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Les bons plans de fabrice
vendredi 31 août 2007, a 18:30
1 Septembre 1257 : Ouverture du Collège de Robert de Sorbon à Paris, future Sorbonne.

  La Sorbonne

 

La Sorbonne est un bâtiment du quartier latin de Paris. Il tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège dédié à la théologie du temps de l'ancienne Université de Paris. Le terme Sorbonne est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner l'ancienne Université de Paris (avant 1793), les facultés de Paris y siégeant au XIXe   siècle, et la nouvelle Université de Paris de 1896 à 1971.

 

 En 1970, l'Université de Paris a été scindée en treize universités dont plusieurs se partagent désormais le nom de Sorbonne et disposent de locaux dans le site historique de la rue des Écoles, dans le Ve arrondissement de Paris.

 

Appellation

 

Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :

 

Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.

 

Paris III (Sorbonne Nouvelle)

 

Paris IV (Paris-Sorbonne)

 

Paris V (Paris Descartes)

 

Ces quatre universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le rectorat de l'académie de Paris, l'École des chartes et l'École pratique des hautes études.

 

Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec :

 

le collège de Sorbon (Ardennes).

 

l'École supérieure Robert de Sorbon, dont le siège social est situé à La Trimouille (Vienne) et qui ne semble pas disposer de locaux pédagogiques ni dispenser de cours.

 Cet « établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré» s'appuie sur le principe de la validation des acquis de l'expérience (VAE) et sur l'évaluation des diplômes étrangers pour délivrer des diplômes.

 

Elle n'entretient aucun lien historique ou administratif avec la Sorbonne et semble même jouer sur une certaine confusion.

 

l'université francophone Robert de Sorbon, entité nord-américaine relevant de la législation de l'État du Maine et installée en Floride n'a pas de lien avec l'enseignement supérieur français.

 

Historique

 

La Sorbonne tire son origine dans le collège fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, du nom d'un village des Ardennes, chapelain et confesseur du roi saint Louis.

La fondation fut confirmée par le roi en 1257.

On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le XIIIe siècle avec plus de 20 000 étudiants.

 

En 1469, c'est à la Sorbonne qu'est installée la première imprimerie de France, à l'initiative du roi Louis XI, par le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin, et son bibliothécaire, Guillaume Fichet.

 

Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève de la Sorbonne en 1606-1607, en devient le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Il fait rénover les bâtiments, qu'il dote d'une magnifique chapelle renfermant son tombeau.

 

Sous la Révolution française, les bâtiments sont fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonique est dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations.

En 1794, la chapelle est transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforme le site en ateliers d'artistes.

 

À partir de 1806, Napoléon réorganise l'ensemble du système d'enseignement français, baptisé Université impériale, et crée à Paris cinq facultés :

la Faculté des sciences, la Faculté des lettres, la Faculté de théologie, la Faculté de droit et la Faculté de médecine.

La Sorbonne devient les sièges des trois premières facultés, ainsi que le siège du rectorat de l'Académie de Paris.

À la Restauration, Le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, veut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il fait construire un amphithéâtre de 1 200 places. Des professeurs prestigieux, comme François Guizot ou Victor Cousin, y dispensent leur enseignement.

 

La reconstruction des bâtiments du XVIIe siècle, trop exigus et incommodes, est envisagée à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. Elle est finalement réalisée par la Troisième République, sous l'impulsion de Jules Ferry.

Le chantier est confié à l'architecte Henri Paul Nénot. La démolition des bâtiments est réalisée entre 1884 et 1894 tandis que la première pierre du nouvel édifice est posée en 1885. La première partie du bâtiment est inaugurée en 1889, pour le centenaire de la Révolution française, par le président Marie François Sadi Carnot.

L'ensemble des travaux sont achevés en 1901. Parallèlement, l'enseignement de la théologie catholique est supprimé par une loi de 1885.


Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde en Sorbonne le Comité international olympique (CIO), qui donne naissance aux Jeux olympiques modernes.

 

L'Université de Paris est recréé en 1895 par regroupement des 5 facultés et la Sorbonne en devient le siège.

 

La Sorbonne occupée : un lieu symbolique

 

En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskistes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.

 

L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est scindée en treize universités nouvelles dont sept à Paris (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) et six en région parisienne.

Cinq demeurent attachées au site de la Sorbonne et trois partagent le nom de Sorbonne : Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris IV Sorbonne et Paris III Sorbonne-Nouvelle.

 

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public : seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque inter universitaire de la Sorbonne, peuvent y entrer.

 

En 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi sur l'égalité de chances, ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

 

Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne Indertide.

Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.

 

Les étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, il semble qu'une partie des étudiants aient cherché à renouer avec l'esprit de mai 1968.

Les dégâts, causés en partie par les manifestants, en partie par les forces de police, se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à louer ponctuellement ses locaux, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux.

 

Architecture

 

Au début du XVIIe siècle, le collège de la Sorbonne se présentait comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue de la Sorbonne.

 

En 1626, le cardinal de Richelieu entreprend de faire reconstruire cet ensemble. Après 1630, le projet initial est revu dans un sens encore plus ambitieux. La chapelle originale, qui devait au départ être simplement modernisée, est détruite et remplacée par un édifice de vastes proportions, conçu par l'architecte Jacques Lemercier, et appelé à devenir le mausolée du cardinal. Les travaux commencent en mai 1635 et le gros œuvre est presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Les travaux sont achevés par la duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu.

 

La chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de Dallery, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.

 

Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du XIXe siècle.

 

Robert de Sorbon

 

Robert de Sorbon (9 octobre 1201 à Sorbon, près de Rethel dans les Ardennes - 15 août 1274 à Paris) est un théologien français.

Chapelain et confesseur du roi Saint Louis IX, il créa le Collège de Sorbonne (d'où le nom) à Paris pour "seize pauvres maîtres ès arts, aspirants au doctorat en théologie" en 1257. Le Collège devint par la suite la maison la plus célèbre de l'Université de Paris.

 

Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne

 

Alexandre Alekhine, champion du monde d'échecs de 1927 à 1935

 

Alexandre V, antipape

 

Jean-Jacques Ampère, physicien

 

Théo Angelopoulos, cinéaste

 

Antoine Arnauld, écrivain

 

Raymond Aron, philosophe

 

Alphonse Aulard, historien

 

Joachin Balaguer

 

Georges Bataille, écrivain

 

Benoît XVI, pape (Joseph Alois Ratzinger) a été élu 265e pape de l'Église catholique romaine le 19 avril 2005,

 

Henri Bergson, philosophe : prix Nobel de littérature en 1927

 

Claude Bernard, biologiste

 

Francine Bloch : pseudonymes Francine de Bérys et Francine Béris

 

Adeline Blondieau, actrice

 

Boileau, poète

 

Ferdinand Buisson, prix Nobel de la paix, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen

 

Jean Calvin, théologien

 

Roch Carrier, romancier et dramaturge

 

André Chamson, écrivain et essayiste

 

André Chastel, historien

 

Adrienne Clarkson, vingt-sixième gouverneur général du Canada

 

Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques modernes

 

Victor Cousin, philosophe

 

Marie Curie, physicienne : prix Nobel de physique (1903) : prix Nobel de chimie (1911) Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel

Pierre Curie physicien : prix Nobel de physique (1903)

 

Simone de Beauvoir, écrivain

 

Jean Philibert Damiron philosophe

 

Bénédicte Delmas, actrice

 

Raymond Duchamp-Villon : sculpteur français.

 

Érasme, théologien  néerlandais

 

Claude Charles Fauriel

 

Jacques Derrida, philosophe

 

Jean Favier, historien

 

Moshe Feldenkrais : physicien britannique

 

Lawrence Ferlinghetti : poète américain,

 

Gautier de Châtillon : dit aussi Gautier de Ronchin ou Gaultier de Lille, est un poète français.

 

Nicolas Eugène Géruzez : historien de la littérature et critique littéraire français

 

Jean-Luc Godard, cinéaste

 

Petar Guberina : linguiste croate.

 

François Guizot : historien et homme politique français.

 

René Gutman, Grand-Rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin depuis 1987.

