêt alors que le rêve d'Elvis est de devenir un grand acteur et d'incarner des rôles dramatiques. De plus, Elvis ne digèrera jamais le fait que Parker fit tout pour l'envoyer au service militaire alors qu'il savait très bien que cela mettrait un frein à sa carrière. Cet évènement le perturba profondément d'autant plus que sa mère mourut quelque temps plus tard.

 

Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essor planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et dernier cadeau au jeune chanteur est son arrivée sur le petit écran de millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque-là châtain clair. Le « King du rock and roll » vient de naître.

 

Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes, eux, réprimandent et condamnent la tenue du « King ». Ses déhanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Amérique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis à la télévision. En conséquence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interprète ses plus grands succès du milieu des années 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Need You, I Love You, Don't Be Cruel, et le très suggestif Hound Dog (c'est-à-dire « chien de chasse »).

 

Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontrôlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disque d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.

 

Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500 USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard changée le 19 janvier 1972 en Elvis Presley Boulevard). Baptisée Graceland, elle possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. À cette époque, il est considéré comme la plus grande vedette du rock and roll.

 

Le 20 janvier 1958, Presley reçoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affecté en Allemagne, où il conduira une jeep pour le sergent Ira Jones (qui relatera leur relation dans un livre). Son service est suspendu le 5 mars 1960. Depuis, beaucoup se sont questionnés sur la légitimité de cette mobilisation, alors que l'on était en temps de paix et qu'Elvis était le seul appui de ses parents et de sa grand-mère. Certains pensent que le but de cette action était de préserver la jeunesse américaine de l'influence du chanteur.

 

C'est peu avant son départ pour l'Allemagne, alors qu'il est encore au Texas pour y faire ses classes, que sa mère meurt subitement à 46 ans. Elvis, qui adorait sa mère, ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : « Elvis est mort le jour où il est entré à l'armée », mais on peut également dire ceci : Elvis est mort le jour où sa mère est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le même, et la joie qui l'accompagnait va le quitter.

 

Les années à l'armée sont des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses admirateurs, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. C'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de l'accueillir à Graceland à partir de 1962. Finalement, Elvis l'épouse à Las Vegas en 1967. Ils ont tous les deux les yeux verts. C'est aussi en Allemagne que son père, venu le rejoindre, rencontre sa future deuxième épouse, Dee Stanley.

Lorsqu'il est démobilisé, le « show business » l'attend et Elvis reprend le cours de sa carrière.

 

Presley est très religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois Grammy Awards qu'il reçoit lui sont tous décernés pour des morceaux de gospel. Il n'aime pas le titre "The King", car selon lui, le seul "King" sur terre c'est Jésus.

 

Carrière au cinéma

 

Dès 1956, Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western.

 

Néanmoins, le film fait un tabac. Le film suivant, fait sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succès. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une vedette du cinéma. Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais, suite à une bagarre, il tue un gars et est envoyé en prison. Là, il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré, il devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse Rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse Rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes.

Son dernier film tourné avant qu'il parte pour l'armée sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Créole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson.

À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis abandonne sa carrière de chanteur et se retire de la scène pour se consacrer à Hollywood. De ces longues années (neuf ans), seuls quelques films sur 27 méritent d'être cités : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969).

 

Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal, mais au fil des années, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 août 1965, dans sa maison de Bel Air en Californie.

 

Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts (la "Memphis Mafia"), il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du « King » sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.

 

Dès 1966, sa production cinématographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles admirateurs se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables. La période de 1963 à 1968 est marque une profonde crise dans la carrière d'Elvis mais également dans sa vie personnelle. Bien qu'il eut toujours pris des médicaments tels que des amphétamines pour supporter la pression et être au top sur scène, il augmente alors sa consommation régulière de cachets et se met à prendre des cachets qui ne sont prescrits que dans des cas extrême: amytal, qua alude, dextrine, biphétamine, percodan, dilaudid... Toutes ces drogues provoquent des hallucinations, des paranoïas, des troubles de la vision, de la parole, de la concentration... Elvis en consommait alors 2 à 3 fois par semaine. Cette addiction aux drogues s'explique sûrement par le fait que le King était au plus bas de sa carrière. Il détestait profondément les films qu'on l'obligeait à tourner pensant que les scénaristes n'exploitait pas toutes ses talents de jeu. Ses disques également qui étaient directement tirés de ses films ne correspondaient plus à ce qu'il voulait faire. Bien qu'entourés d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adulé par des millions de gens dans le monde entier mais qui était maintenant "has been". Il se mit à douter de ses propres capacités de chanteur et se tourna bientôt vers le spiritualisme pour trouver des réponses à ses questions.

 

En effet, en 1964, il eut une véritable révélation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur, qui lui fit lire des livres sur la philosophie, religion:'... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'"[112], "Larry, je n'arrive pas à le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis là, c'est à quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai été choisi pour être Elvis Presley". Très anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et considérait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul véritable confident et la star lui raconta tous ses déboires: "I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel."[113]"Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide".

 

Il eut également des visions et pensait pouvoir guérir les malades. D'ailleurs, il voulait devenir médecin. Mais ses visions venaient sûrement de son abus de médicaments.

Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.

 

Le come back de 1968

 

Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus, la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Rolling Stones et surtout Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock, mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Pourtant, Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre en selle. Le 1er mai 1967, il épousa Priscilla Beaulieu à Las Vegas et neuf mois plus tard la naissance de sa fille Lisa-Marie suivra le 1er février 1968.

Le colonel Parker fera signer un contrat qui fera relancer la carrière musicale d'Elvis. Celui-ci réapparaît à la télévision après sept ans d'absence. Sa dernière apparition date de son retour de l'armée et n'avait duré que six minutes aux côtés d'un Frank Sinatra ravi d'avoir Elvis dans son émission. Cette fois, il est seul devant la caméra, dans une sorte de « one-man show » où il interprète ses anciens succès, mais également des nouveaux. L'émission, appelée Elvis, '68 NBC Spécial, est annoncée à grands frais. Elle sera diffusée le 3 décembre 1968 sur le réseau NBC. Exit l'acteur des comédies musicales à l'eau de rose, Elvis revient en pleine possession de ses moyens face à ses anciens musiciens, habillé tout de cuir, le sourire en coin et le bassin intact. Il enflamme littéralement la télévision. Jamais une émission de variétés ne connaîtra un succès comparable.

 

L'Amérique retrouve celui qu'elle n'aurait jamais dû perdre, l'Elvis sauvage, beau, ravageur et rocker. Ce retour a un tel retentissement, que son manager n'a aucun mal à remettre Elvis sur une scène.

 

Les années 1970

 

Les années 1970 sont celles du triomphe. Mais aussi celles de la chute, du désespoir, de la déchéance et de la mort. Le monde s'efface devant cette superstar devenue charismatique. En 1969, il signera un contrat pour une série de spectacles au Hilton International Hotel de Las Vegas. La première a lieu le 31 juillet. Il donnera 57 concerts en 4 semaines et il s'y produira jusqu'en 1976, tout en faisant des tournées dans les grandes villes américaines. Le colonel Parker voulait un spectacle à grand déploiement et il voulait qu'Elvis puisse être accompagné d'un orchestre et de plusieurs vocalistes sur scène. Malheureusement, Scotty Moore et D.J Fontana seront remplacés par le TCB Band qui sera accompagné sur scène de plusieurs groupes de vocalistes dont The Jordanaires (1956-1970), The Sweet Inspirations, The Imperials Quartet, J.D Sumner & The Stamps, ainsi que la soprano Kathy Westmoreland (1970-1977).

Elvis et Priscilla se séparent en février 1972 et ils divorceront officiellement en octobre 1973. Ils auront la garde partagée de leur fille Lisa-Marie qui ira vivre avec sa mère à Los Angeles. Elvis devient l'icône de l'Amérique profonde, la vedette qui n'hésite pas à faire entrer à Las Vegas, au milieu des machines à sous, le rock, le vrai, en y mélangeant des gospels, des trompettes et des tambours : du jamais vu. En 1972, il donnera une série de concert les 9-10-11 juin au célèbre Madison Square Garden de New York. Ce fut un grand retour à New York après 15 ans d'absence. Sa dernière visite fut lors de son passage à l'émission "The Ed Sullivan Show" en 1957. Par la suite, il donnera le premier concert par satellite de l'histoire à Hawaii. Ce grand événement eu lieu le 14 janvier 1973 au International Center Aréna d'Honolulu.

 

L'Amérique se retrouve en lui et Elvis retrouve son pays, chacun va se confondre. Las Vegas devient une deuxième maison pour le « King », où il y donne quelques 600 spectacles tout en délaissant les séances d'enregistrements. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, à bord d'un gigantesque avion personnel où, dans chaque ville, il est fêté comme un surhomme. De 1969 à sa mort, il aura donné 1 500 concerts à travers les États-Unis. D'ailleurs, il est devenu un surhomme, Elvis n'est plus que l'image de l'Amérique, la vitrine d'un pays riche, et devant des foules immenses qui crient son prénom, il arrive sur scène vêtu d'un costume nommé "jumpsuits" et d'une cape garnie de rubis et de diamants (il aura plusieurs "jumpsuits") au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Cette pièce d'entrée était un thème d'ouverture qui était suivi par "That's All Right Mama" et le célèbre "See See Rider".

 

Personne avant lui ne l'a fait. Après lui, personne n'osera. Son succès sur scène est immense, même si ses apparitions ne sont plus qu'un rituel au cours desquels la star se laisse fêter, même si désormais il interprète ses chansons avec détachement et sans plus beaucoup de peine. Parfois, il redevient grand, ose bousculer son personnage que l'Amérique lui a fabriqué et qu'il semble accepter, et se met à chanter d'une façon bouleversante ses chansons qui sont devenues des hymnes et que les foules écoutent religieusement.

 

Il ne sera plus jamais aussi grand, il ne s'en donnera plus la peine. Il est devenu un personnage trop compliqué et trop éloigné du réel pour cela. S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis chante à Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses années. c'est le monde entier qui vient à lui et non le contraire. On vient voir une icône, une image, presque un saint. Voilà ce qu'est devenu Elvis. Même si les dernières années sont extrêmement pénibles, Elvis s'offre aux foules tel qu'il est devenu, il ne cache rien. Au contraire, il montre son visage bouffi, ses mains gonflées et son corps meurtri, il ne cache ni ses nombreux trous de mémoire ni ses illuminations ; il montre ce qu'est devenu son pays. L'Amérique est fière de son garçon.

Psychologiquement et mentalement miné, (entre autres par le départ de son épouse Priscilla et la mort de sa mère dont il se remettra toujours avec peine) Elvis a du mal à vivre, il a des accès de paranoïa, de schizophrénie, souffre de boulimie alimentaire et médicamenteuse. Entouré jour et nuit par une cohorte de gens prêts à assouvir ses moindres désirs, il ne sait plus où est le bien et où est le mal, il ne sait plus ce qu'est la vie. D'ailleurs, il a déjà dépassé la vie, vivant la nuit, mangeant la nuit caché derrière les hauts murs de Graceland, Elvis finit par confondre rêve et réalité.

 

Le 26 juin 1977, il donne un concert à l'auditorium de Indianapolis, devant 75 000 personnes. La foule tremble d'émotion quand le « King » arrive devant elle sur l'immense scène. Son physique, qui n'a cessé de se dégrader depuis des mois, est terrible. Son visage est enflé au point que l'on aperçoit à peine ses yeux, son corps lourd, trop lourd souffre. Puis il a des trous de mémoire qu'il cache avec de l'humour. Mais si tout cela est pathétique, terrible, sa voix ne l'a pas quitté, plus puissante que jamais, elle a l'air de sortir d'une tombe. Le public lui, est toujours là, peut-être plus fidèle encore. C'est du délire encore et toujours.

 

C'est le « King », c'est Elvis Presley à 42 ans, six semaines avant sa mort.

 

Disparition

 

Son décès, alors qu'il pesait 140 kilos, est dû à un abus de médicaments (analgésiques et amphétamines).

Le 15 août 1977, Elvis loua pour la soirée le théâtre Ridgeway de Memphis. Le dernier film qu'Elvis a regardé fut MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rendit chez le dentiste Lester Hofman, car il avait un rendez-vous pour 22 h 30. (On a laissé entendre que celui-ci lui fournit une dose dangereuse d'analgésiques). Il revint à Graceland vers 00 h 30, le 16 août. C'est à ce moment que la dernière photo d'Elvis vivant fut prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'une caméra Instamatic. Le 16 août 1977 à 1 h 30, Elvis a appelé Dick Grob, le chef de la sécurité de Graceland afin qu'il prépare des partitions musicales, pour une insertion éventuelle dans sa nouvelle tournée. Par la suite, Elvis a appelé son infirmière favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son départ en tournée. Durant la nuit, Elvis joua au racquetball (dans un bâtiment situé sur le terrain de Graceland) avec Billy Smith, sa femme Jo, ainsi que sa fiancée Ginger Alden. Lors de sa dernière nuit, Elvis joua du piano devant Ginger Alden, près du court de raquette, et il chanta la chanson Blue Eyes Crying in the rain de Willie Nelson. Ce fut la dernière interprétation de son existence. Après avoir absorbé une importante quantité de somnifères (selon sa compagne Ginger Alden, il se coucha très tard, autour de 6 ou 7 heures le matin du 16 août), au milieu de l'après-midi, Elvis fut trouvé inanimé dans sa salle de bains par Ginger Alden et Elle Al Strada, lequel contacta à son tour Joe Esposito. Ces derniers, de même que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqué le bouche à bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors âgée de huit ans, et qui ce jour-là séjournait chez lui, sera témoin de la scène. Appelés sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis qui viendront 40 minutes plus tard à son secours reconnaîtront à peine Elvis en cet homme de 140 kilos. Il est trop tard, Elvis est mort d'une crise d'arythmie. Il avait plusieurs problèmes de santé au milieu des années 1970.

