| mercredi 31 janvier 2007, a 07:21 |
| 31 Janvier 1995 |
31 Janvier 1995 : La Lettonie entre au Conseil de l'Europe
Lettonie : devise nationale : (pour la Patrie et la Liberté) Tēvzemei un Brīvībai
La Lettonie est un pays d’Europe situé sur la rive orientale de la mer Baltique. C’est l’un des trois pays baltes, le pays est bordé par la Lituanie au Sud et par l’Estonie au Nord. La Lettonie a aussi des frontières terrestres à l’Est avec la Russie et au Sud-Est avec la Biélorussie.
Histoire
À partir du XIIIIe jusqu’au XVIe siècle, la Lettonie était la possession des chevaliers prussiens. Au XVIIe siècle, elle était occupée par la Pologne et la Suède.
Au XVIIIe siècle, la Lettonie est devenue partie de l’Empire russe (la province de Liflandie et Kurlandie). La domination traditionnelle des grands propriétaires allemands et la langue allemande ont cependant été conservés dans le pays.
Au cours de la guerre civile en Russie (1917-1922), la plupart des divisions militaires lettonnes (créés pendant la Première Guerre mondiale) luttaient du côté des bolcheviks contre l’Allemagne. Elle acquiert alors une première fois son indépendance en 1918.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle est d’abord envahie (en même temps que les deux autres pays baltes) par l’Union des républiques socialistes soviétiques puis occupée par l’Allemagne nazie, avant d’être « libérée » en 1944 par l’URSS qui l’annexe et en fait une république socialiste soviétique.
Redevenue indépendante en 1991 lors de la scission de l’ex-URSS (qui devient la Communauté des États indépendants, à laquelle n’adhèrent aucun des trois pays baltes), la Lettonie a rapidement adhéré à l’OTAN.
Le 1er mai 2004, elle est devenue membre de l’Union européenne.
Langue Officielle Le Letton
Capitale Riga
Présidente Mme Vaira Vike- Freiberga
Premier Ministre Mr Aigars Kalvitis
Superficie 64589 Km2
Population 2 286 700 hab. soit 35 hab./km2
Indépendance De l’Urss le 18 Novembre 1918
Reconnue le 11 août 1920
Internet .lv
Politique
Le parlement letton, la Saeima, est unicaméral et comporte 100 sièges. Il est élu au suffrage universel direct tous les quatre ans.
Le président de la république est élu par les députés de la Saeima. Le vote se déroule à bulletins secrets et à la majorité absolue (soit 51 voix minimum sur 100). Son mandat est renouvelable une fois.
Le président nomme un premier ministre, qui forme avec son cabinet l’exécutif du gouvernement.
Divisions administratives
La Lettonie est divisée en quatre régions historiques qui ont aussi une valeur administrative secondaire :
le Zemgale au Sud, le Kurzeme à l’Ouest, le Latgale au Sud-Est, le Vidzeme au Nord. Outre les régions précitées, la Lettonie est subdivisée en 26 cantons (ou districts, rajon en letton) et 7 villes au statut spécial (lielpilseta).
Ces entités sont elles-mêmes divisées en villes (pilseta), communes (pagasts) ou communautés de communes (novads).
Chaque subdivision a une sphère d’influence sur les différents aspects du service public et perçoit une partie des impôts sur le revenu payés par les personnes enregistrées dans la subdivision.
Langues
Langues : letton (officielle), russe.
En septembre 2006, la Saeima a approuvé le projet de loi visant à faire adhérer le pays à l’Organisation internationale de la francophonie. Seul 1 % de la population maîtrise déjà le français, mais les personnes haut placées (dont la présidente, Vaira Vike-Freiberga) l’utilisent fréquemment, et une évolution via l’enseignement reste donc prévue. La Lettonie pourrait donc devenir observateur de l’organisme à l’horizon 2008 au sommet qui se tiendra à Québec ( Canada).
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| mardi 30 janvier 2007, a 03:16 |
| 30 Janvier 680 |
Bathilde d'Ascagnie
Sainte Bathilde, ou Batilde, Bathylle, ou encore Beaudour, née vers 626 et morte le 30 janvier 680, à Chelles, est une reine des Francs et épouse de Clovis II.
Reine des Francs
Elle était la fille de Sisoigne, prince d'Ascagnie, et avait été réduite en esclavage par un roi anglo-saxon. En 642, Erchinoald, maire du palais, l'achète à York et l'amène dans le royaume franc. Il aurait souhaité l'épouser, mais celle-ci ne le veut pas et en informe Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne (né en 632, et donc son cadet de six ans), qui l'épouse en 649. Elle n’accepte ce mariage qu’une fois l’accord de son père obtenu.
Plus âgée que son époux, elle l'aurait grandement influencé pour qu'il mène le royaume d'une main ferme, ce qui l'a amené à sanctionner durement ses deux plus jeunes fils qui s'étaient rebellés contre lui. Selon la légende, dite des « énervés de Jumièges » (contée par Pierre de Ronsard), ils furent abandonnés dans une barque sur la Seine, et recueillis à l'abbaye de Jumièges. Clovis et Bathilde auraient été présents lors de leur entrée dans les ordres.
Elle lui donna entre autres enfants Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, Childéric II, roi d'Austrasie, et Thierry III qui succède à Clotaire III.
Régence
À la mort de son mari, en 657, elle exerce la régence au profit du seul Clotaire, pour éviter de démembrer le royaume. Mais elle doit affronter le maire du palais Ébroïn et la fronde des grands d'Austrasie qui veulent leur propre souverain. Elle accepte de laisser Childéric monter sur le trône d'Austrasie.
Bathilde veille au suivi des règles dans le clergé, favorise l’Eglise en relevant des monastères et en fondant de nouveaux, évite les conflits, veille à l’application de la justice, et envoie des missionnaires en Allemagne.
La tradition lui attribue l’interdiction des marchés d’esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l’esclavage dans les royaumes francs : s’il semble certain que la fin des ventes d’esclaves remonte au VIIe siècle pour les Francs, il n’est pas certain qu’elles aient pris fin de son vivant. On lui attribue aussi l’abolition de l’impôt personnel, la capitation.
Elle fonde divers couvents :
l’abbaye de Corbie
Moniale
Finalement, en 664, elle est contrainte à se retirer dans le monastère de Chelles, l'une des ses fondations, avec le monastère de Corbie. Elle dota également d'autres monastères : Jumièges, Saint-Wandrille, etc. Elle meurt, à Chelles, le 30 janvier 680.
Elle est canonisée par le pape Nicolas Ier au IXe siècle, et selon Mgr Paul Guérin « [...] Elle s'éteignit... dans le service de Dieu, le 30 janvier de l'an 680. La petite ville de Chelles a le bonheur de posséder encore les reliques de Sainte Bathilde. »
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| samedi 27 janvier 2007, a 04:30 |
| Louis de Funès |
Louis de Funès
Etait un acteur, scénariste et réalisateur français né Louis Germain David de Funès de Galarza à Courbevoie le 31 juillet 1914 et mort à Nantes le 27 janvier 1983. Après presque vingt ans sur les planches et devant les caméras, la carrière de l'acteur s'emballe au début des années soixante, d'abord au théâtre puis au cinéma. Le succès public ne se démentira plus et il deviendra l'un des acteurs les plus populaires des années soixante et soixante-dix, en France mais aussi à l'étranger. Il est considéré comme l'un des plus grands acteurs comiques français.
Louis de Funès est le troisième enfant d'un couple arrivé d'Espagne en France en 1904 après que son père, Carlos Luis de Funès de Galarza (1871-1934), a enlevé sa mère Léonor Soto Reguera (1879-1957) parce que la famille de celle-ci s'opposait à leur union.
Son père, qui ne peut plus exercer sa profession d'avocat en France, s'improvise alors négociant en perles et en bijoux. L'acteur reconnaîtra que ce père qu'il a peu connu était « un peu fantasque », « un artiste », provoquant de violentes colères de sa mère. D'ailleurs celle-ci aura sans doute une grande influence sur lui et il racontera souvent qu'elle fut son premier professeur de comédie : « Il arrivait à ma mère de me courser autour de la table en criant "Yé vais té toué", dans sa façon d'être et d'agir, elle possédait sans le savoir, le génie des planches. ». C'est elle aussi qui lui donne ses premières leçons de piano à l'âge de 5 ans.
À 16 ans, après des études secondaires moyennes et sur les conseils de son père et de son frère devenu fourreur, Louis de Funès entre à l'École Professionnelle de la Fourrure, située près de la Bastille à Paris. Deux ans plus tard, il est mis à la porte pour chahutage. Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, passe par de nombreux petits boulots, mais comme il continue à se faire renvoyer systématiquement et las de ses frasques professionnelles, ses parents l'inscrivent en 1932 à l'École Technique de Photographie et de Cinéma (ETPC), où il choisit la section cinéma. Dans les cours, il a notamment pour condisciple Henri Decaë qui sera longtemps plus tard directeur de la photographie sur plusieurs de ses films, mais il est finalement renvoyé pour « incendie volontaire ».
Recommence alors l'alternance du chômage et des petits boulots (dessinateur industriel pour le constructeur automobile Rosengart, aide comptable, étalagiste, etc) d'où il finit toujours par se faire renvoyer. En 1936, il épouse sa première femme. Un enfant naîtra de cette union, mais le couple se sépare très vite. Bientôt il commence à se faire engager comme pianiste de bar. Il joue dans un nombre incalculable d'établissements, enchaînant des soirées de douze heures (de 5 h 30 du soir à 5 h 30 du matin), payé à la coupelle (le pourboire des clients) ou touchant un cachet de misère. Il a l’oreille musicale - ce dont il se servira dans certains de ses films tels que Le Corniaud, Le Grand Restaurant, ou encore L'Homme orchestre - et une bonne connaissance du cinéma de son époque.