 

Francis Seymour Haden :

 

Gabriel Hanotaux : diplomate, historien et homme politique français

 

John F. Hasey : capitaine de Légion étrangère dans l'armée française au cours de la Seconde Guerre mondiale puis officier de la CIA. Hasey est l'un des quatre américains (comme Eisenhower) il fut nommé Compagnon de la Libération à l'issue de la guerre.

 

Ignace de Loyola, est le fondateur et le premier Supérieur général de la Compagnie de Jésus, Il a été canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622

 

Pierre Favre, helléniste, jésuite

 

François Xavier, missionnaire, jésuite reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.

 

Vilayat Inayat Khan

 

Paul Janet

 

Frédéric Joliot, physicien Prix Nobel de chimie (1935)

 

Irène Joliot-Curie, physicienne Prix Nobel de chimie (1935)

 

Alberto Jori, philosophe Sa monographie sur Aristote a remporté le Prix de l' "Académie Internationale d'Histoire des Sciences"/"International Academy of the History of Science" (la Sorbonne) pour l'année 2003.

 

Michel Journiac, artiste plasticien français

 

Venceslas Kruta, historien

 

André Leroi-Gourhan, archéologue et ethnologue

 

Benny Lévy, philosophe et écrivain français il a été le secrétaire de Jean-Paul Sartre de septembre 1974 jusqu’à la mort de l’écrivain en 1980

 

Claude Lévi-Strauss, anthropologue, ethnologue et philosophe français

 

Camille Le Tellier de Louvois est un homme d'Église français

 

Norman Mailer, écrivain  américain

 

Roger Martin du Gard, écrivain prix Nobel de littérature en 1937.

 

François Mauriac, écrivain prix Nobel de littérature en 1952

 

Marsile de Padoue, théologien, théoricien politique italien

 

Michel Moine : Journaliste de radio,

 

André Morellet : homme d'Église, écrivain, encyclopédiste et traducteur français

 

Peter Martin Ngo-Dinh-Thuc

 

Paul Nizan, écrivain , philosophe, essayiste français

 

Mikhail Vasilievich Ostrogradsky : né Michel Vassilievitch est un physicien et mathématicien russe.

 

Gaston Paris : médiéviste et philologue français.

 

Pierre de Blois : diplomate et poète français néo-latin.

 

Henri Poincaré, mathématicien, physicien et philosophe français

 

Raymond Queneau, romancier, poète, dramaturge et mathématicien, et co-fondateur du mouvement littéraire appelé « Oulipo » (OUvroir de LIttérature POtentielle).

 

Elia Ravelomanantsoa, femme d'affaires malgache

 

Vera Maria Rosenberg:  agent du service secret britannique Special Operations Executive (SOE),

 

Gustave Roussy, neurologue, cancérologue, Recteur de l'Académie de Paris, fondateur du premier centre anticancéreux français.

 

Pierre Paul Royer-Collard : un homme politique libéral et philosophe français.

 

Maximilien Rubel : militant communiste et marxologue autrichien naturalisé français

 

Adrian Ruchwald, réalisateur de films documentaires

 

Ibrahim Rugova : était un écrivain kosovar

 

Émile Saisset :philosophe français

 

Jean-Paul Sartre, philosophe et écrivain français (dramaturge et nouvelliste) ainsi que critique du XXe siècle : il a toujours rejeté les honneurs, notamment en 1964 le prix Nobel de littérature

 

Jorge Semprún écrivain, ancien ministre de la Culture d'Espagne

 

Jean-Pierre Serre : mathématicien français

 

Emmanuel Joseph Sieyès : homme d'Église, homme politique et essayiste français.

 

Pierre Teilhard de Chardin, jésuite, chercheur, théologien, paléontologiste et philosophe français.

 

Pierre Eliot Trudeau, politicien canadien (ancien premier ministre du Canada)

 

Marina Tsvetaeva : poétesse russe

 

Anne Robert Jacques Turgot : homme politique et économiste français.

 

John Napier Turner : dix-septième premier ministre du Canada

 

Étienne Vacherot

 

Jacques Vergès, avocat

 

Sergio Vieira de Mello : diplomate

 

Pierre Vidal-Naquet, historien , helléniste

 

Saint Vincent de Paul, ministre des Cultes, apôtre de la charité

 

Abel-François Villemain : homme politique et écrivain français

 

Sam Waterston : acteur et producteur américain

 

Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, écrivain et professeur de littérature

 

Jean Ziegler, politicien et sociologue, homme politique suisse. En 2002 il refuse le controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye

 

Liens

 

86http://www.sorbonne.fr/

88http://www.univ-paris1.fr/

90http://www.univ-paris3.fr/

92http://www.paris4.sorbonne.fr/

94http://www.univ-paris5.fr/

96http://www.ephe.sorbonne.fr/

98http://www.enc.sorbonne.fr/

00http://www.bibliotheque.sorbonne.fr/

02http://www.univ-paris1.fr/universite/historique/article164.html

04http://www.fordham.edu/halsall/french/bul.htm

06http://fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

     

lundi 27 août 2007, a 14:47
28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.

  28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.

 

L’Esclavage  

 

 L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, un travailleur non libre et généralement non rémunéré qui est juridiquement la propriété d'une autre personne et donc négociable, au même titre qu'un objet. Au sens large, l'esclavage est le système socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un crime contre l'humanité. 

 

Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement).

 

En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer.

L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés.

 

Définitions : Étymologie

 

Le terme "moderne" esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave), de grec sklabos. Le mot «esclave» serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de «Slovénie»). La même racine se retrouve dans le mot arabe saqaliba.

Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du Moyen Âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

 

Définition française

 

Selon l'Académie française, l'esclave est une "personne qui n'est pas de condition libre, qui appartient à un maître exerçant sur elle un pouvoir absolu." L'esclavage est donc avant tout la condition d'esclave, et la réduction d'un homme à l'état d'esclave, de manière généralement involontaire. L'esclave peut dépendre de toute autorité : personne, groupe, organisation, État.

 

L'Académie française ajoute à cela, par extension, toute "institution sociale fondée sur l'existence d'une classe d'esclaves" Par analogie, l'esclavage est donc l'"état, [la] condition de ceux qui sont soumis à une tyrannie, à une autorité arbitraire ; asservissement, servitude." La définition n'exclut donc pas formellement la notion de servitude volontaire.

 

Autres sens :

 

Au sens figuré, l'esclavage est l'état d'une "personne qui, par intérêt ou par goût, se met dans la dépendance d'une autre et suit aveuglément ses volontés."

 

Par extension, "se dit d'une personne qui se tient dans un état d'assujettissement, de dépendance, qui subit l'empire d'une chose."

Au figuré, "se dit de tout ce qui tient dans un état d'assujettissement, de dépendance. L'esclavage du tabac. L'esclavage de la mode. L'esclavage des passions. Par méton. Activité imposant une sujétion. Ce travail est lucratif, mais c'est un véritable esclavage."

 

Définitions juridiques

 

Plusieurs textes internationaux ont tenté de définir la notion d'esclavage.

La convention relative à l'esclavage (1926) de la Société des nations dispose en son article premier que "L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux". L'article définit également la traite des esclaves comme "tout acte de capture, d'acquisition ou de cession d'un individu en vue de la réduire en esclavage; tout acte d'acquisition d'un esclave en vue de le vendre ou de l'échanger; tout acte de cession par vente ou échange d'un esclave acquis en vue d'être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d'esclaves."

 

L'Organisation internationale du travail a adopté en 1930 une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : "le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré."

 

La convention relative à l'abolition de l'esclavage (1956) des Nations unies renvoie à la définition de la convention de 1926, en ajoutant en son article premier plusieurs "Institutions et pratiques analogues à l'esclavage" : servitude pour dettes, servage, mariage forcé, etc.

 

Usages particuliers

 

L'OIT assimile au travail forcé, le travail des enfants (voir l'article).

