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Les bons plans de fabrice
dimanche 24 août 2008, a 08:13
Louis II de Bavière

Louis II de Bavière

 

Ludwig Otto Frederik Wilhelm von Wittelsbach (25 août 1845, Nymphenburg, Munich - 13 juin 1886, lac de Würm, actuellement lac de Starnberg, près de Schloss Berg) fut roi de Bavière de 1864 à 1886 sous le nom de Louis II. Fou pour certains, génial pour d'autres, il reste dans l'histoire comme le protecteur des arts et un bâtisseur de châteaux extraordinaires.

 

Naissance et Famille

 

Louis II de Bavière est né le 25 août 1845 à Nymphenburg près de Munich.

Il est le fils du roi Maximilien II de Bavière (1811-1864) à qui il succède, et de Frédérique Françoise Auguste Marie Hedwige de Prusse (1825-1889), dite Marie de Prusse.

Il est aussi le cousin germain d'Élisabeth de Wittelsbach impératrice d'Autriche, plus connue sous le surnom de Sissi. Il lui voua une grande admiration durant toute sa vie.

 

Son règne politique

 

Louis II accède au trône à l'âge de 18 ans. Les Bavarois accueillent avec liesse ce jeune roi à la beauté fascinante.

Dès le début de son règne, il a la tâche de gérer la politique audacieuse de Bismarck. Son chancelier Ludwig van der Pfordten range la Bavière aux côtés de l'Autriche en 1866.

Mais la bataille de Sadowa en 1866, puis la défaite française de 1870 vont achever l'intégration de son royaume à l'Allemagne naissante. Il appelle alors Hohenlohe-Schillingsfürst à la chancellerie ; celui-ci mène une politique pro-prussienne et la Bavière se rangea aux côtés de la Prusse pendant la guerre de 1870.

Il était réticent à ce que son royaume rejoigne le nouvel empire allemand. À la demande du chancelier prussien Bismarck, il signe la lettre proposant au roi de Prusse la couronne impériale en décembre 1870. Il fut le seul souverain allemand absent à la cérémonie de l'unification de l'Allemagne dans la galerie de Glaces à Versailles.

Les gouvernements cherchèrent alors de plus en plus à l'évincer du pouvoir et à préparer un coup d'Etat.

Déposé par un coup d'État du gouvernement en 1886, il est déclaré fou et son oncle Léopold de Wittelsbach est nommé régent le 10 juin 1886.

 

Les fiançailles rompues

 

Il se fiance avec sa cousine la princesse Sophie de Bavière (1847-1897), duchesse en Bavière (sœur d'Élisabeth, dite « Sissi » (immortalisée à l'écran par Romy Schneider), impératrice d'Autriche et reine de Hongrie et de Bohême. Leurs fiançailles sont officialisées le 22 janvier 1867 mais le mariage est reporté à plusieurs reprises. Sophie se maria un an plus tard avec Ferdinand Philippe Marie d'Orléans (1844-1910), duc d'Alençon, fils de Louis Charles Philippe Raphaël d'Orléans, duc de Nemours, et petit-fils de Louis-Philippe Ier. Sophie-Charlotte décède en 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris. On ne retrouva d'elle que quelques parcelles de son corps calcinés qui furent identifiés par son dentiste.

 

Son règne artistique

 

Il est l'admirateur et le mécène de Richard Wagner, notamment en finançant le Palais des festivals de Bayreuth (Festspielhaus) permettant ainsi le développement et l'hégémonie de la culture germanique. Influencé par Wagner et inspiré par les travaux de Viollet-le-Duc en France, il fait construire de superbes châteaux de styles gothico-romantique, dont l'influence mondiale demeure perceptible de nos jours aux pieds des Alpes bavaroises, dont le plus célèbre est le château de Neuschwanstein, qui ne fut terminé que plusieurs années après sa mort.

Il est considéré par Paul Verlaine comme le « seul grand roi » de ce siècle.

 

La mort du roi

 

Après avoir été déclaré fou en juin 1886, Louis II est interné au château de Berg, au sud de Munich, où il décède trois jours plus tard, ainsi que son médecin Bernhard von Gudden (un psychiatre réputé), dans des circonstances jamais élucidées : leurs corps sont retrouvés dans le lac de Starnberg, à proximité de la berge. Officiellement, le roi s'est suicidé après avoir étranglé son médecin ; cependant, les hypothèses de l'assassinat ou de la tentative d'évasion ont été évoquées.

Louis II de Bavière fut inhumé en l'église Saint-Michael à Munich. Une cérémonie se tient chaque année le 13 juin dans la petite chapelle bâtie à cet endroit.

Son successeur est son frère, le roi Othon Ier de Bavière.

 

Les châteaux

 

Herrenchiemsee commencé en 1878, inachevé, que le roi avait voulu à l'égal de Versailles et qui est implanté sur une île au milieu du Chiemsee entre Munich et Salzbourg.On dit qu'il n'y vécu qu'une semaine.

 

Le château de Linderhof, construit de 1869 à 1879 avec dans les jardins, le pavillon mauresque acquis par le roi à l'exposition universelle de Paris et la grotte de Vénus qui évoque Tannhäuser, l'opéra de Richard Wagner.

 

Château de Neuschwanstein (inachevé), construit près de celui de son père, le château de Hohenschwangau, de 1869 et terminé après la mort du roi en 1891.

 

Pavillon de chasse à Schachen (1871), au-dessus de Garmisch-Partenkirchen.

 

Louis laissa une grande collection de plans et de dessins pour d'autres châteaux dont la construction fut envisagée

 

Ludwig en fiction

 

Cinéma :

 

Louis II de Bavière (Ludwig II: Glanz und Ende eines Königs), film allemand réalisé par Helmut Käutner en 1955.

Ludwig, le crépuscule des dieux (Ludwig), film franco-germano-italien réalisé par Luchino Visconti en 1972.

Hans-Jürgen Syberberg traita également le sujet la même année, sous le titre Ludwig, Requiem für einem jungfraulichen König (Ludwig, requiem pour un roi vierge)

 

Littérature :

 

Le Roi Lune, pièce du dramaturge belge Thierry Debroux, éditée et créée en 2005 au Théâtre du Méridien.

 

Manga :

 

Ludwig II (Ludwig II de Bavière, le roi fou à l'ombre de la lune blême), manga yaoi japonais en 3 volumes, scénarisé et dessiné par You Higuri, datant de 1996. Il est publié au Japon par Kadokawa Shoten Publishing, et en France par Génération Comics

 

Bibliographie :

 

Louis II de Bavière par Jacques Bainville, Librairie Académique Perrin, 1900. Réédition, Complexe, 1985, (ISBN 2870271565)

 

Louis II de Bavière et ses psychiatres. Les garde-fous du roi par Paul Rauchs, préf. Georges Lanteri Laura. Ed.: L'Harmattan, 1997, ISBN 27384-66028

 

Louis II de Bavière : par Jean des Cars, ed. Perrin, 1995, ISBN 2262013055

 

Louis II de Bavière vu par un psychiatre par Gilbert Robin, Wesmael-Charlier, 1960.

 

Liens :

 

Château de Herrenchiemsee

 

Linderhof

 

Neuschwanstein

 

Site officiel du château de Neuschwanstein (allemand, anglais, français, italien, espagnole)

 

Château de Hohenschwangau

 

Louis II de Bavière, sa vie, son œuvre

 

Le tragique destin de Louis II de Bavière

 

La mort mystérieuse du roi (allemand, anglais, italien, hollandais, français)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 06 juillet 2008, a 08:43
Lawrence d’Arabie

Thomas Edward Lawrence (16 août 1888 - 19 mai 1935), également connu comme T. E. Lawrence, et surtout comme le célèbre Lawrence d'Arabie (Lawrence of Arabia), ou encore — parmi ses compagnons arabes — Aurens ou Al-Aurens, est un archéologue, officier, aventurier et écrivain britannique. Il accéda à la notoriété en tant qu'officier de liaison britannique durant la Révolte arabe de 1916 à 1918. L'immense écho que connut son action pendant ces années et après est dû tant aux reportages du journaliste américain Lowell Thomas qu'à son autobiographie Les Sept Piliers de la sagesse. T. E. Lawrence est resté très populaire parmi les Arabes pour avoir soutenu leur lutte pour se libérer des jougs ottomans et européens. De même, les Britanniques le considèrent comme un des plus grands héros militaires de leur pays. Un film a été tiré de sa vie en 1962, avec Peter O'Toole dans le rôle-titre : Lawrence d'Arabie.

 

Avant-guerre

 

Lawrence naît à Tremadoc, Caernafonshire au nord du Pays de Galles, de parents d'ascendance anglaise et irlandaise. Son père, Thomas Chapman, est un membre important de l'aristocratie irlandaise qui a quitté sa femme tyrannique afin de vivre avec la gouvernante de ses filles avec laquelle il eut cinq fils. De décembre 1891 jusqu'au printemps de 1894 il habite à Dinard et part pour Aigues-Mortes à vélo.

 

Lawrence suit des études au Jésus Collège à Oxford. Il obtient son diplôme avec mention après avoir rédigé une thèse intitulée L'Influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin du XIIe siècle.

Il accepte une position post-doctorale sur la poterie médiévale, mais l'abandonne après s'être vu proposer un poste d'archéologue au Moyen-Orient. En décembre 1910, il part pour Beyrouth, qu'il quitte pour Jbail (Byblos. Il participe ensuite aux fouilles de Karkemish ("Kargamis") près de Jerablus, au sud de l'actuelle Turquie, sous les ordres de D.G. Hogarth et R. Campbell-Thompson.