Les débuts
En 1942, à l'âge de 28 ans, il décide de devenir comédien et s'inscrit au Cours Simon, réussissant son concours d'entrée grâce à une scène des Fourberies de Scapin de Molière. Même s’il n'y fait qu'un court passage, il croise dans le cours de nombreux comédiens comme Daniel Gélin qui lui permet de débuter plus tard dans la pièce L'Amant de Paille de Marc-Gilbert Sauvajon : « Un hasard prodigieux. Je descendais d'un wagon de première dans le métro et Daniel Gélin, déjà croisé au cours René Simon, montait dans un wagon de seconde. La porte allait se refermer lorsqu'il me crie “téléphone-moi demain. J'ai un petit rôle pour toi” ». Même s’il ne s'agit que d'une figuration, Gélin l'encourage, mais l'époque de vaches maigres n'est pas révolue. À coté de quelques petites figurations théâtrales, l'acteur se démène pour gagner sa vie grâce à ses activités de pianiste, donnant parfois des cours le jour puis se livrant à de véritables marathons instrumentaux à travers le Paris nocturne. D'autant qu'il faut mettre les bouchées triples, car Louis s'est remarié en 1943 et que la famille s'est élargie en 1944 avec la naissance de son fils Patrick. En 1945, Gélin encore, Louis de Funès l'appelait « Ma Chance » lorsqu'il le croisait, lui trouve un rôle minuscule dans La Tentation de Barbizon de Jean Stelli avec une seule réplique en voyant Pierre Larquey essayer de passer à travers une porte fermée : « Ben, il a son compte celui-là, aujourd’hui. Cette porte est la première d'une longue série, « J'en ai ouvert et fermé des portes, si vous saviez, avant d'y arriver », et le départ d'une course à la participation dans des productions cinématographiques. Quelques fois, il figure même plusieurs personnages dans un même film comme dans Du Guesclin de Bernard de Latour en 1947.
En 1952, il rejoint la troupe des Branquignols dirigée par Robert Dhéry. Il débute d'abord dans la revue Bouboule et Sélection, puis dans Ah ! Les belles bacchantes en 1953. Cette revue obtient un grand succès - deux années de représentations - et contribue à le faire connaître. De plus, intégré dans une troupe dédiée au comique, l'acteur va perfectionner sa technique et explorer des facettes de son talent jusque là délaissées. On le retrouve l'année suivante dans l'adaptation à l'écran du spectacle, Ah ! Les belles bacchantes de Jean Loubignac, qui sera son premier film en couleurs.
En 1956, il obtient un début de reconnaissance dans La traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, où il joue le fameux « Jambier ». Face à Jean Gabin et Bourvil, il crève l'écran dans une prestation de quelques minutes : il s'emporte, il fulmine, il est agressif envers le faible (Bourvil), soumis et fourbe face au fort (Gabin) : il dessine en quelque sorte son futur personnage. Même si le film a atteint aujourd'hui le statut de film culte, il connaîtra à sa sortie un succès public mitigé. Dès l'année suivante, Maurice Regamey lui offre son premier rôle principal dans Comme un cheveu sur la soupe. Son interprétation vaut à l'acteur le Grand Prix du Rire 1957, sa première récompense et le film, « petite production sans prétention, qui aurait dû passer inaperçue, [..] tient l'affiche de très longues semaines. ». Toujours en 1957, il est la tête d'affiche de Ni vu, ni connu d'Yves Robert, et son rôle de braconnier accompagné de son chien « Fous le camp » échappant toujours au garde-forestier lui confère le titre de « meilleur comique du moment ». Pourtant la progression de sa carrière au cinéma marque une pause et l'acteur va retourner à des films ou des rôles moins importants pour quelque temps.
C'est d'abord au théâtre que la carrière de Louis de Funès va connaître une nouvelle accélération. Depuis ses débuts, l'acteur ne s'est jamais éloigné des planches et notamment en 1957, au côté de Danielle Darrieux et Robert Lamoureux il reprend le rôle créé par Raimu dans Faisons un rêve de Sacha Guitry. Le biographe de l'auteur Jacques Lorcey note : « Ce sera la dernière grande joie de notre Sacha. [..] ce succès, obtenu par des vedettes tellement différentes des créateurs lui apporte la certitude que son théâtre lui survivra. ». En septembre 1959 pour les tournées Karsenty, il débute les répétitions d'Oscar, une pièce de Claude Magnier qui n'avait pas rencontré le succès à Paris lors de sa création en 1958 avec une autre distribution qui comprenait Pierre Mondy et Belmondo. À partir du 1er octobre, commencent les 100 jours d'une tournée qui vont le conduire dans les provinces françaises et le Maghreb. Le succès est tel qu'on lui propose de reprendre la pièce à Paris en janvier 1961. D'abord hésitant pour cette reprise parisienne si peu de temps après l'échec de la création, il accepte et finalement, la pièce est un énorme succès sur scène où il se déchaîne, multiplie les improvisations et les prouesses physiques. Pierre Mondy, qui incarnait son personnage lors de la création de la pièce, constate : « Louis était carrément génial dans Oscar. Génial d'invention, de burlesque. Il avait amélioré le rôle ».
En parallèle, il continue à tourner. On le retrouve par exemple en 1962 en restaurateur colérique et cupide face à Jean Gabin dans le Gentleman d'Epson de Gilles Grangier. Toutefois, en 1963, il retrouve la tête d'affiche avec Pouic-Pouic l'adaptation par Jean Girault de la pièce de boulevard Sans cérémonie qu'il avait écrite avec Jacques Vilfrid. Louis de Funès avait participé à la création de la pièce en 1952 - il tenait le rôle du maître d'hôtel incarné par Christian Marin dans le film - mais la pièce n'avait pas connu le succès. Finalement, malgré cet insuccès et les difficultés rencontrées, le réalisateur se rapproche des producteurs pour monter le projet autour de Louis de Funès, le bouche à oreille transforme ce film sans prétention en succès populaire. Ce film est le premier grand succès commercial de l'acteur et le hisse au statut de vedette qu'il ne quittera plus.
Il existe un point commun entre la pièce (Oscar) et le film qui lui apporteront la popularité : dans les deux cas, Louis de Funès incarne un homme aisé et irascible, ayant des difficultés avec sa descendance : il décline son « personne fétiche inspiré du Pantalon » de la commedia dell'arte.
Une série de films populaires
Pouic-Pouic marque aussi le début de la collaboration entre Jean Girault et Louis de Funès qui suscitera treize films. Après Faites sauter la banque !, en 1964, ils tournent ensemble le premier volet de la série des Gendarmes, Le Gendarme de Saint-Tropez qui rencontre un succès considérable et installe l'acteur en haut de box-office pour la première fois. « C'est un nouveau grand du comique français » constate sur les ondes Fernandel. À peine deux mois plus tard, il triomphe à nouveau dans le rôle d'un représentant de l'ordre dans Fantômas, film dans lequel il parvient à éclipser ses deux partenaires. Pendant que les succès populaires s'accumulent, fin 1964, il tourne Le Corniaud, de Gérard Oury, où il partage l’affiche avec Bourvil. La sortie du film en mars 1965 est un nouveau triomphe et l'acteur n'est pas peu fier que dans le Time Magazine, un journaliste compare le duo Bourvil / De Funès à celui formé par Laurel et Hardy. En 1967, La Grande Vadrouille avec de nouveau Bourvil, connaît un succès colossal : le film détiendra en effet longtemps le record du plus grand nombre de places de cinéma vendues en France (17 millions). Il ne sera détrôné qu'en 1998, par le film Titanic de James Cameron !
Retour au théâtre
Fin novembre 1971, il reprend Oscar, au théâtre du Palais-Royal, qu’il joue presque chaque soir jusqu'en septembre 1972 avec une interruption pendant l'été. À partir de mars 1973, il s'investit énormément dans le tournage des Aventures de Rabbi Jacob qui sort le 18 octobre de la même année. Le lendemain, De Funès est à nouveau sur les planches à la Comédie des Champs Élysées pour ce qui fut sa dernière apparition au théâtre. Jusqu'au 25 avril 1974, il joue presque 200 fois la pièce de Jean Anouilh, La Valse des Toréadors. À partir de là, il se repose au château de Clermont, situé au Cellier (Loire-Atlantique), il jardine beaucoup et refuse d'entreprendre quoi que ce soit en prévision du tournage sans doute épuisant du prochain film de Gérard Oury. Dans Le Crocodile, dont le premier tour de manivelle est prévu pour mai 1975, il jouerait le rôle d'un dictateur sud-américain.
En mars 1975, alors que la pré-production du Crocodile est très avancée, il est victime de deux infarctus consécutifs qui manquent de l'emporter. Il doit ralentir son rythme de travail et renonce définitivement, et à regret, à sa carrière théâtrale. Sa carrière au cinéma est aussi obérée car outre sa condition physique amoindrie, les risques de rechute font que les assureurs ne veulent plus prendre le risque de le couvrir pour un film. Déterminé, le producteur Christian Fechner réussit finalement à obtenir un accord pour une assurance de deux semaines et prend le risque de produire L'Aile ou la cuisse avec seulement une petite partie du tournage assurée. Lorsque le film sort le 27 octobre 1976, il ne s'est jamais écoulé tant de temps entre deux films de Louis de Funès. Le public français retrouve l'acteur amaigri à l'écran et plébiscite son retour - presque 6 millions d'entrées - au coté d'un Coluche alors en pleine ascension.