La notion d'esclavage ou de servitude est souvent utilisée comme argument politique ou idéologique : notion anticapitaliste d'esclavage salarié, notion libérale d'esclavage fiscal, raisonnements de pacifistes et raisonnements de libéraux (pacifistes ou non) assimilant le service militaire à une forme d'esclavage (ce que la convention de l'OIT de 1930 exclut clairement), notion d'esclavage animal

 

Histoire de l'esclavage

 

Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage. Les questions à retenir pour l'analyse historique concernent avant tout le statut et la fonction de l'esclave selon l'époque et le lieu :

 

Comment la société considérait-elle l’esclave et quelle position lui conférait elle ?

 

Comment devenait-on esclave ?

 

Quel travail attribuait-on à l’esclave ?

 

L'esclave pouvait-il sortir de cette condition et comment ?

 

Dans les civilisations de l'Antiquité :

 

L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales.

 

Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sûres de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent.

 

Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales.

 

Il faut noter que l'esclavage non marginal ne correspond qu'à un type de sociétés, dites révolutionnaires. En effet, l'esclavage, là où il est institué, est généralisé et provoque inévitablement des soulèvements et remises en cause du système social, ceux-ci étant majoritaires dans une société esclavagiste.

 

Ainsi, l'esclavage est la réduction d'une personne à un état de privation de toute liberté, celle-ci allant de libertés sociales aux libertés les plus fondamentales. L'esclave est exclu de la société tout en étant dans les sociétés esclavagistes un élément moteur.

 

Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope (VIe siècle av. J.C.), étaient des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) était esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) était également esclave.

 

Au Moyen Âge :

 

Sans qu'aucune vraie révolution ne soit opérée, l'influence grandissante du christianisme amène une évolution progressive et renforce un mouvement d'émancipation en réalité entamé sous les empereurs païens de la Rome antique.

 

L'Église considère maîtres et esclaves comme des égaux, elle s'oppose à ce que des chrétiens appartiennent à d'autres chrétiens. L'esclave peut se marier, sa famille est reconnue. Il peut aussi se faire moine, trouver asile, et donc être soutenu contre son maître.

 

À la fin de la Rome antique correspond donc, en Occident, le passage progressif de l'esclavage à une forme "adoucie", le servage, généralisé à partir du VIIIe siècle.

 

Le serf jouit d'une personnalité juridique. Tout d'abord, il n'appartient pas à son seigneur ; en outre, il possède des biens, peut ester et témoigner en justice, peut contracter (mariages, contrats de vente) plus ou moins librement. Sa condition de servage peut elle-même faire l'objet d'un contrat.

Ce qui lie le serf à son seigneur tient plutôt de la vassalité : il lui doit fidélité, comme dernier étage de la pyramide féodale.

Cette fidélité, comme tout lien féodal, a une contrepartie : le seigneur lui doit protection.

Cependant, l'institution de l'esclavage subsiste tout au long du Moyen Âge. Plus au moins disparu au nord des Alpes, le nombre d'esclaves augmente en Catalogne et particulièrement en Italie entre XIIIe et XVe siècle.

 Les grandes républiques maritimes de Gênes et de Venise sont les plus grands marchands d'esclaves à cette époque. Sont réduits en esclavage surtout des individus capturés au nord de la mer noire, où la colonie génoise de Caffa représente la plaque tournante du trafic d'esclaves.

 Les esclaves mâles sont pour la plupart exportés vers l'Égypte mamelouk où ils constituent une ressource indispensable pour le recrutement de soldats, tandis que les femmes esclaves sont amenées en majorité en Italie et sur les grandes îles méditerranéennes (Crète, Sicile, Majorque, Chypre), où elles trouvent leur place dans le service domestique.

 

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, il s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays des « infidèles » et les pays de l'Islam.

 

Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du XXIe siècle, des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des Noirs chrétiens et animistes.

 

Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus.

En Égypte mamelouk les esclaves venus de la mer noire et amenés en grande partie par des marchands italiens constituent une ressource indispensable pour le recrutement des armées égyptiennes.

 

De la Renaissance aux Lumières :

 

Alors que l'esclavage recule en Europe du fait de l'extension du christianisme, sans toutefois disparaître, il prend son essor dans les colonies américaines. Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537) et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des amérindiens ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ».

 

Une décision qui marque paradoxalement le départ de la traite transatlantique. Les nations européennes, en particulier le Portugal, la France, la Hollande et l'Angleterre se lancent dans le commerce triangulaire entre des ports de l'Europe, le Golfe de Guinée et les Amériques (Brésil, Antilles). La motivation première des négriers est économique et l'esclave noir est considéré comme une marchandise.

Alors que l'esclavagisme américain atteint son rendement maximum au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières ébauchent la prise de conscience abolitionniste.

 

Abolitions de l'esclavage : Une longue bataille :

 

Le servage disparaît progressivement en Europe occidentale à la fin du Moyen-Age ; au XVIIIe siècle, il avait quasiment disparu en France. Mais il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'il disparaisse de l’Europe orientale et sera aboli en 1861 en Russie. Concernant l'esclavage, en 1769 les Quakers de Pennsylvanie donnent l'exemple à suivre.

En Suède, une forme répandue de servage dès le XVIIIe siècle était le statut de statare, lesquels étaient des ouvriers agricoles qui recevaient quelques vivres et le logis comme salaire. Leur condition de vie étaient généralement très dure. Des écrivains suédois du XX siècle issus de ces milieux ont décrit les conditions de vie de ces derniers serfs européens..

Dès le 2 mars 1807 Britanniques et Américains s'interdisent la traite négrière puis sous leur pression en 1815 au congrès de Vienne ils sont suivis par la plupart des autres puissances européennes, mais tant que l'esclavage ne fut pas interdit partout, la traite se poursuivit de façon clandestine. Il faut attendre une succession d'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse au cours du XIXe siècle :

 

En 1792 le Danemark aurait interdit l'esclavage sur son territoire.(A vérifier!)

Le 29 août 1793 par le conventionnel Léger-Félicité Sonthonax à Saint-Domingue.

Le 4 février 1794 sur toutes les colonies de la France par un vote de la Convention.

En 1813 par l'Argentine.

Le 29 mars 1815 par Napoléon I°, lors des Cent-Jours. Soit 13 ans après son rétablissement de 1802.

En 1821 par la Colombie.

En 1829 par le Mexique.

Le 2 mars 1833 pour les colonies britanniques.

Le 26 décembre 1847 par l'Empire ottoman.

Le 27 avril 1848 (troisième abolition) par la France sur les colonies françaises.

En 1848 par le Danemark sur leur colonie de l'île St.Croix (Antilles)

En 1863 par le Pays-Bas.

Le 18 décembre 1865 aux États-Unis (mais remplacé dans certains états par la ségrégation.

En 1878 par le Portugal.

Le 13 mai 1888 au Brésil.

En 1942 par l'Ethiopie.

En 1945 en Suède, le statut de statare est aboli.

En 1980 en Mauritanie, dernier pays à avoir officiellement aboli l'esclavage.

 

En France :

 

En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États Généraux. Les habitants de Champagney mettent dans leur cahier un article unique en son genre (l'article 29), dit Vœu de Champagney qui condamne avec énergie la traite des Noirs et réclame fermement son abolition.

 

La Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794 grâce à l’action de la Société des amis des Noirs de l’abbé Grégoire, sur l'exemple de l'affranchissement décrété à Saint-Domingue par Léger-Félicité Sonthonax. De ce fait, on peut dire de la France qu'elle fut la première nation dans le monde à abolir l'esclavage dans ses colonies.

 

Malheureusement, il est rétabli par Napoléon Bonaparte, le 20 mai 1802.

La seconde et définitive abolition officielle de l'esclavage date du 27 avril 1848 notamment grâce à l'action du député Victor Schoelcher et ses amis.

Il faut cependant attendre l'aube du XXIe siècle pour voir se développer un travail de mémoire autour de l'esclavage.

Le 10 mai 2001, le Parlement Français vote la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité. Suite à cette loi et au comité pour la mémoire de l'esclavage, présidé par l'écrivain guadeloupéen Maryse Condé, Jacques Chirac a annoncé le 30 janvier 2006 la création d'une journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, qui se tiendra tous les 10 mai.

 

Cette commémoration s'ajoute aux dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage en vigueur depuis 1983 dans les départements d'outre-mer: le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane, le 20 décembre à La Réunion, le 27 avril à Mayotte.

