| vendredi 26 janvier 2007, a 04:52 |
| Edward Jenner |
Edward Jenner (17 mai 1749 - 26 janvier 1823) est un médecin britannique, célèbre pour son invention de la vaccination contre la variole.
Il est né dans le comté du Gloucestershire, qu'il quittera peu (James Cook l'invite à participer à son second voyage autour du monde mais il refuse).
Suite à son éducation à Édimbourg, il travailla comme médecin ambulant dans son comté. Il fut élu à la Royal Society pour ses observations des habitudes du coucou gris, publiées en 1788.
Dès 1718, on avait essayé d'inoculer la variole à des gens avec du pus pris d'une personne infectée de la même maladie; mais c'est Jenner qui remarqua que les femmes qui trayaient les vaches contractaient souvent le « cow pox », la vaccine des vaches (une maladie proche de la variole mais bénigne: fièvre pendant quelques jours, pus sur le pis des vaches...et sur les mains des vachers) mais souffraient rarement de la variole. Il fit des recherches pour confirmer ce fait, et ensuite passa à une expérience, le 14 mai 1796. [1]. Il prit du pus de la main d'une femme infectée par la vaccine des vaches, maladie semblable à la variole mais moins virulente, et l'introduisit dans le bras d'un garçon qui n'avait encore souffert d'aucune de ces maladies. Il développa la vaccine des vaches, et une fois guéri, Jenner l'infecta avec la variole. Il ne développa pas la maladie, même après plusieurs essais : il était vacciné.
Le vaccin contre la variole est accepté dans toute l'Europe. Napoléon Ier tiendra même à ce que son fils, le roi de Rome, reçoive le traitement préventif.
Variole
La variole ou petite vérole est une maladie infectieuse d'origine virale, très contagieuse et épidémique, due à un pox-virus, et qui a été totalement éradiqué en 1977 (date du dernier cas connu) grâce à la vaccination.
La grande vérole est le surnom d'une maladie totalement différente : la syphilis
Le virus
Il fait partie des pox-virus qui causent entre autre :
le molluscum contagiosum, petite tumeur de la peau bénigne ;
la variole ;
la vaccine, qui a permis la création des premiers vaccins et qui atteint plusieurs espèces animales : vache, singe...
Historique
Connue dans la Chine ancienne où elle aurait été introduite en l'an 49 de notre ère, il est généralement admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, à la suite de l'épidémie de la Mecque en 572. Cependant plusieurs savants ont aussi voulu voir la variole derrière l'épidémie qui frappa l'empire romain durant le règne de Marc Aurèle, couramment appelée peste antonine. Le fléau s'est ensuite répandu dans le monde entier, causant, au cours des siècles, d'effroyables pandémies responsables de millions de morts. Elle est notamment la plus virulente des maladies qui décimèrent les populations amérindiennes lors de la conquête du Nouveau Monde, dès son arrivée en 1518.
Mécanisme
Il s'agit d'une maladie exclusivement inter-humaine ; il n'y a aucun réservoir de virus animal.
La porte d'entrée est usuellement les voies respiratoires, même si d'autres voies de contamination sont possibles. Une première réplication virale se fait au niveau de l'épithélium des bronches, sans occasionner aucun symptôme. Le virus se diffuse ensuite dans le système réticulo-endothélial et entraîne les premiers signes de la maladie. La première lésion se situe fréquemment au niveau du pharynx, permettant ainsi le relargage des virus dans l'atmosphère. La peau est atteinte par transfert du virus à ce niveau par les macrophages.
La maladie, si elle ne tue pas le patient, est immunisante : toute réinfections par le même virus est impossible pendant des années (voire des décennies).
Vaccination de Jenner
Lui-même très favorable à la variolisation, le médecin britannique Edward Jenner entend parler d'une croyance populaire selon laquelle attraper la variole des vaches (cow pox) préserverait de la forme humaine. Le 14 mai 1796, il inocula à un enfant du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine (via le contact avec les pis de la vache, infestée par le cow pox), ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il inocula la variole à l'enfant qui s'est révélé immunisé. Cette pratique s'est répandue progressivement dans toute l'Europe. La variole est restée endémique pendant tout le XIXe siècle et n’a disparu qu’après la Première Guerre mondiale.
Pour l'anecdote, la vaccination à cette époque consistait à prélever du pus directement des pustules et à infecter les hommes avec (ne pas oublier que Louis Pasteur et l'aseptie ne vinrent que plus tard). Et plutôt que de transporter une vache infestée, il était plus simple de se déplacer avec un homme récemment « vacciné » et qui présentait les pustules. Et c'est ainsi que l'intégralité d'un couvent fut un jour vacciné contre la variole mais fut par contre infesté par la syphilis.
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