Louis de Funès réapparaît donc à l’écran, mais son médecin est toujours sur place, ainsi qu’une ambulance. Il continue à tourner quelques autres films, à un rythme beaucoup moins soutenu qu'à ses débuts, comme La Zizanie avec Annie Girardot en 1978, ou Le Gendarme et les Extra-Terrestres en 1979.
En 1980, il réalise un rêve caressé depuis de nombreuses années : adapter au cinéma une pièce de Molière et en réaliser une version à son image. C'est ainsi que L'Avare arrive sur les écrans de cinéma, mais ne rencontre qu'un modeste succès. Cette même année, il reçoit toutefois un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière des mains de Jerry Lewis.
Plus tard, un de ses fils lui conseille de lire un roman intitulé La Soupe aux choux de René Fallet, qui, selon lui, aurait le potentiel de pouvoir « faire un bon film ». Une adaptation au cinéma est tournée en compagnie de Jean Carmet et de Jacques Villeret.
Le Gendarme et les gendarmettes sera son dernier film. Le 27 janvier 1983, il est victime d'un nouvel infarctus, qui lui est fatal. Il est enterré au cimetière du Cellier.
Géant du comique, Louis de Funès aura marqué l'histoire du cinéma populaire français.
Louis de Funès a épousé en premières noces à Saint-Etienne le 27 avril 1936, Germaine Louise Elodie Carroyer, née à Paris le 7 mars 1915. Séparés très tôt, leur divorce a été prononcé le 13 novembre 1942. De cette courte union est né Daniel de Funès à Charleville-Mézières le 12 juillet 1937. Germaine Carroyer qui vit depuis quelques années chez son fils à Clermont s'est remariée à Courbevoie le 17 octobre 1964 avec Henry Fankestin né à Paris le 25 janvier 1917 et décédé à Paris le 28 janvier 1984.
Le 20 avril 1943 Louis de Funès a épousé à Paris, en secondes noces, Jeanne Augustine Barthélemy, née à Nancy le 1er février 1914, petite-nièce de l'écrivain Guy de Maupassant dont deux fils, Patrick Charles de Funès, né à Paris le 27 janvier 1944, radiologue et Olivier Pierre de Funès, né à Paris le 11 août 1949, pilote de ligne.
Anecdotes
Le film Papy fait de la résistance lui est dédié. Il devait en effet y incarner le rôle-titre. Mais suite à son décès, c'est son vieux complice des "Gendarmes", Michel Galabru, qui obtient le rôle. En hommage au comique, de nombreux comédiens ayant tourné avec lui, feront une apparition dans le film, notamment : Jacqueline Maillan, Jacques Villeret, Jean-Claude Brialy, Jean Carmet, Jacques François, Julien Guiomar
Une rose, créée par le rosiériste Meilland (Le Cannet des Maures, Var, cf. [1]), porte son nom.
Valère Novarina a publié aux éditions Actes Sud en 1986 un éloge de Louis de Funès, Pour Louis de Funès : « Il n'était pas de bon ton de l'apprécier. Ce n'était pas assez chic. Alors que c'était un très grand acteur de théâtre. J'ai fait parler Louis de Funès comme quelqu'un d'autre a fait parler Zarathoustra. ». Ce texte a donné lieu à plusieurs versions pour la scène, notamment celle créée au Théâtre d'Angoulême par Dominique Pinon le 4 décembre 1998, dans une mise en scène de Renaud Cojo.
Il fut employé comme narrateur dans le livre-disque tiré du film Les Aristochats.
Un timbre postal « Louis de Funès » a été édité par la poste française en 1998 dans le cadre d'une série consacrée aux acteurs du cinéma français.
Le livre de chevet de Louis de Funès était le Journal de Jules Renard.
Un personnage inspiré de Louis de Funès apparaît dans l'album de Lucky Luke intitulé Le bandit manchot. Ce personnage est l'un des joueurs de cartes professionnels de Poker Gulch, une ville placée sous le signe du jeu. Il est affublé d'un subalterne, un petit malfrat du nom de Double-six, inspiré de l'acteur Patrick Préjean.
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| vendredi 26 janvier 2007, a 04:52 |
| Edward Jenner |
Edward Jenner (17 mai 1749 - 26 janvier 1823) est un médecin britannique, célèbre pour son invention de la vaccination contre la variole.
Il est né dans le comté du Gloucestershire, qu'il quittera peu (James Cook l'invite à participer à son second voyage autour du monde mais il refuse).
Suite à son éducation à Édimbourg, il travailla comme médecin ambulant dans son comté. Il fut élu à la Royal Society pour ses observations des habitudes du coucou gris, publiées en 1788.
Dès 1718, on avait essayé d'inoculer la variole à des gens avec du pus pris d'une personne infectée de la même maladie; mais c'est Jenner qui remarqua que les femmes qui trayaient les vaches contractaient souvent le « cow pox », la vaccine des vaches (une maladie proche de la variole mais bénigne: fièvre pendant quelques jours, pus sur le pis des vaches...et sur les mains des vachers) mais souffraient rarement de la variole. Il fit des recherches pour confirmer ce fait, et ensuite passa à une expérience, le 14 mai 1796. [1]. Il prit du pus de la main d'une femme infectée par la vaccine des vaches, maladie semblable à la variole mais moins virulente, et l'introduisit dans le bras d'un garçon qui n'avait encore souffert d'aucune de ces maladies. Il développa la vaccine des vaches, et une fois guéri, Jenner l'infecta avec la variole. Il ne développa pas la maladie, même après plusieurs essais : il était vacciné.
Le vaccin contre la variole est accepté dans toute l'Europe. Napoléon Ier tiendra même à ce que son fils, le roi de Rome, reçoive le traitement préventif.
Variole
La variole ou petite vérole est une maladie infectieuse d'origine virale, très contagieuse et épidémique, due à un pox-virus, et qui a été totalement éradiqué en 1977 (date du dernier cas connu) grâce à la vaccination.
La grande vérole est le surnom d'une maladie totalement différente : la syphilis
Le virus
Il fait partie des pox-virus qui causent entre autre :
le molluscum contagiosum, petite tumeur de la peau bénigne ;
la variole ;
la vaccine, qui a permis la création des premiers vaccins et qui atteint plusieurs espèces animales : vache, singe...
Historique
Connue dans la Chine ancienne où elle aurait été introduite en l'an 49 de notre ère, il est généralement admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, à la suite de l'épidémie de la Mecque en 572. Cependant plusieurs savants ont aussi voulu voir la variole derrière l'épidémie qui frappa l'empire romain durant le règne de Marc Aurèle, couramment appelée peste antonine. Le fléau s'est ensuite répandu dans le monde entier, causant, au cours des siècles, d'effroyables pandémies responsables de millions de morts. Elle est notamment la plus virulente des maladies qui décimèrent les populations amérindiennes lors de la conquête du Nouveau Monde, dès son arrivée en 1518.
Mécanisme
Il s'agit d'une maladie exclusivement inter-humaine ; il n'y a aucun réservoir de virus animal.
La porte d'entrée est usuellement les voies respiratoires, même si d'autres voies de contamination sont possibles. Une première réplication virale se fait au niveau de l'épithélium des bronches, sans occasionner aucun symptôme. Le virus se diffuse ensuite dans le système réticulo-endothélial et entraîne les premiers signes de la maladie. La première lésion se situe fréquemment au niveau du pharynx, permettant ainsi le relargage des virus dans l'atmosphère. La peau est atteinte par transfert du virus à ce niveau par les macrophages.
La maladie, si elle ne tue pas le patient, est immunisante : toute réinfections par le même virus est impossible pendant des années (voire des décennies).
Vaccination de Jenner
Lui-même très favorable à la variolisation, le médecin britannique Edward Jenner entend parler d'une croyance populaire selon laquelle attraper la variole des vaches (cow pox) préserverait de la forme humaine. Le 14 mai 1796, il inocula à un enfant du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine (via le contact avec les pis de la vache, infestée par le cow pox), ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il inocula la variole à l'enfant qui s'est révélé immunisé. Cette pratique s'est répandue progressivement dans toute l'Europe. La variole est restée endémique pendant tout le XIXe siècle et n’a disparu qu’après la Première Guerre mondiale.
Pour l'anecdote, la vaccination à cette époque consistait à prélever du pus directement des pustules et à infecter les hommes avec (ne pas oublier que Louis Pasteur et l'aseptie ne vinrent que plus tard). Et plutôt que de transporter une vache infestée, il était plus simple de se déplacer avec un homme récemment « vacciné » et qui présentait les pustules. Et c'est ainsi que l'intégralité d'un couvent fut un jour vacciné contre la variole mais fut par contre infesté par la syphilis.
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| jeudi 25 janvier 2007, a 07:11 |
| Genséric |
Genséric
Genséric ou Geiseric (en Germanie, vers 389 - Carthage, Afrique, {en actuelle Tunisie}, 25 janvier 477) est roi des Vandales et des Alains (Rex Wandalorum Et Alanorum) de 427 à 477. Fils illégitime de Godégisel, roi vandale de la tribu des Hasdings et d'une concubine d'origine alaine, Habbra.
Boniface, gouverneur romain de l'Afrique, avait épousé une princesse vandale lors de son voyage en Espagne. Son épouse Pélagie ramena avec sa suite de nombreux vandales arianistes de religion.
L'Impératrice en l'apprenant et poussée par l'église suspendit Boniface de ses fonctions et le rappela à Rome mais il refusa de s'y rendre.
A l'annonce d'une expédition contre lui, Boniface passe en Espagne et offre aux vandales le partage de l'Afrique. Il convint avec Gondéric que les vandales prendraient possession des trois Maurétanies (la Tingitane, la Césarienne et la Sétifienne) et que lui garderait le reste des possessions. Ils se promettent assistance mutuelle contre toute agression.