 

L’exception haïtienne :

 

À Saint-Domingue, il y eu plusieurs révoltes dont celle de 1702. Mais c'est en 1791 que profitant des troubles issus de la révolution française de 1789 et galvanisés par les idées de liberté, d’égalité et de fraternité, François-Dominique Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe ont dirigé la seule rébellion d'affranchis et d’esclaves noirs qui ait été menée à terme. En 1804 l’ancienne colonie française de l'île Saint-Domingue est devenue Haïti.

 

Esclavage au XXe siècle :

 

Soit par survivance du phénomène esclavagiste traditionnel, soit à travers de nouvelles formes dites "modernes", l'esclavage est resté une réalité au XXe siècle. De nombreux comportements systématiques (camps de concentration ou de travail, proxénétisme) ont ainsi progressivement été analysées comme de nouvelles formes d'esclavage.

 

Dans les colonies, les colonisateurs ont préféré astreindre les populations locales au travail forcé. Dans les faits, le travail forcé constituait exactement les mêmes conditions pour les africains que dans les plantations: surexploitation, punitions corporelles, statut d'infériorité, répressions violentes, massacres. Sous Léopold II une importante campagne d'information et de réprobation fut lancée au Royaume-Uni contre l'attitude des colons au Congo Belge Zaïre.

 

En URSS, Chine (et autres pays communistes) règnent la déportation brutale vers des camps de travaux forcés (Goulag ou Lao gai) où l'individu est assujetti à un travail à vie gratuit et dans des conditions qui l'écrasent. Souvent même, toute sa famille subit le même sort.

 

Pendant la seconde Guerre mondiale, les envahisseurs (Allemands et Japonais) imposent et organisent l'esclavage de masse par leur dictatures militaires criminelle dans les pays conquis et en partie sur leur propre population. Cet esclavage d'exerce au sein de camps de travail ou de camps de concentration. Les cas de prostitution forcée sont aussi fréquents, particulièrement dans le cas japonais.

 

Enfin, plusieurs pays anciennement colonisateurs, notamment des pays arabes, ont maintenu l'esclavage jusqu'au milieu du XXe siècle : Arabie saoudite et Oman mais également chez les Maures de certaines colonies françaises, en Mauritanie et au Soudan français, et ce malgré sa suppression officielle. La Mauritanie supprima l'esclavage des Harratins en 1980. Aujourd'hui, l'esclavage traditionnel résiste dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.

 

Esclavage contemporain :

 

L'esclavage n'a cependant pas totalement disparu dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique ou le sous-continent indien. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d' « esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage.

 

L'esclavage réapparaît au actuellement au Soudan. Les Musulmans du nord ont rétabli la Charia lors de la décolonisation et l'appliquent de force aux noirs chrétiens et animistes du sud qui se sont rebellés. Ceux-ci, repoussés dans la Province Équatoriale, la plus insalubre, ont résisté de leur mieux depuis l'indépendance. Aussi les forces gouvernementales ont-elles massacré les populations civiles de nombreux villages et continuent à y enlever de nombreux enfants pour les convertir à l'islam et les utiliser comme esclaves à Khartoum.

 

Dans les pays développés, par extension et suite à l'évolution des points de vue, le politiquement correct considère d'autres situations assimilable à de l'esclavage moderne.

 

La proxénétisme dont le tourisme sexuel.

 

Le travail clandestin,

 

Certaines conditions de travail (plus de huit heures par jour, le travail des enfants, etc.)

 

En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage. La pratique des enfants soldats peut également être assimilée à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues fortes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 25 août 2007, a 12:19
23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.

  23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.

 

Affaire Sacco et Vanzetti  

 

L'affaire Sacco et Vanzetti est le nom d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis, et dont les victimes furent les anarchistes d'origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti

 

Contexte  

 

Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l'économie de guerre et faire face à l'inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.

 

 En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.

 

L'année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes : les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.

 

 Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.

 

Certains sont emprisonnés, d'autres contraints de s'exiler. L'opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchevisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine l'anglais.

 

Début de l'affaire

 

Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti sont arrêtés ; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages (le 24 décembre 1919 à Bridgewater et le 15 avril 1920 à South Braintree où deux convoyeurs sont tués).

 

Condamnation

 

Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison.

 

 Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles.

 

 Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice : le dictateur italien Mussolini prend même leur défense.

 

 Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n'aimait ni les Italiens, ni les anarchistes, refuse de rouvrir le dossier.

 

Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros passent sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant une immense réprobation.

 

Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »

 

Culture populaire

 

La chanson Here's to you de Joan Baez leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous): "Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph".

 

Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.

 

Citation

 

Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

 

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

 

Sites :

http://increvablesanarchistes.org/articles/1920_36/sacco_vanzetti.htm

 

 L'anarchisme voir article sur

 

 http://amaj.blog.mongenie.com/

 

 

 

mercredi 22 août 2007, a 11:25
21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.

  Le 21 août est le 233e jour de l'année (234e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

 

21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.

 

La Joconde

 

La Joconde (ou « Portrait de Mona Lisa ») est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1507. Huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm, il est exposé au Musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard.

La Joconde est devenue un tableau mythique car à toutes les époques les artistes l'ont prise comme référence. Elle constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de la Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de nos jours l'une des œuvres d'art les plus célèbres du monde.

 

Historique 

 

Léonard de Vinci commence le portrait à Florence en 1502, et d'après Vasari l'achève au bout de quatre années. La Joconde ne quitta jamais Léonard de son vivant. Il l'emporta probablement à Amboise où François Ier le fit venir. Ce dernier en fit l'acquisition - à Léonard lui-même ou à ses héritiers après sa mort - et l'installa à Fontainebleau.

Le portrait quitte le château pour le Louvre alors résidence royale , et est ensuite accroché au château de Versailles. Louis XIV en fit l'un des tableaux les plus en vue à Versailles, et l'exposait dans le Cabinet du Roi jusqu'en 1650.

Il regagne le Louvre devenu musée en 1798, mais est à nouveau déplacé sur ordre du premier consul Bonaparte qui le fait accrocher au palais des Tuileries en 1800 dans les appartements de Joséphine, puis le rendit au Louvre en 1804 .

Le tableau fut volé le 21 août 1911. On soupçonna le poète Guillaume Apollinaire et le peintre Pablo Picasso d'être les auteurs de ce vol, revendiqué par ailleurs par l'écrivain italien Gabriele d'Annunzio. La Société des Amis du Louvre offrit une récompense de vingt-cinq mille francs, un anonyme proposa de doubler cette somme. La revue L'Illustration promit cinquante mille francs pour qui rapporterait le tableau dans les locaux du journal. Le voleur était l'italien Vincenzo Perugia, un vitrier qui avait participé aux travaux de mise sous verre des tableaux les plus importants du musée. Il conserva le tableau pendant deux ans dans sa chambre à Paris, puis de retour en Italie il proposa de le revendre le 10 décembre 1913 à un antiquaire florentin qui donna l'alerte.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le tableau fut mis en sécurité au château d'Amboise, puis à l'abbaye de Loc-Dieu, et enfin au Musée Ingres de Montauban. Pendant un temps, il fut entreposé sous le lit même du conservateur du musée du Louvre en exil dans le château de Montal en Quercy (Lot).

En janvier 1963, le ministre de la culture André Malraux expédie la Joconde aux États-Unis où elle est reçue par le président Kennedy. Elle est exposée à la National Gallery de Washington DC puis au Metropolitan Museum of Art de New York. Elle est admirée par 1,7 millions de visiteurs au total. Elle fait aussi deux autres voyages en Russie et au Japon en 1974.

Depuis mars 2005, la Joconde bénéficie au Musée du Louvre d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États, dans laquelle elle fait face au non moins célèbre tableau de Véronèse, les Noces de Cana. 

 

Description

 

La Joconde est le portrait d'une jeune femme, sur fond d'un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, de l'italien enfumé, est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.