À la fin de l'été 1911, il retourne au Royaume-Uni pour un bref séjour et, dès novembre, il repart pour le Moyen-Orient afin de travailler brièvement avec Williams Flinders Petrie à Kafr Ammar en Égypte. Il retourne à Karkemish travailler avec Léonard Woolley. Il continue à visiter régulièrement le Moyen-Orient afin d'y mener des fouilles jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Ses nombreux voyages en Arabie, sa vie avec les Arabes, à porter leurs habits, apprendre leur culture, leur langue et dialectes, allaient s'avérer des atouts inestimables durant le conflit.

En janvier 1914, sous couvert d'activités archéologiques, Woolley et Lawrence sont envoyés par l'armée britannique en mission de renseignements dans la péninsule du Sinaï. Lawrence visite notamment Aqaba et Pétra. De mars à mai, Lawrence retourne travailler à Carchemish. Après l'ouverture des hostilités en août 1914, sur le conseil de S.F. Newcombe, Lawrence décide de ne pas s'engager immédiatement et attend octobre pour le faire.

 

La Révolte arabe

 

La Révolte arabe (1916-1918) fut lancée par Hussein ibn Ali afin d'obtenir l'indépendance de l'Arabie de l'Empire ottoman. Il voulait créer un état arabe unifié allant d'Alep en Syrie à Aden au Yémen. La révolte est liée à la hausse des mouvements nationalistes arabes, décidés à sortir de la tutelle ottomane. En 1916, Hussein lance le djihad contre l'Empire ottoman, dirigé par le CUP (mouvement des Jeunes-Turcs. Hussein reçoit le soutien diplomatique et logistique des Britanniques. Une fois engagé, il est nommé au Caire où il travaille pour les services de renseignements militaires britanniques. La très bonne connaissance du peuple arabe de Lawrence en fait un agent de liaison idéal entre les Britanniques et les forces arabes. En octobre 1916, il est envoyé dans le désert afin de rendre compte de l'activité des mouvements nationalistes arabes. Durant la guerre, il combat avec les troupes arabes sous le commandement de Fayçal ibn Hussein, un fils d'Hussein ibn Ali (chérif de la Mecque) qui mène une guérilla contre les troupes de l'Empire ottoman. La contribution principale de Lawrence à l'effort britannique consiste à convaincre les Arabes de coordonner leurs efforts afin d'aider les intérêts britanniques. Il persuade notamment les Arabes de ne pas chasser les Ottomans de Médine, forçant ainsi les Turcs à conserver de nombreuses troupes pour protéger la ville. Les Arabes harcèlent le chemin de fer du Hedjaz qui approvisionne Médine, immobilisant davantage de troupes ottomanes pour protéger et réparer la voie. En 1917, Lawrence organise une action commune entre les troupes arabes et les forces de Auda ibu Tayi (jusqu'alors au service des Ottomans) contre le port stratégique d'Aqaba. Le 6 juillet, après une audacieuse attaque terrestre, Aqaba tombe aux mains des Arabes. En novembre, il est reconnu à Dara alors qu'il mène une mission de reconnaissance déguisé en Arabe. Il parvient malgré tout à s'échapper. Un an plus tard, le 1er octobre 1918, Lawrence participe à la prise de Damas.

Parmi les Arabes, Lawrence adopte nombre de coutumes locales et devient bientôt ami du Prince Fayçal. Il devint connu pour porter des vêtements blancs et monter des chameaux et des chevaux dans le désert. Vers la fin de la guerre, il cherche à convaincre, sans succès, ses supérieurs de l'intérêt de l'indépendance de l'Arabie pour le Royaume-Uni. En juillet 1920, la colonne française du général Mariano Goybet chassera Fayçal de Damas, brisant l'espoir de Lawrence de libérer la Syrie.

 

L'après-guerre

 

Dans l'immédiat après-guerre, Lawrence travailla pour le Foreign Office et assista à la conférence de paix de Paris entre janvier et mai 1919 en tant que membre de la délégation de Fayçal. Il fut ensuite conseiller de Winston Churchill au Colonial Office jusque vers la fin de 1921.

À partir de 1922, il essaya de redevenir anonyme. Il s'engagea dans la Royal Air Force sous le nom de « Ross ». Il fut rapidement démasqué et dut quitter la RAF. Sous le pseudonyme de « Shaw », il s'engagea en 1923 dans le Royal Tank Corps. Cet engagement ne lui plaisant pas, il fit de multiples demandes pour rejoindre la RAF et y parvint finalement en août 1925. À la fin de l'année 1926, il fut assigné à une base en Inde, à Miramshah, à la frontière afghane et y resta jusque fin 1928, date à laquelle il fut rapatrié au Royaume-Uni suite à des rumeurs non fondées d'espionnage en Afghanistan. Il s'occupa ensuite des bateaux à grande vitesse au sein de la RAF pour le sauvetage des pilotes tombés en mer) et dut quitter à regret l'armée à la fin de son contrat en mars 1935. Quelques semaines plus tard, il fut tué lors d'un accident de moto dans le Dorset. Il avait 47 ans.

 

T. E. Lawrence et Vo Nguyen Giap

 

Au-delà du mythe, Lawrence d'Arabie reste l'un des officiers les plus influents dans le développement d'une doctrine insurrectionnelle au siècle dernier. En 1946, le général français Raoul Salan a mené plusieurs entretiens avec le général vietnamien Võ Nguyên Giáp qui a planifié et conduit les opérations militaires contre les Français jusqu'à leur défaite à la bataille de Dien Bien Phu. Salan faisait partie d'une mission de négociation créée pour finaliser le retour de l'autorité française au Viêt Nam. Plus tard, il commandera le Corps expéditionnaire français au Viêt Nam du 20 mai 1951 jusqu'en mai 1953, et il a conduit la dernière action militaire réussie contre Hô Chi Minh : une offensive nommée opération lorraine, le 11 octobre 1952, dans laquelle les forces de Salan ont balayé la vallée de la Rivière Rouge et les jungles du Nord-Viêt Nam. L'année suivante, il remettra son commandement au général Henri-Eugène Navarre, qui présidera au désastre de Dien Bien Phu. Giap disait :

« […] Lawrence combinait la sagesse, l'intégrité, l'humanité, le courage et la discipline avec l'empathie, soit l'aptitude à s'identifier émotionnellement aussi bien avec les subordonnés qu'avec les supérieurs. »

Pendant ces entretiens de 1946, Salan a été frappé par l'influence d'un homme sur la pensée de Giap ; cet homme était Thomas Edwards Lawrence. Giap a dit à Salan :

 

Les Sept Piliers de la sagesse de T. E. Lawrence est mon évangile du combat. Il ne me quitte jamais. »

 

L'essence de la théorie de la guérilla à laquelle se réfère Giap peut être trouvée à deux endroits. Le premier et le plus accessible n'est autre que les nombreuses éditions des Sept Piliers de la sagesse, notamment le chapitre 33. Le deuxième est un article portant le titre The Evolution of a Revolt, publié en octobre 1920 dans le Army Quarterly and Defense Journal. Tous deux sont basés sur l'évaluation pratique et réfléchie par Lawrence de la situation à laquelle faisaient face les forces arabes dans la région du Hedjaz, au sein du désert saoudien, en mars 1917.

 

L'écrivain

 

Lawrence fut un auteur prolifique tout au long de sa vie. Il est l'auteur de Les Sept Piliers de la sagesse. Il eut également une correspondance fournie, notamment avec George Bernard Shaw, Edwards Elgar, Winston Churchill, Robert Graves et Edwards Morgan Forster. Plusieurs recueils épistolaires furent publiés, dont certains furent expurgés par leurs éditeurs.

Il écrivit The Mint, le récit de ses expériences en tant que soldat dans la Royal Air Force. Travaillant à partir de ses notes écrites lors de son service dans la Royal Air Force, Lawrence raconta la vie quotidienne des soldats et son envie de faire partie de la RAF. Ce livre fut publié à titre posthume. Lawrence traduisit aussi L'Odyssée d'Homère et Le Gigantesque, un roman français peu connu, par Adrien le Corbeau.

 

La possible homosexualité de Lawrence

 

Certains passages des écrits de Lawrence et des rapports d'un de ses collègues qui lui aurait administré des « fessées » laissent à penser que Lawrence avait des goûts sexuels non-conventionnels, notamment le masochisme. Bien que ses écrits comprennent un passage clairement érotique et homosexuel , ses orientations et expériences sexuelles restent inconnues.

 

Les Sept Piliers de la sagesse sont dédiés à "S.A.", avec un poème qui commence par :

 

« Je t'aimais ; c'est pourquoi, tirant de mes mains ces marées d'hommes,
J'ai tracé en étoiles ma volonté dans le ciel
Afin de te gagner la Liberté, la maison digne de toi, la maison aux sept piliers
Ainsi tes yeux brilleraient peut-être pour moi
Lors de ma venue »

 

 (Dans certaines éditions des Sept Piliers de la sagesse, la dernière ligne de ce poème est "When we came" ("Quand nous sommes arrivés". L'édition de 1922 publiée à Oxford a cependant "When I came". Le poème complet est composé de 4 strophes.

 

L'identité de "S.A." n'a jamais été élucidée. Il a été supposé que ces initiales correspondent à un homme, une femme, une nation ou une combinaison des précédents. "S.A." pourrait être "Sheikh Ahmed", également appelé Dahoum, un jeune arabe qui travailla avec Lawrence dans un chantier archéologique avant la guerre et dont Lawrence aurait été très proche. Dahoum mourut en 1918 du typhus. Cependant, certains affirment que Dahoum était seulement un ami très proche de Lawrence comme cela arrivait au XIXe siècle et au début du XXe siècle, ce qui impliquait souvent des contacts physiques (mais à caractère non-sexuel. Lawrence lui-même, peut-être pour masquer les pistes, affirma que "S.A." était un personnage inventé.