Il souffrait notamment d'un problème de poids, de glaucome, d'un problème aux intestins (constipation chronique) et d'une grave dépendance aux médicaments : Valium, Demerol, Qualudes, Nembultal et le très dangereux Dilaudil, d'après (entre autres) les biographes Peter Guralnick et Albert Goldman et qui auraient provoqué la synthèse moléculaire de l'héroïne pure dans son organisme (Albert Goldman). Son autopsie révèlera par ailleurs la présence en quantité considérable de nombreux barbituriques dans son sang, et son médecin personnel, le docteur Nicopoulos, sera, un temps, soupçonné de faute professionnelle grave en ayant favorisé par abus de prescriptions les nombreuses surdoses de médicaments dont il fut victime durant les dix dernières années de sa vie, et qui laisseront présumer d'une dernière overdose fatale.

Certaines personnes de son entourage, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent à dire qu'il aurait eu un cancer des os. La thèse était aussi supporté par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Et cette possible maladie ne saurait justifier son décès. Il semble que son problème cardiaque ait pu être génétique. Son père Vernon et son oncle Vester sont décédés d'une crise cardiaque. Lors de l'autopsie, le médecin légiste découvrit que le cœur d'Elvis avait une moitié plus grosse que la normale. La thèse du suicide d'Elvis circulera tout de même vers la fin des années 1990 alors que Albert Goldman exposera des documents et témoignages posthumes -discutables- laissant présumer que le chanteur, franchement dépressif, aurait pu vouloir attenter délibérément à ses jours.

 

L'une des théories récentes les plus intéressantes concernant le peu d'attention qu'Elvis prêta à sa santé physique durant les dix dernières années de sa vie, outre le rythme infernal de tournées que lui faisait subir son agent, l'insatiable colonel Tom Parker, toujours en manque d'argent de par sa dépendance au jeu, est que son -guru- et maître spirituel Gerry Schilling (auteur de: Me and a Guy Named Elvis: My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publié en 2005) le convainquit peu à peu de sa quasi-immortalité ou du moins qu'il possédait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Elvis en manque de spiritualité et s'interrogeant sur le sens de son existence (il s'interrogea même sur sa possible ascendance juive) en serait venu à prendre pour acquises les théories bouddhistes et spiritualistes de penseurs tel que Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky, Berkeley, prônant que seul l'esprit existe, et que la vraie réalité est immatérielle. C'est du moins ce qu'avance toujours Peter Guralnick dans un chapitre complet de son incontournable biographie du King pour expliquer une partie de sa décrépitude et de sa négligence physique.

 

La plus grande voix d'Amérique (selon John Lennon) s'est tué, et sa mort prématurée fera l'effet d'une bombe d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort déguisée et même de fausse mort après l'avoir honoré lors d'obsèques dignes d'un chef d'État, après avoir montré son corps étonnamment rajeuni aux foules, et enfin après avoir promené sa dépouille royale dans un corbillard argenté flanqué de six motards de la garde républicaine le long de son boulevard, le Elvis Presley Boulevard de Memphis. Il devait entamer une nouvelle tournée de 14 concerts à guichets fermés qui devait débuter le 17 août 1977, à Hartford au Connecticut.

 

Le « King » repose à Graceland au milieu des siens, de sa mère Gladys morte en 1958, de son père Vernon mort en 1979 et de sa grand-mère Minnie-Ma décédée la dernière en 1980, et est visité par plus de 600 000 personnes chaque année.

 

Comment inhumer un dieu vivant ? Comment la plus grande voix d'Amérique pouvait-elle simplement disparaître ? Parmi les mythes fondateurs de l'Amérique contemporaine la mort d'Elvis s'inscrira rapidement parmi les théories de la conspiration, comme celle de John Kennedy et de Marilyn Monroe. Statistiquement, en 2005, 24 % des américains interrogés sur la question dans un sondage du USA Today estimaient qu'Elvis n'était possiblement pas mort. L'immense culte de la personnalité qui s'ensuivra et sa persistante influence sur la musique des années 2000 prouveront en quelque sorte son immortalité. Cette sacralisation, gérée par son épouse Priscilla, rapporte désormais d'immenses dividendes ; Elvis Presley Entertainement qui administre, parmi des dizaines de produits dérivés, le mausolée pittoresque qu'est devenu Graceland a déclaré en 2007 les revenus posthumes les plus importants (près de 280 millions US) attribués à un artiste depuis sa disparition. Et Graceland demeure, entre le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Liberté, une des attractions touristiques les plus fréquentées d'Amérique.

 

Au-delà de la mort le King reste toujours ... le King.

 

Influence mondiale

 

Elvis Presley est largement considéré comme la personnification du rock and roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires excentriques, ainsi que son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) contribuent à forger l'icône d'Elvis à la fois idole populaire et symbole d'une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la popularisation du rock and roll auprès du grand public blanc américain puis européen. En effet, si le jazz avait déjà associé étroitement musique et sexualité, et si plusieurs interprètes blancs étaient aux côtés d'Elvis dans son rôle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc à associer le sex appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin très suggestifs) à la nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que considéré comme choquant par la frange conservatrice américaine, il contribue à rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voix de la reconnaissance à de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, atteint des sommets inédits et ses concerts et ses apparitions en public donnent lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société.

 

C'est principalement grâce à Elvis Presley que l'Europe découvre le rock, même derrière le rideau de fer. En France, Dick Rivers copie Presley, mais c'est surtout Johnny Hallyday qui popularise cette musique venue d'outre-Atlantique, devenant la vedette qu'il est encore aujourd'hui. Presley ouvre la voie à de nombreux rockers américains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tournées. Les adolescents du monde entier commencent à copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente énormément, permettant ainsi à Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio à celui de multinationale.

Aujourd'hui, 30 ans après la mort du rocker, il demeure une icône du XXe siècle. D'innombrables artistes de la seconde moitié du siècle se définissent par rapport à son influence, soit en revendiquant son héritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique dépassée (en particulier à partir du mouvement punk). L'artiste Elvis Costello a, par exemple, emprunté le prénom Elvis pour faire décoller sa carrière. Le crooner pop Chris Isaac en est aussi la directe personnification. En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunta son nom de scène a celui du frère décédé d'Elvis et le rockeur australien Nick Cave consacra l'une de ses plus puissantes chansons (Tupelo) à la mythification d'Elvis.

 

Le King déclencha aussi dans plusieurs pays, et en particulier dans la francophonie, une avalanche de clones plus ou moins crédibles dont parmi ceux qui lui survécurent ou en furent influencés profondément : Johnny Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell bien sûr, et Johnny Farago (au Québec), parmi des centaines d'imitateurs, n'en sont pas les moindres. Le Théâtre du Capitole de Québec présenta, sous licence, durant sept ans et avec un succès considérable une -musical- estivale sophistiquée à laquelle assistèrent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Au Québec toujours où, chez certains, Elvis personnifie la déliquescence et l'excès du mythe américain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cinéaste Pierre Falardeau consacrera à la légende une trilogie humoristique intitulée Elvis Graton qui s'avérera d'abord un succès d'estime en court métrage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succès public en salle. Mentionnons aussi que le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) personnifiant et parodiant Elvis jusqu'au ridicule (distribuant foulards et colliers hawaiiens dans la foule lors des concerts), connut une fructueuse carrière durant les années 80. Enfin, remarquable hommage, le méga-groupe U2 endisqua sur The Unforgettable Fire, en 1984, la très belle chanson: Elvis Presley And America.

 

Elvis connaît aussi un regain de popularité lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicité mettant en scène des vedettes internationales de football. Ce morceau devient numéro 1 dans plus de 20 pays, y compris aux États-Unis. À peu près au même moment sort une compilation qui se terminera en deux volets, des plus grands tubes d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajouté à l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. 25 ans après sa mort, l'album qui regroupe ses tubes et dont la restauration sonore est rien moins que phénoménale, atteint la première place des classements.

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le top 5 des classements de ventes d'albums. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame.

Le tout premier concert virtuel qui lui est consacré a tourné pendant six ans dans le monde entier.

 

Citations d'Elvis

 

Quand vous n'êtes pas amoureux, vous n'êtes pas vivant

 

Si j'avais eu toutes les aventures que me prêtent les magazines, je serais mort depuis longtemps

 

Je n'étais pas vraiment James bond dans mes films mais bon personne n'a jamais demandé à Sean Connery de chanter une chanson en esquivant des balles.

 

Je connaissais tous les dialogues de tous les films de James Dean, je pouvais regarder la fureur de vivre 100 fois de suite

 

L'argent sert à être dépensé, et plus il nous rend heureux, plus il a de la valeur

 

L'ambition, c'est un rêve avec un moteur à explosion

 

Je ne connais rien à la musique. De là où je viens, t'es pas obligé

 

l'image est une chose et l'homme en est une autre. C'est très dur d'être à la hauteur de son image

 

Citations autour d'Elvis

 

Elvis has left the building" (Elvis est parti/ a quitté l'immeuble)

Horace Lee Logan, producteur. Il a prononcé cette phrase lors d'un concert d'Elvis en 1956 lorsque ses fans se précipitèrent sur scène et voulurent pénétrer dans les coulisses pour toucher la star. Il voulaient ainsi les "canaliser". Cette expression est maintenant passée dans le langage courant et est utilisé de manière ironique. Elle pourrait se traduire par "circuler, ya rien à voir". Cela veut dire que le spectacle est terminé, qu'il n'y a plus rien à attendre, que maintenant il faut partir.

Before Elvis, there was nothing" (Avant Elvis, il n'y avait rien)

John Lennon

 

You have no idea how great he is, really you don’t. You have no comprehension - it’s absolutely impossible. I can’t tell you why he’s so great, but he is. He’s sensational.”(Vous ne pouvez pas vous imaginez combien il était extraordinaire. Vraiment, vous ne pouvez pas. C'est absolument impossible. Je ne peux pas vous dire pourquoi il est extraordinaire mais il l'est. Il est sensationnel)

Phil Spector

 

Every time I felt low I just put on an Elvis record and I’d feel great" (Chaque fois que je me sens déprimé, j'écoute un disque d'Elvis et je me sens super bien)

Paul McCartney

 

Tout la talent d'Elvis réside dans le fait qu'il faisait ses propres disques. Il venait au studio d'enregistrement, choisissait les chansons qu'il aimait et s'il y avait un arrangement à faire, c'est lui qui le faisait. Tout était fait de manière spontanée. Rien n'était vraiment répété. Beaucoup de décisions importantes que les artistes prenaient avant même de venir enregistrer, lui les a prise en même temps qu'il enregistrait. C'était un bond vers le futur. Aujourd'hui tout le monde travaille comme ça. A l'époque, Elvis était le seul à faire ça. Il a été le précurseur de tout ce qui ce fait maintenant dans l'industrie du disque. Consciemment ou inconsciemment, tout le monde l'a imité. Les gens ont commencé à faire ce qu'Elvis faisait)

Bones Howen, ingénieur du son

 

Discographie d'Elvis Presley : + 500 Albums Ventes : ~1milliards

 

Liens sur Elvis :

 

(FR+en) Elvis Presley sur l'Internet Movie Database

 

(en) Site officiel d’Elvis Presley

 

(fr) Elvis, icône des années rock : un diaporama sur Elvis Presley (Le Monde du 15-08-2007)

 

(fr) Festivités en l'honneur d'Elvis Presley à travers le monde : vidéo sur les commémoration du 30e anniversaire de la mort d'Elvis (Le Monde du 15-08-2007)

 

Documents multimédia libres sur Elvis Presley.

 

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jeudi 06 septembre 2007, a 19:21
7 Septembre 1191 : Victoire de Richard Cœur de Lion à Arsouf contre Saladin
 

  7 Septembre 1191 : Victoire de Richard Cœur de Lion à Arsouf contre Saladin

 

Richard Ier d'Angleterre :

 

 

Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion (8 septembre 1157, palais de Beaumont, Oxford – 6 avril 1199, Châlus, Haute-Vienne). De 1189 à 1199, il fut roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte du Maine et comte d'Anjou.

Fils d'Henri II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé en France à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin. Il devient comte de Poitiers et duc d’Aquitaine à onze ans. Après la mort de son frère aîné, il devient héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, de la Normandie et du Maine.

 

Pendant son règne qui dure une dizaine d'années, il ne séjourne seulement que quelques mois dans le royaume d'Angleterre. Il utilise toutes ses ressources pour partir à la troisième croisade, puis pour défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était pourtant auparavant allié contre son propre père. Ces territoires, pour lesquels il a prêté allégeance au roi Philippe, constituent la plus grande partie de son héritage Plantagenêt.

 

Avant de devenir roi d’Angleterre, Richard est avant tout un prince du continent, essentiellement désireux d’entrer dans la légende par de hauts faits d’armes.

 

Les Anglais l'appellent : Richard Ier, les Français: Richard Cœur de Lion, ou Òc e Non (pour sa capacité à changer rapidement d’humeur, òc signifiant « oui » en occitan limousin, sa langue natale) et les Sarrasins : Melek-Ric ou Malek al-Inkitar  (roi d'Angleterre). En arabe, son nom est utilisé pour effrayer les enfants : « Le roi Richard viendra te chercher si tu ne fais pas attention ! ». En son temps, il est considéré comme un héros, et est souvent décrit comme tel dans la littérature. C'est aussi un poète et un écrivain célèbre à son époque, notamment pour ses compositions en langue limousine.

Il est le père d'un enfant naturel : Philippe de Cognac.

 

Enfance

 

Troisième fils d'Henri II d’Angleterre (l'aîné, appelé Guillaume, né en 1153, est mort à l'âge de trois ans), Richard n'est pas destiné à lui succéder. Il est cependant le fils préféré de sa mère et, lorsque ses parents se séparent, il devient son héritier à la couronne d'Aquitaine en 1168, puis au titre de comte de Poitiers.

 

Révolte contre Henri II

 

Comme les autres enfants légitimes d'Henri II, il montre peu de respect pour son père et manque de clairvoyance à long terme ainsi que du sens des responsabilités.

En 1170, son frère Henri le jeune roi est couronné roi d'Angleterre, avant la mort de son père. Il est ainsi dénommé pour le différencier de son père, puisqu’il ne règne pas encore.