La femme porte sur la tête un voile noir transparent et une robe. On remarque que totalement épilée, conformément à la mode de l'époque, elle ne présente ni cils, ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l'amorce de la base renflée d'une colonne sur la gauche. À l'arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détache un chemin sinueux et une rivière qu'enjambe un pont de pierre. On peut remarquer une cassure de la ligne d'horizon. La tête de la Joconde sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l'horizon ne se trouve pas au même niveau.

La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.

 

Le modèle

 

Lisa Maria Gherardini

 

Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait à l'origine Lisa Gherardini, née en mai 1479 à Florence. Issue d'une famille modeste, elle épousa à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco - né en 1496 - une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andréa - né en 1502.

Francesco del Giocondo possédait une chapelle familiale dans l'église de la Santissima Annunziata, où il fut plus tard inhumé. Cette église était tenue par les Servites de Marie, qui ont hébergé en 1501 Léonard, fils de Piero da Vinci, le notaire de leur ordre. Il est probable que Léonard et Francesco ont fait connaissance à cette époque. En 1503, Francesco del Giocondo emménage dans une demeure plus grande, via della Stufa, et cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci. Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 au moment où il commença son tableau.

Francesco del Giocondo ne reçut jamais son tableau. Il était inachevé quand l'artiste quitta Florence pour Milan.

 

Cette thèse reste discutée, au prétexte qu'aucune trace d'un paiement n'a été retrouvée. Les liens étroits entre Léonard de Vinci et la famille del Giocondo ont été établis en 2004 par Giuseppe Pallanti

D'après Giuseppe Pallanti (2007), les archives d'une église du centre historique de Florence (Toscane), font référence à un acte de décès de « l'épouse de Francesco Del Giocondo », morte le 15 juillet 1542 et enterrée au couvent Sant'Orsola.

Selon Daniel Arasse, s'il était vivant quand le tableau fut fini, Francesco del Giocondo se serait senti outragé et l'aurait probablement refusé. D'après lui, à cette époque une femme au front dégarni et aux sourcils épilés ne pouvait être qu'une prostituée. Des analyses du tableau postérieures à 2000 ont montré que la Joconde a la tête couverte d'un voile transparent ou peu visible.

 

Autres suggestions

 

Certains font l'hypothèse que le tableau de la Joconde est un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition des calques des autoportraits présents dans ses carnets de croquis et celle de « Mona Lisa ».

La dernière conjecture est basée sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forlì (XVe siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi. Ce portrait est conservé dans le Musée de Forlì, en Italie.

 

Analyse du tableau

 

Dénomination

 

Le titre du tableau vient probablement du patronyme du sujet - « del Giocondo » - mais peut également être attribué à l'attitude de la femme représentée. Il est aussi appelé « Monna Lisa » ou sa déformation plus courante « Mona Lisa », une contraction de « ma donna Lisa » qu'on peut traduire par « madame Lisa ».

 

Symbolisme

 

En italien, giocondo signifie "heureux, serein". Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi le portrait d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de l'idée de sérénité.

Selon certains, la Joconde est aussi l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.

 

Le sourire et le regard

 

Le sourire de la Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre.

Tout en donnant l'impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa droite, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l'œuvre et le spectateur. Bruno Mathon, critique d'art, dit ainsi que la Joconde « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant. »

 

Une source d'inspiration

 

Dès le XVIe siècle, La Joconde inspira de nombreux peintres, qui en firent des copies et imitations plus ou moins fidèles. Corot, Robert Delaunay et Fernand Léger en ont tiré des variations. Au XXe siècle les surréalistes, pour protester contre « l'art établi » détournèrent le tableau. Mona Lisa se vit affublée d'une moustache par Salvador Dali, et par Marcel Duchamp sous le titre « L.H.O.O.Q. », reçut une pipe dans la bouche, chevaucha une moto, fut déguisée en ange de la mort, en chien ou en sirène...

D'autres arts s'en sont emparés : des chanteurs, comme Barbara (paroles et musique de Paul Braffort), Serge Gainsbourg ou Patachou l'ont chantée. Des auteurs « jocondoclastes », de Jean Margat à l'oulipien Hervé Le Tellier, ont fait d'elle un personnage littéraire.

 

Analyses techniques

 

En décembre 2005, le magazine britannique The New Scientist relate une étude basée sur un logiciel de reconnaissance des émotions sur le visage. D'après cette étude Mona Lisa était 83% heureuse, 9% écœurée, 6% craintive et 2% en colère.

Le Conseil national de recherches du Canada a dévoilé le 26 septembre 2006 à Ottawa les résultats d'une étude réalisée grâce à un système de balayage laser sophistiqué, en couleurs et en trois dimensions. Celle-ci a permis de découvrir que Mona Lisa était enveloppée d'un "voile de gaze" fin et transparent normalement porté à l'époque par les femmes enceintes ou venant d'accoucher. Masqué par le vernis, ce détail n'avait jamais été observé jusqu'à présent. Le sourire mystérieux de la Joconde serait donc celui d'une femme enceinte ou qui vient d'avoir un enfant.

 

Bibliographie

 

André Chastel, L'Illustre incomprise, Gallimard, 1988

Daniel Arasse, Léonard de Vinci, Hazan, 2002 (réimpr. 1° édition 1987

Cécile Scailliérez, Léonard de Vinci, La Joconde, éditions Musée du Louvre/Réunion des Musées nationaux, coll. « Solo », 2003  

(it) Giuseppe Pallanti, Monna Lisa Mulier ingenua, Polistampa, 2004)

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 19 août 2007, a 10:48
19 août 1692Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts

  Le 19 août est le 231e jour de l'année (232e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien

 

19 août 1692 : Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts. L'écrivain Arthur Miller s'inspirera de ce fait divers dans sa pièce de théâtre Les sorcières de Salem.

 

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîne la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650

 

Les faits

 

En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Denver), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.

 

Début de l'affaire

 

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

 

Épilogue

 

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.

 

Causes de l'hystérie

 

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

 

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

 

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.

 

Personnages

 

Clergé protestant :

 

Révérend Cotton Mather

Révérend Samuel Parris

Révérend Increase Mather

Révérend Francis Dane

Révérend Deodat Lawson

Révérend Samuel Willard

 

Président de la cour :

 

Lieutenant gouverneur William Stoughton

 

Juges assesseurs :

 

John Hathorn (grand-père de l'écrivain Nathaniel Hawthorne)

Samuel Sewall

Thomas Danforth

Bartholomew Gedney

John Richards

Nathaniel Saltonstall

Peter Sargent

Stephen Sewall, Clerk

Wait Still Winthrop

 

Possédés : Ceux qui se plaignirent des faits de sorcellerie :

 

Sarah Bibber

Elizabeth Booth

Sarah Churchill

Martha Goodwin

Elizabeth Hubbard

Mary Lacey (fut aussi accusée d'être sorcière)

Mercy Lewis

Betty Parris

Bethshaa Pope

Ann Putnam, Jr.

Susanna Sheldon

Mercy Short

Mary Walcott

Mary Warren (fut accusée d'être sorcière quand elle se rétracta et affirma que les jeunes filles étaient des simulatrices)

Abigail Williams

 

Accusés : Cette liste n'est pas exhaustive. Il y eut entre 150 et 300 accusés de sorcellerie enregistrés, et peut-être plus encore qui ne furent pas emprisonnés :

 

Cne John Alden Jr.

Daniel Andrew

Sarah Bassett

Edward Bishop

Sarah Bishop

Mary Black

Dudley Bradstreet

John Bradstreet

Sarah Buckley

Richard Carrier

Candy, esclave de Salem

Mary Clarke

Sarah Easty Cloyce

Sarah Cole

Giles Corey

Mary Bassett DeRich

Ann Dolliver

Rebecca Eames

Mary English

Philip English

Abigail Faulkner

Ann Foster

Dorcas Hoar

Abigail Hobbs

Deliverance Hobbs

Elizabeth Howe

Mary Ireson

George Jacobs, Jr.

Margaret Jacobs

Elizabeth Johnson

Mary Lacey, Sr.

