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Les bons plans de fabrice
vendredi 09 mars 2007, a 04:47
9 Mars1961
 

  9 Mars1961 : Le Dalaï Lama lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet.

 

Le Dalaï Lama

 

Le dalaï lama ( tala'i blama ) est le plus haut chef spirituel de la branche Guélougpa (école dite des bonnets jaunes) du bouddhisme tibétain, fondée par le réformateur Tsongkhapa (1357-1419). Ce titre, composé de dalaï, « océan » en mongol, et de lama, « sagesse » en tibétain, signifie « océan de sagesse ». Le dalaï lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu'à ce que la Chine envahisse le Tibet en 1959 et entame une grande répression. Les dalaï lamas sont considérés comme les manifestations du bodhisattva de la compassion, dont le nom est Chenrezig en tibétain et Avalokiteshvara en sanskrit. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont retardé leur propre nirvāna et choisi de renaître pour servir l'humanité.

 

Les dalaï lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Au décès d'un dalaï lama, ses moines commencent une recherche de sa réincarnation. Celle-ci se manifeste par des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï lama. La réincarnation est alors amenée à un monastère pour être instruite par les autres lamas.

 

Bien que le dalaï lama soit le chef spirituel de l'école des Gelugpa, il a reçu les plus hauts enseignements et pouvoirs de toutes les principales écoles du bouddhisme tibétain. Il présente aussi le cœur de l'enseignement de toutes ces écoles.

 

Tenzin Gyatso

 

Tenzin Gyatso est le 14e dalaï lama, le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. C'est un moine bouddhiste issu de la tradition Guélougpa (école dite "des bonnets jaunes"et lignée dite des"vertueux"). Il vit en exil dans le nord de l'Inde à Dharamsala(au lieu dit mc leod Ganj), mais effectue de nombreux voyages à travers le monde pour plaider la cause tibétaine et diffuser un message de paix et de non-violence.

En 1949, les communistes arrivent au pouvoir en Chine et, niant les revendications récentes de l’indépendance du Tibet, y envoient leurs troupes en 1950 pour « libérer », opposés au servage et à la théocratie et « civiliser » la population. C’est en 1950, à l’âge de seize ans, que le dalaï lama devient chef d'État et du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être obligé de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Malgré cela, le dalaï lama est persuadé que la solution se trouve dans un compromis politique avec la Chine. Le 9 mars 1961, il lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Sans relâche et toujours dans la voie de la non-violence, il propose un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine. Non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une colonisation chinoise qui emporte tout sur son passage. La population tibétaine risque véritablement de disparaître face à cette vague déferlante.

Aujourd'hui en Chine le culte bouddhiste tibétain de la secte des bonnets rouge à été remis en place par le gouvernement central de Pékin et peut de nouveau pratiquer ses offices religieux, même en plein Pékin dans le très ancien temple de Yonghe, situé en centre ville. Certains organismes internationaux dénoncent cependant l'enfermement du jeune Lama des bonnets rouges.

 

Le gouvernement Tibétain a déclaré que le prochain dalaï Lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Le dalaï Lama a affirmé qu'il ne renaîtrait pas en Chine si la situation est la même qu'aujourd'hui, car il ne veut pas être soumis à l'autorité chinoise.

 

Le dalaï lama a reçu le Prix Nobel de la paix en 1989.

 

Tibet

 

Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :

La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu en chinois, qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie-Intérieure ;

 

le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kunlun Shan (Kouen-louen), Transhimalaya) ;

 

la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le Bouddhisme dans sa forme vajrayâna.

 

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km² pour le Tibet historique. La population de la Région autonome compte 2 540 000 Tibétains auxquels s'ajoutent 160 000 Chinois Han. La capitale historique, centre qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

 

Généralités

 

Il était composé de trois régions :

 

le dBus-gTsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang  », correspond à la région administrative autonome,

 

l‘A-mdo, en chinois Anduo  au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba ),

 

le Khams, en chinois Kang , à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes ).

 

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.

 

L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.

 

Histoire

 

Le Tibet a une histoire aussi riche que longue. Les évènements de ces 100 dernières années ont donné une double interprétation à son histoire (domaine de l'historiographie). Ajouté à l'intérêt de tous pour cette culture millénaire et mystérieuses, son histoire soulève beaucoup de passion.

 

Depuis 1710, après une longue suzeraineté mongole, le Tibet a vu successivement la Mandchourie, la Grande-Bretagne et la Chine interférer dans ses affaires intérieures.

Après la mort de l'empereur mandchou Qianlong en 1795, le Tibet retrouve de son indépendance. En 1911, la dynastie mandchoue des Qing s'effondre, la première République chinoise est proclamée.

De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï-lama, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que suzerain et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen-lama.

En 1949, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

En 1959, une insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï-lama quitte le Tibet pour se réfugier en Inde.

En 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang.