En 1173, Richard rejoint ses frères Geoffroy II de Bretagne et Henri le Jeune dans leur révolte contre leur père. Déjà dotés de fiefs par leur père, ils espèrent le remplacer effectivement au pouvoir, poussés en cela par leur mère.

Henri II envahit l'Aquitaine deux fois, et à dix-sept ans, Richard est le dernier de ses fils à lui tenir tête. Finalement, il refuse un combat face-à-face, et lui demande humblement son pardon. En 1174, Richard renouvelle ses vœux de soumission à son père.

Après son échec, Richard s’occupe à mater les nobles mécontents d'Aquitaine, spécialement en Gascogne. Richard fonde Marmande en 1182 s'y installe et construit de nombreux châteaux forts dans les environs (Soumensac). Il se fait une affreuse réputation de cruauté, avec de nombreuses accusations de viols et de meurtres. Les rebelles espèrent détrôner Richard et appellent ses frères a l'aide. Henri II a peur que cette guerre entre ses trois fils ne conduise à la destruction de son royaume, et il lance son armée à son aide. Le 11 juin 1183, Henri le jeune roi meurt, et Richard est toujours sur son trône.

Richard a une raison majeure de s'opposer à son père : Henri II a pris comme maîtresse la princesse Alix, fille du roi Louis VII, alors qu'elle est promise à Richard. Cela rend aux yeux de l'Église le mariage avec Richard techniquement impossible. Mais Henri, voulant éviter un incident diplomatique, ne confesse pas son erreur de conduite. Quant à Richard, il ne renonce au mariage qu'en 1191.

L'amitié entre Philippe Auguste et Richard assimile celle-ci à une relation homosexuelle. L'historien Jean Verdon souligne qu'à défaut de pouvoir affirmer qu'il fut homosexuel, il est possible de conclure qu'il fut bisexuel. Selon Jean Flori, il était un « paillard polyvalent », car, attiré par les garçons, il aimait aussi le beau sexe

 

Couronnement, nouvelle révolte

 

La mort de son frère Henri laisse Geoffroy comme le fils le plus âgé et l'héritier naturel, en cas de mort du vieux roi. Cependant, les intentions du Roi Henri ne sont pas claires. Quand Geoffroy meurt aussi, Richard reste la seule option réaliste, Arthur, le fils de Geoffroy et l'héritier naturel, étant trop jeune pour lui résister. Richard est alors considéré, quoique pas officiellement proclamé, héritier des trônes d'Angleterre, Normandie et Anjou.

En 1188, Henri II projette de faire de Jean sans Terre — le futur roi Jean d'Angleterre — l'héritier de la couronne d'Aquitaine. Pour s'y opposer, Richard s'allie avec Philippe II Auguste, en échange de sa reconnaissance de vassalité pour la Normandie et l'Anjou, et lui rend hommage en novembre 1188.

En 1189, se joignant à l'expédition de Philippe contre son père, Richard s'empare du trône d'Angleterre. Avec l'accord de Jean, Henri accepte de faire de Richard son héritier. Le 6 juin 1189, Henri II meurt à Chinon, et Richard lui succède comme roi d'Angleterre, duc de Normandie et comte d'Anjou. Il est couronné duc le 20 juillet, et roi à Westminster le 3 septembre 1189.

En raison d'un incident au cours des célébrations de son couronnement, s'ensuivent des persécutions religieuses et politiques des Juifs dans le pays.

 

Préparatifs des croisades

 

Richard se préoccupe apparemment très peu du sort de l'Angleterre. Il semble vouloir s'engager dans de multiples aventures, et être célébré par les troubadours. Il est désireux d'immortaliser son nom, et de gagner sa place au Ciel. Il a manifestement des aspirations spirituelles intenses, et afin de mériter de prendre la croix, il jure de renoncer à ses mauvaises conduites passées.

Richard est très absent de son royaume d'Angleterre, préférant se consacrer à ses possessions françaises et aux croisades en Terre sainte. Il a grandi sur le continent, et n'a même jamais cherché à apprendre la langue anglaise. Peu après son accession au trône, il décide de se joindre à la Troisième croisade , inspiré par la perte de Jérusalem, prise par Saladin. Mais, craignant que le roi de France, Philippe Auguste, n'usurpe ses territoires en son absence, il le persuade de se joindre à lui. Les deux rois prennent la croix le même jour.

Richard est accusé de faire peu pour l'Angleterre, se contentant d'épuiser les ressources du royaume en empruntant à des Juifs pour financer ses expéditions en Terre sainte. Il relève également les taxes, et dépense la majeure partie du trésor de son père. Il rassemble et emprunte autant d'argent qu'il le peut, libérant par exemple le roi d'Écosse de son hommage en échange de 10 000 marcs, et vendant nombre de charges officielles et autres droits sur des terres.

En 1190, il part finalement pour la troisième croisade avec Philippe Auguste depuis le port de Marseille, laissant Hugues, évêque de Durham et Guillaume de Mancheville comme régents. Guillaume de Mancheville meurt rapidement et est remplacé par Guillaume Longchamp. Son frère Jean, mécontent de cette décision, se met à manigancer contre Guillaume.

Par ailleurs, c’est grâce aux réformes importantes de son père en matière de législation et de justice qu’il lui est possible de quitter l’Angleterre pendant toute cette période.

 

Sicile

 

En septembre 1190, Richard et Philippe arrivent en Sicile. En 1189, le roi Guillaume II de Sicile a disparu. Son héritière, sa tante Constance, future reine Constance Ire de Sicile, est mariée à l'empereur Henri VI. Mais immédiatement après la mort de Guillaume, son cousin Tancrède de Lecce se rebelle, prend le contrôle de l'île, et début 1190, est couronné roi de Sicile. Il est préféré par le peuple, et par le pape, mais il est en conflit avec les nobles de l'île. L'arrivée de Richard accentue les difficultés. Tancrède a emprisonné la veuve de Guillaume, la reine Jeanne, la sœur de Richard, et ne lui donne pas l'argent dont elle a hérité selon la volonté du défunt. Richard réclame la libération de sa sœur, et que lui soit remis son héritage. Pendant ce temps, la présence de deux armées étrangères cause des troubles parmi la population. En octobre, la population de Messine se révolte, demandant que les étrangers quittent l'île. Richard attaque Messine et la prend le 4 octobre 1190. Après l'avoir pillée et brûlée, Richard y établit son camp. Il y reste jusqu'en mars 1191, quand Tancrède accepte finalement de signer un traité. Celui-ci est signé, toujours en mars, par Richard, Philippe et Tancrède. En voici les termes :

Jeanne doit être libérée, recevoir sa part d'héritage ainsi que la dot que son père avait donnée à feu Guillaume,

Richard et Philippe reconnaissent Tancrède comme légalement roi de Sicile et souhaitent conserver la paix entre leurs royaumes,

Richard proclame officiellement son neveu Arthur de Bretagne, le fils de Geoffrey, comme son héritier, et Tancrède promet de marier dans le futur une de ses filles à Arthur, quand il sera majeur (Arthur a alors quatre ans).

Ayant signé le traité, Richard et Philippe reprennent la mer. Le traité ébranle les relations entre l'Angleterre et le Saint Empire romain germanique, et cause la révolte de Jean sans Terre, qui espère être proclamé héritier à la place de son neveu. Bien que sa révolte échoue, Jean continue dès lors de comploter contre son frère.

Durant avril, Richard stoppe sur l'île byzantine de Rhodes pour éviter une tempête. Il la quitte en mai, mais une nouvelle tempête amène sa flotte à Chypre.

 

Chypre

 

Le 6 mai 1191, la flotte de Richard arrive dans le port de Lemesos (maintenant Limassol), et Richard s'empare de la ville. Lorsque le despote de l'île, Isaac Doukas Comnène arrive pour stopper les croisés, il découvre qu'il est trop tard, et se retire à Kolossi. Richard fait appeler Isaac pour négocier, mais celui-ci rompt son serment d'hospitalité et réclame le départ de Richard. Celui-ci se lance alors avec sa cavalerie contre l'armée d’Isaac à Tremetusia. Les quelques catholiques romains de l'île se joignent à Richard, ainsi que les nobles de l'île, en révolte contre les sept années subies sous le joug tyrannique d'Isaac.

Bien qu'Isaac se défende bravement, l'armée de Richard est plus importante et mieux équipée, ce qui lui assure la victoire. Isaac continue la résistance à partir des châteaux de Pentadactylos, mais après le siège de son château de Kantaras, il se rend finalement, et Richard devient le nouveau maître de Chypre.

Il pille l'île, et massacre ceux qui tentent de lui résister. Pendant ce temps, la promise de Richard, Bérengère de Navarre, première-née du roi Sanche VI de Navarre, l'a enfin rejoint sur sa route vers la Terre sainte. Leur mariage est célébré à Limassol, le 12 mai 1191. La sœur de Richard, Jeanne, l'a suivi de Sicile, et assiste à la cérémonie.

Le mariage ne produit pas d'héritier, et les opinions divergent sur l'entente entre les époux. La malheureuse Bérengère a autant de mal que son mari pour son voyage de retour, et ne revoit l'Angleterre qu'après la mort de Richard.

 

Croisade

 

Richard, avec presque toute son armée, quitte Chypre pour la Terre sainte au début de juin. En son absence, Chypre doit être gouvernée par Richard Kamvill. Richard arrive à Acre en juin 1191, à temps pour mettre fin au siège de la ville par Saladin. Déserté par Philippe et se retrouvant avec le duc Léopold V d'Autriche, il se retrouve soudainement sans alliés.

Les tactiques de Richard assurent son succès au siège d'Acre et à la marche vers le sud qui s'ensuit. Les hommes de Saladin se révèlent incapables de harasser l'armée des Croisés. Cependant, la désertion du roi français est un coup majeur, duquel ils ne peuvent pas se relever. Réalisant qu'il n'a aucune chance de conserver Jérusalem s'il prend la cité, Richard sonne la retraite. Bien que se trouvant à seulement quelques kilomètres de la ville sainte, il refuse d'y poser les yeux, car Dieu, dit-il, a décidé qu'il ne serait pas celui qui la conquerrait.

Il réalise que son retour ne peut plus être retardé : Philippe et Jean utilisent son absence pour agrandir leur pouvoir.

Il décide de laisser Conrad de Montferrat comme roi de Jérusalem et Chypre entre les mains de son protégé, Guy de Lusignan. Mais il reçoit un nouveau coup avec l’assassinat de Conrad avant son couronnement, et il est remplacé par le neveu de Richard, Henri II de Champagne.

 

Capture et retour

 

Suite aux manœuvres de Philippe, le duc Léopold V d'Autriche capture Richard sur son chemin de retour, près de Vienne, à l’automne 1192. Richard l’a en effet publiquement insulté durant la croisade. Emprisonné à Dürnstein, il est ensuite livré à l’empereur Henri VI qui réclame une rançon de 150 000 marcs d'argent pour sa libération. Bien que les conditions de sa captivité ne soient pas strictes, il est frustré par l’impossibilité de voyager librement. De cet emprisonnement est tirée la légende de Blondel.

L’empereur le libère en février 1194 contre un premier versement de 100 000 marcs d'argent, prélevés sur le trésor anglais, ce qui laisse le royaume exsangue pendant plusieurs années. L’empereur lui extorque également un serment d’allégeance de la couronne d’Angleterre à l’Empire. Il retourne alors en Angleterre.

Durant son absence, son frère Jean est près de conquérir le trône. Mais Richard lui pardonne, et en fait même son héritier, alors qu'en grandissant Arthur lui déplaît.

Une fois de plus il se repent de ses péchés, à l’occasion d’un second couronnement, puis repart en Normandie combattre Philippe, qui poursuit la stratégie française d'affaiblir l'empire angevin. Après son départ en mai 1194, il ne retourne pas en Angleterre.

Durant plusieurs années de guerre, il parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie. Il fait construire à cet effet une série de châteaux dont le célèbre Château-Gaillard près des Andelys, sur la rive droite de la Seine, mais aussi la forteresse d'Arques-la-Bataille, ainsi que les châteaux de Radepont dans la vallée de l'Andelle ; Montfort-sur-Risle dans la vallée de la Risle ; Orival sur la Roche Fouet surplombant la Seine en amont de Rouen au-dessus d'Elbeuf et fait améliorer le château de Moulineaux surplombant la Seine en aval de Rouen. Cependant, le pape lui impose une trêve qui profite à Philippe Auguste.

Richard meurt le 6 avril 1199 des conséquences d'un carreau reçu durant le siège de Châlus en France, château de son vassal. Il est enterré près de ses parents en l’abbaye de Fontevraud (située non loin de Saumur), mais ses entrailles sont enterrées à Châlus, où elles sont toujours conservées. Son cœur repose dans la cathédrale de Rouen, capitale de la Normandie. Il aurait convoqué Pierre Basile, l'arbalétrier qui lui avait décoché le trait fatal, et aurait été tellement impressionné par le refus de l’homme de se soumettre, qu'il lui aurait pardonné, d'autant plus facilement qu'il pensait sa blessure sans gravité. Richard mourra néanmoins de la gangrène provoquée par la blessure et Basile sera écorché vif et mis à mort à la suite du décès de Richard.

Richard a de nombreuses qualités admirables, ainsi que beaucoup d’autres, moins brillantes. C'est un génie militaire, astucieux en politique de plusieurs façons, bien qu’incroyablement écervelé dans d’autres. Il est par ailleurs désireux de ne pas prêter le flanc à l’opinion publique. Il est à la fois capable de grande humilité et d’arrogance.

Il est très respecté par son plus grand rival militaire, Saladin, ainsi que par l’empereur Henri, mais il est également haï par nombre de ses anciens amis, spécialement le roi Philippe.

Il se soucie peu de sa propre sécurité : la blessure qui a raison de lui n’aurait pas eu lieu s’il avait été correctement protégé par une armure ; par la suite, son infection aurait pu être évitée. Un incident très similaire s’était déjà produit dix ans auparavant, lorsque, combattant contre son père, il avait rencontré, désarmé, Guillaume le Maréchal, et avait dû le supplier pour avoir la vie sauve.