 

Anecdotes

 

D'après le dossier médical militaire du 12 mars 1923 de Lawrence, il mesurait 1 mètre 66, pesait 59 kg et avait des « cicatrices sur les fesses », « trois cicatrices superficielles dans le bas du dos » et « quatre cicatrices superficielles sur le côté gauche. De plus, il était circoncis.

Depuis 1923, Lawrence s'était découvert une passion pour les motocyclettes. Il en eut sept, qu'il baptisa toutes du nom George, et d'un numéro selon l'ordre de possession. En mai 1935, alors qu'il roulait à grande vitesse sur la moto « George VII », il perdit le contrôle de sa machine en voulant éviter deux jeunes cyclistes. Il mourut quatre jours plus tard des suites de son accident.

 

Liens

 

Français : http://www.al-lawrence.info/

Français : http://www.vialupo.com/lawrence/

 

Bibliographie

 

  • Raphaël Lahlou, Lawrence d'Arabie ou l'Épopée des sables, Paris : B. Giovanangeli, coll. Biographies express, 2005, 143 p. (ISBN 2-909034-72-0)
  • Patrick et Olivier Poivre d'Arvor, Lawrence d'Arabie, la quête du désert, Mengès
  • Jacques Benoist-Méchin, Lawrence d'Arabie ou le Rêve fracassé (première biographie du Rêve le plus long de l'Histoire)
  • Philippe Squarzoni, Portrait inconnu de John Hume Ross, Édition Le 9e Monde, Paris, 2006
  • Guy Penaud, Le Tour de France de Lawrence d'Arabie, 336 pages, Éditions de la Lauze, Périgueux, 2007/2008, (ISBN 97 8-2-35 249-024-1)

 

 

 

 

 

samedi 01 mars 2008, a 09:47
Faux en Art

Faux (art)

 

Un faux en art est une copie frauduleuse d'une œuvre d'art originale ou une œuvre originale dont on essaie d'attribuer la paternité à un artiste qui n'en est pas l'auteur et qui est généralement plus célèbre.

 

Histoire

 

Les faux en art existent depuis au moins 2 000 ans. Dans l'Antiquité, les Romains produisaient déjà des copies des statues grecques, même s'il n'est pas attesté qu'il y avait tromperie sur l'origine.

 

Pendant la Renaissance, de nombreux peintres engageaient dans leur atelier des apprentis qui se formaient en copiant leurs œuvres et leur technique ou en finissant certains de leurs tableaux. Pour se rémunérer, le maître vendait les tableaux, sans qu'ils soient forcément des faux. Cependant certaines œuvres ont été a posteriori attribuées par erreur au maître et non à son école.

La diffusion de la richesse qui suivit la Renaissance entraîna un attrait plus grand pour les œuvres d'art et les objets antiques. Cet attrait s'étendit aux œuvres contemporaines et, de plus en plus, la valeur de ces œuvres fut attachée à la signature de celui qui les avait produites. Pour les identifier, les peintres commencèrent à marquer leurs œuvres, d'abord de signes puis de signatures. Avec la demande plus forte, les premiers faux commencèrent à apparaître.

Pendant le XVIe siècle certains suiveurs d'Albrecht Dürer ajoutèrent sa signature à leurs œuvres pour en augmenter la valeur, provoquant la colère de Dürer : il ajouta à une gravure de la Vierge une mention « que soient maudits les pilleurs et les imitateurs du travail et du talent des autres ». Même Michel-Ange fit un faux d'un cupidon en marbre pour son mécène Laurent de Médicis.

 

En 1799, Wolfgang Küffner put emprunter un autoportrait d'Albrecht Dürer qui décorait l'hôtel de ville de Nuremberg depuis le XVIe siècle. En lieu et place de l'original, il restitua une copie, supercherie qui ne fut découverte que six ans plus tard, en 1805, quand le tableau fut vendu et expertisé.

 

Les faux se multiplièrent au XXe siècle, en particulier sur les œuvres d'artistes contemporains comme Salvador Dalí, Pablo Picasso, Paul Klee ou Matisse.

 

Une liste des principaux faussaires

 

Yves Chaudron :

 

est un faussaire français qui effectua des copies de la Joconde à l'occasion de son vol en 1911.

 

Alceo Dossena :

 

est un sculpteur italien. Sa renommée vient de sa capacité à imiter les plus belles oeuvres de l'art antique et de la Renaissance. Il ne vendit pas volontairement ses oeuvres comme des réalisations de maîtres. Nombre de collectionneurs, de musées, abusés par des revendeurs, achetèrent ses réalisations

 

Guy Hain :

 

est un marchand d'art et un faussaire français qui écoula de très nombreux faux bronzes, notamment des Rodin, des Carpeaux et des Maillol. Condamné une première fois en 1997, il est encore condamné dans une autre affaire par la cour d'appel de Besançon en 2001 à quatre ans de prison ferme et deux millions de francs français d'amende, auxquels il faut ajouter les dédommagements aux parties civiles. La procédure à son encontre a débuté lorsque le musée Rodin a déposé plainte.

Guy Hain affirmait pour sa défense qu'il avait le droit de reproduire des oeuvres tombées dans le domaine public en 1982. La question que le tribunal devait trancher était de savoir si les bronzes de Guy Hain étaient des faux ou non

 

Fernand Legros :

 

né le 26 janvier 1931 et décédé en 1983 à Chasseneuil-sur-Bonnieure, était un marchand d'art français, qui fut condamné pour vente de faux tableaux dans les années 1970. Après une jeunesse passé en Égypte, il s'installe en France et acquiert par mariage la nationalité américaine, bien que ne cachant pas par ailleurs son homosexualité.

D'abord danseur de ballet, il fréquente ensuite l'école du Louvre. Il fait dans les années 1950 la connaissance du peintre hongrois Elmyr de Hory, dont il devient l'agent malgré son peu de connaissances en matière de peinture. Elmyr de Hory, imitateur de grand talent, s'était déjà fait une spécialité d'imiter les oeuvres de peintres célèbres et avait vendu entre autres des reproductions de Picasso. En compagnie de son amant Réal Lessard, Legros vendit des tableaux d'Elmyr de Hory dans le monde entier en les faisant passer pour des oeuvres authentiques de grands maîtres. Les collectionneurs floués par Legros se trouvaient notamment aux États-Unis et en Amérique du Sud. Elmyr de Hory avoua par la suite avoir réalisé 80 faux.

A partir de 1964, Legros fut l'objet d'une enquête et attira l'attention des médias. Original et flamboyant, d'une amoralité revendiquée, il devint un personnage médiatique, sa célébrité étant entretenue par la longueur de la procédure dont il faisait l'objet. Il fit l'objet d'une biographie romancée écrite par Roger Peyrefitte. Il fut finalement condamné en 1979 à deux ans de prison ferme et ressortit libre du tribunal, ayant déjà passé un temps équivalent sous les verrous en détention préventive. Il mourut d'un cancer de la gorge.

 

Han van Meegeren :

 

de son vrai nom Henricus Antonius van Meegeren, était un peintre néerlandais, un restaurateur d'œuvres d'art et un faussaire. On considère qu'il est un des faussaires en art les plus adroits du 20ème siècle, puisque les acheteurs qu'il a réussi à duper lui ont donné entre 25 et 30 millions de dollars. Sa vie est liée à celle du grand peintre néerlandais Johannes Vermeer, mort en 1675, peintre qui n'avait pas été particulièrement renommé jusqu'au début du vingtième siècle et dont seulement 35 environ de ses œuvres nous sont parvenues.

Son professeur, Bartus Korteling, ayant suscité très tôt chez lui le désir d'être peintre, van Meegeren s'enthousiasma pour les merveilleuses couleurs qu'utilisaient les peintres pendant l'Âge d'or des Pays-Bas.

Malheureusement, son père ne partageait pas la passion pour l'art de son fils et l'envoya étudier l'architecture à la Hogeschool de Delft pour se préparer au métier. Han se lassa bien vite de cette étude imposée et commença avec un certain succès une carrière de peintre, en pratiquant au début l'art moderne. Il en fut vite ennuyé et se sentit attiré par les couleurs et les perspectives décadentes de certaines peintures de l'Âge d'or des Pays-Bas. À ce moment-là, cependant, c'étaient les peintres de l'École de la Haye, à laquelle Vincent van Gogh avait été associé au début de sa carrière, que l'on plaçait le plus haut et qui étaient les plus demandés aux Pays-Bas. Les critiques d'art dénigrèrent le travail de van Meegeren comme une imitation qui sentait la fatigue, si bien que les galeries et les musées n'achetèrent plus ses peintures.

Van Meegeren ne resta pas sans se défendre devant ces attaques et il étrilla les critiques d'art dans un article agressif publié par son magazine De Kemphaan. Et comme les critiques d'art bien-pensants l'avaient attaqué et avaient brisé sa carrière, il décida de fabriquer des faux imitant des tableaux d'artistes bien connus. Il se mit à copier leurs styles et leurs couleurs avec une telle perfection que les méthodes d'authentification de l'époque ne permettaient pas de déceler la fraude. Après avoir passé six ans à mettre au point ses techniques, il finit par produire des imitation parfaites de peintures de Frans Hals, Piéter de Hooch, Gérard ter Borch et Johannes Vermeer, au point que même les meilleurs critiques d'art et les meilleurs experts de ce temps les considéraient comme des peintures authentiques et quelquefois géniales. Dans cette activité particulière, il s'attacha principalement à la création de faux Vermeer. Sa toile « Les Disciples d'Emmaüs » trompa dans les années 1930 et 1940 les meilleurs experts.

C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que van Meegeren connut l'apogée de sa carrière : ses peintures furent accrochées dans les musées et ses chef-d'œuvres furent célébrés dans le monde entier. La vente de ses faux fut facilitée par l'occupation allemande aux Pays-Bas. De riches Néerlandais, voulant empêcher que les œuvres d'art de leur pays tombassent aux mains d'Adolf Hitler et du Parti Nazi, se ruaient avidement sur les imitations. Un faux « Vermeer », œuvre de Han van Meegeren, « Le Christ et la parabole de la femme adultère », ne s'en retrouva pas moins en possession d'Hermann Goering.

