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Les bons plans de fabrice
jeudi 15 mars 2007, a 05:25
15 Mars 1892 : Naissance de Charles Nungesser, aviateur français
 

  15 Mars 1892 : Naissance de Charles Nungesser, aviateur français († 8 mai 1927).

 

Charles Nungesser

 

Charles Nungesser est un aviateur né à Valenciennes le 15 mars 1892 et mort quelque part dans l'Atlantique Nord, ou en Amérique du Nord en 1927.

 

Il fut l'un des as de la chasse aérienne entre 1914 et 1918. Il trouve la mort le 8 mai 1927, lorsqu'il tente avec François Coli une traversée Paris-New York sans escale à bord de l'Oiseau blanc.

 

L'as de la Première Guerre mondiale

 

Nungesser, partit en Amérique du Sud à quinze ans, où il connaît nombre d'aventures et pratique différents métiers (cow-boy, boxeur, pilote de courses automobiles). Il découvre également l'aviation naissante, et commence à piloter.

Revenu en France avant la déclaration de guerre, il s'engage au 2e régiment de hussards, où il obtient la Croix de Guerre après dix jours de combat. Il réussit en effet, après avoir passé seul les lignes ennemies, à capturer une voiture Mors à tuer les quatre officiers prussiens qui s'y trouvaient, et à ramener la voiture au Quartier Général de sa division avec des plans trouvés sur les officiers prussiens. Son général le surnomme le hussard de la Mort, et l'autorise à passer dans l'aviation.

Il intègre l'escadrille VB 106 à Dunkerque, dans laquelle il pilote un bombardier Voisin X et accomplit 53 missions de bombardement. Mais il s'en sert aussi à l'occasion pour faire la chasse des avions qu'il croise : le 30 juillet 1915, il abat un Albatros allemand au cours d'un vol d'essai, ce qui lui vaut la Croix de Guerre, et une mutation dans l'escadrille de chasse N 65 (équipée de Nieuport Bébé) basée à Nancy. Il réalise plusieurs patrouilles de chasse qu'il termine par des acrobaties au-dessus de son terrain, ce qui lui vaut huit jours d'arrêts. Sa punition sera toutefois levée en abattant sa deuxième victoire, un biplace Albatros le 28 novembre 1915.

Mais en février 1916, il est très grièvement blessé en essayant un prototype d'avion de chasse de type Ponnier, en s'écrasant au décollage. Le manche à balai lui traverse le palais, et il a la mâchoire fracassée, les deux jambes brisées. Il sort sur des béquilles de l'hôpital le 28 mars, refuse sa réforme, et retourne à son escadrille. Il doit se faire porter et extraire de son avion pour pouvoir combattre.

Il participe alors à la bataille de Verdun et y remporte 10 victoires jusqu'au 22 juillet 1916, avant de survoler le front de la Somme. C'est là qu'il fait peindre sans doute pour la première fois son insigne personnel sur son Nieuport 17, une tête de mort aux tibias entrecroisés, surmontant un cercueil entouré de deux chandeliers, le tout dessiné dans un cœur noir. Il remportera neuf autres victoires homologuées sur la Somme jusqu'à la fin de l'année 1916, portant son total à 21, avec notamment un "triplé" le 26 septembre.

Mais son état de santé est très précaire depuis son accident de février 1916, auquel se rajoutent diverses blessures en combat. Il doit repartir à l'hôpital et parvient à s'en "échapper" qu'après avoir négocié un accord avec ses médecins et l'état major : il devra retourner à l'hôpital après chacun de ses vols pour y suivre son traitement. C'est ainsi qu'il est détaché à l'escadrille VB 116, une escadrille de bombardement, qu'il rejoint avec son chasseur Nieuport à Dunkerque au mois de mai 1917. Cette escadrille a la particularité d'être à côté d'un hôpital… Il remportera 9 autres victoires jusqu'à la fin de l'année 1917.

Son état de santé s'améliorant, il peut rejoindre son escadrille, la N 65. Mais à peine est-il de retour qu'il est victime d'un grave accident de voiture en octobre 1917 dans lequel périt son fidèle mécanicien Roger Pochon, qui était au volant. Nungesser retourne à l'hôpital… Jusqu'à la fin de la guerre, malgré ses lourds handicaps physiques, va continuer d'accumuler les succès, mais se fera dépasser par René Fonck.

Le 15 août 1918, il abat plusieurs Drachens et remporte sa 43ème victoire homologuée (la dernière).

 

Le pilote de l'après-guerre

 

Sur proposition du sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique, il monte une école de pilotage à Orly : celle-ci fait faillite. Il part alors en tournée exhibition (55 représentations aux États-Unis) où il reconstitue ses principaux combats.

 

La traversée de l'Atlantique

 

En 1927, dévoré par le besoin de se surpasser, il forme avec François Coli le projet de franchir l'Atlantique nord, sans même s'inscrire au prix offert par Raymond Orteig DE 25 000 dollars à qui réalisera l'exploit le premier. Le constructeur Levasseur fournit un prototype du PL 8, un avion biplan équipé du moteur Lorraine Dietrich 12 Eb en W de 450 chevaux. Voici les caractéristiques de l'avion que Nungesser rebaptise l'Oiseau Blanc :

Envergure : 14,60 m ; Longueur : 9,75 m ; Hauteur : 3,89 m ; Surface portante : 61 m² ; Masse à vide : 1 905 kg ; Masse totale : 5 030 kg. On le déleste de tout poids inutile : c'est ainsi que Nungesser et Coli partent sans radio. L'avion l'Oiseau Blanc atteint le poids de 5 tonnes et doit prendre un kilomètre d'élan avant de décoller, le 8 mai.

Le journal La Presse avait annoncé prématurément leur victoire au soir du 9 mai. Cette fausse nouvelle provoqua sa faillite.

L'avion a survolé Étretat avant de disparaître (on trouve sur la falaise nord d'Etretat un musée et un monument dédié à Nungesser et à son avion). On sait maintenant qu'il a survolé l'Irlande, puisqu'un officier de la marine britannique a consigné dans son journal de bord avoir vu l'appareil. Il est probable qu'une dépression les a emporté plus au Nord de leur route, leur faisant consommer trop d'essence, et qu'ils aient voulu rejoindre Québec (qui était prévu dans leurs différentes options de route) pour se poser sur le Saint-Laurent. Leur altimètre, après le passage dans la dépression, a pu être faussé, ce qui les aurait fait heurter des collines dans le Maine. Des traces de leur carlingue ont été aperçues par un vol d'observation de l'USAF dans les années 30, et on aurait retrouvé les débris du moteur.

 

Décorations

 

Légion d'honneur (officier), la Military Cross, la Croix de Guerre avec vingt-huit palmes et deux étoiles, l'ordre de Léopold et la Croix de Guerre belges, le Distinguished Service Order américain, la Croix de Michel le Brave roumaine, la Croix de la Bravoure serbe.

 

Postérité

 

Outre les nombreuses écoles et éléments de voirie qui portent son nom, associé le plus souvent à celui de François Coli, Nungesser a reçu un hommage de deux aviateurs français. Dieudonné Costes et Joseph Le Brix nommèrent en effet le Breguet 19 GR avec lequel ils réalisèrent leur tour du monde en 39 étapes (57 000 km) le Nungesser et Coli.

A Valenciennes, le club de football évolue dans un stade qui porte son nom.

 

 

 

 

 

 

mercredi 14 mars 2007, a 04:47
14 Mars 1993 :adoption par référendum de la première constitution d'Andorre
 

  14 Mars 1993 : adoption par référendum de la première constitution d'Andorre

 

Andorre

 

 La Principauté d’Andorre (Principat d’Andorra en catalan) - ou l’Andorre - est un petit pays du Sud-Ouest de l’Europe situé dans les Pyrénées, entre l’Espagne (Catalogne) et la France (Ariège et Pyrénées-Orientales).

 

Histoire

 

Selon une légende du XIe siècle, Charlemagne aurait accordé une charte aux Andorrans pour les récompenser de leur combats contre les Maures. Le contrôle du territoire passa au Comte d'Urgell puis à l’Évêque du Diocèse d’Urgell, en partage avec la famille de Caboet, puis l’héritage passa au Vicomtes de Castellbó, puis aux Comtes de Foix. Les deux co-Seigneurs (laïc et ecclésiastique) s’affrontèrent souvent à propos de leurs droits sur les Vallées d’Andorre.

En 1278, le conflit fut résolu par la signature d'un traité instaurant la souveraineté partagée de l’Andorre entre le Comte de Foix et l’évêque d'Urgell, en Catalogne. Ceci donna à la petite principauté son territoire et sa forme politique.

Les années passant, le titre fut transmis aux Rois du Royaume de Navarre puis au Roi de France Henri IV de France. Un édit en 1607 établit le chef de l'État français et l’évêque d’Urgell comme co-princes d’Andorre.

Au cours de la période 1812-1814, l'empire français annexa la Catalogne espagnole, la divisa en quatre départements (Segre, Ter, Montserrat et Boques de l’Èbre). L’Andorre fut aussi annexée et rattaché du district de Puigcerdà (département de Segre).

Le 6 juillet 1934,le russe Boris Skossyreff fut proclamé Roi du Gouvernement d’Andorre. Le 14 juillet, un groupe de la Guardia Civil (la Police Militaire espagnole) dirigé par le marquis Silva de Balboa, entra en Andorre, l'arrêta pour l'expédier vers Barcelone, plus tard vers Madrid pour être expulsé vers le Portugal.

Le 25 septembre 1939, l’Andorre signa un traité de paix avec l’Allemagne, car sa non-ratification du traité de Versailles l’avait laissé légalement en guerre avec ce pays. Ainsi,le petit pays resta neutre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Étant donné son relatif isolement, l’Andorre est restée en marge de l’histoire européenne pendant longtemps, cultivant un certain mystère. Dans les années 1950, le pays a commencé à attirer les visiteurs. Depuis, son tourisme prospère ainsi que le développement de ses moyens d’accès, d’hébergement ont sorti le pays de son anonymat.

 

Politique

 

La première Constitution de l'Andorre a été adoptée par référendum le 14 mars 1993. Le régime de l’Andorre est la coprincipauté parlementaire, héritage lointain du pareatge (paréage) de 1278 entre l’Évêché d’Urgell et le Comte de Foix. D’après la Constitution, « les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le Chef de l’État et en incarnent la plus haute représentation. » Ils sont :

 

l’Évêque d’Urgell (La Seu d’Urgell - Catalogne / Espagne),

 

le Président de la République française, « héritage » du Comte de Foix (France - Occitanie) et des successifs Rois de France.