L’existence de Richard est une série de contradictions. Bien qu’ayant négligé sa femme et que les prêtres devaient lui rappeler de lui être fidèle, il est affecté par la nouvelle de sa mort.

Jean succède à Richard sur le trône d’Angleterre. Cependant les territoires français le rejettent, au début, lui préférant leur neveu Arthur de Bretagne, fils de leur frère Geoffroy, dont les droits sont techniquement meilleurs que les siens.

La légende de Robin des bois se situe traditionnellement durant le règne de Richard Ier. Cependant, la seule certitude sur Robin Hood est qu’il vécut au XIIe ou XIIIe siècle. C'est bien plus tard qu’on établit un lien entre les deux hommes, uniquement en affirmant que le but poursuivi par Robin est de restaurer Richard sur le trône alors que le prince Jean l’a usurpé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 31 août 2007, a 18:30
1 Septembre 1257 : Ouverture du Collège de Robert de Sorbon à Paris, future Sorbonne.
 

  La Sorbonne

 

La Sorbonne est un bâtiment du quartier latin de Paris. Il tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège dédié à la théologie du temps de l'ancienne Université de Paris. Le terme Sorbonne est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner l'ancienne Université de Paris (avant 1793), les facultés de Paris y siégeant au XIXe   siècle, et la nouvelle Université de Paris de 1896 à 1971.

 

 En 1970, l'Université de Paris a été scindée en treize universités dont plusieurs se partagent désormais le nom de Sorbonne et disposent de locaux dans le site historique de la rue des Écoles, dans le Ve arrondissement de Paris.

 

Appellation

 

Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :

 

Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.

 

Paris III (Sorbonne Nouvelle)

 

Paris IV (Paris-Sorbonne)

 

Paris V (Paris Descartes)

 

Ces quatre universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le rectorat de l'académie de Paris, l'École des chartes et l'École pratique des hautes études.

 

Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec :

 

le collège de Sorbon (Ardennes).

 

l'École supérieure Robert de Sorbon, dont le siège social est situé à La Trimouille (Vienne) et qui ne semble pas disposer de locaux pédagogiques ni dispenser de cours.

 Cet « établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré» s'appuie sur le principe de la validation des acquis de l'expérience (VAE) et sur l'évaluation des diplômes étrangers pour délivrer des diplômes.

 

Elle n'entretient aucun lien historique ou administratif avec la Sorbonne et semble même jouer sur une certaine confusion.

 

l'université francophone Robert de Sorbon, entité nord-américaine relevant de la législation de l'État du Maine et installée en Floride n'a pas de lien avec l'enseignement supérieur français.

 

Historique

 

La Sorbonne tire son origine dans le collège fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, du nom d'un village des Ardennes, chapelain et confesseur du roi saint Louis.

La fondation fut confirmée par le roi en 1257.

On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le XIIIe siècle avec plus de 20 000 étudiants.

 

En 1469, c'est à la Sorbonne qu'est installée la première imprimerie de France, à l'initiative du roi Louis XI, par le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin, et son bibliothécaire, Guillaume Fichet.

 

Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève de la Sorbonne en 1606-1607, en devient le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Il fait rénover les bâtiments, qu'il dote d'une magnifique chapelle renfermant son tombeau.

 

Sous la Révolution française, les bâtiments sont fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonique est dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations.

En 1794, la chapelle est transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforme le site en ateliers d'artistes.

 

À partir de 1806, Napoléon réorganise l'ensemble du système d'enseignement français, baptisé Université impériale, et crée à Paris cinq facultés :

la Faculté des sciences, la Faculté des lettres, la Faculté de théologie, la Faculté de droit et la Faculté de médecine.

La Sorbonne devient les sièges des trois premières facultés, ainsi que le siège du rectorat de l'Académie de Paris.

À la Restauration, Le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, veut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il fait construire un amphithéâtre de 1 200 places. Des professeurs prestigieux, comme François Guizot ou Victor Cousin, y dispensent leur enseignement.

 

La reconstruction des bâtiments du XVIIe siècle, trop exigus et incommodes, est envisagée à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. Elle est finalement réalisée par la Troisième République, sous l'impulsion de Jules Ferry.

Le chantier est confié à l'architecte Henri Paul Nénot. La démolition des bâtiments est réalisée entre 1884 et 1894 tandis que la première pierre du nouvel édifice est posée en 1885. La première partie du bâtiment est inaugurée en 1889, pour le centenaire de la Révolution française, par le président Marie François Sadi Carnot.

L'ensemble des travaux sont achevés en 1901. Parallèlement, l'enseignement de la théologie catholique est supprimé par une loi de 1885.


Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde en Sorbonne le Comité international olympique (CIO), qui donne naissance aux Jeux olympiques modernes.

 

L'Université de Paris est recréé en 1895 par regroupement des 5 facultés et la Sorbonne en devient le siège.

 

La Sorbonne occupée : un lieu symbolique

 

En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskistes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.

 

L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est scindée en treize universités nouvelles dont sept à Paris (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) et six en région parisienne.

Cinq demeurent attachées au site de la Sorbonne et trois partagent le nom de Sorbonne : Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris IV Sorbonne et Paris III Sorbonne-Nouvelle.

 

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public : seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque inter universitaire de la Sorbonne, peuvent y entrer.

 

En 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi sur l'égalité de chances, ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

 

Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne Indertide.

Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.

 

Les étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, il semble qu'une partie des étudiants aient cherché à renouer avec l'esprit de mai 1968.

Les dégâts, causés en partie par les manifestants, en partie par les forces de police, se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à louer ponctuellement ses locaux, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux.

 

Architecture

 

Au début du XVIIe siècle, le collège de la Sorbonne se présentait comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue de la Sorbonne.

 

En 1626, le cardinal de Richelieu entreprend de faire reconstruire cet ensemble. Après 1630, le projet initial est revu dans un sens encore plus ambitieux. La chapelle originale, qui devait au départ être simplement modernisée, est détruite et remplacée par un édifice de vastes proportions, conçu par l'architecte Jacques Lemercier, et appelé à devenir le mausolée du cardinal. Les travaux commencent en mai 1635 et le gros œuvre est presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Les travaux sont achevés par la duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu.

 

La chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de Dallery, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.

 

Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du XIXe siècle.

 

Robert de Sorbon

 

Robert de Sorbon (9 octobre 1201 à Sorbon, près de Rethel dans les Ardennes - 15 août 1274 à Paris) est un théologien français.

Chapelain et confesseur du roi Saint Louis IX, il créa le Collège de Sorbonne (d'où le nom) à Paris pour "seize pauvres maîtres ès arts, aspirants au doctorat en théologie" en 1257. Le Collège devint par la suite la maison la plus célèbre de l'Université de Paris.

 

Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne

 

Alexandre Alekhine, champion du monde d'échecs de 1927 à 1935

 

Alexandre V, antipape

 

Jean-Jacques Ampère, physicien

 

Théo Angelopoulos, cinéaste

 

Antoine Arnauld, écrivain

 

Raymond Aron, philosophe

 

Alphonse Aulard, historien

 

Joachin Balaguer

 

Georges Bataille, écrivain

 

Benoît XVI, pape (Joseph Alois Ratzinger) a été élu 265e pape de l'Église catholique romaine le 19 avril 2005,

 

Henri Bergson, philosophe : prix Nobel de littérature en 1927

 

Claude Bernard, biologiste

 

Francine Bloch : pseudonymes Francine de Bérys et Francine Béris

 

Adeline Blondieau, actrice

 

Boileau, poète

 

Ferdinand Buisson, prix Nobel de la paix, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen

 

Jean Calvin, théologien

 

Roch Carrier, romancier et dramaturge

 

André Chamson, écrivain et essayiste

 

André Chastel, historien

 

Adrienne Clarkson, vingt-sixième gouverneur général du Canada

 

Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques modernes

 

Victor Cousin, philosophe

 

Marie Curie, physicienne : prix Nobel de physique (1903) : prix Nobel de chimie (1911) Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel

Pierre Curie physicien : prix Nobel de physique (1903)

 

Simone de Beauvoir, écrivain

 

Jean Philibert Damiron philosophe

 

Bénédicte Delmas, actrice

 

Raymond Duchamp-Villon : sculpteur français.

 

Érasme, théologien  néerlandais

 

Claude Charles Fauriel

 

Jacques Derrida, philosophe

 

Jean Favier, historien

 

Moshe Feldenkrais : physicien britannique

 

Lawrence Ferlinghetti : poète américain,

 

Gautier de Châtillon : dit aussi Gautier de Ronchin ou Gaultier de Lille, est un poète français.

 

Nicolas Eugène Géruzez : historien de la littérature et critique littéraire français

 

Jean-Luc Godard, cinéaste

 

Petar Guberina : linguiste croate.

 

François Guizot : historien et homme politique français.

 

René Gutman, Grand-Rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin depuis 1987.

 

Francis Seymour Haden :

 

Gabriel Hanotaux : diplomate, historien et homme politique français

 

John F. Hasey : capitaine de Légion étrangère dans l'armée française au cours de la Seconde Guerre mondiale puis officier de la CIA. Hasey est l'un des quatre américains (comme Eisenhower) il fut nommé Compagnon de la Libération à l'issue de la guerre.

 

Ignace de Loyola, est le fondateur et le premier Supérieur général de la Compagnie de Jésus, Il a été canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622

 

Pierre Favre, helléniste, jésuite

 

François Xavier, missionnaire, jésuite reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.

 

Vilayat Inayat Khan

 

Paul Janet

 

Frédéric Joliot, physicien Prix Nobel de chimie (1935)

 

Irène Joliot-Curie, physicienne Prix Nobel de chimie (1935)

 

Alberto Jori, philosophe Sa monographie sur Aristote a remporté le Prix de l' "Académie Internationale d'Histoire des Sciences"/"International Academy of the History of Science" (la Sorbonne) pour l'année 2003.

 

Michel Journiac, artiste plasticien français

 

Venceslas Kruta, historien

 

André Leroi-Gourhan, archéologue et ethnologue

 

Benny Lévy, philosophe et écrivain français il a été le secrétaire de Jean-Paul Sartre de septembre 1974 jusqu’à la mort de l’écrivain en 1980

 

Claude Lévi-Strauss, anthropologue, ethnologue et philosophe français

 

Camille Le Tellier de Louvois est un homme d'Église français

 

Norman Mailer, écrivain  américain

 

Roger Martin du Gard, écrivain prix Nobel de littérature en 1937.

 

François Mauriac, écrivain prix Nobel de littérature en 1952

 

Marsile de Padoue, théologien, théoricien politique italien

 

Michel Moine : Journaliste de radio,

 

André Morellet : homme d'Église, écrivain, encyclopédiste et traducteur français

 

Peter Martin Ngo-Dinh-Thuc

 

Paul Nizan, écrivain , philosophe, essayiste français

 

Mikhail Vasilievich Ostrogradsky : né Michel Vassilievitch est un physicien et mathématicien russe.

 

Gaston Paris : médiéviste et philologue français.

 

Pierre de Blois : diplomate et poète français néo-latin.

 

Henri Poincaré, mathématicien, physicien et philosophe français

 

Raymond Queneau, romancier, poète, dramaturge et mathématicien, et co-fondateur du mouvement littéraire appelé « Oulipo » (OUvroir de LIttérature POtentielle).

 

Elia Ravelomanantsoa, femme d'affaires malgache

 

Vera Maria Rosenberg:  agent du service secret britannique Special Operations Executive (SOE),

 

Gustave Roussy, neurologue, cancérologue, Recteur de l'Académie de Paris, fondateur du premier centre anticancéreux français.

 

Pierre Paul Royer-Collard : un homme politique libéral et philosophe français.

 

Maximilien Rubel : militant communiste et marxologue autrichien naturalisé français

 

Adrian Ruchwald, réalisateur de films documentaires

 

Ibrahim Rugova : était un écrivain kosovar

 

Émile Saisset :philosophe français

 

Jean-Paul Sartre, philosophe et écrivain français (dramaturge et nouvelliste) ainsi que critique du XXe siècle : il a toujours rejeté les honneurs, notamment en 1964 le prix Nobel de littérature

 

Jorge Semprún écrivain, ancien ministre de la Culture d'Espagne

 

Jean-Pierre Serre : mathématicien français

 

Emmanuel Joseph Sieyès : homme d'Église, homme politique et essayiste français.

 

Pierre Teilhard de Chardin, jésuite, chercheur, théologien, paléontologiste et philosophe français.

 

Pierre Eliot Trudeau, politicien canadien (ancien premier ministre du Canada)

 

Marina Tsvetaeva : poétesse russe

 

Anne Robert Jacques Turgot : homme politique et économiste français.

 

John Napier Turner : dix-septième premier ministre du Canada

 

Étienne Vacherot

 

Jacques Vergès, avocat

 

Sergio Vieira de Mello : diplomate

 

Pierre Vidal-Naquet, historien , helléniste

 

Saint Vincent de Paul, ministre des Cultes, apôtre de la charité

 

Abel-François Villemain : homme politique et écrivain français

 

Sam Waterston : acteur et producteur américain

 

Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, écrivain et professeur de littérature

 

Jean Ziegler, politicien et sociologue, homme politique suisse. En 2002 il refuse le controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye

 

Liens

 

86http://www.sorbonne.fr/

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02http://www.univ-paris1.fr/universite/historique/article164.html

04http://www.fordham.edu/halsall/french/bul.htm

06http://fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

     

lundi 27 août 2007, a 14:47
28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.
 

  28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.

 

L’Esclavage  

 

 L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, un travailleur non libre et généralement non rémunéré qui est juridiquement la propriété d'une autre personne et donc négociable, au même titre qu'un objet. Au sens large, l'esclavage est le système socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un crime contre l'humanité. 

 

Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement).

 

En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer.

L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés.

 

Définitions : Étymologie

 

Le terme "moderne" esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave), de grec sklabos. Le mot «esclave» serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de «Slovénie»). La même racine se retrouve dans le mot arabe saqaliba.

Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du Moyen Âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

 

Définition française

 

Selon l'Académie française, l'esclave est une "personne qui n'est pas de condition libre, qui appartient à un maître exerçant sur elle un pouvoir absolu." L'esclavage est donc avant tout la condition d'esclave, et la réduction d'un homme à l'état d'esclave, de manière généralement involontaire. L'esclave peut dépendre de toute autorité : personne, groupe, organisation, État.

 

L'Académie française ajoute à cela, par extension, toute "institution sociale fondée sur l'existence d'une classe d'esclaves" Par analogie, l'esclavage est donc l'"état, [la] condition de ceux qui sont soumis à une tyrannie, à une autorité arbitraire ; asservissement, servitude." La définition n'exclut donc pas formellement la notion de servitude volontaire.

 

Autres sens :

 

Au sens figuré, l'esclavage est l'état d'une "personne qui, par intérêt ou par goût, se met dans la dépendance d'une autre et suit aveuglément ses volontés."

 

Par extension, "se dit d'une personne qui se tient dans un état d'assujettissement, de dépendance, qui subit l'empire d'une chose."

Au figuré, "se dit de tout ce qui tient dans un état d'assujettissement, de dépendance. L'esclavage du tabac. L'esclavage de la mode. L'esclavage des passions. Par méton. Activité imposant une sujétion. Ce travail est lucratif, mais c'est un véritable esclavage."

 

Définitions juridiques

 

Plusieurs textes internationaux ont tenté de définir la notion d'esclavage.

La convention relative à l'esclavage (1926) de la Société des nations dispose en son article premier que "L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux". L'article définit également la traite des esclaves comme "tout acte de capture, d'acquisition ou de cession d'un individu en vue de la réduire en esclavage; tout acte d'acquisition d'un esclave en vue de le vendre ou de l'échanger; tout acte de cession par vente ou échange d'un esclave acquis en vue d'être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d'esclaves."

 

L'Organisation internationale du travail a adopté en 1930 une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : "le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré."

 

La convention relative à l'abolition de l'esclavage (1956) des Nations unies renvoie à la définition de la convention de 1926, en ajoutant en son article premier plusieurs "Institutions et pratiques analogues à l'esclavage" : servitude pour dettes, servage, mariage forcé, etc.

 

Usages particuliers

 

L'OIT assimile au travail forcé, le travail des enfants (voir l'article).

La notion d'esclavage ou de servitude est souvent utilisée comme argument politique ou idéologique : notion anticapitaliste d'esclavage salarié, notion libérale d'esclavage fiscal, raisonnements de pacifistes et raisonnements de libéraux (pacifistes ou non) assimilant le service militaire à une forme d'esclavage (ce que la convention de l'OIT de 1930 exclut clairement), notion d'esclavage animal

 

Histoire de l'esclavage

 

Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage. Les questions à retenir pour l'analyse historique concernent avant tout le statut et la fonction de l'esclave selon l'époque et le lieu :

 

Comment la société considérait-elle l’esclave et quelle position lui conférait elle ?

 

Comment devenait-on esclave ?

 

Quel travail attribuait-on à l’esclave ?

 

L'esclave pouvait-il sortir de cette condition et comment ?

 

Dans les civilisations de l'Antiquité :

 

L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales.

 

Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sûres de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent.

 

Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales.

 

Il faut noter que l'esclavage non marginal ne correspond qu'à un type de sociétés, dites révolutionnaires. En effet, l'esclavage, là où il est institué, est généralisé et provoque inévitablement des soulèvements et remises en cause du système social, ceux-ci étant majoritaires dans une société esclavagiste.

 

Ainsi, l'esclavage est la réduction d'une personne à un état de privation de toute liberté, celle-ci allant de libertés sociales aux libertés les plus fondamentales. L'esclave est exclu de la société tout en étant dans les sociétés esclavagistes un élément moteur.

 

Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope (VIe siècle av. J.C.), étaient des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) était esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) était également esclave.

 

Au Moyen Âge :

 

Sans qu'aucune vraie révolution ne soit opérée, l'influence grandissante du christianisme amène une évolution progressive et renforce un mouvement d'émancipation en réalité entamé sous les empereurs païens de la Rome antique.

 

L'Église considère maîtres et esclaves comme des égaux, elle s'oppose à ce que des chrétiens appartiennent à d'autres chrétiens. L'esclave peut se marier, sa famille est reconnue. Il peut aussi se faire moine, trouver asile, et donc être soutenu contre son maître.

 

À la fin de la Rome antique correspond donc, en Occident, le passage progressif de l'esclavage à une forme "adoucie", le servage, généralisé à partir du VIIIe siècle.

 

Le serf jouit d'une personnalité juridique. Tout d'abord, il n'appartient pas à son seigneur ; en outre, il possède des biens, peut ester et témoigner en justice, peut contracter (mariages, contrats de vente) plus ou moins librement. Sa condition de servage peut elle-même faire l'objet d'un contrat.

Ce qui lie le serf à son seigneur tient plutôt de la vassalité : il lui doit fidélité, comme dernier étage de la pyramide féodale.

Cette fidélité, comme tout lien féodal, a une contrepartie : le seigneur lui doit protection.

Cependant, l'institution de l'esclavage subsiste tout au long du Moyen Âge. Plus au moins disparu au nord des Alpes, le nombre d'esclaves augmente en Catalogne et particulièrement en Italie entre XIIIe et XVe siècle.

 Les grandes républiques maritimes de Gênes et de Venise sont les plus grands marchands d'esclaves à cette époque. Sont réduits en esclavage surtout des individus capturés au nord de la mer noire, où la colonie génoise de Caffa représente la plaque tournante du trafic d'esclaves.

 Les esclaves mâles sont pour la plupart exportés vers l'Égypte mamelouk où ils constituent une ressource indispensable pour le recrutement de soldats, tandis que les femmes esclaves sont amenées en majorité en Italie et sur les grandes îles méditerranéennes (Crète, Sicile, Majorque, Chypre), où elles trouvent leur place dans le service domestique.

 

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, il s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays des « infidèles » et les pays de l'Islam.

 

Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du XXIe siècle, des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des Noirs chrétiens et animistes.

 

Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus.

En Égypte mamelouk les esclaves venus de la mer noire et amenés en grande partie par des marchands italiens constituent une ressource indispensable pour le recrutement des armées égyptiennes.

 

De la Renaissance aux Lumières :

 

Alors que l'esclavage recule en Europe du fait de l'extension du christianisme, sans toutefois disparaître, il prend son essor dans les colonies américaines. Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537) et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des amérindiens ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ».

 

Une décision qui marque paradoxalement le départ de la traite transatlantique. Les nations européennes, en particulier le Portugal, la France, la Hollande et l'Angleterre se lancent dans le commerce triangulaire entre des ports de l'Europe, le Golfe de Guinée et les Amériques (Brésil, Antilles). La motivation première des négriers est économique et l'esclave noir est considéré comme une marchandise.

Alors que l'esclavagisme américain atteint son rendement maximum au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières ébauchent la prise de conscience abolitionniste.

 

Abolitions de l'esclavage : Une longue bataille :

 

Le servage disparaît progressivement en Europe occidentale à la fin du Moyen-Age ; au XVIIIe siècle, il avait quasiment disparu en France. Mais il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'il disparaisse de l’Europe orientale et sera aboli en 1861 en Russie. Concernant l'esclavage, en 1769 les Quakers de Pennsylvanie donnent l'exemple à suivre.

En Suède, une forme répandue de servage dès le XVIIIe siècle était le statut de statare, lesquels étaient des ouvriers agricoles qui recevaient quelques vivres et le logis comme salaire. Leur condition de vie étaient généralement très dure. Des écrivains suédois du XX siècle issus de ces milieux ont décrit les conditions de vie de ces derniers serfs européens..

Dès le 2 mars 1807 Britanniques et Américains s'interdisent la traite négrière puis sous leur pression en 1815 au congrès de Vienne ils sont suivis par la plupart des autres puissances européennes, mais tant que l'esclavage ne fut pas interdit partout, la traite se poursuivit de façon clandestine. Il faut attendre une succession d'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse au cours du XIXe siècle :

 

En 1792 le Danemark aurait interdit l'esclavage sur son territoire.(A vérifier!)

Le 29 août 1793 par le conventionnel Léger-Félicité Sonthonax à Saint-Domingue.

Le 4 février 1794 sur toutes les colonies de la France par un vote de la Convention.

En 1813 par l'Argentine.

Le 29 mars 1815 par Napoléon I°, lors des Cent-Jours. Soit 13 ans après son rétablissement de 1802.

En 1821 par la Colombie.

En 1829 par le Mexique.

Le 2 mars 1833 pour les colonies britanniques.

Le 26 décembre 1847 par l'Empire ottoman.

Le 27 avril 1848 (troisième abolition) par la France sur les colonies françaises.

En 1848 par le Danemark sur leur colonie de l'île St.Croix (Antilles)

En 1863 par le Pays-Bas.

Le 18 décembre 1865 aux États-Unis (mais remplacé dans certains états par la ségrégation.

En 1878 par le Portugal.

Le 13 mai 1888 au Brésil.

En 1942 par l'Ethiopie.

En 1945 en Suède, le statut de statare est aboli.

En 1980 en Mauritanie, dernier pays à avoir officiellement aboli l'esclavage.

 

En France :

 

En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États Généraux. Les habitants de Champagney mettent dans leur cahier un article unique en son genre (l'article 29), dit Vœu de Champagney qui condamne avec énergie la traite des Noirs et réclame fermement son abolition.

 

La Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794 grâce à l’action de la Société des amis des Noirs de l’abbé Grégoire, sur l'exemple de l'affranchissement décrété à Saint-Domingue par Léger-Félicité Sonthonax. De ce fait, on peut dire de la France qu'elle fut la première nation dans le monde à abolir l'esclavage dans ses colonies.

 

Malheureusement, il est rétabli par Napoléon Bonaparte, le 20 mai 1802.

La seconde et définitive abolition officielle de l'esclavage date du 27 avril 1848 notamment grâce à l'action du député Victor Schoelcher et ses amis.

Il faut cependant attendre l'aube du XXIe siècle pour voir se développer un travail de mémoire autour de l'esclavage.

Le 10 mai 2001, le Parlement Français vote la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité. Suite à cette loi et au comité pour la mémoire de l'esclavage, présidé par l'écrivain guadeloupéen Maryse Condé, Jacques Chirac a annoncé le 30 janvier 2006 la création d'une journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, qui se tiendra tous les 10 mai.

 

Cette commémoration s'ajoute aux dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage en vigueur depuis 1983 dans les départements d'outre-mer: le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane, le 20 décembre à La Réunion, le 27 avril à Mayotte.

 

L’exception haïtienne :

 

À Saint-Domingue, il y eu plusieurs révoltes dont celle de 1702. Mais c'est en 1791 que profitant des troubles issus de la révolution française de 1789 et galvanisés par les idées de liberté, d’égalité et de fraternité, François-Dominique Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe ont dirigé la seule rébellion d'affranchis et d’esclaves noirs qui ait été menée à terme. En 1804 l’ancienne colonie française de l'île Saint-Domingue est devenue Haïti.

 

Esclavage au XXe siècle :

 

Soit par survivance du phénomène esclavagiste traditionnel, soit à travers de nouvelles formes dites "modernes", l'esclavage est resté une réalité au XXe siècle. De nombreux comportements systématiques (camps de concentration ou de travail, proxénétisme) ont ainsi progressivement été analysées comme de nouvelles formes d'esclavage.

 

Dans les colonies, les colonisateurs ont préféré astreindre les populations locales au travail forcé. Dans les faits, le travail forcé constituait exactement les mêmes conditions pour les africains que dans les plantations: surexploitation, punitions corporelles, statut d'infériorité, répressions violentes, massacres. Sous Léopold II une importante campagne d'information et de réprobation fut lancée au Royaume-Uni contre l'attitude des colons au Congo Belge Zaïre.

 

En URSS, Chine (et autres pays communistes) règnent la déportation brutale vers des camps de travaux forcés (Goulag ou Lao gai) où l'individu est assujetti à un travail à vie gratuit et dans des conditions qui l'écrasent. Souvent même, toute sa famille subit le même sort.

 

Pendant la seconde Guerre mondiale, les envahisseurs (Allemands et Japonais) imposent et organisent l'esclavage de masse par leur dictatures militaires criminelle dans les pays conquis et en partie sur leur propre population. Cet esclavage d'exerce au sein de camps de travail ou de camps de concentration. Les cas de prostitution forcée sont aussi fréquents, particulièrement dans le cas japonais.

 

Enfin, plusieurs pays anciennement colonisateurs, notamment des pays arabes, ont maintenu l'esclavage jusqu'au milieu du XXe siècle : Arabie saoudite et Oman mais également chez les Maures de certaines colonies françaises, en Mauritanie et au Soudan français, et ce malgré sa suppression officielle. La Mauritanie supprima l'esclavage des Harratins en 1980. Aujourd'hui, l'esclavage traditionnel résiste dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.

 

Esclavage contemporain :

 

L'esclavage n'a cependant pas totalement disparu dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique ou le sous-continent indien. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d' « esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage.

 

L'esclavage réapparaît au actuellement au Soudan. Les Musulmans du nord ont rétabli la Charia lors de la décolonisation et l'appliquent de force aux noirs chrétiens et animistes du sud qui se sont rebellés. Ceux-ci, repoussés dans la Province Équatoriale, la plus insalubre, ont résisté de leur mieux depuis l'indépendance. Aussi les forces gouvernementales ont-elles massacré les populations civiles de nombreux villages et continuent à y enlever de nombreux enfants pour les convertir à l'islam et les utiliser comme esclaves à Khartoum.

 

Dans les pays développés, par extension et suite à l'évolution des points de vue, le politiquement correct considère d'autres situations assimilable à de l'esclavage moderne.

 

La proxénétisme dont le tourisme sexuel.

 

Le travail clandestin,

 

Certaines conditions de travail (plus de huit heures par jour, le travail des enfants, etc.)

 

En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage. La pratique des enfants soldats peut également être assimilée à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues fortes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 25 août 2007, a 12:19
23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.
 

