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Les bons plans de fabrice
mardi 23 juin 2009, a 14:58
Inoubliables Chansons
 

Inoubliables chansons

Inoubliables Interprètes

 

Voila une vidéo qui vous rappelleras sans doute beaucoup de souvenirs.

 

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samedi 19 avril 2008, a 08:58
Jacques Cartier
 

Jacques Cartier (né vers la fin de l'année 1491 à Saint-Malo en Bretagne, décédé au même endroit le 1er septembre 1557), est navigateur et explorateur français. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe et du fleuve Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier par ses Relations décrit pour la première fois ces eaux et le territoire visité qu'il nomme Canada.

 

Biographie

 

Le début de sa vie est mal connu. Fils de Jamet Cartier et de Jesseline Jansart, de la paroisse Saint-Vincent de Saint-Malo, il y épouse, le 2 mai 1519 Catherine, fille de Jacques des Granches, connétable : un mariage qui améliore grandement sa condition sociale.

Plusieurs historiens avancent qu'il aurait pu accompagner une campagne de pêche pour se rendre à Terre-Neuve avant 1532, car la région était fréquentée des pêcheurs basques et bretons. Certains suggèrent aussi qu'il aurait pu participer à l'un des voyages d'exploration de la côte brésilienne par la flotte normande sous pavillon dieppois, vu :

 

d'une part, les fréquentes comparaisons que Cartier fit, dans ses récits de voyage, entre les Amérindiens de la Nouvelle-France et les Brésiliens, ainsi que sa connaissance du portugais car lors de sa retraite il agira à plusieurs occasions comme interprète en langue portugaise ;

 

d'autre part, l'histoire de la ville de Dieppe, qui relate la navigation non seulement du capitaine Jean Cousin, mais de deux autres capitaines, Thomas Aubert et Jean Vérassen qui embarquèrent de Dieppe en 1508 et reconnurent le fleuve Saint-Laurent auquel ils donnèrent son nom.

 

En 1532, alors qu'une guerre éclate entre la couronne du Portugal et les armateurs normands au large du Brésil, il est présenté à François Ier par Jean Le Veneur, abbé du Mont-Saint-Michel. Celui-ci évoque des voyages que Cartier aurait déjà faits « en Brésil et en Terre-Neuve » pour affirmer qu'il était à même « de conduire des navires à la découverte de terres nouvelles dans le nouveau monde ». Recevant une commission du roi de France, et devenant en ce sens le successeur de Giovanni da Verrazano, Cartier dirigera aux frais du roi trois voyages vers l'Amérique du Nord entre 1534 et 1542, espérant y trouver un passage pour l'Asie, sinon des richesses.

 

Le premier voyage (1534)

 

Après seulement vingt jours de traversée, Cartier atteint Terre-Neuve, avec ses deux navires et un équipage de 61 hommes. Il explore minutieusement le golfe du Saint-Laurent et, le vendredi 24 juillet, met pied à terre à Gaspé, y plante une croix de trente pieds, revendiquant la région pour le roi de France. La troupe des Français y rencontre des Iroquoiens du Saint-Laurent, venus pour la pêche, qui les accueillent sans trop de plaisir. Le chef amérindien, Donnacona, après protestations, finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses fils en France. La rentrée à Saint-Malo se fait le 5 septembre après une autre courte traversée de 21 jours.

 

Le deuxième voyage (1535–1536)

 

Le deuxième voyage a lieu en 1535–1536. Cette expédition compte trois navires, la Petite Hermine (60 tonneaux), l'Émérillon (40 tonneaux) et la nef qui transporte Cartier, la Grande Hermine (120 tonneaux). Quinze mois de vivres ont été prévus. Ramenés de France par Cartier, les deux fils du chef Donnacona, Taignoagny et Domagaya, parlent maintenant français. Recourant à leurs connaissances, Cartier remonte alors le cours du Saint-Laurent, découvrant qu'il navigue sur un fleuve lorsque l'eau devient douce. À l'île d'Orléans, le 7 septembre, devant Stadaconé, on retrouve Donnacona.

Ce chef essaie de dissuader les Français de remonter le fleuve : il veut s'assurer du monopole du commerce. Cartier refuse et donne congé aux deux fils. Il ira donc en amont sans interprète. Une partie des hommes restent et construisent un fortin, préparant le premier hivernage connu de Français au Canada. Cartier continue à remonter le fleuve sur l'Émérillon, mais bientôt son tirant d'eau lui interdit de poursuivre au-delà du lac Saint-Pierre : il y ancre l'Émérillon et l'équipage poursuit en barques.

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Hochelaga

 

Le 2 octobre 1535, Jacques Cartier et ses compagnons arrivent dans la région de l'établissement nommé Hochelaga. La nuit venue, ils se retirent tous à bord des barques. Tôt le lendemain matin, avec ses gentilshommes et vingt mariniers armés, Cartier entreprend à pied le chemin vers ce village, sur une voie bien aménagée. Marchant ainsi deux lieues (environ 8 km), ils peuvent enfin apercevoir cette bourgade palissadée de tronc d'arbres, sur une colline et entourée de terres cultivées pleines de maïs (dit blé d'Inde), ainsi qu'il décrira le paysage entourant Hochelaga. Il nommera Mont Royal, cette montagne de l'île et de la ville qui sera ensuite nommée Montréal.