 

« Sauf dans les cas prévus par la […] Constitution, les Coprinces ne sont pas responsables. La responsabilité de leurs actes incombe aux Autorités [d’Andorre] qui les contresignent. »

 

Paroisses

 

Le pays est divisé en sept Paroisses (Parròquies = Régions, Territoires), dans l'ordre protocolaire :

 

Canillo, la plus étendue ;

Encamp,

Ordino, paroisse la plus au nord ;

La Massana ,

Andorra la Vella, paroisse la plus peuplée et dont la principale ville (Andorra La Vella) est la Capitale ;

Sant Julià de Lòria, la plus au sud, limitrophe de la Catalogne (Province de Lleida);

Escaldes-Engordany, la plus récente (création en 1978, de la division de la Parròquia d'Andorra La Vella).

 

Géographie

 

En raison de sa localisation dans le massif des Pyrénées orientales, l'Andorre est constituée principalement de montagnes élevées d'une hauteur moyenne de 1 997 m dont le point le plus élevé est la Coma Pedrosa à 2 946 m. Celles-ci sont séparées par trois vallées étroites en forme de Y qui se regroupent en une seule suivant le courant principal, la rivière Valira, coulant vers la Catalogne espagnole (au point le plus bas de l'Andorre qui est à 870 m).

Le climat de l'Andorre est similaire au climat tempéré de ses voisins, mais sa haute altitude signifie qu'il y a en moyenne plus de neige en hiver et qu'il fait légèrement plus frais en été.

La route qui mène de la France (Catalogne française et Occitanie française) à la capitale (Andorra La Vella) passe par Le Port d'Envalira (2 409 m) qui est le plus haut col routier des Pyrénées (mais aussi le plus haut d'Europe maintenu ouvert toute l'année). Ce col est doublé d'un tunnel, ouvert à la circulation depuis le 29 septembre 2002.

L'Andorre abrite 5 stations de ski (62 sommets de plus de 2 000 m).

 

liste des lacs d'Andorre

 

Estanys Clots

Estany de Les Truites

Estanys Forcats

Estany de l'Angonella

Estanys de Tristaina

Estany de Tristaina d'El Mig

Estany de Tristaina Primer

Estany Esbalçat

Estany de Sortany

Estany d'Engolasters

Estany Ensagents

Estanys de Griu

Estany de Cubil

Lacs des Pessons

Estany de Montmalus

Estany d'en Cuit

Estany d'Incles

Estanys de Siscaro

Estanys de Juclar

Estanys de la Vall del Riu

Estany de Pala Alta

Estanys de Ransols

Estanyo de Queral

Estany de Cabana Sorda

Estany Enrodat

Estany de la Nou

Estany Perafita

Estany Perafita supérieur

Estany Blau

Estany Forcat

Estany Bova

Estany Rodo

Estany de l'Illa

Estany de Montmalus

 

Économie

 

 L'Andorre, bien que « coincée » entre la France et l’Espagne et bien qu'utilisant comme elles l’euro, ne fait pas partie de l'Union Européenne, tout en ayant des relations et certains accords avec elle. Ceci étant, les produits y sont vendus avec une taxation moindre.

L'Andorre est considérée par certains pays à haute fiscalité comme un paradis fiscal, parce qu'elle ne lève ni TVA ni impôt sur le revenu ou sur la fortune, qu'elle a seulement 2% de fonctionnaires et qu’elle pratique une fiscalité légère, l’essentiel des ressources de l'État provenant d'un impôt sur les importations (impost de mercaderies indirecte). Ceci étant, plusieurs taxations modérées sont depuis peu en vigueur ou en projet...

L'économie repose principalement sur deux formes de tourisme ; le tourisme de passage qui profite des prix (un peu) plus bas qu'en Espagne ou en France (tabac et alcool 2.5 fois moins cher qu'en France tout de même) et le tourisme 'blanc', qui tout en profitant de ces quelques avantages tarifaires, vient surtout pour l'offre des sports d'hiver. Ces derniers y sont pratiqués dans 4 stations de ski alpin : Pas De La Casa-Grau Roig et Soldeu-El Tarter (aujourd'hui 2 domaines skiables réunis sous la marque Gran Valira), Pal-Arinsal et Ordino-Arcalis (2 domaines réunis sous la marque VallNord) et 1 station de ski de fond : La Rabassa. Par ailleurs, le patrimoine architectural, religieux notamment, est remarquable et est une des autres motivations touristiques. De nombreuses petites églises aux belles peintures d'inspiration romane (Sant Joan de Caselles, La Cortinada, Sant Roma de Les Bons, ...) parsèment le pays. Elles témoignent de la ferveur traditionnelle et de l'attachement de la population à ses différents terroirs. La relance récente du thermalisme (Les Escaldes) complète une offre riche en loisirs et découvertes variés (gastronomie).

 

Démographie  

 

L’Andorre aurait une des espérances de vie les plus élevées au monde.

Les données suivantes, sauf mention contraire, sont des estimations datant de 2004 :

 

Population : 77 149 habitants

 

0-14 ans : 15,0 % (hommes : 5 478 ; femmes : 4 988) (proportions de 2002)

 

15-64 ans : 71,6 % (hommes : 26 268 ; femmes : 23 766)

 

+ 65 ans : 13,4 % (hommes : 4 659 ; femmes : 4 706)

 

Espérance de vie : 83,5 ans (hommes : 80,59 ans ; femmes : 86,59 ans)

Taux de croissance : 1 %

Taux de natalité : 10,29 ‰ (2001)

Taux de mortalité : 5,41 ‰ (2001)

Taux de mortalité infantile : 4,08 ‰ (2001)

Taux de fécondité : 1,25 enfant par femme (2001)

Taux de migration : 6,82 ‰ (2001)

 

Liens

 

 Ordre Nobiliare d'Andorre           : 80http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Nobiliare_d%27Andorre

 

Catalan                                   : 89http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalan

 

Co-princes d'Andorre           : 96http://fr.wikipedia.org/wiki/Co-princes_d%27Andorre

 

paradis fiscal                         : 04http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal

 

Fédération d'Andorre de football        :  11http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_d%27Andorre_de_football

 

Le site officiel du Govern d'Andorra (Gouvernement d'Andorre)

Le site du Consell General (Conseil Général - Parlement)

La Constitution Andorrane traduite en français

Photos d’Andorre

Timbres d'Andorre

Le drapeau andorran (la bandera) à travers les âges...

La monnaie andorrane

Les Légendes d'Andorre

Aqui Radio Andorra

Alliance française d'Andorre

KWFM.net > WebRadio ROCK International depuis Andorra La Vella (Site Web en català, english, castellano et français)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 13 mars 2007, a 07:38
13 Mars 1930 : découverte de la planète naine Pluton.
 

  13 Mars 1930 : découverte de la planète naine Pluton.

 

 

Planète naine

 

 Une planète naine, depuis la nouvelle définition de l'Union astronomique internationale d'août 2006, est un corps céleste en orbite autour du Soleil qui possède :

une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme presque sphérique),

qui n'est pas un satellite, mais qui n'a pas fait place nette dans son voisinage orbital.

Selon cette dernière, trois corps accèdent au statut de planète naine : Pluton, Éris et Cérès. D'autres corps devraient prochainement rejoindre cette nomenclature.

Une planète naine n'est pas tout à fait une planète, selon la récente décision de l'UAI, la communauté scientifique étant partagée sur cette question dans les faits.

Sans tenir compte de cette nouvelle classification, les autres termes tels ceux d'astéroïde ou d'objet de la ceinture de Kuiper continuent à s'appliquer. Ces termes sont basés sur la situation de l'objet dans le système solaire ou sa composition. Cérès continue à être le plus grand astéroïde et Pluton est toujours un objet de la ceinture de Kuiper malgré leur classification comme planète naines.

Le statut de Charon, actuellement considéré comme un satellite de Pluton, est incertain. En effet, il n'existe pas de définition claire de ce qui constitue un système satellitaire ou un système binaire. Charon est largement plus grand que les autres satellites en comparaison de Pluton et Pluton et Charon orbitent tous les deux autour d'un point situé dans l'espace plutôt qu'à l'intérieur de Pluton. En conséquence, le système pourrait être désigné dans le futur comme un système planétaire double, faisant de Charon une planète mineure.

Le deuxième plus gros astéroïde, Vesta, semble également à peu près sphérique, mais possède cependant une face plane significative. Pallas et Hygée sont plus irréguliers, mais néanmoins partiellement arrondis par leur propre gravité. Potentiellement, tous les trois pourraient remplir les critères définis par l'UAI. Tout comme Cérès, ces objets furent considérés comme des planètes depuis leur découverte jusqu'aux années 1850.

Selon certains astronomes, cette nouvelle définition pourrait impliquer l'ajout de jusqu'à 45 nouvelles planètes naines.

La liste de planètes naines pourraient donc être dans l'avenir très largement étendue, avec l'introduction de corps de la ceinture de Kuiper.

Les limites supérieures et inférieures en taille et en masse des planètes naines ne sont pas spécifiées dans la résolution 5A de l'Union astronomique internationale. À proprement parler, il n'existe aucune limite supérieure et un objet plus grand et plus massif que Mercure et qui n'a pas « nettoyé son voisinage autour de son orbite » peut être catégorisé comme une planète naine.

La limite inférieure est déterminée par le concept d'« équilibre hydrostatique », mais les dimensions auxquelles un objet atteint un tel état ne sont pas déterminées ; des observations empiriques suggèrent qu'elles varient suivant la composition et l'histoire de l'objet. La version initiale de la résolution 5 définissait l'équilibre hydrostatique comme s'appliquant « aux objets dont la masse dépasse 5×1020 kg (soit 500 millions de milliards de tonnes) et le diamètre 800 km », mais ceci ne fut pas retenu dans la résolution finale.

 

(134340) Pluton

 

Pluton, dont la désignation officielle est (134340) Pluton, est la seconde planète naine du système solaire par la taille. Elle orbite autour du Soleil à une distance variant entre 29 et 49 unités astronomiques et appartient à la ceinture de Kuiper, il s'agit du premier objet transneptunien à avoir été découvert.

Depuis sa découverte par Clyde Tombaugh en 1930, Pluton était considérée comme la neuvième planète du système solaire. À la fin du XX siècle et au début du XXIe siècle, de plus en plus d'objets similaires furent découvert dans le système solaire externe, en particulier (136199) Éris, légèrement plus grand que Pluton. Cette évolution amena l'union astronomique internationale (UAI) à redéfinir la notion de planète en août 2006, Cérès, Pluton et Éris étant depuis cette date classées comme des planètes naines. L'UAI a également décidé de faire de Pluton le prototype d'une nouvelle catégorie d'objet transneptunien. De fait, le système solaire, qui comptait neuf planètes depuis 1930, n'en contient officiellement plus que huit depuis août 2006. Suite à cette modification de la nomenclature, Pluton a été ajoutée à la liste des objets mineurs du système solaire et s'est vue attribuer le numéro 134340 dans le catalogue des objets mineurs.