  23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.

 

Affaire Sacco et Vanzetti  

 

L'affaire Sacco et Vanzetti est le nom d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis, et dont les victimes furent les anarchistes d'origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti

 

Contexte  

 

Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l'économie de guerre et faire face à l'inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.

 

 En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.

 

L'année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes : les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.

 

 Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.

 

Certains sont emprisonnés, d'autres contraints de s'exiler. L'opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchevisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine l'anglais.

 

Début de l'affaire

 

Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti sont arrêtés ; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages (le 24 décembre 1919 à Bridgewater et le 15 avril 1920 à South Braintree où deux convoyeurs sont tués).

 

Condamnation

 

Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison.

 

 Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles.

 

 Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice : le dictateur italien Mussolini prend même leur défense.

 

 Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n'aimait ni les Italiens, ni les anarchistes, refuse de rouvrir le dossier.

 

Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros passent sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant une immense réprobation.

 

Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »

 

Culture populaire

 

La chanson Here's to you de Joan Baez leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous): "Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph".

 

Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.

 

Citation

 

Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

 

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

 

Sites :

http://increvablesanarchistes.org/articles/1920_36/sacco_vanzetti.htm

 

 L'anarchisme voir article sur

 

 http://amaj.blog.mongenie.com/

 

 

 

mercredi 22 août 2007, a 11:25
21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.
 

  Le 21 août est le 233e jour de l'année (234e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

 

21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.

 

La Joconde

 

La Joconde (ou « Portrait de Mona Lisa ») est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1507. Huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm, il est exposé au Musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard.

La Joconde est devenue un tableau mythique car à toutes les époques les artistes l'ont prise comme référence. Elle constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de la Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de nos jours l'une des œuvres d'art les plus célèbres du monde.

 

Historique 

 

Léonard de Vinci commence le portrait à Florence en 1502, et d'après Vasari l'achève au bout de quatre années. La Joconde ne quitta jamais Léonard de son vivant. Il l'emporta probablement à Amboise où François Ier le fit venir. Ce dernier en fit l'acquisition - à Léonard lui-même ou à ses héritiers après sa mort - et l'installa à Fontainebleau.

Le portrait quitte le château pour le Louvre alors résidence royale , et est ensuite accroché au château de Versailles. Louis XIV en fit l'un des tableaux les plus en vue à Versailles, et l'exposait dans le Cabinet du Roi jusqu'en 1650.

Il regagne le Louvre devenu musée en 1798, mais est à nouveau déplacé sur ordre du premier consul Bonaparte qui le fait accrocher au palais des Tuileries en 1800 dans les appartements de Joséphine, puis le rendit au Louvre en 1804 .

Le tableau fut volé le 21 août 1911. On soupçonna le poète Guillaume Apollinaire et le peintre Pablo Picasso d'être les auteurs de ce vol, revendiqué par ailleurs par l'écrivain italien Gabriele d'Annunzio. La Société des Amis du Louvre offrit une récompense de vingt-cinq mille francs, un anonyme proposa de doubler cette somme. La revue L'Illustration promit cinquante mille francs pour qui rapporterait le tableau dans les locaux du journal. Le voleur était l'italien Vincenzo Perugia, un vitrier qui avait participé aux travaux de mise sous verre des tableaux les plus importants du musée. Il conserva le tableau pendant deux ans dans sa chambre à Paris, puis de retour en Italie il proposa de le revendre le 10 décembre 1913 à un antiquaire florentin qui donna l'alerte.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le tableau fut mis en sécurité au château d'Amboise, puis à l'abbaye de Loc-Dieu, et enfin au Musée Ingres de Montauban. Pendant un temps, il fut entreposé sous le lit même du conservateur du musée du Louvre en exil dans le château de Montal en Quercy (Lot).

En janvier 1963, le ministre de la culture André Malraux expédie la Joconde aux États-Unis où elle est reçue par le président Kennedy. Elle est exposée à la National Gallery de Washington DC puis au Metropolitan Museum of Art de New York. Elle est admirée par 1,7 millions de visiteurs au total. Elle fait aussi deux autres voyages en Russie et au Japon en 1974.

Depuis mars 2005, la Joconde bénéficie au Musée du Louvre d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États, dans laquelle elle fait face au non moins célèbre tableau de Véronèse, les Noces de Cana. 

 

Description

 

La Joconde est le portrait d'une jeune femme, sur fond d'un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, de l'italien enfumé, est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.

La femme porte sur la tête un voile noir transparent et une robe. On remarque que totalement épilée, conformément à la mode de l'époque, elle ne présente ni cils, ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l'amorce de la base renflée d'une colonne sur la gauche. À l'arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détache un chemin sinueux et une rivière qu'enjambe un pont de pierre. On peut remarquer une cassure de la ligne d'horizon. La tête de la Joconde sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l'horizon ne se trouve pas au même niveau.

La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.

 

Le modèle

 

Lisa Maria Gherardini

 

Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait à l'origine Lisa Gherardini, née en mai 1479 à Florence. Issue d'une famille modeste, elle épousa à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco - né en 1496 - une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andréa - né en 1502.

Francesco del Giocondo possédait une chapelle familiale dans l'église de la Santissima Annunziata, où il fut plus tard inhumé. Cette église était tenue par les Servites de Marie, qui ont hébergé en 1501 Léonard, fils de Piero da Vinci, le notaire de leur ordre. Il est probable que Léonard et Francesco ont fait connaissance à cette époque. En 1503, Francesco del Giocondo emménage dans une demeure plus grande, via della Stufa, et cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci. Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 au moment où il commença son tableau.

Francesco del Giocondo ne reçut jamais son tableau. Il était inachevé quand l'artiste quitta Florence pour Milan.

 

Cette thèse reste discutée, au prétexte qu'aucune trace d'un paiement n'a été retrouvée. Les liens étroits entre Léonard de Vinci et la famille del Giocondo ont été établis en 2004 par Giuseppe Pallanti

D'après Giuseppe Pallanti (2007), les archives d'une église du centre historique de Florence (Toscane), font référence à un acte de décès de « l'épouse de Francesco Del Giocondo », morte le 15 juillet 1542 et enterrée au couvent Sant'Orsola.

Selon Daniel Arasse, s'il était vivant quand le tableau fut fini, Francesco del Giocondo se serait senti outragé et l'aurait probablement refusé. D'après lui, à cette époque une femme au front dégarni et aux sourcils épilés ne pouvait être qu'une prostituée. Des analyses du tableau postérieures à 2000 ont montré que la Joconde a la tête couverte d'un voile transparent ou peu visible.

 

Autres suggestions

 

Certains font l'hypothèse que le tableau de la Joconde est un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition des calques des autoportraits présents dans ses carnets de croquis et celle de « Mona Lisa ».

La dernière conjecture est basée sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forlì (XVe siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi. Ce portrait est conservé dans le Musée de Forlì, en Italie.

 

Analyse du tableau

 

Dénomination

 

Le titre du tableau vient probablement du patronyme du sujet - « del Giocondo » - mais peut également être attribué à l'attitude de la femme représentée. Il est aussi appelé « Monna Lisa » ou sa déformation plus courante « Mona Lisa », une contraction de « ma donna Lisa » qu'on peut traduire par « madame Lisa ».

 

Symbolisme

 

En italien, giocondo signifie "heureux, serein". Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi le portrait d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de l'idée de sérénité.

Selon certains, la Joconde est aussi l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.

 

Le sourire et le regard

 

Le sourire de la Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre.

Tout en donnant l'impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa droite, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l'œuvre et le spectateur. Bruno Mathon, critique d'art, dit ainsi que la Joconde « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant. »

 

Une source d'inspiration

 

Dès le XVIe siècle, La Joconde inspira de nombreux peintres, qui en firent des copies et imitations plus ou moins fidèles. Corot, Robert Delaunay et Fernand Léger en ont tiré des variations. Au XXe siècle les surréalistes, pour protester contre « l'art établi » détournèrent le tableau. Mona Lisa se vit affublée d'une moustache par Salvador Dali, et par Marcel Duchamp sous le titre « L.H.O.O.Q. », reçut une pipe dans la bouche, chevaucha une moto, fut déguisée en ange de la mort, en chien ou en sirène...

D'autres arts s'en sont emparés : des chanteurs, comme Barbara (paroles et musique de Paul Braffort), Serge Gainsbourg ou Patachou l'ont chantée. Des auteurs « jocondoclastes », de Jean Margat à l'oulipien Hervé Le Tellier, ont fait d'elle un personnage littéraire.

 

Analyses techniques

 

En décembre 2005, le magazine britannique The New Scientist relate une étude basée sur un logiciel de reconnaissance des émotions sur le visage. D'après cette étude Mona Lisa était 83% heureuse, 9% écœurée, 6% craintive et 2% en colère.

Le Conseil national de recherches du Canada a dévoilé le 26 septembre 2006 à Ottawa les résultats d'une étude réalisée grâce à un système de balayage laser sophistiqué, en couleurs et en trois dimensions. Celle-ci a permis de découvrir que Mona Lisa était enveloppée d'un "voile de gaze" fin et transparent normalement porté à l'époque par les femmes enceintes ou venant d'accoucher. Masqué par le vernis, ce détail n'avait jamais été observé jusqu'à présent. Le sourire mystérieux de la Joconde serait donc celui d'une femme enceinte ou qui vient d'avoir un enfant.

 

Bibliographie

 

André Chastel, L'Illustre incomprise, Gallimard, 1988

Daniel Arasse, Léonard de Vinci, Hazan, 2002 (réimpr. 1° édition 1987

Cécile Scailliérez, Léonard de Vinci, La Joconde, éditions Musée du Louvre/Réunion des Musées nationaux, coll. « Solo », 2003  

(it) Giuseppe Pallanti, Monna Lisa Mulier ingenua, Polistampa, 2004)

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 19 août 2007, a 10:48
19 août 1692Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts
 

  Le 19 août est le 231e jour de l'année (232e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien

 

19 août 1692 : Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts. L'écrivain Arthur Miller s'inspirera de ce fait divers dans sa pièce de théâtre Les sorcières de Salem.

 

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîne la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650

 

Les faits

 

En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Denver), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.

 

Début de l'affaire

 

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

 

Épilogue

 

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.

 

Causes de l'hystérie

 

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

 

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

 

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.

 

Personnages

 

Clergé protestant :

 

Révérend Cotton Mather

Révérend Samuel Parris

Révérend Increase Mather

Révérend Francis Dane

Révérend Deodat Lawson

Révérend Samuel Willard

 

Président de la cour :

 

Lieutenant gouverneur William Stoughton

 

Juges assesseurs :

 

John Hathorn (grand-père de l'écrivain Nathaniel Hawthorne)

Samuel Sewall

Thomas Danforth

Bartholomew Gedney

John Richards

Nathaniel Saltonstall

Peter Sargent

Stephen Sewall, Clerk

Wait Still Winthrop

 

Possédés : Ceux qui se plaignirent des faits de sorcellerie :

 

Sarah Bibber

Elizabeth Booth

Sarah Churchill

Martha Goodwin

Elizabeth Hubbard

Mary Lacey (fut aussi accusée d'être sorcière)

Mercy Lewis

Betty Parris

Bethshaa Pope

Ann Putnam, Jr.

Susanna Sheldon

Mercy Short

Mary Walcott

Mary Warren (fut accusée d'être sorcière quand elle se rétracta et affirma que les jeunes filles étaient des simulatrices)

Abigail Williams

 

Accusés : Cette liste n'est pas exhaustive. Il y eut entre 150 et 300 accusés de sorcellerie enregistrés, et peut-être plus encore qui ne furent pas emprisonnés :

 

Cne John Alden Jr.

Daniel Andrew

Sarah Bassett

Edward Bishop

Sarah Bishop

Mary Black

Dudley Bradstreet

John Bradstreet

Sarah Buckley

Richard Carrier

Candy, esclave de Salem

Mary Clarke

Sarah Easty Cloyce

Sarah Cole

Giles Corey

Mary Bassett DeRich

Ann Dolliver

Rebecca Eames

Mary English

Philip English

Abigail Faulkner

Ann Foster

Dorcas Hoar

Abigail Hobbs

Deliverance Hobbs

Elizabeth Howe

Mary Ireson

George Jacobs, Jr.

Margaret Jacobs

Elizabeth Johnson

Mary Lacey, Sr.

Mary Lacey (également possédée)

Sarah Osborne

Lila Mantion(disparue avant sa condamnation)

Lady Phips, épouse du gouverneur Phips

Susannah Post

Elizabeth Bassett Proctor

Tituba

Job Tookey

Hezekiah Usher

Mary Withridge

 

Exécutés

 

Bridget Bishop - pendue, 10 juin 1692

Rev. George Burroughs - pendu, 19 août 1692

Sarah Brenet - pendue,18 juillet 1692

Martha Carrier - pendue, 19 août 1692

Martha Corey - pendue, 22 septembre 1692

Giles Corey - écrasé par empilement de pierre jusqu'à ce que mort s'ensuive, 19 septembre 1692

Mary Easty - pendue, 22 septembre 1692

Sarah Good - pendue, 19 juillet 1692

Elizabeth Howe - pendue, 19 juillet 1692

George Jacobs, Sr. - pendue, 19 août 1692

Susannah Martin - pendue, 19 juillet 1692

Rebecca Nurse - pendue, 19 juillet 1692

Alice Parker - pendue, 22 septembre 1692

Mary Parker - pendue, 22 septembre 1692

John Proctor - pendu, 19 août 1692

Ann Pudeator - pendue, 22 septembre 1692

Wilmott Redd - pendu, 22 septembre 1692

Margaret Scott - pendue, 22 septembre 1692

Samuel Wardwell - pendu, 22 septembre 1692

Sarah Wildes - pendue, 19 juillet 1692

John Willard - pendu, 19 août 1692

 

Décédés en prison :

 

Sarah Osborne

« Dr. » Roger Toothaker

Ann Foster

Lydia Dustin

nourrisson de Sarah Good

 

Adaptations

 

Pièce de théâtre :

 

Les Sorcières de Salem est une pièce de théâtre d'Arthur Miller (en:The Crucible, en anglais) écrite, publiée et jouée pour la première fois en 1953. Dans cette pièce, Miller utilise le procès des sorcières de Salem comme une allégorie du maccarthisme. Miller fut lui-même interrogé par le House Committee on Un-American Activities (Comité sur les activités anti-américaines) en 1956.