Après la Seconde Guerre mondiale, les Forces Alliées découvrirent ce « Vermeer » et son véritable auteur fut arrêté pour avoir collaboré avec les Allemands, car on croyait réellement qu'il avait vendu aux Nazis un trésor culturel de son pays. Comme un tel crime était passible de la peine capitale, van Meegeren préféra avouer la falsification et il entreprit de se disculper en peignant un autre « Vermeer » dans sa cellule en présence de six témoins.

À la suite d'une enquête détaillée, menée par des experts internationaux, il fut confirmé que la peinture de Goering ne pouvait pas dater de l'Âge d'or néerlandais et qu'elle était en réalité un faux. Han van Meegeren ne fut plus voué aux gémonies comme collaborateur, mais célébré par le public néerlandais comme un escroc subtil, dont les faux avaient réussi à duper à la fois les experts et le très détesté Hermann Goering.

La cour régionale de justice d'Amsterdam n'en condamna pas moins Han van Meegeren pour faux et tromperie, mais se contenta de la peine minimale, un an de prison. Van Meegeren ne le fit d'ailleurs jamais puisque le 26 novembre 1947, dernier jour pour faire appel de la décision de justice, van Meegeren fut victime d'une crise cardiaque et envoyé à la Valeriuskliniek, un hôpital d'Amsterdam, où il mourut le 30 décembre 1947.

 

Émile Schuffenecker :

 

 est un peintre français. Il est parfois soupçonné d'avoir réalisé des faux, dont des faux Vincent Van Gogh (Le jardin à Auvers et Le jardin de Daubigny).

Ce fut notamment un ami de Paul Gauguin dont un tableau a pour titre L'atelier de Schuffenecker ou la famille Schuffenecker. Il donna une lettre de recommandation à Émile Bernard pour l'introduire auprès de Gauguin. La rencontre se passa en juillet 1886 et marqua les débuts de l'école de Pont-Aven.

 

 

samedi 25 août 2007, a 12:19
23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.

  23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.

 

Affaire Sacco et Vanzetti  

 

L'affaire Sacco et Vanzetti est le nom d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis, et dont les victimes furent les anarchistes d'origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti

 

Contexte  

 

Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l'économie de guerre et faire face à l'inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.

 

 En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.

 

L'année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes : les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.

 

 Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.

 

Certains sont emprisonnés, d'autres contraints de s'exiler. L'opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchevisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine l'anglais.

 

Début de l'affaire

 

Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti sont arrêtés ; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages (le 24 décembre 1919 à Bridgewater et le 15 avril 1920 à South Braintree où deux convoyeurs sont tués).

 

Condamnation

 

Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison.

 

 Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles.

 

 Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice : le dictateur italien Mussolini prend même leur défense.

 

 Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n'aimait ni les Italiens, ni les anarchistes, refuse de rouvrir le dossier.

 

Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros passent sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant une immense réprobation.

 

Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »

 

Culture populaire

 

La chanson Here's to you de Joan Baez leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous): "Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph".

 

Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.

 

Citation

 

Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

 

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

 

Sites :

http://increvablesanarchistes.org/articles/1920_36/sacco_vanzetti.htm

 

 L'anarchisme voir article sur

 

 http://amaj.blog.mongenie.com/

 

 

 

mercredi 14 mars 2007, a 04:47
14 Mars 1993 :adoption par référendum de la première constitution d'Andorre

  14 Mars 1993 : adoption par référendum de la première constitution d'Andorre

 

Andorre

 

 La Principauté d’Andorre (Principat d’Andorra en catalan) - ou l’Andorre - est un petit pays du Sud-Ouest de l’Europe situé dans les Pyrénées, entre l’Espagne (Catalogne) et la France (Ariège et Pyrénées-Orientales).

 

Histoire

 

Selon une légende du XIe siècle, Charlemagne aurait accordé une charte aux Andorrans pour les récompenser de leur combats contre les Maures. Le contrôle du territoire passa au Comte d'Urgell puis à l’Évêque du Diocèse d’Urgell, en partage avec la famille de Caboet, puis l’héritage passa au Vicomtes de Castellbó, puis aux Comtes de Foix. Les deux co-Seigneurs (laïc et ecclésiastique) s’affrontèrent souvent à propos de leurs droits sur les Vallées d’Andorre.

En 1278, le conflit fut résolu par la signature d'un traité instaurant la souveraineté partagée de l’Andorre entre le Comte de Foix et l’évêque d'Urgell, en Catalogne. Ceci donna à la petite principauté son territoire et sa forme politique.

Les années passant, le titre fut transmis aux Rois du Royaume de Navarre puis au Roi de France Henri IV de France. Un édit en 1607 établit le chef de l'État français et l’évêque d’Urgell comme co-princes d’Andorre.

Au cours de la période 1812-1814, l'empire français annexa la Catalogne espagnole, la divisa en quatre départements (Segre, Ter, Montserrat et Boques de l’Èbre). L’Andorre fut aussi annexée et rattaché du district de Puigcerdà (département de Segre).

Le 6 juillet 1934,le russe Boris Skossyreff fut proclamé Roi du Gouvernement d’Andorre. Le 14 juillet, un groupe de la Guardia Civil (la Police Militaire espagnole) dirigé par le marquis Silva de Balboa, entra en Andorre, l'arrêta pour l'expédier vers Barcelone, plus tard vers Madrid pour être expulsé vers le Portugal.

Le 25 septembre 1939, l’Andorre signa un traité de paix avec l’Allemagne, car sa non-ratification du traité de Versailles l’avait laissé légalement en guerre avec ce pays. Ainsi,le petit pays resta neutre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Étant donné son relatif isolement, l’Andorre est restée en marge de l’histoire européenne pendant longtemps, cultivant un certain mystère. Dans les années 1950, le pays a commencé à attirer les visiteurs. Depuis, son tourisme prospère ainsi que le développement de ses moyens d’accès, d’hébergement ont sorti le pays de son anonymat.

 

Politique

 

La première Constitution de l'Andorre a été adoptée par référendum le 14 mars 1993. Le régime de l’Andorre est la coprincipauté parlementaire, héritage lointain du pareatge (paréage) de 1278 entre l’Évêché d’Urgell et le Comte de Foix. D’après la Constitution, « les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le Chef de l’État et en incarnent la plus haute représentation. » Ils sont :

 

l’Évêque d’Urgell (La Seu d’Urgell - Catalogne / Espagne),

 

le Président de la République française, « héritage » du Comte de Foix (France - Occitanie) et des successifs Rois de France.

 

« Sauf dans les cas prévus par la […] Constitution, les Coprinces ne sont pas responsables. La responsabilité de leurs actes incombe aux Autorités [d’Andorre] qui les contresignent. »

 

Paroisses

 

Le pays est divisé en sept Paroisses (Parròquies = Régions, Territoires), dans l'ordre protocolaire :

 

Canillo, la plus étendue ;

Encamp,

Ordino, paroisse la plus au nord ;

La Massana ,

Andorra la Vella, paroisse la plus peuplée et dont la principale ville (Andorra La Vella) est la Capitale ;

Sant Julià de Lòria, la plus au sud, limitrophe de la Catalogne (Province de Lleida);

Escaldes-Engordany, la plus récente (création en 1978, de la division de la Parròquia d'Andorra La Vella).

 

Géographie

 

En raison de sa localisation dans le massif des Pyrénées orientales, l'Andorre est constituée principalement de montagnes élevées d'une hauteur moyenne de 1 997 m dont le point le plus élevé est la Coma Pedrosa à 2 946 m. Celles-ci sont séparées par trois vallées étroites en forme de Y qui se regroupent en une seule suivant le courant principal, la rivière Valira, coulant vers la Catalogne espagnole (au point le plus bas de l'Andorre qui est à 870 m).

Le climat de l'Andorre est similaire au climat tempéré de ses voisins, mais sa haute altitude signifie qu'il y a en moyenne plus de neige en hiver et qu'il fait légèrement plus frais en été.

La route qui mène de la France (Catalogne française et Occitanie française) à la capitale (Andorra La Vella) passe par Le Port d'Envalira (2 409 m) qui est le plus haut col routier des Pyrénées (mais aussi le plus haut d'Europe maintenu ouvert toute l'année). Ce col est doublé d'un tunnel, ouvert à la circulation depuis le 29 septembre 2002.

L'Andorre abrite 5 stations de ski (62 sommets de plus de 2 000 m).

 

liste des lacs d'Andorre

 

Estanys Clots

Estany de Les Truites

Estanys Forcats

Estany de l'Angonella

Estanys de Tristaina

Estany de Tristaina d'El Mig

Estany de Tristaina Primer

Estany Esbalçat

Estany de Sortany

Estany d'Engolasters

Estany Ensagents

Estanys de Griu

Estany de Cubil

Lacs des Pessons

Estany de Montmalus

Estany d'en Cuit

Estany d'Incles

Estanys de Siscaro

Estanys de Juclar

Estanys de la Vall del Riu

Estany de Pala Alta

Estanys de Ransols

Estanyo de Queral

Estany de Cabana Sorda

Estany Enrodat

Estany de la Nou

Estany Perafita

Estany Perafita supérieur

Estany Blau

Estany Forcat

Estany Bova

Estany Rodo

Estany de l'Illa

Estany de Montmalus

 

Économie

 

 L'Andorre, bien que « coincée » entre la France et l’Espagne et bien qu'utilisant comme elles l’euro, ne fait pas partie de l'Union Européenne, tout en ayant des relations et certains accords avec elle. Ceci étant, les produits y sont vendus avec une taxation moindre.