Pluton est principalement composée de roche et de glace de méthane. Son diamètre est d'environ les deux tiers de celui de la Lune. Pluton et son plus grand satellite, Charon, sont généralement considérés comme appartenant à un système double, le couple Pluton/Charon, puisque la différence de masse entre les deux objets est l'une des plus faible de tous les couples planétoïdes/satellites du système solaire, et surtout parce que le barycentre de leurs orbites ne se situe pas à l'intérieur d'un des deux corps. Deux autres satellites naturels nettement plus petits, Nix et Hydra, ont également été découverts en 2005.

Aucune sonde spatiale n'a jamais survolé Pluton, mais la sonde New Horizons a été lancée en janvier 2006 par la NASA pour explorer le système plutonien, le survol étant prévu pour l'été 2015 après un voyage de 6,4 milliards de kilomètres.

 

Découverte

 

Pluton fut découvert en 1930 lors de la recherche d'un corps céleste permettant d'expliquer les perturbations orbitales d'Uranus et Neptune, hypothèse proposée par Percival Lowell comme étant la Planète X.

Ayant fait fortune dans les affaires, Lowell se fait construire en 1894 un observatoire à plus de 2 000 mètres d'altitude dans l'Arizona et entreprend la recherche d'une neuvième planète au-delà de Neptune. Il pense suivre la même méthode que celle qui avait conduit à la découverte de cette dernière en étudiant son orbite, mais la précision des instruments de l'époque ne permettant pas de mesurer de façon précise les anomalies orbitales, il doit se rabattre sur celles d'Uranus. Sa planète (baptisée « X ») serait située à 47,5 ua, aurait une période de 327 ans et une masse de deux cinquièmes de celle de Neptune. En 1905, il lance une première campagne photographique de trois ans, mais celle-ci ne donne rien de concluant, notamment, comme il fut démontré par la suite, parce que ce programme était focalisé sur l'écliptique et que l'orbite fortement incliné de Pluton la plaçait à cette époque en dehors du champ des photographies. Lowell ne baisse pas les bras pour autant et décide de redoubler d'efforts, notamment lorsqu'il voit apparaître un concurrent : William Pickering. Celui-ci annonce en 1908 la présence d'une planète qu'il nomme « 0 » de deux masses terrestres, à une distance de 52 ua et d'une période de 373 ans. En 1911, Lowell fait l'acquisition d'une machine destinée à l'analyse photographique lui permettant de comparer les clichés beaucoup plus vite (deux séries de photos sont prises à quelques jours d'intervalle pour repérer le mouvement éventuel d'un astre) et entame une nouvelle série de photographies. Un nouvel échec qui le mènera à se désintéresser de sa planète X.

Percival Lowell meurt en 1916 mais laisse dans son testament de quoi poursuivre les recherches sans se soucier des problèmes d'argent, bien que des problèmes d'héritage avec sa femme finissent par réduire le budget de l'observatoire. Or dix ans plus tard, l'observatoire nécessite un nouvel instrument. Abott Lawrence Lowell, le frère de Percival Lowell, accepte de donner dix mille dollars pour la construction d'un télescope de 13 pouces que Clyde W. Tombaugh sera chargé de piloter pour cette lourde tâche qu'est la cartographie minutieuse du ciel, à la recherche de la planète X. Tombaugh réorganise son plan de travail et procède à trois prises au lieu de deux afin d'augmenter les chances de percevoir le mouvement de la planète. La troisième série de clichés prend fin le 29 janvier 1930 et commence alors l'analyse des plaques photographiques. Le 18 février à 16 heures, il remarque un point de magnitude +15 bouger d'une plaque à l'autre sur deux photographies prises les 23 et 29 janvier. L'équipe de l'observatoire Lowell, après avoir pris d'autres photographies permettant de confirmer la découverte, télégraphie la nouvelle au Harvard College Observatory le 13 mars 1930.

La planète est nommée à la fois en référence au dieu romain des enfers et à Percival Lowell dont les initiales forment les deux premières lettres de Pluton. Ses initiales forment le symbole de Pluton. Le nom fut suggéré par Venetia Burney, une jeune fille de onze ans d'Oxford, en Angleterre.

De nombreux observatoires se mettent alors à observer cette nouvelle planète, afin de déterminer son orbite le plus précisément possible. En revenant en arrière, Pluton est rétroactivement observée sur des plaques photographiques remontant jusqu'à 1909

 

. Pluton et la planète X

 

La découverte de Pluton est à l'origine liée à la recherche systématique d'une planète permettant d'expliquer les perturbations observées dans les orbites d'Uranus et Neptune, mais le doute est très vite jeté sur le fait que Pluton soit la planète X que Percival Lowell recherchait.

À cette époque, Pluton est si lointain que son diamètre ne peut pas être déterminé avec précision, mais sa faible luminosité et son absence de disque apparent laissent présager un corps plutôt petit, comparable en taille aux planètes telluriques déjà connues, probablement plus grand que Mercure mais pas plus que Mars, pense-t-on à l'époque. Il devient donc rapidement clair que Pluton ne peut pas être la source des perturbations dans les orbites de Neptune et Uranus, et les astronomes sont amenés à imaginer que de nombreux autres corps similaires à Pluton puissent orbiter autour du Soleil au-delà de Neptune. On pense alors que le système solaire pourrait être constitué de plusieurs zones regroupant les corps célestes par familles, planète tellurique, planète géante, « objets ultra-neptuniens ». Cette hypothèse sera formalisée plus tard au cours des années 1940 et 1950 par Kenneth Edgeworth puis Gérard Kuiper, et est désormais connue sous le nom de ceinture de Kuiper.

Afin de réconcilier la petite taille de Pluton avec la planète X, la masse de la première étant en contradiction avec les caractéristiques que devait posséder la seconde, certains astronomes envisagèrent également une théorie de réflexion spéculaire : ce que les observateurs mesuraient pourrait n'être qu'une tache brillante à la surface très réfléchissante d'une planète en réalité plus grosse qui pourrait ainsi être massive sans être pour autant exceptionnellement dense.

La découverte de Charon, son satellite, en 1978 permettra de résoudre bien des problèmes quant à la masse et la taille de Pluton. Cela permit de revoir encore à la baisse la masse du système Pluton/Charon, plus faible même que les estimations minimales fournies par les opposants à la théorie de la réflexion spéculaire (qui fut dès lors totalement invalidée). Les astronomes sont d'accord aujourd'hui pour donner à Pluton un diamètre bien inférieur à celui de la Lune, avec seulement une fraction de sa masse, en accord avec sa composition (de la glace en grande partie). Dans les années 1970, les calculs des trajectoires des sondes Voyager ont montré que Neptune avait une masse inférieure aux hypothèses précédentes, et en tenant compte de cette nouvelle mesure, les divergences dans les mouvements des planètes Uranus et Neptune deviennent négligeables devant l'incertitude de la mesure liée à la précision des instruments.

 

Statut de planète

 

Vers la fin du XXe siècle, le statut de planète de Pluton est de plus en plus souvent remis en question.

D'une part, de très nombreux corps sont découverts qui possèdent une orbite très proche de celle de Pluton, et sont comme elle en résonance 2:3 avec Neptune. Environ 150 objets de ce type, connus sous le nom de plutinos, étaient recensés en février 2006, ce qui tend à montrer que Pluton n'est finalement que le plus grand représentant d'une vaste famille de corps plus ou moins massifs.

La découverte en 2005 de (136199) Éris, d'un diamètre légèrement supérieur à celui de Pluton, contribue à relancer le débat. Le diamètre d'Éris, qui avait initialement été estimé à 3 600 km (il était alors notablement plus grand que Pluton) reste toujours actuellement (2006) du même ordre de grandeur que celui de Pluton, même s'il a été revu à la baisse (2 400 km ± 100 km). De nombreux autres corps ont également été découverts à cette époque, tels que 2005 FY9, (90482) Orcus ou (90377) Sedna, régulièrement annoncés comme étant la dixième planète du système solaire.

Certains scientifiques proposent alors de reclasser Pluton en planète mineure ou en objet transneptunien. D'autres, comme Brian Marsden du Minor Planet Center, penchent pour lui attribuer les deux statuts, en raison de l'importance historique de sa découverte. Marsden annonce le 3 février 1999 que Pluton serait classée comme le 10 000e objet du catalogue recensant justement 10 000 planètes mineures. Le nombre rond de 10 000 serait attribué à Pluton en son honneur pour la « célébration » de ce compte atteint.

Il est intéressant de noter que, historiquement, les quatre premiers astéroïdes découverts (1) Cérès, (2) Pallas, (3) Junon et (4) Vesta) furent eux aussi considérés comme des planètes pendant plusieurs décennies (leurs dimensions n'étaient pas connues avec précision à l'époque). Certains textes astronomiques du début du XIXe siècle font référence à onze planètes (incluant Uranus et les quatre premiers astéroïdes). Le cinquième astéroïde ((5) Astrée) fut découvert en 1845 peu de temps avant la découverte de Neptune, suivi de plusieurs autres dans les années suivantes. Bien qu'ils soient toujours appelés « planètes mineures », ils ne sont plus aujourd'hui considérés comme des « planètes ».

Le dernier mot revenant à l'Union astronomique internationale, l'organisme coordinateur de l'astronomie au niveau international, en charge de la dénomination des corps célestes ainsi que de leur statut, celle-ci, lors de son XXVIe congrès tenu le 24 août 2006 en République tchèque, a décidé au terme d'une semaine de débats de reclasser Pluton en planète naine plutôt que planète. Le numéro d'objet mineur 134340 lui fut attribué le 7 septembre 2006.

Néanmoins, suite au vote, une pétition ayant réuni en cinq jours les signatures de plus de 300 planétologues et astronomes majoritairement américains a été lancée pour contester la validité scientifique ainsi que le mode d'adoption de cette nouvelle définition et inviter à la réflexion sur une autre définition plus appropriée.

 

Exploration de Pluton

 

Pluton est un objectif difficile pour l'exploration spatiale, à cause de la grande distance la séparant de la Terre et de sa très faible masse, et n'a donc jusqu'à présent été visité par aucune sonde spatiale, ce qui explique en partie le peu de données disponibles.

La sonde Voyager 1 aurait éventuellement pu l'atteindre, mais l'exploration de Titan (le satellite de Saturne) et des anneaux de Saturne fut jugée plus importante, résultant dans une trajectoire incompatible pour un rendez-vous avec Pluton. Voyager 2 aurait théoriquement pu y parvenir également, mais la trajectoire aurait traversé la planète Neptune...