En 427, alors que les tribus vandales réunies et des clans alains stationnent dans le sud de l'Espagne (Andalousie), Genséric succède à son demi-frère Gundéric et met à exécution l'accord.
Parti de Tarifa, il débarque à Ceuta avec sa nation composée de 80.000 personnes, dont à peine 15.000 soldats composés de Goths, d'Alains et d'autres mercenaires de toutes races. Cette multitude abandonnant définitivement leur province (Andalousie-Vandalousie) traversa le détroit de Gibraltar sur de vaisseaux en partie fournis par Boniface.
Ils saccagèrent toute la côte de la Maurétanie ; puis s'avancèrent lentement vers la Numidie sans s'arrêter dans aucune ville de l'Ouest.
Certains berbères, parce que las de la servitude et de l'oppression romaine, d'autres parce qu'ils pensaient que les troupes de Genséric les aideraient à chasser les romains de leurs terres, vinrent en grand nombre grossir les rangs des Vandales.
Cette progression qui dépassait les limites prévues par Boniface avec Gondéric, amena Boniface à protester. Genséric, sourd à toutes les supplications et les menaces poursuivit sa marche.
Vainqueurs dans une première bataille contre Boniface, les "Vandales se répandirent comme un torrent dans toute la province. Partout où ils trouvaient la moindre résistance, ils ne faisaient aucun quartier: "la mort d'un seul des leurs était toujours vengée par la destruction des villages ou des villes devant laquelle il avait perdu la vie; ils faisaient subir à leurs captifs, sans distinction de sexe, d'âge ni de rang, les plus cruelles tortures pour arracher d'eux le renseignements sur les trésors qu'ils prétendaient leur être cachés; on vit, dit-on, maintes fois les Vandales, lorsqu'ils assiégeaient une ville, massacrer leurs prisonniers en masse au pied des murailles afin que l'infection produite par les cadavres portât la peste dans l'intérieur"[1]
Boniface s'enferma derrière les remparts d'Hippone (Annaba). Les Vandales l'investirent si étroitement que la famine ne tarda pas à s'y déclarer. Saint Augustin y mourut le 28 Août 430. Après quatorze mois de siège, Genséric retira ses troupes.
L'impératrice Placidie envoya de Constantinople Aspar à la tête d'une puissante armée. Boniface, dégagé d'Hippone fit jonction avec les troupes byzantines. Genséric leur livra bataille et les vainquit (431).
Rappelé par l'Impératrice à Constantinople, Boniface, un an après, mourut au cours d'une campagne.
Genséric finit par obtenir le 11 Février 435 (Convention d'Hippone) les avantages suivants:
Membre fédéré de l'Empire Libre occupation des terres des trois Maurétanies et d'une partie de la Numidie jusqu'à Galama (Guelma) En contrepartie, il devait verser un tribut annuel et envoyer des otages à la cour impériale choisis parmi ses nobles et proches. Ces accords n'étaient qu'un répit pour Genséric: la possession de Carthage et par elle la possession de la Méditerranée demeurait son objectif essentiel.
Le 29 Octobre 439, il attaque Carthage et la conquit sans difficulté. Tous les habitants furent obligés de livrer au vainqueur leur or, leur argent et tous leurs objets précieux; aux nomades païens et aux paysans donatistes, il accorda l'entière liberté; les villes où le catholicisme et les mœurs romaines étaient les plus vivaces virent leurs murailles rasées. Constantinople y réagit à peine préoccupé par les problèmes en Europe et lui reconnut ses conquêtes en 442.
Mise à sac de Rome et conquêtes méditerranéennes:
Genséric s'attaqua alors à l'Empire après avoir mis à sac Rome en Juin 455 et plusieurs villes d'Italie, il revint à Carthage avec un riche butin (dont la veuve de Valentinien qu'il épousa et ses deux filles). Devenu maître de la Méditerranée, à la suite de la conquête de la Tripolitaine, de la Corse, de la Sardaigne, de la Sicile, des Baléares et d'Ischia, il s'imposa aux empereurs d'Orient et d'Occident.
Il organise méthodiquement le pillage de Rome au terme d'un accord passé avec le pape Léon Ier : les troupes « vandales » (surtout berbères) sont autorisés à 15 jours de pillage, du 2 juin au 16 juin 455 mais doivent limiter au maximum les massacres, viols, vandalismes et autres persécutions envers les chrétiens, pillages et destructions d'églises, incendies, etc. . 45 ans après Alaric et les Wisigoths, les Vandales entrèrent donc dans la ville sans y commettre de dégâts importants mais amassèrent un butin considérable rassemblé méthodiquement dans chaque quartier de la ville, « explorés » un à un. Des Romains sont enlevés pour leurs compétences, d'autres pour leur haut rang social comme la jeune princesse romaine Licinia Eudoxia, qui resta 7 années prisonnière à Carthage et qui épousa son fils le prince Hunéric. Les objets de valeurs qui avaient alors échappé aux Goths se retrouvent sur les navires vandales stationnés dans le port d'Ostie prêts à repartir pour Carthage. Les tuiles en or du Capitole sont même volées. Enfin, le Menorah, fruit du pillage de Jérusalem par l'empereur Titus et qui avait été préservé du pillage de août 410 est trouvé et également embarqué. Continuant sur sa lancée, il battit la flotte byzantine vers 468.
Genséric, officiellement fédéré de Rome mais officieusement indépendant et totalement maître dans son royaume depuis son entrée dans Carthage, sera reconnu (symboliquement) roi de toutes ses possessions en 476 par le nouveau maître de l'Empire d'Occident officiellement disparu la même année, le chef des mercenaires barbares d'Italie, le skire ou l'Hérule Odoacre.
Le vieux roi vandale, qui ne sera jamais égalé par ses successeurs, meurt octogénaire de cause naturelle le 25 janvier 477 et sera inhumé à Utique.
Les Vandales
Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils s'illustrèrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au Ve siècle de l'ère chrétienne. Ils fondèrent également un éphémère « royaume vandale d'Afrique », ou « royaume de Carthage » (439–533).
Les Alains
Les Alains forment un peuple scythique, probablement originaire d'Ossétie, les Alains (latin [H] Alani - grec Alanoi) sont des cavaliers nomades apparentés aux Sarmates du Kirghizstan et très proches des Iazyges, des Roxolans et des Taïfales.
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| mercredi 24 janvier 2007, a 07:05 |
| Caligula |
Caligula (12-41) (latin : CAIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS) fut le troisième empereur romain, régnant de 37 à 41.
La succession de Tibère
Caius Julius Caesar Germanicus, dit Caligula, fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naquit la veille des calendes de septembre en l'an 12, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito (Suétone - La vie des douze Césars - Caligula - 8). Il est le petit-neveu de l'empereur Tibère et l'arrière-petit-fils de l'empereur Auguste. Caligula avait cinq frères et sœurs : Nero Caesar, Drusus III, Drusilla, Julia Livilla, Agrippine la jeune.
Enfant, il vécut avec son père dans les camps militaires et ses bottillons adaptés à ses petits pieds lui a valu le surnom de « Caligula » (« petites bottes », diminutif de caligae), qu'il finit par détester.
Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula ; celui-ci se fit seul reconnaître par le Sénat (en l'an 37), adoptant d'abord Gemellus, qui se fit assassiner par Séjan par la suite.
Pendant six mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère ; mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula. Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla). Certains assurent qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais que, le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls, fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé à faire pratiquer d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires. Aujourd'hui, de nombreux historiens et écrivains s'interrogent sur la folie réelle du jeune empereur car de récentes preuves archéologiques contredisent totalement la théorie de ( l'empereur fou) .
Il se concilia cependant le peuple avec notamment, les jeux du cirque.
Caligula devant l'Histoire
Juste après Tibère, Caligula, toujours de la même famille impériale (les Julio-Claudiens), est un autre exemple extrême de l'étonnant système politique des Romains. La succession familiale l'avait placé sur le trône, les institutions ne pouvaient l'en déloger, et les conjurations ne purent jamais l'abattre : il profita de cet état de fait pour acheminer un temps l'empire vers un despotisme à l'orientale, où le souverain possède ses sujets comme il possède ses chevaux et ses esclaves.
Avec Albert Camus, on peut voir dans la vie de Caligula une interrogation inquiète qui dévore tout : jusqu'où peut-on provoquer le destin, les dieux, à quel point enfin un signe vengeur viendra-t-il nous signifier que nous sommes allés trop loin ?
Après l'horreur…
Une dernière conjuration eut enfin raison du princeps : en l'an 41, après à peine 4 ans de règne, il fut assassiné à l'âge de 28 ans et non de 29, comme on le croit trop souvent, puisque Caligula est né le 31 août de l'an 12 et a été assassiné le 24 janvier 41. Ce furent les soldats de sa garde qui accomplirent la sale besogne mais sur ordre de qui? Il s'agissait selon toute vraisemblance d'un meurtre domestique plus que politique. Le Sénat, probablement après des accords plus ou moins discutables, accorda à son oncle Claude le principat. Celui-ci épousa plus tard une autre sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, qui vit ainsi son fils d'un précédent mariage accéder à l'empire : Néron, le dernier des Julio-Claudiens.