L'Andorre est considérée par certains pays à haute fiscalité comme un paradis fiscal, parce qu'elle ne lève ni TVA ni impôt sur le revenu ou sur la fortune, qu'elle a seulement 2% de fonctionnaires et qu’elle pratique une fiscalité légère, l’essentiel des ressources de l'État provenant d'un impôt sur les importations (impost de mercaderies indirecte). Ceci étant, plusieurs taxations modérées sont depuis peu en vigueur ou en projet...

L'économie repose principalement sur deux formes de tourisme ; le tourisme de passage qui profite des prix (un peu) plus bas qu'en Espagne ou en France (tabac et alcool 2.5 fois moins cher qu'en France tout de même) et le tourisme 'blanc', qui tout en profitant de ces quelques avantages tarifaires, vient surtout pour l'offre des sports d'hiver. Ces derniers y sont pratiqués dans 4 stations de ski alpin : Pas De La Casa-Grau Roig et Soldeu-El Tarter (aujourd'hui 2 domaines skiables réunis sous la marque Gran Valira), Pal-Arinsal et Ordino-Arcalis (2 domaines réunis sous la marque VallNord) et 1 station de ski de fond : La Rabassa. Par ailleurs, le patrimoine architectural, religieux notamment, est remarquable et est une des autres motivations touristiques. De nombreuses petites églises aux belles peintures d'inspiration romane (Sant Joan de Caselles, La Cortinada, Sant Roma de Les Bons, ...) parsèment le pays. Elles témoignent de la ferveur traditionnelle et de l'attachement de la population à ses différents terroirs. La relance récente du thermalisme (Les Escaldes) complète une offre riche en loisirs et découvertes variés (gastronomie).

 

Démographie  

 

L’Andorre aurait une des espérances de vie les plus élevées au monde.

Les données suivantes, sauf mention contraire, sont des estimations datant de 2004 :

 

Population : 77 149 habitants

 

0-14 ans : 15,0 % (hommes : 5 478 ; femmes : 4 988) (proportions de 2002)

 

15-64 ans : 71,6 % (hommes : 26 268 ; femmes : 23 766)

 

+ 65 ans : 13,4 % (hommes : 4 659 ; femmes : 4 706)

 

Espérance de vie : 83,5 ans (hommes : 80,59 ans ; femmes : 86,59 ans)

Taux de croissance : 1 %

Taux de natalité : 10,29 ‰ (2001)

Taux de mortalité : 5,41 ‰ (2001)

Taux de mortalité infantile : 4,08 ‰ (2001)

Taux de fécondité : 1,25 enfant par femme (2001)

Taux de migration : 6,82 ‰ (2001)

 

Liens

 

 Ordre Nobiliare d'Andorre           : 80http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Nobiliare_d%27Andorre

 

Catalan                                   : 89http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalan

 

Co-princes d'Andorre           : 96http://fr.wikipedia.org/wiki/Co-princes_d%27Andorre

 

paradis fiscal                         : 04http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal

 

Fédération d'Andorre de football        :  11http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_d%27Andorre_de_football

 

Le site officiel du Govern d'Andorra (Gouvernement d'Andorre)

Le site du Consell General (Conseil Général - Parlement)

La Constitution Andorrane traduite en français

Photos d’Andorre

Timbres d'Andorre

Le drapeau andorran (la bandera) à travers les âges...

La monnaie andorrane

Les Légendes d'Andorre

Aqui Radio Andorra

Alliance française d'Andorre

KWFM.net > WebRadio ROCK International depuis Andorra La Vella (Site Web en català, english, castellano et français)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 28 février 2007, a 03:49
Michel de Montaigne, penseur et humaniste français.

  28 Février 1533 : Naissance de Michel de Montaigne, penseur et humaniste français.

 

Michel de Montaigne  

Michel Eyquem de Montaigne ou plus simplement Michel de Montaigne, (né le 28 février 1533,château de Montaigne, dans le Périgord- mort le 13 septembre 1592 au château de Montaigne, dans le petit village de Saint-Michel-de-Montaigne, en Dordogne) était un penseur, un moraliste et un homme politique français de la Renaissance. Il est l'auteur des Essais, premier ouvrage de ce genre.

 

Biographie : Origine et études

 

Michel de Montaigne est issu d'une famille de négociants bordelais anoblie deux générations auparavant. Son arrière-grand-père, Ramon Eyquem, avait fait l'acquisition en 1477 d'une maison forte du XIVe siècle, à Saint-Michel-de-Montaigne, dans le Périgord, et accéda ainsi au noble statut de « Seigneur de Montaigne » qu'il transmit à ses enfants et petits-enfants.

Parmi ceux-ci, Pierre Eyquem est le premier à venir s'installer de manière permanente dans la demeure périgourdine qu'il fait aménager et fortifier. Il s'affirme malgré tout régulièrement dans son oeuvre comme gascon, identité attachée alors aux Bordelais. Il avait fait la guerre en Italie, et épousé en 1528 Antoinette de Louppes, fille d'un marchand toulousain et d'origine marrane. Les deux premiers enfants du couple meurent en bas âge ; Michel, né le 28 février 1533, est le premier qui survit. Il sera l'aîné de sept frères et sœurs.

Pierre Eyquem, qui est nommé maire de Bordeaux en 1544, donne à son fils aîné une éducation dans les principes humanistes. Selon Montaigne, il est envoyé en nourrice « à un pauvre village des siens » pour s'y accoutumer « à la plus basse et commune façon de vivre » (Essais, III, 13). À l'âge de trois ans, il peut retourner au château. On lui donne alors comme précepteur un médecin allemand nommé Hortanus, qui a pour ordre de ne parler à Michel qu'en latin, règle à laquelle doit se plier également le reste de la famille. À treize ans, Michel de Montaigne, ne sachant que le latin, est scolarisé au collège de Guyenne à Bordeaux, haut lieu de l'humanisme bordelais, où il apprend le français, le grec, la rhétorique et le théâtre. Il y brille rapidement par son éloquence, par son aisance à pratiquer la joute rhétorique et par son goût pour le théâtre.

On ne sait si c'est à Toulouse ou à Paris qu'il poursuit, probablement entre 1546 et 1554, les études de droit indispensables à ses activités futures. En 1557, on retrouve le jeune Montaigne conseiller à la cour des Aides de Périgueux qui est ensuite réunie au Parlement de Bordeaux. Il y exerce treize ans ses fonctions qui lui valent plusieurs missions à la cour de France.

 

Biographie : Jeunesse et premières œuvres

 

Le 23 septembre 1565, il épouse Françoise de La Chassaigne, fille de l'un de ses collègues au Parlement de Bordeaux, Joseph de La Chassaigne (1515-1572), écuyer, chevalier, soudan de Pressac, seigneur de Javerlhac, conseiller du Roi au Parlement en 1538 et 1543, président au Parlement de Bordeaux en 1569. De douze ans sa cadette, Françoise lui donne six filles, dont une seule — Léonor de Montaigne — survécut. Il semblerait que le mariage n'ait pas eu une grande importance dans la vie affective de Montaigne. Les époux faisaient chambre à part, ce qui était courant à l'époque, et Montaigne, préoccupé par d'autres activités, laissait volontiers la gestion de ses propriétés à sa femme. Par contre, très au fait des humanités grecques et par conséquent du Banquet de Platon, il était fidèle ami d'Etienne de La Boétie : à l'origine, il avait écrit les Essais comme écrin pour le Discours de la servitude volontaire de son meilleur ami, qui y faisait l'éloge de l'amitié contre la corruption du pouvoir et des courtisans.

Admirateur de Virgile et de Cicéron, il est un humaniste qui prit l'homme, et en particulier lui-même, comme objet d'étude dans son principal travail, Les Essais, entrepris à partir de 1571 à l'âge de 37 ans. Il y annonce « Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins » (« Avertissement au lecteur »). Le projet de Montaigne était de lever les masques, de dépasser les artifices pour se découvrir lui-même.

Travail sans précédent dans sa sincérité et sa saveur personnelle, c'est celui d'un sceptique pour qui sont à bannir les doctrines trop figées et les certitudes aveugles. Son influence a été colossale sur la philosophie française, occidentale et même mondiale.

Durant le temps des guerres de Religion, Montaigne, lui-même catholique, a agi comme un modérateur, respecté par le catholique Henri III et le protestant Henri de Navarre, à qui le liait une solide amitié. En 1577, ce dernier, alors seulement roi de Navarre, nomme — par lettres patentes — Montaigne gentilhomme de sa Chambre.

À partir de 1578, il souffre de la « maladie de la pierre » (calcul rénal).

De 1580 à 1581, il a voyagé en France, en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie, tenant un journal détaillé qui décrivait les différences d'une région traversée à l'autre et qui ne fut publié qu'en 1774 sous le titre de "Journal de voyage".

 

Biographie : Montaigne à la Mairie de Bordeaux

 

Tandis qu'il était à Rome, en 1581, il apprit qu'il avait été élu maire de Bordeaux. Son père Pierre Eyquem avait déjà rempli cette fonction dans cette ville que Michel de Montaigne servit jusqu'en 1585 : il tenta d'y modérer les relations entre catholiques et protestants. Vers la fin de son mandat, la peste sévit dans sa ville.

Lorsque le nouveau roi Henri IV, avec qui Montaigne avait toujours entretenu un lien d'amitié, invite ce dernier à venir à sa cour comme conseiller, le philosophe décline cette généreuse proposition, refusant par là même de jouer le rôle qu'avait tenu Platon pour conseiller le tyran Denys de Syracuse :

 

« Je n'ai jamais reçu bien quelconque de la libéralité des rois, non plus que demandé ni mérité, et n'ai reçu nul paiement des pas que j'ai employé à leur service (...) Je suis, Sire, aussi riche que je me souhaite.  » 

 

Il continua d'étendre et de réviser les Essais jusqu'à sa mort, en 1592, au château de Montaigne.