En 2000 la NASA annula, pour des raisons budgétaires, la mission Pluto Kuiper Express, qui aurait eu pour but le survol vers 2012 du couple Pluton/Charon, et d'au moins un objet de la ceinture de Kuiper. Elle a finalement été remplacée par une mission similaire, New Horizons. La sonde New Horizons, lancée le 19 janvier 2006, sera donc la première sonde spatiale à visiter Pluton, bénéficiant de l'assistance gravitationnelle de Jupiter pour arriver au plus près de la planète naine à l'été 2015, après un voyage de 6,4 milliards de kilomètres. Les observations débuteront environ cinq mois avant le plus proche passage et devraient continuer environ un mois après. L'engin spatial emporte à son bord des instruments d'imagerie, spectrométrie et autres appareils de mesure, afin de déterminer les caractéristiques géologiques et morphologiques de Pluton et de sa lune Charon, mais aussi cartographier les éléments composant leur surface et étudier l'atmosphère de Pluton (composition et taux d'évasion). La mission prévoit également un survol des objets de la ceinture de Kuiper vers 2022.

 

Caractéristiques

 

En comparaison des planètes classiques du système solaire, l'orbite de Pluton est fortement inclinée par rapport au plan de l'écliptique (17,14175°) et excentrique (0,24880766). Les orbites des planètes classiques sont quasi-circulaires et co-planaires de l'écliptique (seule Mercure possède une orbite inclinée (7°) et excentrique (0,2) de manière significative). En conséquence, le périhélie de Pluton est situé à plus de 8,0 ua du plan de l'écliptique et la planète naine se trouve, à certains moments de son orbite, plus proche du Soleil que Neptune.

Une autre caractéristique du système plutonien est que le barycentre du couple Pluton/Charon n'est pas situé à l'intérieur du premier mais dans le vide, entre les deux corps.

L'orbite de Pluton étant très excentrique, elle croise celle de nombreux autres objets ; parmi les astéroïdes numérotés, ces hadéocroiseurs comptaient (en juillet 2004) 10 frôleurs intérieurs (dont (5145) Pholus), 24 frôleurs extérieurs (dont (19521) Chaos), 17 croiseurs (dont (38628) Huya) et 37 co-orbitaux (dont (20000) Varuna, (28978) Ixion et (50000) Quaoar).

 

Distance au Soleil

 

Du fait de l'excentricité prononcée de son orbite, la distance entre Pluton et le Soleil varie entre 29 ua au périhélie et 49 ua à l'aphélie.

Au voisinage de son périhélie, Pluton est plus proche du Soleil que Neptune. Toutefois, le périhélie de Pluton, vue l'inclinaison de son orbite, ne se trouve pas à l'intérieur de l'orbite de Neptune, mais largement au-dessus de l'écliptique. Ce fut le cas entre le 7 février 1979 et le 11 février 1999. Des calculs mathématiques montrent que le phénomène s'est produit pendant seulement 14 ans entre le 11 juillet 1735 et le 15 septembre 1749 et pendant 20 ans entre le 30 avril 1483 et le 23 juillet 1503. Des études récentes suggèrent que chaque passage de Pluton à l'intérieur de l'orbite de Neptune dure alternativement et approximativement 13 et 20 ans, avec des variations minimes.

 

Résonance orbitale

 

Bien que Pluton soit parfois plus proche du Soleil que Neptune, les orbites des deux objets ne se croisent jamais. Les nœuds de l'orbite de Pluton (les points où l'orbite traverse le plan de l'écliptique) sont situés à l'extérieur de l'orbite de Neptune ; de fait, les points les plus proches des deux orbites sont distants de 6,4 ua.

Pluton orbite le Soleil en résonance orbitale 3:2 par rapport à Neptune, c'est-à-dire que Pluton effectue deux révolutions autour du Soleil pendant que Neptune en réalise trois. Cette résonance est stable : une perturbation de l'orbite de Pluton serait corrigée par l'attraction de Neptune. À cause de ce phénomène, Pluton et Neptune ne sont jamais plus proches que 18,9 ua : Pluton est toujours aussi éloigné de Neptune que, par exemple, de Saturne. Quand Neptune dépasse le point où les deux orbites sont les plus proches, la résonance maintient une séparation angulaire supérieure à 50° et Pluton reste près de 30 ua derrière Neptune. Le vrai point de rapprochement se situe de l'autre côté de l'orbite. Neptune « dépasse » toujours Pluton quelque 30 ans après l'aphélie de ce dernier.

D'autres objets transneptuniens possèdent une telle résonance orbitale 3:2 avec Neptune et sont appelés des plutinos, par référence à Pluton.

 

Caractéristiques physiques

Rotation

 

Pluton tourne sur elle-même en 6,387 jours, son axe de rotation étant incliné de 122,53° par rapport à son plan orbital – sa rotation est donc rétrograde : le pôle nord de rotation se situe dans l'hémisphère sud du plan orbital, on pourrait dire qu'elle tourne « la tête en bas ». Seuls deux autres corps du système solaire sont dans cette situation : Vénus et Uranus.

L'action des forces de marée a contraint la période de rotation de Pluton jusqu'à la synchroniser avec la période de révolution de son principal satellite, Charon : les deux périodes étant égales, Charon se trouve donc toujours à la verticale du même point de la surface de Pluton, et Charon paraît donc immobile dans le ciel plutonien.

 

Masse et dimensions

 

Le diamètre de Pluton est l'un des paramètres physiques les moins bien connus et les plus difficiles à mesurer, et la source principale d'incertitude sur les autres paramètres dérivés, tels que la masse volumique. Sa très grande distance combinée à sa petite taille font qu'il est impossible de résoudre avec précision le disque de Pluton, et empêche donc les mesures « directes » de ses dimensions, que ce soit avec le télescope spatial Hubble ou avec les instruments terrestres dotés d'optiques adaptatives. Les mesures actuelles se fondant sur les occultations d'étoile par Pluton et les occultations de Pluton par Charon ne concordent pas exactement, et les explications permettant d'expliquer ces différences dépendent des modèles utilisés pour analyser les données, notamment concernant l'atmosphère de la planète naine. La valeur et la marge d'erreur généralement retenue de 2 306±20 kilomètres de diamètre incluent en fait les différences de résultat des différentes méthodes de mesure.

La masse de Pluton, tout comme son diamètre, ont été largement surestimés durant les décennies suivant sa découverte. Les premières estimations, qui tablaient sur une taille comprise entre celles de Mercure et de Mars, ont continuellement été revues à la baisse avec l'amélioration des instruments d'observations. La découverte de Charon en 1978 a permis, par application de la troisième loi de Kepler, de déterminer beaucoup plus précisément la masse totale du couple planétaire. La masse de Pluton est désormais estimée à 1,314×1022 kg[1], soit 5,6 fois moins que celle de la Lune.

Compte tenu de sa masse et de son diamètre, Pluton est plus petite et moins massive que la Lune et six des satellites naturels de Jupiter, Saturne et Neptune : Ganymède, Titan, Callisto, Io, Europe et Triton.

 

Composition interne

 

La composition interne de Pluton est pour l'instant inconnue. S'il y a eu différentiation, il pourrait y avoir un noyau rocheux. Sur sa surface, de la glace de méthane (CH4) a été détectée aux pôles par une observation dans l'infrarouge, en calottes dont la taille varie selon l'éloignement de la planète par rapport au Soleil.

 

Atmosphère

 

Pluton ne possède pas d'atmosphère significative. Elle est entourée d'une mince enveloppe de gaz qui serait composée d'azote (N2) à 90 % et de monoxyde de carbone (CO) à 10 %, avec des traces de méthane (CH4) et qui serait en équilibre thermodynamique avec l'azote solide et les glaces de monoxyde de carbone de la surface quand l'objet approche du Soleil. Lorsque Pluton s'écarte de son périhélie, une partie de son atmosphère gèle et retombe à la surface. Quand elle s'en rapproche, la température de la surface augmente et l'azote se sublime. À la manière de la sueur qui s'évapore sur la peau, cette sublimation refroidit la surface et des recherches ont montré que la température de Pluton est 10 K inférieure à ce qui était attendu.

L'atmosphère de Pluton a été découverte lors d'une occultation stellaire en 1985 et confirmée par une autre occultation en 1988. Lorsqu'un objet dépourvu d'atmosphère passe devant une étoile, cette étoile d'arrière-plan disparaît de manière brutale ; dans le cas de Pluton, la luminosité de l'étoile masquée a graduellement diminuée. De l'évolution de cette courbe de luminosité, une mince atmosphère de 0,15 Pa a été déterminée, soit environ 1/700 000e de celle de la Terre. Cette atmosphère pourrait n'exister que lorsque la planète est à son périhélie et geler lorsqu'elle s'éloigne du Soleil.

En 2002, une autre occultation stellaire par Pluton a été observée par plusieurs équipes dirigées par Bruno Sicardy, Jim Elliot et Jay Pasachoff. De manière surprenante, la pression atmosphérique a été estimée à 0,30 Pa, bien que Pluton soit plus éloignée du Soleil qu'en 1988 et donc plus froide. L'hypothèse privilégiée à l'heure actuelle est que le pôle sud de Pluton serait sorti de l'ombre en 1987 pour la première fois depuis 120 ans et qu'un surplus d'azote aurait alors sublimé de la calotte polaire sud. Cet excès d'azote devrait mettre vraisemblablement des décennies avant de se condenser à l'autre pôle.

 

Système planétaire : Description

 

Pluton possède trois satellites naturels, le plus grand étant Charon qui fut identifié dès 1978. Deux satellites plus petits nommés Nix et Hydra (connus jusqu'en juin 2006 par leurs désignations provisoires S/2005 P 1 et S/2005 P 2), ont été découverts en 2005.

La distribution des satellites de Pluton est concentrée au centre du système. Potentiellement, un satellite pourrait orbiter Pluton jusqu'à 53 % du rayon de sa sphère de Hill (soit environ 6,0 millions de km) dans le sens direct et 69 % dans le sens rétrograde, mais le système plutonien est resserré dans les 3% interne de cette zone. À titre de comparaison, Psamathée orbite Neptune à 40% du rayon de sa sphère de Hill. Selon les termes des découvreurs de Nix et Hydra, le système plutonien est « hautement compact et largement vide ».

 

Système planétaire : Charon

 

Charon fut découvert en1978. Comparativement à Pluton, Charon est un très gros satellite (son diamètre est la moitié de celui de Pluton), et le barycentre des deux corps se trouve au-delà de la surface de Pluton (à un peu plus de deux rayons plutoniens). Il s'agit du plus grand système de ce genre dans le système solaire (certains astéroïdes binaires possèdent également ce trait, comme (617) Patrocle ; le barycentre du Soleil et de Jupiter est également situé à l'extérieur du premier) et il y est parfois fait référence comme une planète double.

Pluton et Charon sont également tous les deux en rotation synchrone : Charon présente toujours la même face à Pluton et Pluton la même face à Charon, un fait inhabituel dans le système solaire pour deux objets de cette taille (là encore, certains astéroïdes binaires possèdent cette propriété).