Portrait
« Caligula avait la taille haute, le teint livide, le corps mal proportionné, le cou et les jambes tout à fait grêles, les yeux enfoncés et les tempes creuses, le front large et torve, les cheveux rares, le sommet de la tête chauve, le reste du corps velu ; aussi, lorsqu'il passait, était-ce un crime capital de regarder au loin et de haut ou simplement de prononcer le mot "chèvre", pour quelque raison que ce fût. Quant à son visage, naturellement affreux et repoussant, il s’efforçait de le rendre plus horrible encore, en étudiant devant son miroir tous les jeux de physionomie capables d’inspirer la terreur et l’effroi. »
(Suétone, Vie des douze Césars, Caligula)
Anecdotes et citations de Caligula
« Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! » ;
« Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! » ;
Chaque fois qu’il embrassait le cou de sa femme ou d’une conquête passagère, il ajoutait de façon cynique : « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! » ;
Lors d'un festin, il éclata soudain en cascades de rires et répondit aux consuls placés près de lui qui lui en demandaient avec ménagements la raison : « quand je pense que sur un seul geste de moi vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »
À son cheval Incitatus, qui était son cheval favori, outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire, il fit donner une troupe d’esclaves et du mobilier. On dit même qu’il projetait de le faire consul, mais le fait qu'il fit vraiment de son cheval favori un consul n'est certainement qu'une légende.
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| mardi 23 janvier 2007, a 07:27 |
| Gustave Doré |
Gustave Doré est illustrateur et peintre français, né à Strasbourg le 6 janvier 1832, au 5 (aujourd'hui 16), rue de la Nuée-Bleue et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique.Il fut reconnu internationalement de son vivant
Biographie
Fils d'un ingénieur des Ponts et Chaussées, il commence à dessiner à treize ans ses premières lithographies et à quatorze on publie son premier album Les travaux d'Hercule. À quinze ans, Gustave Doré est engagé comme caricaturiste au Journal pour rire de Charles Philipon. La même année, en 1848, il débute au Salon avec deux dessins à la plume. En 1849, à la mort de son père, il est déjà très connu et n'a que seize ans. Il passe alors son temps auprès de sa mère. À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures à sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l'éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d'une centaine de ses gravures. De 1861 à 1868, il illustre La Divine Comédie de Dante.
De plus en plus reconnu, à la fois autodidacte et exubérant, Gustave Doré illustra plus de cent-vingt volumes entre 1852 et 1883 qui ne parurent pas seulement en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Gustave Doré influença nombre d'illustrateurs par la suite.
C'est dans la peinture qu'il réalisera ses œuvres majeures : L'Enigme (au Musée d'Orsay) et Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un tableau mesurant 6 mètres de haut et 9 mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée et qui était ouverte au public durant la restauration. En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recensent 9850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures.
Les ouvrages illustrés par Gustave Doré
Gustave Doré illustra plus de cent chefs-d'œuvre de la littérature universelle
François Rabelais : œuvres, éd. J. Bry, 1851, 104 ill. Comtesse de Ségur : Nouveaux contes de fées, Hachette, 1857, 20 vign. Hippolyte Taine : Voyage aux Pyrénées, 1858 Dante Alighieri : La Divine Comédie, 1861, 136 ill. et L'Enfer Gottfried August Bürger : Münchhausen, Frune, 1862, 158 ill. Miguel de Cervantès : Don Quichotte, 1863, 377 ill. Maxwell : Sindbad le marin, 1865 Théophile Gautier : Le Capitaine Fracasse, 1866, 60 ill. Victor Hugo : Les travailleurs de la mer, 1867, 22 ill. Jean de La Fontaine : Fables, 1868, 248 ill. La Bible : traduction de Bourassé et Janvier, appelée aussi Bible de Tours, 1843 Samuel Coleridge : The rime of the Ancient Mariner, 1876 Lord Byron : l'œuvre, éd. J. Bry. Charles Perrault : contes (Barbe-Bleue, Cendrillon, Le Chat botté, Le Petit Chaperon rouge, Le Petit Poucet, Riquet à la houppe).
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| lundi 15 janvier 2007, a 12:57 |
| Bonjour |
Entre aujourd'hui et le 26 janvier pas de nouvels articles, suite à un déménagement , orange , demande 10 jours pour mettre l'adsl sur la nouvelle ligne téléphonique.
Merci et au 26 j'espère
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| dimanche 14 janvier 2007, a 03:28 |
| 14 janvier 1907 |
14 Janvier 1907
Tremblement de Terre à Kingston (Jamaïque) 800 morts
Tremblement de Terre
Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques. La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple. Il se produit de très nombreux séismes tous les jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les humains. Environ 100 000 séismes sont enregistrés par an sur la planète. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.
La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe.
Caractéristiques principales Le point d'origine d'un tremblement de terre est appelé hypocentre ou foyer. Il peut se trouver entre la surface et moins 700 km pour les événements les plus profonds. On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.
Les trois catégories de tremblements de terre
Un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol qui peut avoir trois origines: rupture d'une faille ou d'un segment de faille (séismes tectoniques); intrusion et dégazage d'un magma (séismes volcaniques); explosion, effondrement d'une cavité (séismes d'origine naturelle ou dus à l'activité humaine). En pratique on classe les séismes en trois catégories selon les phénomènes qui les ont engendrés :
· Les séismes tectoniques sont de loin les plus fréquents et dévastateurs. Une grande partie des séismes tectoniques se produisent aux limites des plaques, où il existe un glissement entre deux milieux rocheux. Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est bloqué durant les périodes inter-sismiques (entre les séismes), et l'énergie s'accumule par la déformation élastique des roches. Cette énergie et le glissement sont brusquement relâchés lors des séismes. Dans les zones de subduction, les séismes représentent la moitié des séismes destructeurs de la Terre, et ils dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. C'est le seul endroit où on trouve des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres. Au niveau des dorsales médio-océaniques, les séismes ont des foyers superficiels (0 à 10 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 0 à 20 kilomètres en moyenne) qui correspondent à 15 % de l'énergie. Le relâchement de l'énergie accumulée ne se fait généralement pas en une seule secousse, et il peut se produire plusieurs réajustements avant de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des répliques suite à la secousse principale d'un séisme, d'amplitude décroissante, et sur une durée allant de quelques minutes à quelques jours. Ces secousses secondaires sont parfois plus dévastatrices que la secousse principale, car elles peuvent faire s'écrouler des bâtiments qui n'avaient étés qu'endommagés, alors que les secours sont à l'œuvre.
· Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes (trémor) dus à des ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma. La remontée progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une éruption est imminente.
· La troisième catégorie est d'origine artificielle. En effet, certaines activités humaines telles que barrages, pompages profonds, extraction minière, explosions souterraines ou essais nucléaires peuvent entraîner des séismes de faible à moyenne magnitude.
Les tremblements de terre engendrent parfois des Tsunamis, dont la puissance destructrice menace une part croissante de l'humanité, installée en bordure de mer. Ils peuvent aussi menacer les installations pétrolières et gazières offshore et disperser les décharges sous-marines contenant des déchets toxiques, déchets nucléaires et munitions immergées. On cherche à les prévoir, pour s'en protéger, à l'aide d'un réseau mondial d'alerte, qui se met en place, en Indonésie et Asie du Sud Est notamment.
Magnitude et Intensité
La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935 par le sismologue Charles Francis Richter. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal, le type de sismographe utilisé, etc. La magnitude n'est pas une échelle mais une fonction continue logarithmique[]. En raison de ce caractère logarithmique, lorsque l'amplitude du mouvement ou l'énergie libérée par le séisme varient d'un facteur 10, la magnitude change d'une unité. Ainsi, un séisme de magnitude 7 sera dix fois plus fort qu'un évènement de magnitude 6, cent fois plus fort qu'un magnitude 5. La magnitude n'a pas de limites théoriques mais, en pratique, les valeurs sont comprise entre 1 et 10.
La magnitude, souvent appelée magnitude sur l'échelle de Richter, terme le plus connu du grand public, est généralement calculée à partir de l'amplitude ou de la durée du signal enregistré par un sismographe. Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (Magnitude locale ML, de durée MD, des ondes de surfaces MS, des ondes de volumes MB). Mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment (notée MW) qui est directement reliée à l'énergie libérée lors du séisme. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille).
La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité macrosismique qui se fonde sur l'observation des effets et des conséquences du séisme en un lieu donné: vibration des fenêtres, nombres de personnes qui ressentent les secousses, ampleur des dégâts, etc..
Les échelles d'intensité comportent des degrés notés en nombres romains, de I à XII pour les échelles les plus connues (Mercalli, MSK ou EMS). Parmi les différentes échelles, on peut citer :
l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF),
l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK),
l'échelle de Mercalli (notée MM dans sa version modifiée),
l'échelle de Shindo ( de l'agence météorologique japonaise,
l'échelle macrosismique européenne (aussi notée EMS98).
Les relations entre magnitude et intensité sont complexes.
L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroît généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison de l'atténuation introduite par le milieu géologique traversé par les ondes sismiques, mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale par exemple) peuvent perturber cette loi moyenne de décroissance.
Les différents types d'ondes sismiques
Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générées. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces].
Dans les ondes de volume, on distingue:
les ondes P ou ondes de compression. Le déplacement du sol se fait par dilatation et compression successives, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. Les ondes P sont les plus rapides (6 km/s près de la surface). Ce sont les ondes enregistrées en premier sur un sismogramme[].
les ondes S ou ondes de cisaillement. Les vibrations s'effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l'onde, comme sur une corde de guitare. Plus lentes que les ondes P, elles apparaissent en second sur les sismogrammes[].
Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la surface de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume, mais ont généralement une plus forte amplitude[]. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.
L'échelle de Richter sert à quantifier l'énergie libérée lors d'un séisme. Elle ne permet pas d'évaluer l'intensité d'un séisme. Pour cela on utilise des échelles dites d'intensité (comme l'échelle de Mercalli).
La magnitude dite de Richter est basée sur la mesure de l'amplitude maximale des ondes sismiques sur un sismogramme. La magnitude est définie comme le logarithmique décimal de cette valeur. Cette définition très générale montre bien le caractère empirique de cette mesure qui dépend d'une part du type de sismomètre et d'autre part du type d'élaboration graphique utilisée pour la réalisation du sismogramme sur lequel se fait la mesure. Cette dernière est aussi très variable d'une station sismique à l'autre car la radiation sismique d'un séisme n'est pas homogène (voir mécanisme au foyer).