Mary Lacey (également possédée)

Sarah Osborne

Lila Mantion(disparue avant sa condamnation)

Lady Phips, épouse du gouverneur Phips

Susannah Post

Elizabeth Bassett Proctor

Tituba

Job Tookey

Hezekiah Usher

Mary Withridge

 

Exécutés

 

Bridget Bishop - pendue, 10 juin 1692

Rev. George Burroughs - pendu, 19 août 1692

Sarah Brenet - pendue,18 juillet 1692

Martha Carrier - pendue, 19 août 1692

Martha Corey - pendue, 22 septembre 1692

Giles Corey - écrasé par empilement de pierre jusqu'à ce que mort s'ensuive, 19 septembre 1692

Mary Easty - pendue, 22 septembre 1692

Sarah Good - pendue, 19 juillet 1692

Elizabeth Howe - pendue, 19 juillet 1692

George Jacobs, Sr. - pendue, 19 août 1692

Susannah Martin - pendue, 19 juillet 1692

Rebecca Nurse - pendue, 19 juillet 1692

Alice Parker - pendue, 22 septembre 1692

Mary Parker - pendue, 22 septembre 1692

John Proctor - pendu, 19 août 1692

Ann Pudeator - pendue, 22 septembre 1692

Wilmott Redd - pendu, 22 septembre 1692

Margaret Scott - pendue, 22 septembre 1692

Samuel Wardwell - pendu, 22 septembre 1692

Sarah Wildes - pendue, 19 juillet 1692

John Willard - pendu, 19 août 1692

 

Décédés en prison :

 

Sarah Osborne

« Dr. » Roger Toothaker

Ann Foster

Lydia Dustin

nourrisson de Sarah Good

 

Adaptations

 

Pièce de théâtre :

 

Les Sorcières de Salem est une pièce de théâtre d'Arthur Miller (en:The Crucible, en anglais) écrite, publiée et jouée pour la première fois en 1953. Dans cette pièce, Miller utilise le procès des sorcières de Salem comme une allégorie du maccarthisme. Miller fut lui-même interrogé par le House Committee on Un-American Activities (Comité sur les activités anti-américaines) en 1956.

 

Films :

 

Les Sorcières de Salem est un film français de Raymond Rouleau (1956) avec Simone Signoret, Yves Montand, Jean Debucourt, Alfred Adam, Pierre Larquey. C'est l'adaptation de la pièce d'Arthur Miller.

 

La Chasse aux sorcières (The Crucible) est un film américain de Nicholas Hytner (1996), avec Daniel Day-Lewis, Winona Ryder, adaptation de la pièce d'Arthur Miller par l'auteur.

 

Halloween chez les Halliwell : Épisode culte où les trois sorcières de la série Charmed retournent au XVIIème siècle, dans la ville de Salem.

Hocus Pocus est un film américain de Kenny Ortega (1993) avec Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy. Le film a été produit par Walt Disney Pictures.

 

Sources

 

FR) Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé, Gallimard, Folio, septembre 1988 (ISBN 2070379299)

(FR) Liliane Creté, Sorcières de Salem, Julliard, 1995

(en) Mary Beth Norton, In the Devil's Snare (The Salem Witchcraft Crisis of 1692), Alfred A. Knopf, New York, 2002 (ISBN 037540709X)

(en) Marc Aronson, Witch-Hunt: Mysteries of the Salem Witch Trials, Simon and Schuster, 2003

 

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 04 août 2007, a 09:09
4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse

  4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse 

 

Les Sept Dormants d'Éphèse : Maximilien, Jamblique, Martinien, Jean, Denis, Constantin et Antonin (+ vers 250), martyrs.

 

La légende des Sept Dormants d'Éphèse est commune aux chrétiens et aux musulmans. L'emplacement actuel du lieu de la grotte serait Selçuk en Turquie.

 

La légende

 

Pour les Chrétiens

 

Selon Jacques de Voragine dans la Légende dorée, cette histoire se déroule au temps de la persécution de l'empereur Dèce (règne de 249 à 251) contre les chrétiens. Sept officiers du palais, issus de la ville d'Éphèse, sont ainsi accusés : ce sont Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin. Alors que l'empereur est en voyage, ils distribuent leurs biens aux pauvres et se réfugient dans la montagne voisine. Au retour de l'empereur, il fait rechercher les sept chrétiens. Ceux-ci, prenant leur repas du soir, tombent mystérieusement endormis : c'est dans cet état qu'ils sont découverts. Dèce les fait alors emmurer dans leur cachette. Et c'est en 418, qu'un maçon ouvre par hasard la grotte où sont enfermés les Sept Dormants. Ceux-ci se réveillent, inconscients de leur long sommeil. Aussitôt, l'empereur Théodose II accourt, et voit dans le miracle une preuve contre ceux qui nient la résurrection des morts

 

Pour les musulmans

 

Dans l'islam, on rencontre une histoire similaire dans le Coran. D'après le récit de la sourate 18e qui évoque cette histoire, les Jeunes Dormants restèrent dans leur caverne durant 309 ans lunaires, ce qui correspond à 300 ans solaires. Dans cette sourate 18e, le Coran appelle les incroyants à témoin et les invite à croire en ce miracle et être sauvés de la géhenne ou à ne pas y croire et être perdus. Il est à noter que les dix premiers versets de cette sourate protègent les croyants de l'antéchrist, versets qui contiennent aussi un avertissement aux chrétiens qu'ils professent le mensonge qui fait de Jésus-Christ un Dieu.

Voici les versets de la sourate 18e du Coran qui raconte cette histoire des Jeunes Fidèles d'Éphèse : [9] Penses-tu que les gens de la Caverne et d'Ar-Raqîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? [10] Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: "Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne". [11] Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. [12] Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. [13] Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger (dans la bonne voie). [14] Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu'ils s'étaient levés pour dire: "Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. [15] Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. Que n'apportent-ils sur elles une preuve évidente? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Allah? [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [17] Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s'écarter de leur caverne vers la droite, et quand il se couche, passer à leur gauche, tandis qu'eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)... Cela est une des merveilles d'Allah. Celui qu'Allah guide, c'est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. [18] Et tu les aurais cru éveillés, alors qu'ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l'entrée, pattes étendues. Si tu les avais aperçus, certes tu leur aurais tourné le dos en fuyant; et tu aurais été assurément rempli d'effroi devant eux. [19] Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour". D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien (de temps) vous y avez demeuré. Envoyez, donc l'un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu'il voie quel aliment est le plus pur et qu'il vous en apporte de quoi vous nourrir. Qu'il agisse avec tact; et qu'il ne donne l'éveil à personne sur vous. [20] Si jamais ils vous attrapent, ils vous lapideront ou vous feront retourner à leur religion, et vous ne réussirez alors plus jamais". [21] Et c'est ainsi que Nous fîmes qu'ils furent découverts, afin qu'ils (les gens de la cité) sachent que la promesse d'Allah est vérité et qu'il n'y ait point de doute au sujet de l'Heure. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et déclarèrent-ils: "Construisez sur eux un édifice. Leur Seigneur les connaît mieux". Mais ceux qui l'emportèrent (dans la discussion) dirent: "Elevons sur eux un sanctuaire". [22] Ils diront: "ils étaient trois et le quatrième était leur chien". Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: "sept, le huitième étant leur chien". Dis: "Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent". Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne.

 

Pèlerinage islamo-chrétien  

 

En 1954, Louis Massignon crée un pèlerinage commun réunissant chrétiens et musulmans. Il se déroule en Bretagne au Vieux-Marché dans les Côtes-d'Armor.

 

vendredi 03 août 2007, a 07:07
3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama

  3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama

 

Canal de Panamá  

 

Le canal de Panamá est un canal important traversant l’isthme de Panamá en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres d’un voyage par le cap Horn.

 

Bien que le concept d’un canal à Panamá remonte au début du XVIe siècle, la première tentative de construction commença en 1880 sous l’impulsion française. Après que cette tentative eut échoué, le travail fut terminé par les États-Unis d’Amérique et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, incluant des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune et des glissements de terrain. On estime à 27 500 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.

 

Depuis son ouverture, le canal a remporté un énorme succès et continue d’être un point de passage stratégique pour la navigation. Chaque année le canal permet le passage de plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison. Jusqu'à 2002, un total de 800 000 navires étaient passés par le canal.