La découverte de Charon a permis de préciser la masse totale du système double et de déterminer que celle-ci était inférieures aux estimations précédentes. En fait, elle a amené les astronomes à revoir totalement leur estimation de la taille de Pluton. À l'origine, on pensait que Pluton était plus grande que Mercure (on lui donnait environ 6 800 km de diamètre) et plus petite que Mars, mais les calculs étaient fondés sur le fait qu'un seul objet était observé (on ne distinguait pas Charon de Pluton). Une fois le système double découvert, l'estimation de la taille de Pluton a été revue à la baisse. Il est possible aujourd'hui, avec des instruments modernes, de distinguer le disque de Pluton et ainsi déterminer sa taille directement.

En conséquence, l'albédo de Pluton a dû aussi être recalculé et revu à la hausse : la planète étant bien plus petite que les premières estimations, sa capacité à réfléchir la lumière devait être plus importante que ce que l'on pensait. Les estimations actuelles lui donnent une valeur légèrement inférieure à celle de Vénus, qui est déjà assez élevée. Charon, à la différence de Pluton, n'a pas retenu de méthane et apparaît beaucoup plus sombre.

Certains chercheurs ont suggéré que Pluton et Charon sont des satellites de Neptune qui auraient été éjectés de son orbite ; l'orbite rétrograde de Triton laisse penser que celui-ci était à l'origine un objet de la ceinture de Kuiper sur une orbite solaire qui fut capturé par Neptune. Triton semble en outre partager certaines caractéristiques atmosphériques et géologiques avec Pluton. Même si ces deux points ont été évoqués pour soutenir une origine neptunienne de Pluton, le consensus actuel est que cette dernière n'a jamais fait partie des satellites de la planète géante.

 

Système planétaire : Nix et Hydra

 

Pluton possède deux autres satellites, qui furent photographiés le 15 mai 2005 lors d'une campagne d'observation du télescope spatial Hubble, temporairement nommés S/2005 P 1 et S/2005 P 2 puis baptisés Nix et Hydra. Ils ont été repérés par une équipe du Southwest Research Institute sur des clichés pris pour préparer la nouvelle mission d'exploration lointaine du système solaire, New Horizons. Leur existence fut confirmée par l'examen de photographies prises par le télescope spatial Hubble et datant du 14 juin 2002.

D'après les premières observations, le demi-grand axe de l'orbite de Nix mesure 49 000 km et celui de l'orbite d'Hydra 65 000 km. Les deux satellites semblent orbiter dans le sens prograde dans le même plan que Charon et sont deux et trois fois plus éloignés que celui-ci, avec une résonance orbitale proche de (mais pas égale à) 4:1 et 6:1.

Les observations se poursuivent pour déterminer les caractéristiques des deux astres. Hydra est parfois plus brillant que Nix, soit parce qu'il est plus grand, soit parce que la luminosité de sa surface varie suivant les zones. Le spectre des satellites est similaire à celui de Charon, ce qui suggère un albédo similaire d'environ 0,35 ; dans ce cas, le diamètre de Nix est estimé à 46 km et celui d'Hydra à 61 km. Une limite supérieure peut être déterminée en supposant un albédo de 0,04 similaire aux objets les plus sombres de la ceinture de Kuiper : 137 ± 11 km pour Nix et 167 ± 10 km pour Hydra. Dans ce cas, la masse des satellites serait 0,3 % de celle de Charon (0,03 % de la masse de Pluton.

 

Autres satellites possibles

 

Les observations effectuées par le télescope spatial Hubble ont placé des limites quant à l'existence de satellites additionnels dans le système plutonien. Avec une probabilité de 90%, aucune lune de plus de 12 km et d'un albédo similaire à celui de Charon (soit 0,38) n'existe dans une zone de 5" autour de Pluton. Pour un albédo plus sombre de 0,041, cette limite est portée à 37 km. Avec une probabilité de 50%, cette limite descend à 8 km.

 

Anneaux éventuels

 

Dans un article publié dans la revue Nature, une équipe de scientifiques américains conduite par S. Stern (du Southwest Research Institute) a annoncé que Nix et Hydra se sont très probablement formées lors du même impact géant qui a donné naissance à Charon.

L'équipe a émis l'hypothèse que d'autres grands objets binaires de la ceinture de Kuiper pourraient également abriter de petites lunes et que celles qui gravitent autour de Pluton pourraient générer des anneaux de débris autour de la planète naine.

À l'heure actuelle, les données provenant de la caméra de prospection avancée du télescope spatial Hubble suggèrent qu'aucun anneau n'existe. Dans le cas contraire, il s'agit d'un anneau ténu comme ceux de Jupiter ou de moins de 1 000 km de large.

 

Liens

 

Plutino                                   : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plutino

 

Ceinture de Kuiper             : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceinture_de_Kuiper

 

Éclipse solaire sur Pluton

 http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89clipse_solaire_sur_Pluton

Objet transneptunien              : http://fr.wikipedia.org/wiki/Objet_transneptunien

 

Planète                                     : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te

 

(FR) Astrofiles : Pluton

 

(fr.) Le système solaire - Pluton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

vendredi 09 mars 2007, a 04:47
9 Mars1961
 

  9 Mars1961 : Le Dalaï Lama lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet.

 

Le Dalaï Lama

 

Le dalaï lama ( tala'i blama ) est le plus haut chef spirituel de la branche Guélougpa (école dite des bonnets jaunes) du bouddhisme tibétain, fondée par le réformateur Tsongkhapa (1357-1419). Ce titre, composé de dalaï, « océan » en mongol, et de lama, « sagesse » en tibétain, signifie « océan de sagesse ». Le dalaï lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu'à ce que la Chine envahisse le Tibet en 1959 et entame une grande répression. Les dalaï lamas sont considérés comme les manifestations du bodhisattva de la compassion, dont le nom est Chenrezig en tibétain et Avalokiteshvara en sanskrit. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont retardé leur propre nirvāna et choisi de renaître pour servir l'humanité.

 

Les dalaï lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Au décès d'un dalaï lama, ses moines commencent une recherche de sa réincarnation. Celle-ci se manifeste par des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï lama. La réincarnation est alors amenée à un monastère pour être instruite par les autres lamas.

 

Bien que le dalaï lama soit le chef spirituel de l'école des Gelugpa, il a reçu les plus hauts enseignements et pouvoirs de toutes les principales écoles du bouddhisme tibétain. Il présente aussi le cœur de l'enseignement de toutes ces écoles.

 

Tenzin Gyatso

 

Tenzin Gyatso est le 14e dalaï lama, le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. C'est un moine bouddhiste issu de la tradition Guélougpa (école dite "des bonnets jaunes"et lignée dite des"vertueux"). Il vit en exil dans le nord de l'Inde à Dharamsala(au lieu dit mc leod Ganj), mais effectue de nombreux voyages à travers le monde pour plaider la cause tibétaine et diffuser un message de paix et de non-violence.

En 1949, les communistes arrivent au pouvoir en Chine et, niant les revendications récentes de l’indépendance du Tibet, y envoient leurs troupes en 1950 pour « libérer », opposés au servage et à la théocratie et « civiliser » la population. C’est en 1950, à l’âge de seize ans, que le dalaï lama devient chef d'État et du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être obligé de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Malgré cela, le dalaï lama est persuadé que la solution se trouve dans un compromis politique avec la Chine. Le 9 mars 1961, il lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Sans relâche et toujours dans la voie de la non-violence, il propose un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine. Non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une colonisation chinoise qui emporte tout sur son passage. La population tibétaine risque véritablement de disparaître face à cette vague déferlante.

Aujourd'hui en Chine le culte bouddhiste tibétain de la secte des bonnets rouge à été remis en place par le gouvernement central de Pékin et peut de nouveau pratiquer ses offices religieux, même en plein Pékin dans le très ancien temple de Yonghe, situé en centre ville. Certains organismes internationaux dénoncent cependant l'enfermement du jeune Lama des bonnets rouges.

 

Le gouvernement Tibétain a déclaré que le prochain dalaï Lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Le dalaï Lama a affirmé qu'il ne renaîtrait pas en Chine si la situation est la même qu'aujourd'hui, car il ne veut pas être soumis à l'autorité chinoise.

 

Le dalaï lama a reçu le Prix Nobel de la paix en 1989.

 

Tibet

 

Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :

La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu en chinois, qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie-Intérieure ;

 

le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kunlun Shan (Kouen-louen), Transhimalaya) ;

 

la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le Bouddhisme dans sa forme vajrayâna.

 

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km² pour le Tibet historique. La population de la Région autonome compte 2 540 000 Tibétains auxquels s'ajoutent 160 000 Chinois Han. La capitale historique, centre qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

 

Généralités

 

Il était composé de trois régions :

 

le dBus-gTsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang  », correspond à la région administrative autonome,

 

l‘A-mdo, en chinois Anduo  au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba ),

 

le Khams, en chinois Kang , à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes ).

 

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.

 

L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.

 

Histoire

 

Le Tibet a une histoire aussi riche que longue. Les évènements de ces 100 dernières années ont donné une double interprétation à son histoire (domaine de l'historiographie). Ajouté à l'intérêt de tous pour cette culture millénaire et mystérieuses, son histoire soulève beaucoup de passion.

 

Depuis 1710, après une longue suzeraineté mongole, le Tibet a vu successivement la Mandchourie, la Grande-Bretagne et la Chine interférer dans ses affaires intérieures.

Après la mort de l'empereur mandchou Qianlong en 1795, le Tibet retrouve de son indépendance. En 1911, la dynastie mandchoue des Qing s'effondre, la première République chinoise est proclamée.

De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï-lama, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que suzerain et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen-lama.

En 1949, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

En 1959, une insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï-lama quitte le Tibet pour se réfugier en Inde.

En 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang.

 

Rapports entre la République populaire de Chine et les Tibétains

 

Les Tibétains, ceux en exil, restés ou revenus d'Inde et du Népal, se plaignent d'une perte de leur identité culturelle. De nombreux Chinois Han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer au Tibet, alors qu'en même temps, les groupes indépendantistes tibétains sont fermement combattus par le pouvoir central. Les tibétains ont également migré dans toute la Chine, on en rencontre notamment parfois à Pékin. Un temple lamaïque tibétain, le temple de Yonghe en activité aujourd'hui est d'ailleurs une des principales attractions touristiques, et a même une station de métro qui porte son nom. La majorité des bâtiments impériaux chinois comportent depuis plusieurs centaines d'années, ce qu'ils considèrent comme les 4 principales écritures nationales que sont les sinogrammes, le mandchou, le mongole et le tibétain. Il est important de rappeler qu'en Chine, les religieux ont subi des interdictions et répression depuis la prise de pouvoir du parti communiste, et surtout pendant la révolution culturelle. A l'inverse par contre, avant la prise de pouvoir des communistes, le servage était légal et pratiqué dans toute la Chine et même au Tibet. Les communistes ont défendu cet argument lors du renversement du pouvoir du Dalaï Lama.