La définition originale donnée par Richter en 1935, appelée désormais magnitude locale ou Ml, est une échelle logarithmique simple de la forme Ml = Log(A) − Log(A0) + cLog(Δ) où A représente l'amplitude maximale mesurée sur le sismogramme, A0 est une amplitude de référence correspondant à un séisme de magnitude 0 à 100 km, Δ est la distance épicentrale (km) et c est une constante de calibration. Outre l'inhomogénéité de cette équation, marquant encore plus son caractère empirique, les constantes de calibration (A0 et Δ) rendent cette définition valable seulement localement. Par exemple, dans la définition originale où la calibration est effectuée sur des séismes modérés de la Californie du Sud enregistrés avec un sismographe de type Wood-Anderson, c = 2,76 et Log(A0) = 2,48.
Afin d'améliorer cette mesure en la rendant plus globale, une nouvelle magnitude appelée MS ou magnitude des ondes de surface, est introduite en 1936. Cette magnitude est basée sur la mesure de l'amplitude maximale des ondes de surface (en général l'onde de Rayleigh sur la composante verticale du sismomètre) à une période de 20 s. La formulation est presque identique à la précédente : MS = Log(A20) + b + cLog(Δ) où A20 est l'amplitude mesurée, Δ est la distance épicentrale exprimée en degré, b et c sont des constantes de calibrations. Cette mesure est toujours utilisée aujourd'hui. Cependant, outre son caractère empirique et le problème de saturation (voir ci-dessous), elle a deux points faibles. Le premier est son inutilité pour les séismes profonds (profondeur supérieure à 100 km) qui ne génèrent pas d'ondes de surface. Le second problème vient du fait que les ondes de surface sont les derniers trains d'onde à arriver. Dans le cadre d'un réseau d'alerte, il est primordial de pouvoir estimer le plus rapidement possible la magnitude du séisme.
La magnitude des ondes de volume noté mb (b pour "body waves") est donc une mesure qui se fait sur le premier train d'onde P et permet une estimation rapide de l'importance du séisme. Sa formulation est dépendante de la période dominante T du signal : mb = Log(A / T) + Q(Δ,h) où A est l'amplitude maximale mesurée, Δ est la distance épicentrale (toujours en degré) et h est la profondeur hypocentrale. Q est une fonction de calibration dépendant des deux précédents paramètres. En général la période dominante T est autour de 1 sec, période minimum des ondes P pour des distances télé sismiques (Δ > 30o). Le problème de cette mesure est la saturation rapide avec la magnitude.
D'autres magnitudes sont employées, surtout à l'échelle locale ou régionale. La magnitude de durée est souvent utilisée pour la micro sismicité et s'obtient comme son nom l'indique en mesurant la durée en seconde du signal sur le sismogramme. Une littérature abondante existe sur les régressions entre ces différentes mesures afin d'essayer de créer des relations de passage de l'une à l'autre. Ceci est toujours un exercice difficile. La disparité de ces mesures, que ce soit due au type d'onde, au type de capteur et à sa fréquence propre, à la distance, au type de magnitude utilisé, explique assez facilement la grande variabilité de la mesure de la magnitude d'un séisme dans les heures qui suivent son occurrence.
Pour compliquer ce panorama, il est essentiel d'ajouter que la plupart des mesures de magnitude, une fois que s'est écoulé un certain temps après le séisme, ne correspondent pas à ce qui est décrit précédemment. L'étude du séisme va passer par une inversion des sismogrammes afin de retrouver conjointement sa localisation, son mécanisme au foyer et son moment sismique. De ce dernier, il est déduit une magnitude appelée magnitude de moment ou Mw. Il s'agit de la magnitude la plus utilisée aujourd'hui.
Description
Magnitude
Effets
Fréquence
Micro
< 2,0
Micro tremblement de terre, non ressenti.
~ 8000 par jour
Très mineur
2,0-2,9
Généralement non ressenti mais détecté/enregistré.
~1000 par jour
Mineur
3,0-3,9
Souvent ressentis mais causant rarement des dommages.
~49000 par an
Léger
4,0-4,9
Secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entrechoquement. Dommages importants peu communs.
~ 6200 par an
Modéré
5,0-5,9
Peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes. Cause de légers dommages aux édifices bien construits.
800 par an
Fort
6,0-6,9
Peut être destructeur dans des zones jusqu'à 180 kilomètres à la ronde dans les zones peuplées.
120 par an
Majeur
7,0-7,9
Peut provoquer des dommages sévères dans des zones plus vastes.
18 par an
Important
8,0-8,9
Peut causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde.
1 par an
Exceptionnel
9,0
Dévaste des zones des milliers de kilomètres à la ronde.
1 tous les 20 ans |
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| vendredi 12 janvier 2007, a 09:52 |
| Yennayer |
Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au Calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, il est très répandue -surtout en Algérie- l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier.
ORIGINES
Vers 1968, l'Académie berbère a proposé de créer une "ère berbère" tout comme il y a une ère chrétienne et une islamique, et a fixé comme an zéro du calendrier berbère les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Égypte ancienne, lorsque le roi libyen Chechonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devînt pharaon en Égypte. Avant d'envahir la Palestine, il réunifia l'Égypte. À Jérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du temple de Salomon (un grand évènement cité dans la Bible).
Yennayer est la seule fête non musulmane commune à tous les peuples d'Afrique du Nord. Dans chaque région, elle donne lieu à des festivités diverses et à des repas familiaux.
LE CALENDRIER BERBERE
Le calendrier berbère est le calendrier agraire utilisé par les Berbères dans l'Antiquité. Il dérive du calendrier julien.
Il existe un décalage de 13 jours entre le calendrier grégorien et le calendrier berbère. Les Berbères fêtent donc la nouvelle année le 14 janvier du calendrier grégorien, qui correspond au premier jour du mois Yennayer du calendrier berbère. En Algérie cependant — probablement suite à des renseignements erronés de quelques associations culturelles — la date la plus répandue pour le nouvel an berbère est le 12 janvier.
FONCTIONNEMENT
L'an zéro du calendrier berbère a été arrêté assez récemment, probablement par l'Académie berbère, qui a pris comme point de départ les temps de l'Égypte ancienne, lorsque le roi libyen Chechonq Ier (Cacnaq), fondateur de la 22e dynastie égyptienne, prit le trône et devint pharaon en Égypte. L'"ère Chachnaq" compte les années à partir du 950 av.J.Ch.; par conséquent, l'année 2006 correspond à l'an 2956 du calendrier berbère.
MOIS
Le calendrier berbère est découpé en quatre saisons de trois mois chacune. La correspondance avec le calendrier grégorien est notée entre parenthèses :
Tagrest : hiver.
Jember (décembre) : du 14 Décembre au 13 Janvier ;
Yennayer (janvier) : du 14 Janvier au 13 Février ;
Furar (février) : du 14 février au 13 Mars.
Tafsut : printemps.
Meghres (mars) : du 14 mars au 13 Avril ;
Ibrir (avril) : du 14 Avril au 13 Mai ;
Mayyu (mai) : du 14 Mai au 13 Juin.
Iwilen : été.
Yunyu (juin) : du 14 Juin au 13 juillet ;
Yulyu : (juillet) : du 14 juillet au 13 Août ;
Ghust ou Awussu : (août) : du 14 Août au 13 Septembre ;
Amewan : automne.
Shtember (septembre) : du 14 Septembre au 13 Octobre ;
Tuber (octobre) : du 14 Octobre au 13 Novembre ;
Wamber (novembre) : du 14 Novembre au 13 décembre.
LE BERBERE
Le berbère (tamazight) est une langue du groupe afro-asiatique, représentée aujourd'hui par ses variantes parlées par les Berbères. Ces variantes sont présentes depuis le Maroc jusqu'à l'Égypte, en passant par l'Algérie, la Tunisie, le Niger et le Mali[1]. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère possède son propre système d'écriture, celui que les Touaregs ont conservé : le tifinagh[.
Certains dialectes berbères empruntent plusieurs termes — entre autres des noms modernes et des expressions courantes — à l'arabe, au français, ou encore à l'espagnol. Les dialectes arabes empruntent également certains de leurs termes au berbère.
Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones, mais on estime le nombre de locuteurs à 20 millions[.
Le berbère est représenté par ses géolectes (dialectes localisés), sur une aire très vaste, soumis à une pression conjuguée de l'arabe et du français. Toutefois, ces variantes sont restées proches les unes des autres.
berbérophone, et, de fait certaines études avancent que près de 60 % de la population possèdent une patrilinéarité proche liée à ce patrimoine, tandis que d'autres (Salem Chaker, notamment), estiment les pratiquants actuels à quelque 40 %[].
Le chleuh (tachelhit) est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas, dans l'Anti-Atlas au sud, et dans la plaine du Souss. C'est le dialecte berbère le plus parlé — entre 8 et 10 millions de locuteurs.
Le zayane — zayania, tamazight, appelé aussi braber — est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas, de Khénifra à Taza, ainsi par ailleurs qu'au centre du royaume.
Le rifain (tarifit), parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc — Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Oujda, Berkane, Melilla...
Le ghomara, parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu'à la côte atlantique — Asila et Ksar Elkebir.
Le berbère n'est langue officielle dans aucun pays, il est langue nationale au Mali, au Niger et en Algérie depuis 2002. Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire tant en Tunisie qu'en Libye, il est cependant très présent en Algérie mais aussi, et surtout, au Maroc.