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Description  

 

Le canal de Panamá relie le Golfe de Panamá, dans l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et à l’Atlantique. La forme de l’isthme de Panamá, qui serpente, fait que le canal s’écoule en fait du sud-est (depuis le Pacifique) vers le nord-ouest (en direction de l’Atlantique). Pour éviter toute confusion, les autorités du canal classent les transits en deux catégories : direction nord (du Pacifique vers l’Atlantique) et direction sud (de l’Atlantique vers le Pacifique).

 

Le canal peut accueillir des bateaux de différentes tailles, allant des yachts privés jusqu'à de gros navires de commerce. Les bateaux ayant la plus grande taille admissible dans le canal sont désignés sous l’appellation Panamax ; un nombre croissant de navires dépasse cette taille, ils sont appelés post-Panamax. En moyenne une traversée du canal par un cargo prend environ neuf heures. En 2005, 14 011 navires ont emprunté le canal représentant un tonnage total de 278,8 millions de tonnes soit une moyenne de 40 navires par jour.

 

Disposition

 

Le canal consiste en deux lacs artificiels, plusieurs canaux améliorés et artificiels, et trois ensembles d’écluses. Un lac artificiel supplémentaire, le lac Alajuela, agit comme réservoir pour le canal. Un navire se rendant du Pacifique à l’Atlantique effectue le parcours suivant 

depuis les bouées qui en marquent l’entrée dans le golfe de Panamá jusqu'aux écluses de Mira Flores, les navires parcourent 13,2 km dans le canal, passant sous le pont des Amériques ; le système d’écluses de Mira Flores fait 1,7 km de long (en incluant les murs d’approche), avec un dénivelé de 16,5 m à mi-marée ; le lac artificiel de Mira Flores fait 1,7 km et se trouve 16,5 m au-dessus du niveau de la mer ; l’écluse de Pedro Miguel de 1,4 km de long est la dernière partie de la montée avec un dénivelé de 9,5 mètres ; la coupe Gaillard fait 12,6 km de long à une altitude de 26 mètres, et passe sous le pont Centenaire ; la rivière Chagres (Río Chagres), cours d’eau naturel amélioré par un barrage sur le lac Gatún, parcourt 8,5 km vers l’ouest pour se jeter dans le lac Gatún ; le lac Gatún, un lac artificiel formé par le barrage Gatún, transporte les navires sur 24,2 km ; les écluses de Gatún comportent trois étapes pour une longueur totale de 1,9 km et ramènent les navires au niveau de la mer ; un canal de 3,2 km forme l’approche vers les écluses du côté Atlantique ; la baie Limon (Bahía Limón), un immense port naturel, procure un mouillage pour les navires en attente de transit et fait 8,7 km jusqu'à la digue extérieure. Le transit total depuis l’entrée du canal côté Pacifique jusqu'à la digue du côté Atlantique est de 76,9 km. Le marnage maximum du Pacifique est de 6,55 m (+3,35 m à marée haute et -3,20 m à marée basse) ; le dénivelé à Mira Flores varie donc de 13,1 m à la pleine mer à 19,7 m à la basse mer. Du côté Atlantique, le marnage n’excède pas 60 cm. Le niveau moyen de la mer du côté Pacifique est en moyenne 20 cm plus haut que du côté Atlantique.

La baie Limón du côté Atlantique est un mouillage protégé par une digue ; cependant, sa capacité n’est plus adaptée au nombre et à la taille des navires utilisant le canal, et de nombreux navires attendent au mouillage en-dehors de la baie. Le mouillage côté Pacifique est ouvert mais protégé par la topographie du golfe.

 

Écluses

 

Les parties les plus spectaculaires du canal sont les écluses. Celles-ci sont larges de 33,53 m et comportent une longueur utilisable de 304,8 m. La profondeur disponible varie mais la profondeur minimum est de 12,55 m dans la partie sud des écluses Pedro Miguel.

 Ces dimensions déterminent la taille maximum des navires, le Panamax. Toutes les écluses du canal vont par paires : deux séries parallèles d’écluses se trouvent sur chacun des trois sites, autorisant en principe le passage des navires simultanément dans les deux directions. Cependant, les grands navires ne peuvent pas se croiser à grande vitesse dans la coupe Gaillard ; en pratique, le trafic est alterné et les deux voies des écluses ne sont utilisées que dans une direction à la fois.

Chaque chambre est remplie avec 101 000 mètres cubes d’eau; l’eau entre par gravité par un réseau de conduites sous chaque chambre. Les navires sont tractés par de petites locomotives appelées mulas (soit « mules », d’après ces animaux utilisés traditionnellement pour tirer des barges) sur des rails disposés sur les murs des écluses. Les plus petits bateaux sont amarrés par des amarres tenues à la main.

 

 

 

jeudi 02 août 2007, a 09:35
2 Août1980 : Massacre de Bologne

  2 Août1980 : Massacre de Bologne. Une bombe laissée dans la salle d'attente de la gare tue 85 personnes et blesse plus de 200 personnes

 

 

Attentat de la gare de Bologne  

 

Le massacre de Bologne (connu en Italie comme la strage di Bologna) est une des plus importantes actions terroristes qui ont touché l'Italie pendant les années de plomb. L'attentat fit 85 morts et blessa plus de 200 personnes dans la gare de Bologne le 2 août 1980, à 10h25. Des membres d'un groupe d'extrême droite furent condamnés pour l'attentat.

 

Attentat  

 

Le 2 août 1980, à 10h25, à la gare de Bologne, une bombe laissée dans la salle d'attente explose. Elle tue 85 personnes et en blesse plus de 200, alors en train de partir ou de rentrer de vacances d'été.

La gare fut presque complètement détruite et un train en partance pour Chiasso renversé.

Dès l'évènement, le gouvernement de Francesco Cossiga et la police ont supposé qu'il s'agissait d'une action terroriste menée par les Brigades rouges (BR), groupe terroriste d'extrême gauche. Mais l'enquête se déroule néanmoins dans plusieurs directions et va finalement s'orienter vers les milieux d'extrême droite.

 

Enquête et procès

 

L'enquête va durer presque quinze ans et seulement grâce à la force et au courage des familles des victimes, le procès ira à son terme.

Le 23 novembre 1995 la cour décide des condamnations suivantes:

les exécuteurs matériels de l'attentat (les néonazis Valerio Fioravanti et Francesca Mambro) sont condamnés à la prison à perpétuité ; la condamnation pour obstruction à l'enquête pour Licio Gelli, grand-maître de la loge maçonnique Propaganda Due (P2), Francesco Pazienza et deux officiers du SISMI : Pietro Musumeci et Giuseppe Belmonte. Le 2 août est considéré en Italie comme la journée de la mémoire de tous les massacres terroristes.

Pour que la mémoire ne s'efface pas, la reconstruction de la gare a prévu la sauvegarde du trou causé par l'explosion dans la salle d'attente et même celle de l'horloge, qui indique encore 10h25.

 

Controverse

 

Des tentatives d'obstruction à l'enquête de la part de certaines officines alimenteront de nombreuses théories conspirationnistes sur une implication des services secrets. L'implication périphérique de la loge P2 qui fut concernée par l'enquête, incita certains à dénoncer un attentat téléguidé par l'organisation Gladio, dans le cadre d'une stratégie de la tension élaborée par certains services secrets des États-Unis. Cette théorie polémique n'a pas été retenue par la justice, qui a condamné un simple groupe terroriste

 

 

Lien : le site officiel de l’association des victimes (en italien) :

5http://www.stragi.it/

 

mercredi 01 août 2007, a 05:59
1 Août 1799 :Naissance de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur

  1 Août 1799 :Naissance de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, romancière pour les enfants

 

Sophie Feodorovna Rostopchine, comtesse de Ségur, née le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg et morte le 9 février 1874 à Paris, est une femme de lettres française de naissance russe renommée pour ses livres pour enfants, dont le plus connu s’intitule Les Malheurs de Sophie.

Biographie  

D’une famille d’origine mongole, son père le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826) fut lieutenant-général puis ministre des Affaires étrangères de Paul Ier. En 1812 il est gouverneur de Moscou lors de l’entrée de la Grande Armée. Malgré l’opposition des propriétaires des plus belles demeures, il aurait organisé le grand incendie qui obligea Napoléon à une retraite désastreuse.