 

La division de l'aire de peuplement tibétaine en plusieurs provinces et régions autonomes pose aussi problème. Les Chinois Han plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est de nouveau assurée. Enfin, le développement économique du Tibet a permis de désenclaver le pays (notamment grâce à la construction de voies ferrées, qui vont servir à sortir les ressources minières du Tibet). La Région autonome du Tibet est sous la surveillance du pouvoir central et la présence de l'armée et de la police généralement assez forte en Chine s'y ferait sentir plus que dans d'autres parties de la Chine

 

Liaison ferroviaire directe Pékin-Lhassa

 

Le 1er juillet 2006, Hu Jintao inaugure le premier train pour Lhassa au Tibet dans la gare de Golmud, dans la province du Qinghai. Cette nouvelle liaison ferroviaire (la ligne ferroviaire Qing-Zang), qui est dans le prolongement de la ligne de chemin de fer en provenance de Pékin devrait accélérer le développement économique et touristique du Tibet, et d'après Bruno Philip, accélérer la sinisation du Tibet. Des efforts sont également accomplis dans la préservation de l'environnement au Tibet, pour y compenser l'essor industriel. Les rives des lacs entourant Lhassa, source importante d'eau potable et comportant une faune spécifique et variée ont notamment été interdits à l'agriculture intensive.

Certains groupes de pression sensibles à la cause nationaliste tibétaine et actifs sur la scène internationale craignent que cette nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l'immigration chinoise au Tibet ainsi qu'à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées.

 

Droits de la personne au Tibet

 

La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, le bilan de l'invasion chinoise est estimé à 1,2 million de victimes depuis 1949.

Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.

Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après la commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.

Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï-Lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du Panchem-Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapch.

Le lamaïsme tibétain de la secte des bonnets rouges est interdite, mais pas celle de la secte des bonnets jaunes qui est même pratiquée en plein Pékin, cette secte est liée au gouvernement chinois depuis sa tentative de coup d'état peu avant l'invasion chinoise.

Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90). Aujourd'hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation. Le peuple tibétain résiste toujours...

 

Source : http://www.tibet-info.net/cspt/index.html

 

Géographie

 

S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1 000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4 200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.

Le nom occidental Tibet, apparenté au nom mongol Töbüt n'est pas lié au nom indigène bod. En chinois, le nom ancien du Tibet est Tufan  (incorrectement prononcé Tubo par beaucoup de Chinois), mais le nom actuel de la région Xizang  signifie littéralement gTsang occidentale, faisant référence à cette région du Tibet.

Les noms de lieux tels que gZhi-ka-rtse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation du système unifié de romanisation par la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom en caractères chinois, dont la transcription peut être en pinyin ou en Wade-Giles (anglo-saxons) et le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons. La meilleure solution est d'utiliser la translittération Wylie de l'orthographe tibétaine, selon l'usage des tibétologues aussi bien occidentaux que chinois, bien que celle-ci rende compte de l'orthographe et non de la prononciation.

 

Environnement

 

Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparables à celles de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1 000 mm dans le sud-est.

 

Ressources naturelles

 

Le Tibet a de nombreuses ressources naturelles notamment en minerais (réserves d'or considérables), de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium. Décidées par Pékin, l'ouverture des voies d'accès et l'exploitation des gisements miniers ont souvent été réalisées sans considération pour l'environnement. Le résultat : des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon une étude récente du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%.

Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que le niveau de vase dans des fleuves tels que le Yangzi Jiang (Yang-tseu-kiang) ont atteint des niveaux sans équivalent dans le monde. Les effets dépassent maintenant le Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.

 

Climat

 

Le climat du Tibet est très continental, froid et sec. Paradoxalement, la température moyenne annuelle est supérieure à celle de l'atmosphère à une altitude équivalente (rayonnement de la terre). Cet effet provoque d'importants gradients nord-sud de pression, et participe activement au phénomène de mousson.

 

Géologie

 

Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaques indienne et Eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5 000 m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km²). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15 cm/an avant la collision, 5 cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale : la collision provoque son épaississement (60 à 90 km d'épaisseur, soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte : elle devient « molle », et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression) et la propagation de la déformation horizontalement.

 

Langue

 

C'est au Tibet qu'on parle le plus ces langues :

 

Geman Deng

Groma

Tibétain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 08 mars 2007, a 05:48
Journée de la Femme
 

  8 mars 1982 : Statut officiel de la Journée de la Femme en France.

 

Le 8 mars est célébrée la Journée internationale des Femmes.

Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

 

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l'égalité, et de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées.

 

Historique

 

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote. La création d’une « Journée internationale des femmes » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, Danemark, Suisse, Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.


La date n’est tout d’abord pas fixe, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met définitivement en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

 

Une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! Par contre l’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

 

La Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982.

 

Quelques dates

 

1910 : C'est à Copenhague, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, que l'idée d'une « Journée internationale des Femmes » est décidée, sur une proposition de Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste d'Allemagne.

 

mars 1911 : Un million de femmes manifestent en Europe.

 

8 mars 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.

 

8 mars 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.

 

8 mars 1915 : À Oslo, des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.

 

8 mars 1917 : : Début de la « Révolution de février » en Russie. À Saint Pétersbourg, des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.

 

8 mars 1921 : Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.

 

1924 : La journée est célébrée en Chine.

 

1946 : La journée est célébrée dans les pays de l'Est.

 

8 mars 1947 : Léon Blum salue la place importante des femmes dans la Résistance.

 

8 mars 1977 : Les Nations unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.

 

8 mars 1982 : Statut officiel de la Journée en France.

 

Particularités locales

 

Au Burkina Faso, en Colombie, au Laos et en Russie, la Journée internationale des Femmes est décrétée jour férié.

 

Liens externes

 

(fr.) Journée de la Femme

 

(fr.) Journée Internationale des Femmes : historique du 8 mars, portraits de femmes, et programme du 8 mars prochain, en France.

 

(fr.) Journée internationale des femmes 2007 au Québec et au Canada

Global Women’s Strike (Grève Mondiale des Femmes)

 

Journée internationale de la femme 2005

 

Journée internationale de la femme 2006

 

Journée internationale de la femme (Site de l'ONU)

 

 

 

 

 

 

mercredi 07 mars 2007, a 05:29
Joseph Nicéphore Niépce
 

  7 Mars 1765 : Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, considéré comme l'un des inventeurs de la photographie, († 5 juillet 1833).

 

Joseph Nicéphore Niépce Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833,

 

Joseph Nicéphore Niépce, pionnier de la photographie, est l'auteur du tout premier cliché.

 

Biographie

 

Joseph Nicéphore Niépce voit le jour le 7 mars 1765 (sous le règne de Louis XV) à Chalon-sur-Saône en Bourgogne, dans ce qu'il est convenu d'appeler une « bonne famille ». Son père est avocat et gérant de biens, conseiller du Roi ; sa mère est la fille d'un célèbre avocat. La famille est très aisée et possède des propriétés autour de Chalon dont les revenus sont élevés. De 1780 à 1788, ses études aux collèges des Oratoriens à Chalon, Angers et Troyes font entrevoir pour Joseph une carrière ecclésiastique ; mais il semble que la vocation du jeune homme se soit émoussée. Il renonce à la prêtrise et s'engage dans l'armée révolutionnaire en 1792. Il s'installe à Nice et s'y marie avec Agnès Roméro qui met au monde Isidore en 1795.

 

Six ans plus tard, il est de retour en Bourgogne. La vie lui a apporté son lot de joies (une vie publique honorable et reconnue au service de son pays) et de drames (son second fils, Agénor, meurt à 2 ans et demi).

À 36 ans, Niépce retrouve donc sa terre natale, sa mère et ses deux frères, Claude, l'aîné et Bernard. Les années suivantes sont consacrées à la mise en valeur de ses propriétés et à ses inventions :

 le « pyréolophore » (sorte de moteur marin à explosion) qui, bien que jamais commercialisé apporte une notoriété nationale à ses talents d'inventeur, partagée avec Claude. Il y a également un projet de machine hydraulique de Marly, la culture du pastel dont le développement est favorisé par le blocus. Tous ces travaux, l'état de guerre permanent (nous sommes maintenant sous le premier Empire), le renchérissement de toutes choses amènent leur cortège de difficultés financières et Niépce contracte le premier d'une longue série d'emprunts.

 

1816 est l'année des premières recherches « héliographiques », menées conjointement à celles du pyréolophore. Fin 1817, Claude part en Angleterre tenter de vendre leur moteur et continuer ses propres travaux sur le « mouvement perpétuel ». La correspondance des deux frères durant les onze années à venir sera un véritable almanach de l'avancement des recherches et des premiers succès photographiques. En 1824, enfin, Nicéphore peut écrire à son frère : « La réussite est complète ».

 

Hélas la situation de la famille est catastrophique ; les dettes s'élèvent à 1 800 000 francs (équivalent 1987) et on songe sérieusement à vendre des propriétés pour rembourser des créanciers devenus impatients.

L'année suivante, Niépce lie ses premières relations avec le graveur Lemaître et l'opticien Chevalier, de Paris.

 

C'est grâce à ce dernier que Daguerre écrit une première lettre à Niépce en 1826. Les contacts entre les deux hommes sont peu fréquents : Niépce est assez méfiant, Daguerre plutôt pressant. Nicéphore envoie avec parcimonie des échantillons (parfois tronqués) de ses réussites tandis que Daguerre, lui, n'envoie que des promesses…

1827 est une année décisive. Bien que miné par des difficultés de tous ordres, Niépce prend conscience du degré d'achèvement de son invention et cherche des contacts pour la faire reconnaître et la perfectionner. Mais Claude tombe gravement malade et il faut partir pour l'Angleterre où la situation est là aussi calamiteuse : épuisé par ses recherches, n'ayant pas réussi à négocier le pyréolophore, Claude sombre dans la démence et meurt peu après. Lors de leur passage à Paris, Niépce et sa femme nouent des relations avec des scientifiques, mais sans suite. Mêmes résultats en Angleterre malgré de flatteuses rencontres avec des membres de l'Académie Royale.

 

Début 1828, retour à Chalon : Daguerre se montre de plus en plus désireux de connaître de nouveaux résultats. Le premier projet d'association entre Niépce et Daguerre voit le jour en octobre 1829. Le but de l'association est de commercialiser les fruits de la nouvelle découverte, à parts égales. Niépce apporte son invention, Daguerre ses relations et son « industrie ». Au cours des années suivantes, la collaboration devient plus étroite : une correspondance s'établit entre Chalon et Paris. On use même, pour préserver le secret, d'un code chiffré désignant les éléments utilisés (13=la chambre noire, 56=le soleil, 5=le bitume de Judée, etc.). Ce code compte jusqu'à 101 références ! Les lettres échangées montrent que Daguerre est surtout préoccupé de la gestion de son « diorama » et que les recherches sont essentiellement le fait de Niépce (bien que Daguerre parle de « nos » recherches).