Les États d'Afrique septentrionale concernés (Maroc, Algérie, Mali, Niger, Libye, Égypte, Tunisie, Mauritanie ... ) ont, dès l'accession aux indépendances, adopté au sujet des langues locales autres que l'arabe officiel — geolectes arabes ou berbères, langues négro-africaines, français, voire espagnol — des politiques extrêmement différenciées, souvent hostiles[].
Aujourd'hui, les politiques linguistiques lancées après les indépendances avaient pour objectif de remplacer le français par l'arabe au détriment du berbère. Le mouvement revendicatif berbère a fait irruption sur la scène algérienne en 1980 en Kabylie.
Cependant, si par exemple en Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale par la révision constitutionnelle du 10 avril 2002 (article 3 bis), ou au Maroc introduite dans l'enseignement primaire, celui-ci n'est dans aucun de ces pays enseigné comme idiome majoritaire au long des cursus scolaires et universitaires[].
En conséquence, les langues berbères qui ne bénéficient nullement d'un soutien massif au niveau de la politique nationale, se transmettent de plus en plus difficilement dans les zones urbaines et, même au sein de la matrice rurale originelle, résistent de plus en plus mal aux concurrences des arabes locaux et standard, des langues des anciennes puissances coloniales ou de l'anglais.
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| jeudi 11 janvier 2007, a 07:28 |
| Les Têtes Brûlées |
Grégory “Pappy” Boyington (4 décembre 1912–11 janvier 1988), fut un pilote de chasse américain de l’US Marine Corps titulaire de 28 victoires homologuées dont 6 avec l’AVG (American Volunteer Group ou Flying Tigers de Claire Chennault) en Chine.
Son histoire et celle de son escadrille (VMF-214 alias The Black Sheep), furent à l’origine de la série télévisée américaine intitulée en France Les Têtes brûlées, où les pilotes sous ses ordres le surnomment « Pappy » et où il est interprété par Robert Conrad.
Greg "Pappy" Boyington est né en 1912. En 1936 il rejoint le corps des Marines et devient pilote, mais ses frasques l’obligent à démissionner. Il s’engage alors au côté du général Chennault et de ses tigres volants en Chine, où il est crédité de 6 victoires. Après l’attaque de Pearl Harbor, il rejoint à nouveau les Marines, il est toujours indiscipliné, buveur et amateur de femmes, il rassemble autour de lui des fortes têtes dans l’escadrille VMF 214 qui rapidement prend le surnom de "Black sheep" (les brebis galleuses). Il y est surnommé "Pappy" parce qu'il a, à l'époque, 30 ans soit 10 de plus que la moyenne de ses pilotes. Son escadrille revendique 97 victoires aériennes dont 22 sont attribuées à "Pappy".
En janvier 1944 Greg Boyington est abattu et déclaré mort, on lui décerne alors à titre posthume, la Medal of Honor, la plus haute distinction américaine. En fait, il avait été capturé et ne sera libéré que 20 mois plus tard. Élevé au rang de colonel et rendu à la vie civile, il écrit ses mémoires dans le livre Baa baa blacksheep dont la série les Têtes brûlées est inspirée. Il décède en 1988 et repose désormais au cimetière national d'Arlington.
Les Têtes brûlées (Baa Baa Black Sheep puis Black Sheep Squadron) est une série télévisée américaine en un pilote de 120 minutes et 35 épisodes de 47 minutes, créée par Stephen J. Cannell et diffusée entre le 21 septembre 1976 et le 6 avril 1978 sur le réseau NBC. En France, la série a été diffusée à partir du 27 mars 1977 sur Antenne 2.
Les Tigres volants (ou Flying Tigers) est le surnom donné à un groupe de mercenaires volontaires états-uniens basés en Chine durant la seconde guerre mondiale. Leur histoire est racontée dans le film Les Tigres volants réalisé par David Miller en 1942 avec John Wayne. Il est fait également allusion aux Tigres volants dans le pilote de la série Les Têtes brûlées.
Crée par Claire Chennault à la fin de l'été 1941, l'escadre est un AVG (American Volunteer Group) équipé d'avion de chasse Curtiss P-40 Warhawk. Elle comptera environ 90 avions de chasse.
Leur surnom provient de la peinture réalisée pour la première fois par Eric Shilling, un des pilote, sur le nez de son avion et qui représente une bouche de requin béante ouverte. Elle est elle-même inspirée des peintures faites sur leurs Messerschmitt Bf 110 par les pilotes du Haifischgruppe ("groupe des requins") de la Luftwaffe
Cette escadrille compta dans ses rangs Gregory Boyington.
L'unité deviendra officiellement dans l'armée américaine le 23e Groupe de Chasse de la 14th USAAF au mois de mars 1943 dont l'insigne garde une trace de ses origines.
Robert Conrad, de son vrai nom Conrad Robert Falk (1er mars 1935 à Chicago, Illinois), est un acteur américain célèbre pour avoir joué notamment le rôle de James T. West dans la série culte les Mystères de l'Ouest et celui de Pappy Boyington dans la série non moins culte Les Têtes brûlées.
La Medal of Honor est la plus haute distinction militaire des États-Unis d'Amérique. Il en existe trois versions :
Le ruban quant à lui est unique.
Cette médaille est remise en cas d'un acte d'héroïsme exceptionnel au combat. 3 459 soldats (de la Guerre de sécession à aujourd'hui) en ont été décorés. Les raisons valables à la remise de la Medal of Honor sont :
mise en péril de la vie de l'intéressé au profit de l'intérêt général,
acte d'héroïsme exceptionnel au combat,
acte de bravoure exceptionnel au combat,
sauvetage et protection d'une personnalité importante, d'un représentant du gouvernement américain (Réforme de 2002 sur le Patriot Act).
La Congressional Medal of Honor a été crée en 1862 durant la guerre de Sécession et son premier récipiendaire connu fut un soldat du nom de Jacob Parrot récompensé pour avoir traversé les lignes sudistes et détruit une voie de chemin de fer stratégique. C' est la plus importante décoration réservée au personnel militaire étasunien. Elle est toujours remise par le Président des Etats-Unis en personne après approbation du congrès.
Il existe une association regroupant les anciens récipiendaires : la CMOHS. Elle permet d' assurer la protection et la fraternité entre les différents membres tout en se battant contre l' oubli des traditions militaires d' antan (devoir de mémoire notamment pour les combattants de la seconde Guerre Mondiale).
Récupérée de « 8http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Boyington »
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| mercredi 10 janvier 2007, a 07:00 |
| 90 ans aujourd'hui |
William Frederic Cody, dit Buffalo Bill, (26 février 1846 à North Plate, Scott County, Iowa - 10 janvier 1917 à Denver, Colorado) est une figure mythique de la Conquête de l'Ouest. Après une vie aventureuse, débutée à 14 ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu'éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l'écrivain Ned Buntline qui raconta ses aventures. Son nom en langue indienne (Sioux) était « Pahaska ».
Son surnom provient du fait qu'il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific et qu'il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée. Pour l'anecdote, beaucoup de ces bisons tués n'étaient pas consommés. Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs. Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.
De 1882 à 1912, il organise et dirige le spectacle le plus populaire au monde : le Buffalo Bill's Wild West Show. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l'Amérique du Nord et en Europe. Ils connaissent un immense succès à Paris, où le spectacle est présenté en 1905 au pied de la Tour Eiffel devant trois millions de spectateurs.
C'était un spectacle, étonnant pour l'époque, destiné à recréer l'atmosphère de l'Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l'attaque d'une diligence et de la cabane d'un pionnier par les Indiens, la présence de vrais indiens constituant le clou du spectacle.
Pour des millions d'Américains et d'Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s'éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l'Ouest, contribuera à développer.
Un spectacle équestre permanent est donné en l'honneur des exploits de cet as de la gâchette depuis 1992 dans le Disney Village de Disney land Resort Paris.
Sa vie est retracée dans le film Buffalo Bill de William Wellman réalisé en 1944 avec Joël McCrea & Maureen O'Hara.
Le Pony Express fut, en 1860, un exploit pour sortir l'ouest des États-Unis de son isolement. Ce service avait pour mission de distribuer le courrier et des nouvelles à partir de la ville de Saint Joseph (Missouri) jusqu'à Sacramento (Californie). Il y avait environ 160 relais, distants chacun de 5 à 20 miles. 400 chevaux étaient utilisés. La compagnie n'a jamais été rentable, et fut vendue en 1862 à Ben Holladay.
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| vendredi 05 janvier 2007, a 07:47 |
| La Rose |
LA ROSE
FLEUR
La rose est la fleur du rosier, arbuste du genre Rosa et de la famille des rosacées. C'est sans doute la fleur la plus cultivée au monde, mais on oublie souvent que le rosier est d'abord une plante sauvage, dont le représentant le plus connu est l'églantier. Quant aux rosiers cultivés dans nos jardins, ils sont le résultat de plusieurs siècles de transformations d'abord empiriques, puis méthodiques, en particulier par l'hybridation.
Botanique
Il existe environ 250 espèces sauvages différentes du genre Rosa dans l'hémisphère tempéré. Ce sont des arbustes épineux, généralement à feuilles caduques. Leurs feuilles sont imparipennées, présentant le plus souvent de 5 à 7 folioles dentées. Elles ont des stipules soudées à la base du pétiole. Rarement solitaires, les fleurs sont groupées en corymbes. Le calice est composé de cinq sépales. La corolle comprend en principe cinq pétales. Étamines très nombreuses. Styles souvent soudés en colonne. Le fruit, ou plutôt l'infrutescence, est un cynorrhodon arrondi, ovale ou piriforme, de couleur rouge et contenant de nombreux akènes.
La principale modification observée chez les rosiers cultivés est la multiplication des pétales, qui sont en fait des étamines transformées.