Malgré la réussite de ce plan, ceux qui ont perdu leurs manoirs le mettent dans une situation si inconfortable qu’il préfère s’exiler en Pologne en 1814, puis en Allemagne et en Italie et enfin en France en 1817. C’est là que Sophie qui, avec sa mère, s’est convertie au catholicisme, rencontre Eugène de Ségur (arrière petit-fils du maréchal de Ségur) qu’elle épouse le 14 juillet 1819.

Son mari volage, désargenté et désœuvré jusqu’en 1830 où il sera nommé pair de France, ne vient lui rendre visite dans son château des Nouettes, près de L'Aigle dans l’Orne, que pour lui faire huit enfants. On raconte qu’il l’avait surnommée « la mère Gigogne ».

Polyglotte, parlant cinq langues depuis l’âge de six ans, Sophie Rostopchine a souvent présenté un comportement hystérique avec crises de nerfs et longues périodes d’aphasie, l’obligeant à correspondre avec son entourage à l’aide de sa célèbre ardoise. Elle est enterrée à Pluneret dans le Morbihan.

Une vocation d’écrivain tardive

Le cas de la comtesse de Ségur montre qu’une vocation très tardive d’écrivain peut être particulièrement réussie : elle a en effet écrit son premier livre à cinquante-huit ans.

On raconte que la comtesse de Ségur a commencé à se consacrer à la littérature pour enfant quand elle a écrit les contes qu'elle racontait à ses petits-enfants et qu'elle les a regroupés pour former ce qui s'appelle aujourd'hui Les nouveaux contes de fées. Lors d'une réception, elle lut quelques passages à Louis Veuillot pour calmer l'atmosphère qui était devenue tendue. C'est ce dernier qui réussira à faire publier l'œuvre chez Hachette.

Romans

Les romans de la comtesse de Ségur furent publiés entre 1857 et 1872 dans la Bibliothèque rose illustrée chez Hachette. Ils ont été réunis en 1990 sous le titre Œuvres de la comtesse de Ségur dans la collection « Bouquins » chez l’éditeur Robert Laffont. Même si le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, le Général Dourakine, les Malheurs de Sophie…) – qui fait peut-être en partie écho à sa propre enfance malheureuse avec sa mère Catherine Protassov – a souvent été présenté comme l’aspect de cette œuvre à avoir le moins bien vieilli, il s’agit en réalité bien plus d’une rupture avec les modèles de la littérature enfantine de l’époque avec une rédemption d’autant plus exemplaire que le réalisme de la représentation a été sans complaisance. Plusieurs autres thèmes ou faits peuvent sembler désuets par rapport à la vie des Français d'aujourd'hui: par exemple, le vouvoiement des parents, le rôle des domestiques, et les traitements médicaux tels que l'usage abusif de sangsues, des saignées, des cataplasmes "saupoudrés de camphre" (Les Petites Filles modèles), l'eau de gomme fraîche, l'eau salée contre la rage, et ainsi de suite. Mais c'est peut-être ce réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails qui valu à la comtesse de Ségur d'être appelée le Balzac des enfants par Marcelle Tinayre.

Sources d'inspiration

La comtesse de Ségur a donné à plusieurs de ses personnages des noms appartenant à des personnes de son entourage. En voici quelques exemples:

Sophie: son propre prénom, qu'elle donnera à un personnage espiègle, parfois malheureux, auquel la comtesse s'identifie évidemment beaucoup. Voir la dédicace dans Les Malheurs de Sophie. Camille et Madeleine: deux de ses petites-filles nommées Camille et Madeleine de Malaret. Paul: son gendre, le père des petites filles modèles, le baron Paul de Malaret. Élisabeth: Élisabeth Fresneau était une autre petite-fille de la comtesse. C'est la cécité contractée par son fils aîné Gaston de Ségur, ecclésiastique, qui lui inspire l'aveugle Juliette dans Un bon petit diable

Les leçons de morale dans les œuvres de la comtesse de Ségur

Les romans de la comtesse de Ségur sont fortement moralisateurs. Le juste et l'injuste s'opposent pour bien faire comprendre ce qu'est le droit chemin et combien il est dans l'intérêt de tous d'être courageux, doux et sans mauvaises intentions.

Dans les romans de la comtesse de Ségur, l'éducation est un facteur déterminant dans l'évolution de l'individu. Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants. Trop de laxisme et d'indulgence les rendent égoïstes et vicieux.

Les romans opposent des exemples de ce qu'il faut faire et de ce qu'il ne faut pas faire. Les titres expriment d'ailleurs cette dualité : par exemple, Jean qui grogne et Jean qui rit. L'auteur oppose souvent un personnage exemplaire à un enfant qui se cherche : les petites filles exemplaires que sont Camille et Madeleine à la malheureuse Sophie dans Les Petites Filles modèles, Blaise à Jules dans Pauvre Blaise et Juliette à Charles dans Un bon petit diable.

Dans certains cas, le jeune héros commet des fautes qui résultent d'une éducation répressive et brutale, la violence et l'injustice que vit Charles avec Mac’Miche, ou Sophie, dans Les Petites Filles modèles qui se fait maltraiter par sa marâtre Mme Fichini. Dans d'autres cas, ce sont les parents qui gâtent et ne punissent jamais leurs enfants, ou qui prennent systématiquement leur défense, quel que soit leur comportement, comme les parents de Jules dans Pauvre Blaise ou de Gisèle dans Quel amour d'enfant !

Chez les enfants, rien n'est joué définitivement. Charles (Un bon petit Diable) et Sophie (Les petites filles modèles), une fois soustraits à la brutalité de leur environnement, pourront s'appuyer sur les modèles de leur entourage pour s'améliorer.

En revanche il est parfois trop tard pour certains, qui deviennent alors ces adultes méchants et puérils qui feront à leur tour le malheur de leurs enfants (les parents de Christine dans François le bossu). Mme Fichini, dans les Vacances et les Petites Filles modèles, bat Sophie sans pitié, et, même en présence des adultes, se ridiculise par trop de coquetterie, par sa gourmandise et par tous les défauts dont elle aurait dû se débarrasser étant enfant.

Œuvres

1855 La Santé des enfants, un livre de conseils médicaux, édité à compte d’auteur, réédité dès 1857 1857 Livre de messe des petits enfants (chez Douniol éd.) Tous les livres suivants ont été publiés chez Hachette (LSDE : prépublication dans les colonnes de la Semaine des enfants) :

1857 : Les nouveaux Contes de fées : recueil de contes dont Blondine 1858 : Les Petites Filles modèles (12 octobre) 1859 : Les Malheurs de Sophie 1859 : Les Vacances 1860 : Mémoires d'un âne (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 17 décembre 1859) 1861 : Pauvre Blaise (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 13 juillet 1861) 1862 : La Sœur de Gribouille (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 22 mars 1862) 1862 : Les Bons Enfants (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 13 août 1862) 1863 : Les Deux Nigauds (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 4 octobre 1862) 1863 : L'Auberge de l'Ange gardien (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 8 avril 1863) 1863 : Le Général Dourakine (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 14 novembre 1863) 1864 : François le bossu (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 4 mai 1864) 1865 : L'Évangile d'une grand-mère 1865 : Un bon petit Diable (pré publié en feuilleton, LSDE, à partir du 14 décembre 1864) 1866 : Comédies et proverbes : recueil de nouvelles dont Les Caprices de Gizelle 1865 : Jean qui grogne et Jean qui rit 1866 : La Fortune de Gaspard, un roman avec des accents balzaciens, contrairement aux autres romans de la comtesse de Ségur 1867 : Quel amour d'enfant ! 1867 : Le Mauvais Génie 1867 : Les Actes des Apôtres (du nom d’un chapitre de la Bible : Actes des Apôtres) 1868 : (11 avril) : Le Chemineau, ultérieurement re-titré Diloy le chemineau 1869 : La Bible d’une grand-mère 1871 : Après la pluie, le beau temps    

 

 

 

 

 

 

 

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