 

Son œuvre

 

Le style de Montaigne est allègre et affranchi : il virevolte d'une pensée à l'autre, « à sauts et à gambades ». Ses considérations sont en permanence étayées de citations de classiques grecs et romains. Il s'en explique par l'inutilité de « redire plus mal ce qu'un autre a réussi à dire mieux avant lui ». Soucieux d'éviter le pédantisme, il évite néanmoins de rappeler à chaque fois l'auteur ou l'œuvre citée, de toute façon connus à son époque. Les annotateurs futurs de son œuvre s'en chargeront.

Il déclare que son but est de « décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même (...) et l'on trouve autant de différence de nous à nous-même que de nous à autrui ». Il estime que la variabilité et l'inconstance sont deux de ses caractéristiques premières. «  Je n'ai vu, dit-il, un plus grand monstre ou miracle que moi-même ». Il décrit sa pauvre mémoire, sa capacité à arranger des conflits sans s'y impliquer émotionnellement, son dégoût pour les hommes poursuivant la célébrité et ses tentatives pour se détacher des choses du monde pour se préparer à la mort. Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique.

En 1569, il publie à Paris, chez Michel Sonnius, la « Théologie naturelle de Raymond Sebon » dans laquelle il tente de « démontrer la vérité de la foi chrétienne et catholique », en utilisant un procédé littéraire laissant croire qu'il s'agissait d'une traduction du latin en français.

Il montre son aversion pour la violence et pour les conflits fratricides entre catholiques et protestants (mais aussi entre Guelfes et Gibelins) qui avaient commencé à se massacrer conjointement à l'apparition de la Renaissance, décevant l'espoir que les humanistes avaient fondé sur elle. Pour Montaigne, il faut éviter la réduction de la complexité à l'opposition binaire, à l'obligation de choisir son camp, privilégier le retrait sceptique comme réponse au fanatisme. Dans l’un des plus beaux textes qui aient été écrits à son sujet — un passage du dernier livre qu'il ait écrit peu de temps avant de se donner la mort au Brésil, en 1942 — Stefan Zweig disait de lui :

« Que malgré sa lucidité infaillible, malgré la pitié qui le bouleversait jusqu'au fond de son âme, il ait dû assister à cette effroyable rechute de l'humanisme dans la bestialité, à un de ces accès sporadiques de folie qui saisissent parfois l'humanité (...) c'est là ce qui fait la vraie tragédie de la vie de Montaigne.  » 

Les humanistes avaient cru retrouver dans le Nouveau Monde le Jardin d'Éden, alors que Montaigne déplore que la conquête de celui-ci apporte des souffrances à ceux qu'on tente de réduire en esclavage. « Viles victoires. » Il était plus horrifié par la torture que ses semblables infligeaient à des êtres vivants que par le cannibalisme de ces Indiens qu'on appelait sauvages, et il les admirait pour le privilège qu'ils donnaient à leur chef de marcher le premier à la guerre.

Comme beaucoup d'hommes de son temps (Érasme, Thomas More, Guillaume Budé...), Montaigne constatait un relativisme culturel, reconnaissant que les lois, les morales et les religions des différentes cultures, quoique souvent fort diverses et éloignées, ont toutes quelque fondement. « De ne changer aisément une loi reçue » constitue l'un des chapitres les plus incisifs des Essais. Par-dessus tout, Montaigne est un grand partisan de l'humanisme. S'il croit en Dieu, il se refuse à toute spéculation sur sa nature et, parce que le moi se manifeste dans ses contradictions et ses variations, il pense qu'il doit être dépouillé des croyances et des préjugés qui l'entravent.

Ses écrits sont marqués d'un pessimisme et d'un scepticisme rares du temps de la Renaissance. Citant le cas de Martin Guerre, il pense que l'humanité ne peut atteindre la certitude et il rejette les propositions absolues et générales. Son scepticisme est le mieux exposé dans le long essai Apologie de Raymond Sebond (Chapitre 12, livre 2) fréquemment publié séparément des Essais. Pour lui nous ne pouvons pas croire nos raisonnements car les pensées nous apparaissent sans acte de volition : nous ne les contrôlons pas. Nous n'avons pas de raison de nous sentir supérieurs aux animaux. Nos yeux ne perçoivent qu'à travers nos connaissances :

 

« Si vous demandez à la philosophie de quelle matière est le ciel et le Soleil, que vous respondra-t-elle, sinon de fer ou, avec Anaxagoras, de pierre, et telle étoffe de notre usage ? (Essais, Livre II, chapitre 12)  » 

 

« Que ne plaît-il un jour à la nature de nous ouvrir son sein et de nous faire voir au propre les moyens et la conduite de ses mouvements, et y préparer nos yeux ! O Dieu ! Quels abus, quels mécomptes nous trouverions en notre pauvre science. » 

 

Il considère le mariage comme une nécessité pour permettre l'éducation des enfants, mais pense que l'amour romantique est une atteinte à la liberté de l'individu :

 

« Le mariage est une cage ; les oiseaux en dehors désespèrent d'y entrer, ceux dedans désespèrent d'en sortir. » 

 

Enfin, en éducation, il prônait l'entrée dans le savoir par les exemples concrets et l'expérience, plutôt que les connaissances abstraites acceptées sans aucune critique. Mais il se refuse lui-même en guide spirituel, en maître à penser ; il n'a pas de philosophie à faire prévaloir, se considérant seulement en compagnon de celui qui entame une quête d'identité.

La liberté de penser ne se pose pas en modèle, ni en mètre étalon, elle offre seulement aux hommes la possibilité de faire émerger en lui cette liberté, le pouvoir de penser et de s'assumer jusqu'à la liberté ultime :

« Qui apprendrait aux hommes à mourir leur apprendrait à vivre ! (Essais, Livre I, chapitre 20) » 

 

Quelques citations célèbres

Toutes les citations qui suivent sont extraites des Essais de Michel de Montaigne :

 

« La vraie liberté, c'est de pouvoir faire toute chose sur soi ». (Livre III, chapitre 12)

 

« J'aime mieux forger mon âme que la meubler ».

 

« Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition ». (Livre III, chapitre 2)

 

« Les plus belles âmes sont celles qui ont plus de variété et de souplesse ». (Livre III, chapitre 3)

 

« Il ne se voit point d'âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi ». (Livre III, chapitre 2)

 

« La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage ». (Livre III, chapitre 2)

 

« La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse ». (Livre II, chapitre 12)

 

« J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université ».

 

«  Penser, c'est être à la recherche d'un promontoire ».

 

« Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication ». (Livre II, chapitre 8)

 

« Qui veut guérir de l'ignorance, il faut la confesser. Iris est fille de Thaumantis. L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout ». (Livre III, chapitre 11)

 

« La perfidie peut être en quelque cas excusable : lors seulement elle l'est, qu'elle s'emploie à punir et trahir la perfidie. Il se trouve assez de trahisons non seulement refusées, mais punies par ceux en faveur desquels elles avaient été entreprises ». (Livre III, chapitre 1)

 

« Nos raisons et nos discours humains, c'est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c'est elle qui y donne la façon et le prix ». (Livre II, chapitre 12)

 

« Les lois se maintiennent en crédit non parce qu'elles sont justes, mais parce qu'elles sont lois ». (Livre III, chapitre 13)

 

« Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens ». (Livre II, chapitre 17)

 

« Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement » (Livre III, chapitre 1)

 

« L'accoutumance est une seconde nature, et non moins puissante ».

 

« Je ne peint pas l'estre. Je peint le passage : non un passage d'age en autre, ou, comme dit le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute […] » (Livre III, chapitre 2)

 

« J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur, et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur, et en la contrainte : et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence, et adresse, ne se fait jamais par la force ». (Livre II, chapitre 8)

 

« Les plaisirs de l'amour sont, selon moy, les seuls vrais plaisirs de la vie corporelle ». (Livre II, chapitre 2)

 

« La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage ». (Livre III, chapitre 9)

 

« Le monde n'est qu'une branloire pérenne ».

 

« Il est peu d'hommes qui osassent mettre en évidence les requêtes secrètes qu'ils font à Dieu ». (Livre I, chapitre 26)

 

« La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte ».

 

« Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive ». (Livre I, chapitre 20)

 

« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi." » (Evoquant son amitié avec Etienne de La Boétie - Livre Ier, chapitre 28)

 

« Penser par soi-même c’est surtout le chemin le plus sûr pour penser à la fois tout seul et comme tout le monde, que de penser par autrui. »

« Toute science est dommageable à celui qui n'a la science de la bonté. » (Livre I, chapitre 25)

 

« Le vrai miroir de nos pensées est le cours de nos vies. » (Livre I, chapitre 26)

 

« Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu'il craint. » (Livre III, chapitre 13)

 

« L'ambition n'est pas un vice de petits compagnons, et de tels efforts que les nostres » (Livre III, chapitre 10)

 

« Puis que ce n'est par conscience, au moins par ambition refusons l'ambition ; Desdaignons ceste faim de renommée et d'honneur, basse et belistresse, qui nous le fait coquiner de toute sorte de gens » (Livre III, chapitre 10)

 

Publications

 

Les Essais de Michel Seigneur de Montaigne. À Paris chez Abel Langelier, au premier pilier de la grande salle du Palais. 1595. Édition nouvelle, trouvée après le décès de l’Auteur, revue & augmentée par l’un d’un tiers plus qu’aux précédentes Impressions. L’édition fut partagée entre les éditeurs Abel l’Angelier (éditeur principal) et Michel Sonnius, Paris, Abel l'Angelier, 1598. Cette édition de 1598 est très rare et importante car elle comporte une préface dans laquelle Mademoiselle de Gournay rétracte celle de 1595 et une préface de Montaigne "corrigée de la dernière main de l'auteur". Elle présente le texte des "Essais" considéré comme définitif par Marie de Gournay, car corrigé en 1596 lors de son séjour au château de Montaigne, sur l'exemplaire autographe différent de l'exemplaire de Bordeaux.