HORTICULTURE
Il semble que la première espèce cultivée en France ait été la rose de Provins (R. gallica), dont on dit qu'elle aurait été rapportée en 1234 de Syrie par Thibault IV le Chansonnier, comte de Brie et de Champagne. Mais il est probable que cette rose existait déjà en France bien avant les croisades. La plupart des autres roses sont arrivées beaucoup plus tard, notamment au XVIIe siècle, à la suite des voyages des botanistes européens en Asie. On n'oubliera pas enfin que l'églantier sert de porte-greffe à la plupart des rosiers actuellement cultivés.
Au résultat, de très nombreuses espèces qu'il était difficile de classer toutes sous un même genre sans distinctions plus précises. Le genre Rosa a donc été divisé en quatre sous-genres : Hulthemia, Platyrhodon, Hesperhodos et Eurosa. Les trois premiers n'ont que peu d'importance dans les variétés européennes, ce qui n'est pas le cas du genre Eurosa, qui a été lui-même divisé en douze sections, elles-mêmes réparties si nécessaire en sous-sections.
Les catalogues des maisons spécialisées montrent que le nombre de variétés est infini. On peut choisir un rosier en fonction de son parfum, de la couleur de ses fleurs ou de leur grosseur, de sa taille, du rôle qu'on veut lui attribuer dans le jardin (isolé, en massif, grimpant ,etc.).
On distingue généralement les rosiers en :
Rosiers buissons, soit à grandes fleurs, soit à fleurs groupées (polyantha).
Rosiers arbustifs et couvre-sol.
Rosiers grimpants.
Rosiers-tige et rosiers pleureurs, greffés sur une tige d'églantier.
Rosiers nains à faire notamment pousser en pots et bacs.
Une autre distinction se fait entre rosiers anciens et rosiers contemporains. Les premiers, aujourd'hui très à la mode, comprennent les espèces cultivées traditionnellement en France depuis plusieurs siècles, R. gallica, R. centifolia, R. damascena par exemple, ainsi que toutes les variétés antérieures à 1867. Pour la plupart, les rosiers anciens ne sont pas remontants, c'est-à-dire que leur floraison est unique (en juin-juillet dans l'hémisphère nord). Ils ont par contre l'avantage d'être très parfumés et de présenter souvent des fleurs doubles, avec un très grand nombre de pétales. Étant dans le domaine public, ils devraient en principe être bien moins chers que les rosiers contemporains, ce qui n'est pas forcément le cas.
La grande découverte du XIXe siècle a été celle des variétés remontantes appelés hybrides remontants, permettant une floraison allant du printemps jusqu'aux premières gelées. La date de 1867 citée plus haut correspond à la création de la rose la France, première variété du groupe appelé hybrides de thé, roses remontantes obtenues par hybridation de roses anciennes et chinoises. L'hybridation permet aussi de varier les couleurs, l'une des grandes nouveautés étant l'apparition de roses jaunes, la première ayant été obtenue en 1900 par Pernet-Ducher, puis orange ou bleues. C'est aux hybrides de thé qu'appartient la rose la plus cultivée au monde, Madame A. Meilland, d'une couleur mariant le jaune et les teintes rosées. Dans la lignée des hybrides de thé, ont été créés ensuite les groupes horticoles polyantha et floribunda, qui regroupent les variétés les plus cultivées aujourd'hui avec les rosiers anglais, apparus pour leur part dans les années 1950-1960.
PARFUMERIE
Depuis l'Antiquité, la parfumerie a toujours fait un grand usage de la rose, soit en soliflore (la rose constitue l'essentiel du parfum), soit comme note de cœur associée à d'autres essences dans les parfums dits floraux, et plus généralement dans près de la moitié des parfums féminins. Les deux espèces les plus appréciées sont Rosa damascena, ou rose de Damas, et Rosa centifolia, longtemps cultivée à Grasse sous le nom de « rose de mai ». L'essence est obtenue soit par distillation, procédé qui permet d'utiliser le résidu sous forme d'eau de rose, soit par enfleurage, technique consistant à capter l'essence grâce à de la graisse, dont on extraira ensuite la concrète, puis l'absolue. Il faut cependant savoir qu'aujourd'hui on dispose de nombreuses « copies » synthétiques qui permettent de se passer d'essences naturelles.
PATISSERIE
La rose est fréquemment utilisée dans la cuisine orientale et en confiserie (loukoums). Les pétales permettent de faire de la gelée ou de la confiture.
Bonbons à la rose
Confiture de rose
Eau de rose
Gelée de rose
Miel à la rose
Pétales de rose cristallisés
En France, la capitale de la confiserie à la rose est Provins, dont les principales spécialités sont la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose.
SYMBOLIQUE
Les noces de rose symbolisent les 17 ans de mariage dans le folklore français.
HISTOIRE, LITTERATURE, ARTS
Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d'épaisseur. Mais c'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'Histoire. Quelques exemples :
La rose associée à la Vierge, à l'origine de la dévotion catholique du Rosaire.
La guerre des Deux-Roses, qui opposa en Angleterre au XVe siècle la maison d'York (dont l'emblème était une rose blanche) à celle de Lancastre (représentée par une rose rouge). La rose est aujourd'hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.
Les Rose-Croix, société secrète mystique ayant pour emblème une rose rouge fixée au centre d'une croix.
La Rose blanche de Finlande, ordre national finlandais créé en 1919 pour récompenser les services rendus au pays.
La Rose blanche, mouvement d'opposition à Hitler dont les fondateurs furent décapités à la hache en 1943.
Plus récemment, la rose rouge, associée par François Mitterrand au Parti socialiste.
Le Roman de la Rose est une des œuvres les plus célèbres du Moyen Âge. Écrit par Guillaume de Lorris (vers 1236) puis par Jean de Meung (entre 1275 et 1280), ce long poème allégorique décrit la tentative d'un amoureux (le poète) pour s'emparer de l'être aimé, représenté par une rose.
À diverses époques, la poésie utilise la symbolique de la rose, souvent pour évoquer la fragilité de la vie humaine, notamment chez Ronsard (Mignonne allons voir si la rose..., Comme on voit sur la branche...). Le thème de la fragilité est repris par Victor Hugo dans la Rose de l'Infante : la petite infante, fille de Philippe II, voit les pétales de sa rose s'envoler sous l'action du vent; au même moment l'Invincible Armada est détruite par une terrible tempête.
Au dix-huitième siècle, l'expression "cueillir la rose" avait un sens galant désignant la perte de virginité (cf. notamment les "Mémoires" de Giacomo Casanova)
Plus récemment, on notera le roman d'Umberto Eco le Nom de la rose (1980), sorte d'enquête policière médiévale se déroulant en Italie. Le roman a été adapté ensuite au cinéma (1986).
En peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés à la Vierge, mais aussi à l'amour. Ainsi la Naissance de Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle, avec de somptueuses compositions florales. Elle est également omniprésente comme motif décoratif dans les tapisseries et les porcelaines.Pierre-Joseph Redouté(1759-1840) compose de 1817 à 1824 son ouvrage en 3 volumes "les roses" planches en eau-forte en pointillé coloriée dont le texte est rédigé par le rosiériste Claude-Antoine Thory.
On n'oubliera pas un art mineur, la chanson, qui a valu à la rose pas mal de triomphes. Plusieurs générations de Français ont pleuré en écoutant Les Roses blanches, chanson de Pothier et Raiter, interprétée pour la première fois par Berthe Sylva en 1927. On pensera aussi, entre autres, à un air qui a franchi les siècles sans perdre une ride, Vive la rose et le lilas.
Peu de roses par contre dans les titres de films, sinon The Rose de Mark Rydell avec Bette Midler (1979), La Rose pourpre du Caire de Woody Allen, Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986) et Bread and Roses de Ken Loach (2000).
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| mercredi 03 janvier 2007, a 07:47 |
| Le Coucou Gris |
Le coucou gris (Cuculus canorus) est un oiseau de la famille des Cuculidés.
Migrateur largement répandu en Eurasie, c'est un oiseau discret d'environ 30 cm, entomophage, de la taille d'un faucon crécerelle ou d' un épervier. Le dessus et la gorge sont gris-bleu.
Il possède une longue queue arrondie grise. Les juvéniles sont plutôt brun-roussâtre, barrés.
Lors de son séjour en Europe (son arrivée fin mars signe le retour du printemps), il fréquente les milieux ouverts mais ses pattes zygodactyles comme celles des Picidés trahissent une adaptation forestière ancienne.
C'est un oiseau solitaire lors de la période de nidification. Les femelles, polyandres, parasitent plusieurs espèces de passereaux en pondant leurs œufs un par un dans différents nids.
Une femelle peut pondre jusqu'à une vingtaine d'œufs. Parmi les espèces parasitées, on peut citer la rousserolle turdoïde, le rouge-queue noir, les bergeronnettes.
Au total, plus d'une dizaine d'espèces sont régulièrement parasitées en France.
Après l'éclosion, le poussin de coucou se débarrasse du reste de la couvée et reste seul au nid, alimenté par des parents adoptifs bien plus petits que lui.
Dès le début du mois de juillet les coucous adultes entament leur migration, alors que les jeunes restent encore un mois environ en Europe.
En Europe, entendre le chant du coucou est un des signes du retour du printemps.
Ce chant particulier a été une source d'inspiration pour des chansons comme, en français par exemple, la chanson pour enfants Dans la forêt lointaine....
Dans certaines régions, la légende raconte que si un promeneur a de l'argent en poche lorsqu'il entend le premier coucou de l'année, alors il sera riche toute l'année.
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| commentaire(s) | Bons plans Papillotte (22/06/2009 18:32)je découvre ton blog... |
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