En 1832 enfin, Daguerre réalise pour Niépce un bilan de ses propres travaux d'où il ressort que l'un et l'autre, avec les mêmes produits, obtiennent des résultats différents ; il est toutefois à noter — et cela n'est pas sans importance — que jamais Daguerre n'a pu montrer à Niépce le moindre résultat de ses essais. Mais les choses avancent.

 

 Début 1833, cependant, Daguerre, malade, suggère la remise à plus tard de certains essais.

 

Le 5 juillet 1833 à sept heures du soir, Nicéphore Niépce meurt subitement à Saint loup de varennes. Il repose au cimetière de Saint loup de varennes.

 

De nos jours, un lycée de Chalon-sur-Saône porte son nom.

 

Biographie

 

Jean-Louis Marignier, Niépce, l'invention de la photographie, Belin, Paris, 1999 (ISBN 2-7011-2433-6)

 

Manuel Bonnet, Jean-Louis Marignier (éd.), Niépce, correspondance et papiers, Maison Nicéphore Niépce, Saint loup de varennes, 2003 (ISBN 2952092109)

 

Liens externes

 

Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône

 

Maison Nicéphore Niépce à Saint loup de varennes

 

N. Niepce : Notice sur l'Héliographie

 

Niépce et Erato: la musique dans l’œil de la photographie par Daniel Girardin.

 

Niepce versus Ste Véronique par Daniel Girardin.

 

   

lundi 05 mars 2007, a 04:36
Rosa Luxemburg
 

  5 Mars 1871 : Naissance de Rosa Luxembourg, communiste polonaise († 15 janvier 1919).

 

Rosa Luxemburg

 

 Rosa Luxemburg est une militante communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 mars 1870 et morte le 15 janvier 1919 lors de la révolution spartakiste en Allemagne.

 

Biographie  

 

Rosa Luxemburg (ou Róża Luksemburg) est née le 5 mars 1870 dans la ville polonaise de Zamość, non loin de Lublin. Elle est issue d'une famille de commerçants juifs et fait des études brillantes au lycée de Varsovie.

Elle milite au sein d'un parti socialiste révolutionnaire polonais : « Prolétariat ». Son activité politique la contraint à fuir en Suisse. Elle n'a pas 18 ans.

 

A Zurich, elle reprend ses études qu'elle conclut par une thèse d'économie politique sur l'industrialisation de la Pologne. En 1893, elle lance le premier numéro du journal "La cause ouvrière" qui parait à Paris, puis elle cofonde avec Léo Jogiches le SDKPiL, Parti social-démocrate du Royaume de Pologne et de Lituanie (gauche polonaise). Le SDKPiL est fondé quelques mois après le congrès de Zurich de la Deuxième Internationale au cours duquel la délégation du journal "La cause ouvrière" s'est opposé au Parti Socialiste Polonais et à ses soutiens.

Elle acquiert la nationalité allemande et s'installe, en 1898, dans ce pays où elle milite au sein du Parti Social Démocrate (SPD) et de la Deuxième Internationale. Elle y anime l'aile gauche se faisant héritière des théories de Karl Marx. Elle affirme ses qualités de théoricienne du socialisme par la cohérence et la rigueur de ses analyses, en polémiquant contre les réformistes menés par Eduard Bernstein en Allemagne ou Alexandre Millerand en France.

 

En 1905, quand la Révolution éclate en Russie, Rosa Luxemburg regagne Varsovie et y participe. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

 

Elle rentre en Allemagne en 1906. Dans les années qui suivent elle se retrouve marginalisée et censurée au sein de son parti qui opte de plus en plus pour l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste.

 

Évolution qui aboutit au vote des crédits de guerre en 1914.

Rosa Luxemburg, aux côtés de Karl Liebknecht, s'oppose à cette dérive guerrière. Elle est arrêtée pour cela en février 1915. Libérée en février 1916, elle est de nouveau arrêtée en juillet et reste en prison jusqu'au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la révolution allemande.

 

Pendant cette période, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste, ancêtre du Parti Communiste Allemand (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti. Elle écrit de nombreux textes où elle admire et critique la Révolution russe.

 

L'insurrection spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique « Die Rote Fahne ».

Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de "corps francs", sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.

 

Apports Rosa Luxemburg est une exégète du marxisme. Elle maîtrise parfaitement les concepts développés par Karl Marx ; elle se sert de cette démarche pour fonder sa propre analyse. Elle étudie les aspects nouveaux du capitalisme de l'époque : colonialisme, accumulation des capitaux...

 

Elle réfléchit aux moyens de créer une alternative à ce mode de développement économique et politique, et théorise notamment l'internationalisme. Dans ce cadre, elle développe une critique du nationalisme et des luttes de « libération nationale », qui sera reprise par la suite par les communistes de conseils :

 

« ...le fameux "droit de libre disposition des nations" n'est qu'une phraséologie creuse... » - La Révolution russe, 1918.

 

En pratique, elle s'oppose avec le SDKPiL à l'indépendance de la Pologne et à la lutte nationale en général.

 

Elle considère que la révolution sera l'œuvre des masses et non le produit d'une "avant garde éclairée" qui ne peut que se transformer en une dictature "celle d'une poignée de politiciens, non celle du prolétariat".

 

« Considérer qu'une organisation forte doit toujours précéder la lutte est une conception tout à fait mécaniste et non-dialectique » - Gesammelte Werk, IV, Berlin, p. 397.

 

Elle reste une référence du socialisme révolutionnaire et du communisme démocratique. Le luxembourgisme s'inspire de sa pratique et de sa théorie.

 

Adaptations de sa vie

 

Pierre Bourgeade a consacré, en 1977, une pièce à Rosa Luxemburg : Etoiles rouges. En jumelant son destin tragique à celui de Marilyn Monroe, suicidée préméditée, le dramaturge trouve des convergences entre deux itinéraires de vie a priori désaccordés.

 

Un film sorti en 1985 (simplement intitulé Rosa Luxemburg) et réalisé par Margarethe von Trotta évoque avec précision la vie de Rosa Luxemburg. Le rôle joué par Barbara Sukowa lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1986. Otto Sander jouait le rôle de Karl Liebknecht.

 

En 2006, Anouk Grinberg lit des lettres de Rosa Luxemburg écrites à ses amies (Louise Kautsky, Sonia Liebknecht...) pendant ses détentions, sous le titre de "Rosa, la vie" au théâtre de l'Atelier.

 

Bibliographie partielle

 

Réforme sociale ou révolution ? (1898-1899)

Masse et chefs (1903)

Centralisme et démocratie (1904)

Grève de masse, parti et syndicat (1906)

L'Accumulation du capital, contribution à l'explication économique de l'impérialisme (1913)

La Crise de la social-démocratie (1915)

La Révolution russe (1918)

 

Citations

 

« Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l’affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même. » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)

 

« Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l’encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l’instauration d’une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l’ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l’exploitation » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)

 

« La suppression du capitalisme et de la propriété privée ne pourra pas s’effectuer dans un seul pays. […] Le régime socialiste mettra fin à l’inégalité entre les hommes, à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’oppression d’un peuple par un autre ; il libérera la femme de l’assujettissement à l’homme ; il ne tolérera plus les persécutions religieuses, les délits d’opinion » (Ce que nous voulons, 1906)

 

« Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » (Déclaration devant le tribunal de Francfort, février 1914)

 

« La chair à canon, embarquée en août et septembre toute gorgée de patriotisme, pourrit maintenant en Belgique, dans les Vosges, en Masurie, dans des cimetières où l'on voit les bénéfices de guerre pousser dru. » (La Crise de la social-démocratie, 1915)

 

« C'est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d'association, la domination des larges masses populaires est inconcevable. […] La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » (La Révolution russe, 1918)

 

Lien externe Rosa Luxemburg dans Les archives marxistes sur Internet

Rosa Luxemburg dans les Classiques des sciences sociales, une bibliothèque numérique francophone en sciences sociales et humaines

 

 

 

 

 

 

samedi 03 mars 2007, a 03:19
Steve Fossett
 

  3 Mars 2005 : L'Américain Steve Fossett a réussi le premier tour du monde en avion en solitaire, sans escale ni ravitaillement, à bord de l'appareil expérimental Virgin Atlantic GlobalFlyer en soixante-sept heures et une minute.

 

Steve Fossett

 

Steve Fossett est un richissime aventurier américain, né le 22 avril 1944 à Jackson (Tennessee). Il a fait fortune sur les marchés financiers mais est surtout célèbre pour ses 5 tours du monde.

 

Liste des exploits

 

Le 21 février 1995, il traverse l’océan Pacifique en montgolfière.

 

Le 10 octobre 2001, il établit un record de la traversée de l'Atlantique en 4 jours et 17 heures, 28 minutes et 6 secondes à bord du maxi - catamaran Play-Station. Il remportera ensuite la même année le record du tour de l’île de Wight puis en 2002, le record du tour des îles britanniques avec le même bateau.

 

Le 2 juillet 2002, en Australie il effectue la première circumnavigation en mongolfière en solitaire sans escale après un périple de quatorze jours.

 

En 2005, en tant que skipper à bord du bateau Cheyenne, il établit le record du monde de la circumnavigation à la voile et en équipe la plus rapide.

 

Le 27 octobre 2004 il établit le record de vitesse en dirigeable à 111,8 km/h;

 

Le 3 mars 2005, il réussit le premier tour du monde en avion en solitaire, sans escale ni ravitaillement, à bord de l'appareil expérimental Virgin Atlantic GlobalFlyer en soixante-sept heures et une minute. Il a effectué sa circumnavigation d’ouest en est pour bénéficier des vents dominants.

 

Le 11 février 2006, un nouveau tour du monde lui permet d'établir le record du plus long vol sans escale en avion, avec 42,450 km parcourus. Parti de Floride à bord de son avion Global Flyer, il a atterrit sur l'aéroport de Bournemouth après un voyage d'Ouest en Est et deux traversées de l'Atlantique.

 

Le 29 août 2006, il bat le record absolu d'altitude de planeur, avec Einar Enevoldson (sur un DG 505/22), a une altitude de 15.447m, il s’agit du premier vol stratosphérique de l'Histoire en planeur. Il réalisa ce record dans la cordillère des Andes, il mit 4h30 de vol, a une température de -57°, évidement ils n'y ont pas été en pull-over mais en tenue spéciale.