 

1723, Nouvelle édition par Pierre Coste, qui donne cinq éditions des Essais entre 1724 et 1745. Après sa mort en 1747, ils sont réimprimés huit fois jusqu'en 1801. Coste s'est efforcé de rendre le texte de Montaigne plus exact et plus accessible. Il a suivi l'édition l'Angelier de 1595 non sans en corriger les fautes ; il y a joint des notes et des pièces annexes, notamment des lettres de Montaigne, dont le nombre augmente au fil des éditions. La seconde édition donnée par Pierre Coste, est meilleure que la première de Londres 1724, car elle contient en plus L'Epître dedicatoire adressée à Richelieu par Mademoiselle de Gournay, la préface de Melle de Gournay, et la vie de Montaigne, deux épitaphes qui n'avaient jamais paru ; et les 29 sonnets d'Etienne de La Boétie qui ne se trouvaient que dans l'édition L'Angelier de 1588. Au XVIIIe siècle et jusqu'en 1781, les éditions Coste restent les seules éditions des Essais.

 

Bibliographie Montaigne : Les Essais, mis en Français moderne par Claude Pinganaud - éd. Arléa 2002, (édition aisée à lire mais pas dénaturée)

 

Œuvres complètes :Montaigne : Les Essais - 1824 pages, éd. La Pléiade, Gallimard, 1962, (édition bréviaire comportant Les Essais, la correspondance et le journal de voyage, ainsi qu'un appareil critique) — Réédition, 2001, ISBN 2-0701-0363-3

 

Montaigne : Essais, préface d’André Gide, édition établie par Pierre Michel - éd. Folio Classique

 

Montaigne à cheval, Jean Lacouture - éd. Seuil (Collection Points) (Sympathique initiation à Montaigne)

 

Les Commerces de Montaigne par Philippe Desan, Paris, Nizet, 1992

Montaigne, une vie, une œuvre, par D. Frame, tr. p. J.-C. Arnould, N. Dauvois et P. Eichel, Paris, Champion, 1994.

 

Montaigne, notre nouveau philosophe par Joseph Macé-Scaron - éd. Plon

 

Montaigne en mouvement par Jean Starobinski - éd. Folio Essais

 

Montaigne par Stefan Zweig - éd. PUF collection « Quadrige »

 

Montaigne ou la conscience heureuse par Marcel Conche, éd. PUF, 2002

 

Michel de Montaigne, biographie, par Madeleine Lazard, Editions Fayard, 2002, ISBN 2-2136-1398-2

 

Descartes et Pascal, lecteurs de Montaigne, par Léon Brunschvicg, éd. de la Baconnière, 1945.

 

Dictionnaire de Michel de Montaigne dirigé par Philippe Desan, Paris,

Champion, 2004, — ISBN 2-7453-1142-5. éd. augmentée, 2007.

 

Liens externes

 

(fr) Le site de la Société Internationale des Amis de Montaigne

 

(fr) Le site officiel du Château de Montaigne

 

(en) Revue « Montaigne Studies », publiée par l'Université de Chicago

 

(fr) Archive complète, avec un moteur de recherche, de l'édition Villey-Saulnier appartenant a l'université de Chicago

 

(fr) Texte intégral du Journal du voyage de Michel de Montaigne en Italie, sur le site de l'Université de Chicago

 

Jugement de Malebranche sur les Essais de Montaigne : critique de sa pédanterie, et de sa méconnaissance de l'esprit humain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 17 février 2007, a 06:41
Jovien, empereur romain

17 Février 364 : Décès de Jovien, empereur romain

 

Jovien, Flavius Claudius Jovianus (v. 332 - 17 février 364), fut empereur romain de 363-364.

 

À la mort de Julien, une grave opposition éclata dans l'armée, entre les officiers des Gaules et les officiers d'Orient. Jovien, officier illyrien, (Les Illyriens sont un peuple protohistorique des Balkans, d'origine indo-européenne, parents des Thraces et des Daces. Leur langue, l'illyrien ne nous est connue qu'à travers des traces laissée dans l'onomastique de la région, en particulier dans la toponymie.) fut choisi par les officiers de l'armée d'Orient.

 

Il conclut avec les Perses de Sapor II une paix « peu honorable », cédant cinq des neuf satrapies, acquises en 297. Il déclara en outre renoncer à ses anciens droits de protectorat sur le royaume d'Arménie.

Chrétien, il abrogea les mesures anti-chrétiennes de son prédécesseur, mais sans revenir pour autant aux lois anti-païennes de Constance II.

 

Il mourut brusquement sur la route d'Ancyre à Constantinople, à Drépane, en Bithynie, dans la nuit du 16 au 17 février 364, à 33 ans environ, soit asphyxié par les vapeurs d'un brasero, soit des suites d'un repas trop bien arrosé.

 

Voici ce qu'écrit à son égard l'historien romain Eutrope, son contemporain, dans son Abrégé de l'Histoire Romaine (traduction de Maurice Rat) :

 

«  IX. - Après lui, Jovien, qui faisait alors partie de sa maison militaire, fut choisi, d'un commun accord de l'armée, pour détenir le pouvoir, mais plus à cause des mérites de son père que des siens propres; la situation troublée, la famine qui accablait l'armée, une première, puis une seconde défaite que lui infligèrent les Perses, le forcèrent à faire avec Sapor une paix, nécessaire sans doute, mais ignoble : il laissa entamer ses frontières et livra une partie de l'empire romain, ce qui, avant lui, n'était arrivé presque jamais dans les onze cent dix-huit années écoulées depuis la fondation de l'empire romain. Sans doute Pontius Télésinus avait fait passer nos légions sous le joug à Caudium, et depuis elles y passèrent encore en Espagne (à Numance) et dans la Numidie, mais sans qu'on abandonnât rien de nos territoires. Ces conditions de paix n'eussent point été profondément répréhensibles, si l'empereur eût voulu rompre les entraves du traité, quand il en eut le plein pouvoir, comme le firent les Romains dans toutes les guerres que je viens de rappeler car ils partirent immédiatement en guerre contre les Samnites, les Numantins et les Numides, et la paix ne fut pas ratifiée. Mais craignant un concurrent à l'empire, s'il restait en Orient, Jovien prit trop peu soin de sa gloire. Il se mit donc en marche et, tandis qu'il gagnait l'Illyrie, il périt d'une mort soudaine aux frontières de la Galatie. C'était un homme qui n'était d'ailleurs ni inactif ni imprudent ; beaucoup attribuent sa mort à une indigestion, car il avait coutume de faire des excès de table; d'autres, à l'odeur de sa chambre à coucher, où l'on venait de passer une couche de chaux qui y rendait le sommeil insalubre; certains, à l'excessive quantité de charbon qu'il y avait fait allumer par un froid terrible. Il mourut après un règne de sept mois, le quatorzième jour des calendes de mars, à l'âge de trente-trois ans à peu près; la bonté des princes qui lui succédèrent le fit placer parmi les dieux; il était d'ailleurs de penchants affables et, de sa nature, tout à fait libéral. » 

 

Satrape (Perse)

 

Un satrape (du grec σατράπης satrápês, lui-même adapté de l'iranien xšaθrapā, du vieux perse xšaθrapāvan, signifiant « protecteur du pouvoir [royaume] ») est le gouverneur d'une satrapie, c'est-à-dire une division administrative de l'Empire perse.

 

Selon Hérodote (III, 89), Darius Ier « établit dans l'empire des Perses vingt gouvernements (nomoi) qu'ils appellent eux-mêmes satrapies ». Cette organisation demeure la base du gouvernement territorial ultérieur. Cependant, le principe des satrapies est déjà connu sous Cyrus le Grand et Cambyse II, comme le montre l'inscription de Behistun. Selon le livre biblique de Daniel 6:1, Darius nomma jusqu'à 120 satrapes.

Le satrape a pour rôle principal de faire régner l'ordre dans sa province, et d'agrandir le territoire de l'Empire. En effet, selon la titulature achéménide, le Grand Roi est « roi de l'univers » et « roi des quatre directions ». Demander à un peuple « la terre et l'eau », signe de soumission, revient donc simplement à réclamer son dû. À la fin du VIe siècle, le satrape Oroitès se voit ainsi reprocher de n'avoir pas « su ajouter l'île de Samos aux domaines du roi » (Hérodote, III, 126).

Le territoire confié à un satrape peut être très important. Ainsi, quand Hérodote mentionne qu'Oroitès a été nommé « gouverneur de Sardes (Sardiôn hyparkhos) » (III, 120), il veut dire en fait l'ensemble de la Lydie et de l'Ionie, Oroitès résidant tantôt effectivement à Sardes, tantôt à Magnésie du Méandre. En 535, un dénommé Gubāru reçoit une satrapie comprenant la Babylonie et le Transeuphratène, c'est-à-dire un immense territoire allant du Tigre au Nil.

Pour contrôler leur territoire, les satrapes ont à leur disposition une armée permanente, composée à la fois de soldats levés dans la satrapie et de troupes perses apportées par les aristocrates à qui l'on avait concédé une terre dans la satrapie.

 

Certains satrapes finissent par s'émanciper, faisant de leur satrapie un véritable royaume. Mausole agit ainsi pour la Carie.

 

Parmi les satrapes célèbres, on peut citer :

 

Artapherne.

Cyrus le Jeune .

Tissapherne.

Pharnabaze.