 

Films :

 

Les Sorcières de Salem est un film français de Raymond Rouleau (1956) avec Simone Signoret, Yves Montand, Jean Debucourt, Alfred Adam, Pierre Larquey. C'est l'adaptation de la pièce d'Arthur Miller.

 

La Chasse aux sorcières (The Crucible) est un film américain de Nicholas Hytner (1996), avec Daniel Day-Lewis, Winona Ryder, adaptation de la pièce d'Arthur Miller par l'auteur.

 

Halloween chez les Halliwell : Épisode culte où les trois sorcières de la série Charmed retournent au XVIIème siècle, dans la ville de Salem.

Hocus Pocus est un film américain de Kenny Ortega (1993) avec Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy. Le film a été produit par Walt Disney Pictures.

 

Sources

 

FR) Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé, Gallimard, Folio, septembre 1988 (ISBN 2070379299)

(FR) Liliane Creté, Sorcières de Salem, Julliard, 1995

(en) Mary Beth Norton, In the Devil's Snare (The Salem Witchcraft Crisis of 1692), Alfred A. Knopf, New York, 2002 (ISBN 037540709X)

(en) Marc Aronson, Witch-Hunt: Mysteries of the Salem Witch Trials, Simon and Schuster, 2003

 

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 04 août 2007, a 09:09
4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse
 

  4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse 

 

Les Sept Dormants d'Éphèse : Maximilien, Jamblique, Martinien, Jean, Denis, Constantin et Antonin (+ vers 250), martyrs.

 

La légende des Sept Dormants d'Éphèse est commune aux chrétiens et aux musulmans. L'emplacement actuel du lieu de la grotte serait Selçuk en Turquie.

 

La légende

 

Pour les Chrétiens

 

Selon Jacques de Voragine dans la Légende dorée, cette histoire se déroule au temps de la persécution de l'empereur Dèce (règne de 249 à 251) contre les chrétiens. Sept officiers du palais, issus de la ville d'Éphèse, sont ainsi accusés : ce sont Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin. Alors que l'empereur est en voyage, ils distribuent leurs biens aux pauvres et se réfugient dans la montagne voisine. Au retour de l'empereur, il fait rechercher les sept chrétiens. Ceux-ci, prenant leur repas du soir, tombent mystérieusement endormis : c'est dans cet état qu'ils sont découverts. Dèce les fait alors emmurer dans leur cachette. Et c'est en 418, qu'un maçon ouvre par hasard la grotte où sont enfermés les Sept Dormants. Ceux-ci se réveillent, inconscients de leur long sommeil. Aussitôt, l'empereur Théodose II accourt, et voit dans le miracle une preuve contre ceux qui nient la résurrection des morts

 

Pour les musulmans

 

Dans l'islam, on rencontre une histoire similaire dans le Coran. D'après le récit de la sourate 18e qui évoque cette histoire, les Jeunes Dormants restèrent dans leur caverne durant 309 ans lunaires, ce qui correspond à 300 ans solaires. Dans cette sourate 18e, le Coran appelle les incroyants à témoin et les invite à croire en ce miracle et être sauvés de la géhenne ou à ne pas y croire et être perdus. Il est à noter que les dix premiers versets de cette sourate protègent les croyants de l'antéchrist, versets qui contiennent aussi un avertissement aux chrétiens qu'ils professent le mensonge qui fait de Jésus-Christ un Dieu.

Voici les versets de la sourate 18e du Coran qui raconte cette histoire des Jeunes Fidèles d'Éphèse : [9] Penses-tu que les gens de la Caverne et d'Ar-Raqîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? [10] Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: "Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne". [11] Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. [12] Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. [13] Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger (dans la bonne voie). [14] Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu'ils s'étaient levés pour dire: "Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. [15] Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. Que n'apportent-ils sur elles une preuve évidente? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Allah? [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [17] Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s'écarter de leur caverne vers la droite, et quand il se couche, passer à leur gauche, tandis qu'eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)... Cela est une des merveilles d'Allah. Celui qu'Allah guide, c'est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. [18] Et tu les aurais cru éveillés, alors qu'ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l'entrée, pattes étendues. Si tu les avais aperçus, certes tu leur aurais tourné le dos en fuyant; et tu aurais été assurément rempli d'effroi devant eux. [19] Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour". D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien (de temps) vous y avez demeuré. Envoyez, donc l'un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu'il voie quel aliment est le plus pur et qu'il vous en apporte de quoi vous nourrir. Qu'il agisse avec tact; et qu'il ne donne l'éveil à personne sur vous. [20] Si jamais ils vous attrapent, ils vous lapideront ou vous feront retourner à leur religion, et vous ne réussirez alors plus jamais". [21] Et c'est ainsi que Nous fîmes qu'ils furent découverts, afin qu'ils (les gens de la cité) sachent que la promesse d'Allah est vérité et qu'il n'y ait point de doute au sujet de l'Heure. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et déclarèrent-ils: "Construisez sur eux un édifice. Leur Seigneur les connaît mieux". Mais ceux qui l'emportèrent (dans la discussion) dirent: "Elevons sur eux un sanctuaire". [22] Ils diront: "ils étaient trois et le quatrième était leur chien". Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: "sept, le huitième étant leur chien". Dis: "Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent". Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne.

 

Pèlerinage islamo-chrétien  

 

En 1954, Louis Massignon crée un pèlerinage commun réunissant chrétiens et musulmans. Il se déroule en Bretagne au Vieux-Marché dans les Côtes-d'Armor.

 

vendredi 03 août 2007, a 07:07
3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama
 

  3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama

 

Canal de Panamá  

 

Le canal de Panamá est un canal important traversant l’isthme de Panamá en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres d’un voyage par le cap Horn.

 

Bien que le concept d’un canal à Panamá remonte au début du XVIe siècle, la première tentative de construction commença en 1880 sous l’impulsion française. Après que cette tentative eut échoué, le travail fut terminé par les États-Unis d’Amérique et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, incluant des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune et des glissements de terrain. On estime à 27 500 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.

 

Depuis son ouverture, le canal a remporté un énorme succès et continue d’être un point de passage stratégique pour la navigation. Chaque année le canal permet le passage de plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison. Jusqu'à 2002, un total de 800 000 navires étaient passés par le canal.

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Description  

 

Le canal de Panamá relie le Golfe de Panamá, dans l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et à l’Atlantique. La forme de l’isthme de Panamá, qui serpente, fait que le canal s’écoule en fait du sud-est (depuis le Pacifique) vers le nord-ouest (en direction de l’Atlantique). Pour éviter toute confusion, les autorités du canal classent les transits en deux catégories : direction nord (du Pacifique vers l’Atlantique) et direction sud (de l’Atlantique vers le Pacifique).

 

Le canal peut accueillir des bateaux de différentes tailles, allant des yachts privés jusqu'à de gros navires de commerce. Les bateaux ayant la plus grande taille admissible dans le canal sont désignés sous l’appellation Panamax ; un nombre croissant de navires dépasse cette taille, ils sont appelés post-Panamax. En moyenne une traversée du canal par un cargo prend environ neuf heures. En 2005, 14 011 navires ont emprunté le canal représentant un tonnage total de 278,8 millions de tonnes soit une moyenne de 40 navires par jour.

 

Disposition

 

Le canal consiste en deux lacs artificiels, plusieurs canaux améliorés et artificiels, et trois ensembles d’écluses. Un lac artificiel supplémentaire, le lac Alajuela, agit comme réservoir pour le canal. Un navire se rendant du Pacifique à l’Atlantique effectue le parcours suivant 

depuis les bouées qui en marquent l’entrée dans le golfe de Panamá jusqu'aux écluses de Mira Flores, les navires parcourent 13,2 km dans le canal, passant sous le pont des Amériques ; le système d’écluses de Mira Flores fait 1,7 km de long (en incluant les murs d’approche), avec un dénivelé de 16,5 m à mi-marée ; le lac artificiel de Mira Flores fait 1,7 km et se trouve 16,5 m au-dessus du niveau de la mer ; l’écluse de Pedro Miguel de 1,4 km de long est la dernière partie de la montée avec un dénivelé de 9,5 mètres ; la coupe Gaillard fait 12,6 km de long à une altitude de 26 mètres, et passe sous le pont Centenaire ; la rivière Chagres (Río Chagres), cours d’eau naturel amélioré par un barrage sur le lac Gatún, parcourt 8,5 km vers l’ouest pour se jeter dans le lac Gatún ; le lac Gatún, un lac artificiel formé par le barrage Gatún, transporte les navires sur 24,2 km ; les écluses de Gatún comportent trois étapes pour une longueur totale de 1,9 km et ramènent les navires au niveau de la mer ; un canal de 3,2 km forme l’approche vers les écluses du côté Atlantique ; la baie Limon (Bahía Limón), un immense port naturel, procure un mouillage pour les navires en attente de transit et fait 8,7 km jusqu'à la digue extérieure. Le transit total depuis l’entrée du canal côté Pacifique jusqu'à la digue du côté Atlantique est de 76,9 km. Le marnage maximum du Pacifique est de 6,55 m (+3,35 m à marée haute et -3,20 m à marée basse) ; le dénivelé à Mira Flores varie donc de 13,1 m à la pleine mer à 19,7 m à la basse mer. Du côté Atlantique, le marnage n’excède pas 60 cm. Le niveau moyen de la mer du côté Pacifique est en moyenne 20 cm plus haut que du côté Atlantique.

La baie Limón du côté Atlantique est un mouillage protégé par une digue ; cependant, sa capacité n’est plus adaptée au nombre et à la taille des navires utilisant le canal, et de nombreux navires attendent au mouillage en-dehors de la baie. Le mouillage côté Pacifique est ouvert mais protégé par la topographie du golfe.

 

Écluses

 

Les parties les plus spectaculaires du canal sont les écluses. Celles-ci sont larges de 33,53 m et comportent une longueur utilisable de 304,8 m. La profondeur disponible varie mais la profondeur minimum est de 12,55 m dans la partie sud des écluses Pedro Miguel.

 Ces dimensions déterminent la taille maximum des navires, le Panamax. Toutes les écluses du canal vont par paires : deux séries parallèles d’écluses se trouvent sur chacun des trois sites, autorisant en principe le passage des navires simultanément dans les deux directions. Cependant, les grands navires ne peuvent pas se croiser à grande vitesse dans la coupe Gaillard ; en pratique, le trafic est alterné et les deux voies des écluses ne sont utilisées que dans une direction à la fois.

Chaque chambre est remplie avec 101 000 mètres cubes d’eau; l’eau entre par gravité par un réseau de conduites sous chaque chambre. Les navires sont tractés par de petites locomotives appelées mulas (soit « mules », d’après ces animaux utilisés traditionnellement pour tirer des barges) sur des rails disposés sur les murs des écluses. Les plus petits bateaux sont amarrés par des amarres tenues à la main.

 

 

 

jeudi 02 août 2007, a 09:35
2 Août1980 : Massacre de Bologne
 

  2 Août1980 : Massacre de Bologne. Une bombe laissée dans la salle d'attente de la gare tue 85 personnes et blesse plus de 200 personnes

 

 

Attentat de la gare de Bologne  

 

Le massacre de Bologne (connu en Italie comme la strage di Bologna) est une des plus importantes actions terroristes qui ont touché l'Italie pendant les années de plomb. L'attentat fit 85 morts et blessa plus de 200 personnes dans la gare de Bologne le 2 août 1980, à 10h25. Des membres d'un groupe d'extrême droite furent condamnés pour l'attentat.

 

Attentat  

 

Le 2 août 1980, à 10h25, à la gare de Bologne, une bombe laissée dans la salle d'attente explose. Elle tue 85 personnes et en blesse plus de 200, alors en train de partir ou de rentrer de vacances d'été.

La gare fut presque complètement détruite et un train en partance pour Chiasso renversé.

Dès l'évènement, le gouvernement de Francesco Cossiga et la police ont supposé qu'il s'agissait d'une action terroriste menée par les Brigades rouges (BR), groupe terroriste d'extrême gauche. Mais l'enquête se déroule néanmoins dans plusieurs directions et va finalement s'orienter vers les milieux d'extrême droite.

 

Enquête et procès

 

L'enquête va durer presque quinze ans et seulement grâce à la force et au courage des familles des victimes, le procès ira à son terme.

Le 23 novembre 1995 la cour décide des condamnations suivantes:

les exécuteurs matériels de l'attentat (les néonazis Valerio Fioravanti et Francesca Mambro) sont condamnés à la prison à perpétuité ; la condamnation pour obstruction à l'enquête pour Licio Gelli, grand-maître de la loge maçonnique Propaganda Due (P2), Francesco Pazienza et deux officiers du SISMI : Pietro Musumeci et Giuseppe Belmonte. Le 2 août est considéré en Italie comme la journée de la mémoire de tous les massacres terroristes.

Pour que la mémoire ne s'efface pas, la reconstruction de la gare a prévu la sauvegarde du trou causé par l'explosion dans la salle d'attente et même celle de l'horloge, qui indique encore 10h25.

 

Controverse

 

Des tentatives d'obstruction à l'enquête de la part de certaines officines alimenteront de nombreuses théories conspirationnistes sur une implication des services secrets. L'implication périphérique de la loge P2 qui fut concernée par l'enquête, incita certains à dénoncer un attentat téléguidé par l'organisation Gladio, dans le cadre d'une stratégie de la tension élaborée par certains services secrets des États-Unis. Cette théorie polémique n'a pas été retenue par la justice, qui a condamné un simple groupe terroriste

 

 

Lien : le site officiel de l’association des victimes (en italien) :

5http://www.stragi.it/

 

mercredi 01 août 2007, a 05:59
1 Août 1799 :Naissance de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur
 

  1 Août 1799 :Naissance de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, romancière pour les enfants

 

Sophie Feodorovna Rostopchine, comtesse de Ségur, née le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg et morte le 9 février 1874 à Paris, est une femme de lettres française de naissance russe renommée pour ses livres pour enfants, dont le plus connu s’intitule Les Malheurs de Sophie.