 

Il a, entre autres, traversé la Manche à la nage ou participé aux 24 heures du Mans. Il détient le record mondial du nombre de records mondiaux détenus, avec un total de 62, dont de nombreux records de distance parcourue et d'altitude en planeur.

 

Le Tour du Monde

 

Un tour du monde est un voyage consistant à parcourir complètement et dans un sens donné le globe terrestre jusqu'à revenir à son point de départ. Il ne s'envisage le plus souvent que comme un voyage à des latitudes relativement faibles d'ouest en est ou inversement.

Le premier homme à avoir réalisé un tour du monde serait Enrique de Malacca, esclave et interprète de Ferdinand Magellan.

À sa suite, de nombreux navigateurs ont effectué leur tour du monde à la voile avec pour objectif l'exploration de la planète. Ces expéditions portent le nom particulier de circumnavigations.

 

Circumnavigation

 

La circumnavigation désigne la navigation en bateau autour d'un lieu, couramment une île, un continent, ou la Terre entière. Plus récemment, on parle aussi de circumnavigation pour des voyages aériens ou sous-marins.

 

 

 

 

 

jeudi 01 mars 2007, a 05:33
1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin)
 

  1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin), compositeur et pianiste polonais, († 17 octobre 1849).

 

Frédéric Chopin  

 

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le 1er mars 1810 et mort le 17 octobre 1849 de la tuberculose pulmonaire.

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopta ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitta définitivement la Pologne pour Paris. Les Polonais écrivent parfois son nom Szopen par analogie avec la phonétique française.

 

Biographie : La Pologne

 

Chopin est né à Żelazowa Wola le 1er mars 1810 (les registres paroissiaux mentionnent cependant la date du 22 février) près de Varsovie. Son père Nicolas Chopin (1771 Marainville-sur-Madon — 1844 Varsovie) quitte la France pour la Pologne en 1787 et épouse Justyna Krzyzanowska, dame d’honneur de la comtesse Skarbek, en 1806. Frédéric est le second de quatre enfants ; ses trois sœurs sont prénommées Ludwika, Izabella et Emilia, qui disparaîtra à l’âge de quatorze ans.

Chopin a révélé très tôt de grandes dispositions pour la musique. Il possédait l'oreille absolue et faisait preuve d'une sensibilité exceptionnelle à la musique. Il commença donc son éducation musicale à six ans (1816) et composa sa première œuvre, la polonaise en sol mineur, à l'âge de sept ans (1817). Il fit sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie (1818).

Par son don prodigieux, le petit Chopin, qui connaissait déjà dans son pays une certaine renommée, fut rapidement comparé à Mozart. Il étudia la musique tout d'abord avec Wojciech Żywny qui lui fit découvrir Jean-Sébastien Bach, et ensuite, à partir de 1826, au Conservatoire de Varsovie, principalement avec Wilhelm Wurfel pour le piano et l'orgue et Józef Elsner pour la composition et le contrepoint.

Elève du Conservatoire et du Lycée de Varsovie (où son père était professeur), il se familiarisa avec la musique populaire polonaise en passant ses vacances dans différentes régions rurales de Pologne. Il termina ses études musicales en 1829.

 

Voyage en Europe

 

Il planifia par la suite un long voyage en Europe, afin de se familiariser plus profondément avec la vie musicale européenne et pour acquérir une certaine réputation. Il s'installa d'abord à Vienne en Autriche où il vivra 8 mois. Connaissant des difficultés financières et ayant du mal à se faire connaître, Chopin pensa rapidement à aller vers d'autres villes. C'est pendant cette période viennoise qu'eut lieu l'insurrection de Varsovie accompagnée de la répression sanglante de l'armée Russe. Chopin était profondément patriote et fut très affecté par cet événement qui a certainement inspiré son imagination créatrice. On retrouvera dans les lignes de son journal intime écrites à Stuttgart ainsi que dans différentes lettres, un cri de révolte et de grand désarroi. De ces années datent le premier des Scherzo ainsi que les Études op. 10.

 

La vie Parisienne

 

C'est avec un passeport pour Londres que Chopin se dirigea vers la France où il vécut le restant de sa vie. À Paris, il fit la connaissance de compatriotes polonais exilés suite à la défaite polonaise et découvrit l'intense activité culturelle et musicale, notamment l'Opéra italien (Rossini, Bellini). Sa grande sociabilité mondaine ainsi que sa réputation de virtuose lui permettront très rapidement de devenir le professeur le plus recherché dans les milieux aristocratiques parisiens. Kalkebrenner, un des plus grands pianistes de son époque, lui aurait fait ce compliment : « Vous avez le style de Cramer et le toucher de Field ». Il arrivera aussi à faire publier ses compositions chez un grand éditeur, ce qui lui permettra de se faire enfin connaître en Europe. Ainsi, Schumann à Leipzig ayant découvert les variations sur un thème de Mozart Op. 2, publia en 1831 un article dans lequel il exprima son admiration pour son contemporain (« Chapeau bas, messieurs, un génie ! »). D'autre part, il se lia d'amitié avec d'autres grands artistes de son époque tels Delacroix, Berlioz ou Liszt. Ce dernier restera comme Schumann un très grand admirateur et un fervent défenseur des compositions de Chopin.

Pendant les années suivantes, le compositeur publia des chefs d'œuvres comme la 1ère Ballade (publiée en 1835) ou le 2ème Cycle d'études Op. 25 (publié en 1837) qui contribuèrent à lui assurer sa grande notoriété. Lors de cette période fructueuse, Chopin connut pourtant des passages difficiles à travers son amour déçu pour Maria Wodzinska, et le choix difficile qu'il avait pris en 1834. Pendant cette année, il refusa en effet des invitations auprès de l'ambassade russe et fit savoir que, malgré son départ avant l'insurrection, il était à Paris en émigré politique et non en sujet loyal du tsar. Ce choix l'interdisait à tout jamais de rentrer dans sa Pologne natale qu'il aimait tant.

 

Amour avec George Sand

 

De 1838 à 1847, il fut le compagnon de l'écrivain George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin). Ils menèrent ensemble une vie mondaine, nourris d'admirations réciproques. Après un séjour hivernal dans de mauvaises conditions au monastère de Valldemossa (à Majorque, Espagne), durant lequel il composa entre autres son cycle des 24 préludes Op. 28 et sa 2e Ballade, la santé de Chopin, qui était tuberculeux, se dégrada considérablement malgré les soins et le dévouement inconditionnel de Sand. De retour en France, Chopin retrouva une bonne santé et de 1839 à 1846 et il séjourna souvent à Nohant, la magnifique résidence de campagne de George Sand non loin de La Châtre. Ce fut une période heureuse pour le pianiste qui y composa quelques unes de ses plus belles œuvres : la Polonaise Héroïque, la 4e Ballade, la Barcarolle, les dernières Valses

Pendant le mois de juillet 1847, le couple, qui ne connaissait plus depuis un certain temps la passion de leurs débuts, se sépara définitivement après que Chopin eut pris le parti de Solange, la fille de George Sand, dans une violente dispute familiale qui éclata à Nohant en l'absence du pianiste. Il ne reverra George Sand qu'une seule et dernière fois par hasard en 1848, mais restera jusqu'à la fin de sa vie très proche de Solange et de son mari Auguste Clesinger.

 

Les deux dernières années

 

Particulièrement affaibli après cette rupture douloureuse, il fit quand même une dernière tournée en Angleterre et en Écosse organisée par son élève Jane Stirling. Ce voyage fut pour lui épuisant physiquement et moralement.

Il rentra à Paris, très malade, et mourut quelques mois plus tard, le 17 octobre 1849, au 12 place Vendôme, des suites de sa maladie pulmonaire, à l'âge de 39 ans. Il fut enterré au cimetière du Père Lachaise. Selon ses dernières volontés, sa sœur Ludwika qui était venue de Pologne juste avant qu'il meure, ramena à Varsovie son cœur qui se trouve actuellement dans un cénotaphe de l'église Sainte-Croix.

 

Précisions diverses

 

A travers des monuments comme les Cycles d'Études Op. 10 et Op. 25, les 4 Ballades, les Nocturnes, les 24 Préludes Op. 28, ou encore les 4 Scherzos, Chopin a révolutionné le piano et a inventé une véritable école avec l'apport de nouvelles sonorités ainsi qu'une nouvelle vision de l'instrument. Sa musique mélodieuse reste une des plus atypiques et adulées du répertoire classique. Chopin est considéré par beaucoup de pianistes comme le plus grand compositeur de piano de l'histoire de la musique.

Il avait pour amis célèbres Eugène Delacroix, l'extravagant Astolphe de Custine, le violoncelliste Franchomme, Franz Liszt, Vincenzo Bellini (près duquel il est enterré au cimetière du Père-Lachaise). Il fut aussi l'ami des compositeurs Hector Berlioz et Robert Schumann, mais il n'appréciait que modérément leur musique, bien qu'il leur ait dédié certaines de ses compositions. Chopin idolâtrait Jean Sébastien Bach et jouait quotidiennement "le clavier bien tempéré", il vouait aussi une très grande admiration à la musique de Mozart. Selon le vœu de Chopin, le Requiem de Mozart (extrait de la sonothèque Wikipedia), considéré par le Polonais comme étant d'une beauté exceptionnelle, fut d'ailleurs interprété intégralement lors de ses obsèques, en l'église de la Madeleine à Paris (la petite histoire retiendra qu'une dérogation fut accordée à cette occasion par le clergé car à cette époque les voix féminines n'étaient pas admises aux offices religieux).

Ses œuvres, toutes sans exception, concernent le piano avec ou sans accompagnement. La grande majorité est composée pour le piano seul. L'œuvre symphonique se limite à deux concertos, une polonaise, un rondo et des variations (ces œuvres ont été écrites pour piano et orchestre, mais dans celles-ci, l'orchestre joue un rôle limité et plutôt « accessoire »). Sa musique de chambre se limite à cinq pièces : les quatre premières sont des œuvres de jeunesse, la dernière est sa sonate pour violoncelle et piano et elle est la dernière œuvre qu'il ait jouée en public, avec son ami Auguste Franchomme, violoncelliste de renom. Cette amitié explique une relative affinité pour cet instrument, puisque quatre des cinq partitions de musique de chambre utilisent le violoncelle. Il existe également un cycle de 17 Lieder (Chants Polonais).

À noter qu'un concours international de piano portant son nom a lieu tous les cinq ans à Varsovie (le dernier en date est celui d'octobre 2005), où de nombreuses nationalités sont représentées. Ce concours réputé pour sa très grande difficulté a permis de révéler des pianistes comme Martha Argerich, Maurizio Pollini, Krystian Zimerman, Yundi Li ou encore Rafał Blechacz.

En 2004 la Société Chopin à Paris a organisé le Concert Reconstitution du Dernier Concert de Chopin à Paris. Le pianiste Maciej Pikulski a été choisi pour jouer le rôle-titre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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