 

Rapports entre la République populaire de Chine et les Tibétains

 

Les Tibétains, ceux en exil, restés ou revenus d'Inde et du Népal, se plaignent d'une perte de leur identité culturelle. De nombreux Chinois Han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer au Tibet, alors qu'en même temps, les groupes indépendantistes tibétains sont fermement combattus par le pouvoir central. Les tibétains ont également migré dans toute la Chine, on en rencontre notamment parfois à Pékin. Un temple lamaïque tibétain, le temple de Yonghe en activité aujourd'hui est d'ailleurs une des principales attractions touristiques, et a même une station de métro qui porte son nom. La majorité des bâtiments impériaux chinois comportent depuis plusieurs centaines d'années, ce qu'ils considèrent comme les 4 principales écritures nationales que sont les sinogrammes, le mandchou, le mongole et le tibétain. Il est important de rappeler qu'en Chine, les religieux ont subi des interdictions et répression depuis la prise de pouvoir du parti communiste, et surtout pendant la révolution culturelle. A l'inverse par contre, avant la prise de pouvoir des communistes, le servage était légal et pratiqué dans toute la Chine et même au Tibet. Les communistes ont défendu cet argument lors du renversement du pouvoir du Dalaï Lama.

 

La division de l'aire de peuplement tibétaine en plusieurs provinces et régions autonomes pose aussi problème. Les Chinois Han plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est de nouveau assurée. Enfin, le développement économique du Tibet a permis de désenclaver le pays (notamment grâce à la construction de voies ferrées, qui vont servir à sortir les ressources minières du Tibet). La Région autonome du Tibet est sous la surveillance du pouvoir central et la présence de l'armée et de la police généralement assez forte en Chine s'y ferait sentir plus que dans d'autres parties de la Chine

 

Liaison ferroviaire directe Pékin-Lhassa

 

Le 1er juillet 2006, Hu Jintao inaugure le premier train pour Lhassa au Tibet dans la gare de Golmud, dans la province du Qinghai. Cette nouvelle liaison ferroviaire (la ligne ferroviaire Qing-Zang), qui est dans le prolongement de la ligne de chemin de fer en provenance de Pékin devrait accélérer le développement économique et touristique du Tibet, et d'après Bruno Philip, accélérer la sinisation du Tibet. Des efforts sont également accomplis dans la préservation de l'environnement au Tibet, pour y compenser l'essor industriel. Les rives des lacs entourant Lhassa, source importante d'eau potable et comportant une faune spécifique et variée ont notamment été interdits à l'agriculture intensive.

Certains groupes de pression sensibles à la cause nationaliste tibétaine et actifs sur la scène internationale craignent que cette nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l'immigration chinoise au Tibet ainsi qu'à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées.

 

Droits de la personne au Tibet

 

La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, le bilan de l'invasion chinoise est estimé à 1,2 million de victimes depuis 1949.

Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.

Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après la commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.

Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï-Lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du Panchem-Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapch.

Le lamaïsme tibétain de la secte des bonnets rouges est interdite, mais pas celle de la secte des bonnets jaunes qui est même pratiquée en plein Pékin, cette secte est liée au gouvernement chinois depuis sa tentative de coup d'état peu avant l'invasion chinoise.

Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90). Aujourd'hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation. Le peuple tibétain résiste toujours...

 

Source : http://www.tibet-info.net/cspt/index.html

 

Géographie

 

S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1 000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4 200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.

Le nom occidental Tibet, apparenté au nom mongol Töbüt n'est pas lié au nom indigène bod. En chinois, le nom ancien du Tibet est Tufan  (incorrectement prononcé Tubo par beaucoup de Chinois), mais le nom actuel de la région Xizang  signifie littéralement gTsang occidentale, faisant référence à cette région du Tibet.

Les noms de lieux tels que gZhi-ka-rtse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation du système unifié de romanisation par la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom en caractères chinois, dont la transcription peut être en pinyin ou en Wade-Giles (anglo-saxons) et le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons. La meilleure solution est d'utiliser la translittération Wylie de l'orthographe tibétaine, selon l'usage des tibétologues aussi bien occidentaux que chinois, bien que celle-ci rende compte de l'orthographe et non de la prononciation.

 

Environnement

 

Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparables à celles de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1 000 mm dans le sud-est.

 

Ressources naturelles

 

Le Tibet a de nombreuses ressources naturelles notamment en minerais (réserves d'or considérables), de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium. Décidées par Pékin, l'ouverture des voies d'accès et l'exploitation des gisements miniers ont souvent été réalisées sans considération pour l'environnement. Le résultat : des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon une étude récente du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%.

Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que le niveau de vase dans des fleuves tels que le Yangzi Jiang (Yang-tseu-kiang) ont atteint des niveaux sans équivalent dans le monde. Les effets dépassent maintenant le Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.

 

Climat

 

Le climat du Tibet est très continental, froid et sec. Paradoxalement, la température moyenne annuelle est supérieure à celle de l'atmosphère à une altitude équivalente (rayonnement de la terre). Cet effet provoque d'importants gradients nord-sud de pression, et participe activement au phénomène de mousson.

 

Géologie

 

Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaques indienne et Eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5 000 m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km²). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15 cm/an avant la collision, 5 cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale : la collision provoque son épaississement (60 à 90 km d'épaisseur, soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte : elle devient « molle », et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression) et la propagation de la déformation horizontalement.

 

Langue

 

C'est au Tibet qu'on parle le plus ces langues :

 

Geman Deng

Groma

Tibétain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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