Biographie  

D’une famille d’origine mongole, son père le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826) fut lieutenant-général puis ministre des Affaires étrangères de Paul Ier. En 1812 il est gouverneur de Moscou lors de l’entrée de la Grande Armée. Malgré l’opposition des propriétaires des plus belles demeures, il aurait organisé le grand incendie qui obligea Napoléon à une retraite désastreuse.

Malgré la réussite de ce plan, ceux qui ont perdu leurs manoirs le mettent dans une situation si inconfortable qu’il préfère s’exiler en Pologne en 1814, puis en Allemagne et en Italie et enfin en France en 1817. C’est là que Sophie qui, avec sa mère, s’est convertie au catholicisme, rencontre Eugène de Ségur (arrière petit-fils du maréchal de Ségur) qu’elle épouse le 14 juillet 1819.

Son mari volage, désargenté et désœuvré jusqu’en 1830 où il sera nommé pair de France, ne vient lui rendre visite dans son château des Nouettes, près de L'Aigle dans l’Orne, que pour lui faire huit enfants. On raconte qu’il l’avait surnommée « la mère Gigogne ».

Polyglotte, parlant cinq langues depuis l’âge de six ans, Sophie Rostopchine a souvent présenté un comportement hystérique avec crises de nerfs et longues périodes d’aphasie, l’obligeant à correspondre avec son entourage à l’aide de sa célèbre ardoise. Elle est enterrée à Pluneret dans le Morbihan.

Une vocation d’écrivain tardive

Le cas de la comtesse de Ségur montre qu’une vocation très tardive d’écrivain peut être particulièrement réussie : elle a en effet écrit son premier livre à cinquante-huit ans.

On raconte que la comtesse de Ségur a commencé à se consacrer à la littérature pour enfant quand elle a écrit les contes qu'elle racontait à ses petits-enfants et qu'elle les a regroupés pour former ce qui s'appelle aujourd'hui Les nouveaux contes de fées. Lors d'une réception, elle lut quelques passages à Louis Veuillot pour calmer l'atmosphère qui était devenue tendue. C'est ce dernier qui réussira à faire publier l'œuvre chez Hachette.

Romans

Les romans de la comtesse de Ségur furent publiés entre 1857 et 1872 dans la Bibliothèque rose illustrée chez Hachette. Ils ont été réunis en 1990 sous le titre Œuvres de la comtesse de Ségur dans la collection « Bouquins » chez l’éditeur Robert Laffont. Même si le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, le Général Dourakine, les Malheurs de Sophie…) – qui fait peut-être en partie écho à sa propre enfance malheureuse avec sa mère Catherine Protassov – a souvent été présenté comme l’aspect de cette œuvre à avoir le moins bien vieilli, il s’agit en réalité bien plus d’une rupture avec les modèles de la littérature enfantine de l’époque avec une rédemption d’autant plus exemplaire que le réalisme de la représentation a été sans complaisance. Plusieurs autres thèmes ou faits peuvent sembler désuets par rapport à la vie des Français d'aujourd'hui: par exemple, le vouvoiement des parents, le rôle des domestiques, et les traitements médicaux tels que l'usage abusif de sangsues, des saignées, des cataplasmes "saupoudrés de camphre" (Les Petites Filles modèles), l'eau de gomme fraîche, l'eau salée contre la rage, et ainsi de suite. Mais c'est peut-être ce réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails qui valu à la comtesse de Ségur d'être appelée le Balzac des enfants par Marcelle Tinayre.

Sources d'inspiration

La comtesse de Ségur a donné à plusieurs de ses personnages des noms appartenant à des personnes de son entourage. En voici quelques exemples:

Sophie: son propre prénom, qu'elle donnera à un personnage espiègle, parfois malheureux, auquel la comtesse s'identifie évidemment beaucoup. Voir la dédicace dans Les Malheurs de Sophie. Camille et Madeleine: deux de ses petites-filles nommées Camille et Madeleine de Malaret. Paul: son gendre, le père des petites filles modèles, le baron Paul de Malaret. Élisabeth: Élisabeth Fresneau était une autre petite-fille de la comtesse. C'est la cécité contractée par son fils aîné Gaston de Ségur, ecclésiastique, qui lui inspire l'aveugle Juliette dans Un bon petit diable

Les leçons de morale dans les œuvres de la comtesse de Ségur

Les romans de la comtesse de Ségur sont fortement moralisateurs. Le juste et l'injuste s'opposent pour bien faire comprendre ce qu'est le droit chemin et combien il est dans l'intérêt de tous d'être courageux, doux et sans mauvaises intentions.

Dans les romans de la comtesse de Ségur, l'éducation est un facteur déterminant dans l'évolution de l'individu. Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants. Trop de laxisme et d'indulgence les rendent égoïstes et vicieux.

Les romans opposent des exemples de ce qu'il faut faire et de ce qu'il ne faut pas faire. Les titres expriment d'ailleurs cette dualité : par exemple, Jean qui grogne et Jean qui rit. L'auteur oppose souvent un personnage exemplaire à un enfant qui se cherche : les petites filles exemplaires que sont Camille et Madeleine à la malheureuse Sophie dans Les Petites Filles modèles, Blaise à Jules dans Pauvre Blaise et Juliette à Charles dans Un bon petit diable.

Dans certains cas, le jeune héros commet des fautes qui résultent d'une éducation répressive et brutale, la violence et l'injustice que vit Charles avec Mac’Miche, ou Sophie, dans Les Petites Filles modèles qui se fait maltraiter par sa marâtre Mme Fichini. Dans d'autres cas, ce sont les parents qui gâtent et ne punissent jamais leurs enfants, ou qui prennent systématiquement leur défense, quel que soit leur comportement, comme les parents de Jules dans Pauvre Blaise ou de Gisèle dans Quel amour d'enfant !

Chez les enfants, rien n'est joué définitivement. Charles (Un bon petit Diable) et Sophie (Les petites filles modèles), une fois soustraits à la brutalité de leur environnement, pourront s'appuyer sur les modèles de leur entourage pour s'améliorer.

En revanche il est parfois trop tard pour certains, qui deviennent alors ces adultes méchants et puérils qui feront à leur tour le malheur de leurs enfants (les parents de Christine dans François le bossu). Mme Fichini, dans les Vacances et les Petites Filles modèles, bat Sophie sans pitié, et, même en présence des adultes, se ridiculise par trop de coquetterie, par sa gourmandise et par tous les défauts dont elle aurait dû se débarrasser étant enfant.

Œuvres

1855 La Santé des enfants, un livre de conseils médicaux, édité à compte d’auteur, réédité dès 1857 1857 Livre de messe des petits enfants (chez Douniol éd.) Tous les livres suivants ont été publiés chez Hachette (LSDE : prépublication dans les colonnes de la Semaine des enfants) :

1857 : Les nouveaux Contes de fées : recueil de contes dont Blondine 1858 : Les Petites Filles modèles (12 octobre) 1859 : Les Malheurs de Sophie 1859 : Les Vacances 1860 : Mémoires d'un âne (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 17 décembre 1859) 1861 : Pauvre Blaise (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 13 juillet 1861) 1862 : La Sœur de Gribouille (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 22 mars 1862) 1862 : Les Bons Enfants (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 13 août 1862) 1863 : Les Deux Nigauds (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 4 octobre 1862) 1863 : L'Auberge de l'Ange gardien (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 8 avril 1863) 1863 : Le Général Dourakine (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 14 novembre 1863) 1864 : François le bossu (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 4 mai 1864) 1865 : L'Évangile d'une grand-mère 1865 : Un bon petit Diable (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 14 décembre 1864) 1866 : Comédies et proverbes : recueil de nouvelles dont Les Caprices de Gizelle 1865 : Jean qui grogne et Jean qui rit 1866 : La Fortune de Gaspard, un roman avec des accents balzaciens, contrairement aux autres romans de la comtesse de Ségur 1867 : Quel amour d'enfant ! 1867 : Le Mauvais Génie 1867 : Les Actes des Apôtres (du nom d’un chapitre de la Bible : Actes des Apôtres) 1868 : (11 avril) : Le Chemineau, ultérieurement re-titré Diloy le chemineau 1869 : La Bible d’une grand-mère 1871 : Après la pluie, le beau temps    

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 29 juillet 2007, a 09:13
30 Juillet 2003 : la dernière Coccinelle de Volkswagen sort de l'usine de Mexico
 

  30 Juillet 2003 : la dernière Coccinelle de Volkswagen sort de l'usine de Mexico.

 

 

La Coccinelle est la première auto produite par la marque allemande Volkswagen.

Histoire

 

Le 28 mai 1937, la société Gesellschaft zur Vorbereitung des Deutschen Volkswagens GmbH (littéralement Société pour la préparation de la Voiture du Peuple Allemand) fut fondée en Allemagne. La production de la voiture commença début 1938 d'abord à des fins militaires.

Voulue par Hitler, dont il dessina lui-même une vague esquisse, afin de donner au peuple Allemand une voiture « pouvant transporter à 100 km/h une famille de 4 personnes en consommant 7 litres aux 100 pour moins de 1 000 Reich marks », la voiture fut développée durant l'Allemagne nazie par Ferdinand Porsche. Ferry Porsche, le fils de Ferdinand Porsche, utilisera d'ailleurs la base de la Volkswagen pour réaliser la Porsche 356 après la guerre. Les Allemands pouvaient épargner sur un compte spécial pour ensuite avoir le droit à la voiture. Cependant, les usines de Wolfsbourg, où elle devait être construite, furent utilisées très vite pendant la guerre pour y construire, non plus des voitures pour le peuple, mais des versions militaires de la coccinelle (Kübelwagen et Schwimmwagen). Quelques versions civiles sortiront tout de même des chaînes de fabrication entre 1940 et 1945. C'est après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les Britanniques rouvrirent l'usine, que la production redémarre réellement. Celle-ci ne cesse d'augmenter ; la voiture est en évolution permanente et s'exporte dans le monde entier dès 1951. Deux versions de cabriolet sont disponibles à partir de 1949, versions fabriquées par les carrossiers Hebmüller et Karmann. Sur les 2 versions, seul subsistera Karmann, l'usine Hebmüller stoppera sa production en 1950 à la suite d'un incendie, 696 exemplaires seulement auront été produits.

En 1955, l'usine de Wolfsburg fête sa millionième voiture fabriquée. On distinguera différentes évolutions qui caractérisent la coccinelle dont : la Split Window (1938 / 1953) puis l'Ovale (1953 / 1957) représentées par leurs formes de lunette arrière très caractéristiques.

Apparaissent aussi les modèles De luxe, Standard, Export motorisées par un 1 200 cm³. En 1966, c'est l'arrivée attendu du moteur 1 300 cm³ puis le 1 500 cm³. En août 1967 des changements majeurs apparaissent sur la Coccinelle : Les ailes avant changent et accueillent des feux ronds verticaux, et non plus suivant la forme de l'aile comme auparavant, un remplissage d'essence extèrieur, une alimentation électrique en 12 volts (modèles 1300 et 1500 uniquement), des feux arrières plus gros (modèles 1300 et 1500), des pare chocs également plus gros (modèles 1300 et 1500), etc.

Au milieu des années 1960, l'entreprise Volkswagen AG fut fondée et privatisée en partie.

Au début des années 1970, l'apparition des modèles 1302 et 1303, ce dernier reconnaissable à son pare-brise bombé et à son capot avant court.

Le 19 janvier 1978, la 16 255 500e et dernière Coccinelle produite en Allemagne sort de l'usine de Emden.

La dernière coccinelle cabriolet Karmann fût produite le 10 janvier 1980, marquant ainsi l'arrêt définitif de la production de Coccinelles en Allemagne.

La dernière Coccinelle sortit des usines mexicaines de Puebla le 30 juillet 2003.

La Volkswagen New Beetle, produite depuis 1998, reprend le dessin modernisé de la Coccinelle mais en se positionnant sur un niveau de gamme supérieur.

 

Quelques chiffres

 

Elle fut au total produite à plus de 21 529 464 exemplaires à travers le monde.

Elle dépasse le 17 février 1972 le record de la Ford T et avec 15 007 034 unités, elle devient la voiture la plus vendue au monde jamais produite.

 

Nom de la voiture

 

La Volkswagen Coccinelle portait originellement le nom de KdF-Wagen, où Wagen signifie « voiture » et KdF Kraft durch Freude, c'est-à-dire littéralement « Force par la joie ».

La voiture nommée officiellement Volkswagen (ce fut très longtemps le modèle unique de l'entreprise) fut vite surnommée dans la plupart des pays où elle a été distribuée ; par exemple : Coccinelle en français, Käfer en allemand, Beetle ou Bug en anglais, Vocho au Mexique, Fusca au Brésil...

Elle porte le numéro 60 dans la nomenclature des études Porsche.

 

3Liste des surnoms de la Volkswagen Type 1

 

Cinéma

 

La célébrité de la Coccinelle est confortée par une série de films réalisés par les studios Disney. L'héroïne principale de ces films est une Coccinelle blanche douée de vie et dont le spectateur suit les aventures de par le monde.

La Saga de la Coccinelle est constituée de cinq films, un téléfilm et une série télévisée.

 

Rencontres

Rencontre internationale de VW Coccinelles à Château-d'Œx, dans le canton de Vaud, en Suisse

Des rencontres entre clubs ont lieu très souvent, partout en France et dans le monde, notamment en Europe et aux USA.

 

Pour la France, le Super VW National a lieu au circuit de Thenay (Loir-et-Cher), avec plus de 2 000 Coccinelles et dérivés. Mais il y a aussi le meeting de Menton (Alpes-Maritimes) au cours du mois d'août.

 

Pour la Belgique, c'est le Bug Show qui fait office de rassemblement national, il a lieu sur le circuit de Spa-Francorchamps dans les Ardennes belges et réuni des passionnés de toute l'Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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