 

 

 

   

 

 

 

jeudi 08 février 2007, a 07:49
8 février 1250

  8 février 1250 : Capture de Louis IX par les Mamelouks à la Mansourah

 

Louis XI

 

Louis IX de France, plus connu sous le nom de saint Louis, est né le 25 avril 1214 ou 1215 à Poissy Yvelines, et meurt le 25 août 1270 à Tunis. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.

Il développera notamment la justice royale où le Roi apparaîtra alors comme "le justicier suprême".

Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.

 

Prise de pouvoir tardive

 

Il n'a que 12 ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille, avec le titre de «baillistre». Elle gardera le pouvoir assez longtemps, du moins au-delà de la majorité du roi, jusqu'en 1242.

 

Un roi chrétien

 

Très croyant, Saint Louis veut faire de la France, la « fille aînée de l'Église » et de Paris un haut lieu de la chrétienté. Le 26 avril 1248, Louis IX y inaugure la Sainte Chapelle dans l'île de la Cité.

Il prône la justice et modernise l'administration. Il y traque les abus des baillis et sénéchaux en instaurant ce qui deviendra plus tard la Cour des comptes.

Il s'applique à pacifier les proches zones de conflit. En 1229, il met fin à la croisade des Albigeois en signant le Traité de Paris avec le Comte Raymond VII de Toulouse. En 1258, Louis IX fixe les frontières sud du royaume en signant le Traité de Corbeil avec le roi Jacques Ier d'Aragon.

Le 4 décembre 1259 à Paris, il signe un traité de paix avec l'Angleterre mettant ainsi fin à la première «guerre de Cent Ans» entre les deux pays.

Pour conduire ses sujets au salut, Saint Louis interdit les jeux, la prostitution et punit cruellement le blasphème. Pour constituer un royaume essentiellement chrétien, il prend des mesures discriminatoires contre les Juifs :

en 1242, à la demande même de Juifs convertis au christianisme, selon lesquels le Talmud contient un certain nombre d'invectives contre Jésus et contre la Vierge, il fait brûler des exemplaires de ce livre à Paris. Un croisé malheureux En 1244, saint Louis tombe gravement malade et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté qu'il veut soutenir. Le 12 juin 1248, il se saisit de l'oriflamme capétien en la basilique de Saint-Denis et part accompagné de sa femme, Marguerite de Provence.

 

Septième croisade

 

La septième croisade part du port d'Aigues-Mortes et se dirige vers l'Égypte. Les croisés font escale à Chypre avant de se diriger vers Damiette en mai 1249 avec 1800 navires. La ville est prise le 8 juin.

L'armée des croisés se dirige ensuite vers Le Caire mais subit les attaques incessantes de l'émir Fakhr el-Din. De février à avril 1250 les croisés font le siège de la citadelle de Mansourah. Le scorbut et la dysenterie déciment les soldats et forcent le roi à battre en retraite. Un sergent félon fait alors courir le bruit que le roi s'est rendu. La plupart des soldats se rendent et sont faits prisonniers. Louis IX est également fait prisonnier.

Pendant sa captivité, le roi charge son épouse, Marguerite de Provence, de la conduite de la croisade. Un mois plus tard (mai 1250) et contre une forte rançon le roi et l'ensemble des prisonniers sont libérés.

Louis IX décide de prolonger son séjour dans ce qui reste des États latins d'Orient. Il renvoie Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France pour épauler Blanche de Castille restée seule pour gouverner le royaume. De 1250 à 1253 il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon. Les croisés rembarquent à Tyr le 24 avril 1254 pour le royaume de France. Lors de ce voyage, la personnalité du roi change et Louis IX devient peu à peu celui dont nous avons conservé le souvenir en tant que Saint Louis.

 

Huitième croisade

 

Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie de dysenterie. Saint Louis en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étalé sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades. La tradition veut qu'il soit mort de la peste, mais on sait depuis que cette maladie ne refera son apparition en occident que vers 1347. La tradition locale de Sidi Bou Saïd raconte que le futur Saint Louis ne serait pas mort en 1270 mais se serait converti à l'Islam sous le nom de Sidi Bou Saïd, lui même considéré comme un saint de l'Islam mort à la fin du 13ème siècle chrétien, enterré au Djebel-Marsa.

Une partie des restes du roi a été enterrée en Tunisie, où une tombe de Saint-Louis peut encore être visitée aujourd'hui. Une autre partie est placée dans une urne située dans la Basilique de Monreale à Palerme. Son corps est amené à la basilique de Saint-Denis mais il disparaît pendant les guerres de religion. Seul un doigt est sauvé et est conservé à Saint-Denis. Enfin, des reliques conservées en Sicile furent amenées en Tunisie lors de la consécration de la cathédrale Saint-Louis de Carthage à la fin du XIXe siècle, et finalement, lors de l'indépendance de la Tunisie, ramenées en France et déposées à la Sainte-Chapelle.

Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII sous le nom de Saint Louis de France.

 

Mamelouk

 

Les mamelouks (arabe : مملوك (singulier) mamlūk, مماليك (pluriel) mamālīk, possédé) sont les membres d'une milice formée d'esclaves (affranchis), au service des califes musulmans et de l'Empire ottoman, qui à de nombreuses reprises, a occupé le pouvoir par elle-même.

En Egypte, ils sont issus de la garde servile du sultan ayyoubide qu'ils renversèrent à l'occasion de la IXe croisade (Mansura, dans le Delta égyptien, en 1249). L'histoire de cette dynastie non héréditaire se divise en deux lignées, les Bahrites (1250-1382) et les Burjites (1382-1517)Ils régnèrent sur l'Égypte, la Syrie et le Hedjaz, vainquirent les Mongols à Aïn Jalut (1260), devinrent les protecteurs des Abbassides rescapés, dont ils recueillirent un descendant à qui ils donnèrent le titre de calife. Ils conquirent les dernières possessions des Francs au Levant. Les Ottomans mirent fin à cette dynastie en 1517.

 

Origines

 

Les premiers mamelouks forment, au IXe siècle, la garde des califes abbassides à Bagdad. Ils sont d'abord recrutés parmi les captifs non musulmans en provenance du Turkestan actuel, d'Europe de l'Est (Slaves, Grecs, Circassiens) ou du Russie méridionale (plaines du Kipchak). Au départ, la position n'est pas héréditaire. Certains mamelouks parviennent à des positions importantes de commandement. Ils sont ensuite au service de la dynastie ayyoubide.

 

 

 

 

mercredi 10 janvier 2007, a 07:00
90 ans aujourd'hui

  William Frederic Cody, dit Buffalo Bill, (26 février 1846 à North Plate, Scott County, Iowa - 10 janvier 1917 à Denver, Colorado) est une figure mythique de la Conquête de l'Ouest. Après une vie aventureuse, débutée à 14 ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu'éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l'écrivain Ned Buntline qui raconta ses aventures. Son nom en langue indienne (Sioux) était « Pahaska ».

Son surnom provient du fait qu'il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific et qu'il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée. Pour l'anecdote, beaucoup de ces bisons tués n'étaient pas consommés. Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs. Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.

De 1882 à 1912, il organise et dirige le spectacle le plus populaire au monde : le Buffalo Bill's Wild West Show. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l'Amérique du Nord et en Europe. Ils connaissent un immense succès à Paris, où le spectacle est présenté en 1905 au pied de la Tour Eiffel devant trois millions de spectateurs.

C'était un spectacle, étonnant pour l'époque, destiné à recréer l'atmosphère de l'Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l'attaque d'une diligence et de la cabane d'un pionnier par les Indiens, la présence de vrais indiens constituant le clou du spectacle.

Pour des millions d'Américains et d'Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s'éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l'Ouest, contribuera à développer.

Un spectacle équestre permanent est donné en l'honneur des exploits de cet as de la gâchette depuis 1992 dans le Disney Village de Disney land Resort Paris.

Sa vie est retracée dans le film Buffalo Bill de William Wellman réalisé en 1944 avec Joël McCrea & Maureen O'Hara.

Le Pony Express fut, en 1860, un exploit pour sortir l'ouest des États-Unis de son isolement. Ce service avait pour mission de distribuer le courrier et des nouvelles à partir de la ville de Saint Joseph (Missouri) jusqu'à Sacramento (Californie). Il y avait environ 160 relais, distants chacun de 5 à 20 miles. 400 chevaux étaient utilisés. La compagnie n'a jamais été rentable, et fut vendue en 1862 à Ben Holladay.

 

mardi 14 novembre 2006, a 07:07
Le Riz

  Bonjour,

 

Riz Chinois rapide !

 

Cuire 2 tasses de riz, deux œufs brouillés coupés en dés.

Blanchir 2 oignons rouges en morceaux  moyens (sans les griller ni les frire.

Préparez 4 échalotes coupées en petites rondelles.

Egoutter le riz à l’eau froide.

Versez le riz dans un plat  et le mélanger avec les oignons, les œufs et les échalotes ajouter plus ou moins de sauce soja selon les goûts.

Passer au four (th.8) quelques minutes.

 

Du riz pour la vie

 

Le riz est associé à un ensemble de pratiques et de rites.

Traditionnellement par exemple, on accompagne les jeunes mariés d’un jet de riz en gage de bonheur.

 

La longue histoire du riz

 

Les Chinois cultivent environ 1000 variétés de riz. L’histoire du riz est sans doute aussi ancienne que celle des premières civilisations humaines.

Les populations néolithiques chinoises en migrant vers le Yang-Tze au sud adoptèrent sa culture, ne pouvant faire pousser autres choses.

Implanté entre 8200 et 7800 avant J.-C en Chine, dans le Hunan grâce au mythique empereur Shennung, le riz devint vite la base alimentaire du peuple chinois au point d’en influencer l’ensemble de la culture asiatique (cuisine, rites…)

Le paysage local modèle pour la riziculture est admiré de part le Monde pour sa singulière beauté.

 

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