La bourgade n'a dans son rempart circulaire qu'une seule porte d'entrée (sortie). On y compte une cinquantaine de « maisons longues », communautaires. Le chef du village affirme que l'on peut continuer à remonter le fleuve vers l'ouest durant trois lunes et, de la rivière des Outaouais, se diriger vers le nord et pénétrer dans un pays où l'on trouve de l'or.

Après cette visite d'un jour, les Français rebroussent chemin et retournent au pays de Canada (région de Québec), hiverner au mouillage, à côté du fort Sainte-Croix (sur l'actuel site du Parc Cartier-Brébeuf).

Les rapports avec les Iroquoiens du Saint-Laurent sont bons, malgré quelques disputes sans gravité, qui ne dégénèrent jamais en violence. Cartier découvre cependant les premiers scalps dans la maison de Donnacona. Il y goûte aussi le tabac, qu'il n'apprécie guère. L'hiver de l'Amérique du Nord arrive et surprend les Français, le fleuve gèle et emprisonne les navires. Cartier et ses hommes hivernent près de la rivière Sainte-Croix (maintenant dite rivière Saint-Charles, à Québec). Les hommes souffrent du scorbut, les Iroquoiens en sont aussi frappés, des Français meurent tandis que les Amérindiens s'en tirent beaucoup mieux. Cartier, épargné, découvre que les Iroquoiens du Saint-Laurent se soignent avec une préparation de feuilles de cèdre (thuya). Il applique le traitement à ses hommes et bientôt les guérisons se multiplient. En avril, Cartier s'empare de Donnacona, de ses deux fils et de sept autres Iroquoiens puis, profitant du dégel, il met le cap sur la France, abandonnant la Petite Hermine, « faute d'un équipage assez nombreux » (25 des 110 équipiers étaient décédés du scorbut). Après un passage par Saint-Pierre-et-Miquelon, il retourne à Saint-Malo en juillet 1536, croyant avoir exploré une partie de la côte orientale de l'Asie.

 

Le Lieu historique national Cartier-Brébeuf commémore cet hivernage de Jacques Cartier.

 

 

 

Le troisième voyage (1541—1542)

 

Donnacona qui a compris ce que cherchent les Français, de l'or, des gemmes, des épices, leur fait la description qu'ils veulent entendre, celle du riche royaume de Saguenay, et François Ier, bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint, se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions d'implanter une colonie.

L'organisation de l'expédition est confiée à Jean-François de La Rocque de Roberval, un homme de cour, ce que Cartier n'est pas. Il ne sera cette fois que le second de Roberval. La colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs. Donnacona meurt vers 1539, comme d'autres Iroquoiens du Saint-Laurent, les autres se sont mariés, aucun ne reviendra. On prépare l'expédition, arme cinq navires, embarque du bétail, libère des prisonniers pour en faire des colons. Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente puis décide de s'engager sur l'océan sans l'attendre. Après une traversée calamiteuse, il arrive enfin sur le site de Stadaconé en août 1541 après trois ans d'absence. Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona, puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Charlesbourg-Royal au confluent du Saint-Laurent et la rivière du Cap Rouge pour préparer la colonisation. Bientôt, l'hiver arrive et Roberval est toujours invisible avec le reste de l'expédition. En attendant, il accumule l'or et les diamants qu'il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, il lève le camp, rencontre Roberval à Terre-Neuve. Malgré l'ordre que ce dernier lui donne de rebrousser chemin et de retourner sur le Saint-Laurent, Cartier met le cap vers la France.

Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai et apprend qu'il ne rapporte que de la pyrite et du quartz sans valeur. Sa mésaventure sera à l'origine de l'expression « faux comme des diamants du Canada ».

 

 

La retraite

 

Déçu, il se retire dans son manoir de Limoëlou, près de Saint-Malo. Considéré comme un sage, on le consulte parfois et on met à profit ses connaissances du portugais. Il succombe en 1557 de la peste qui frappe la ville. Ses restes, retrouvés en 1944, reposent depuis dans la cathédrale de Saint-Malo.

 

 

dimanche 19 août 2007, a 10:48
19 août 1692Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts
 

  Le 19 août est le 231e jour de l'année (232e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien

 

19 août 1692 : Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts. L'écrivain Arthur Miller s'inspirera de ce fait divers dans sa pièce de théâtre Les sorcières de Salem.

 

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîne la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650

 

Les faits

 

En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Denver), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.

 

Début de l'affaire

 

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

 

Épilogue

 

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.

 

Causes de l'hystérie

 

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

 

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

 

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.

 

Personnages

 

Clergé protestant :

 

Révérend Cotton Mather

Révérend Samuel Parris

Révérend Increase Mather

Révérend Francis Dane

Révérend Deodat Lawson

Révérend Samuel Willard

 

Président de la cour :

 

Lieutenant gouverneur William Stoughton

 

Juges assesseurs :

 

John Hathorn (grand-père de l'écrivain Nathaniel Hawthorne)

Samuel Sewall

Thomas Danforth

Bartholomew Gedney

John Richards

Nathaniel Saltonstall

Peter Sargent

Stephen Sewall, Clerk

Wait Still Winthrop

 

Possédés : Ceux qui se plaignirent des faits de sorcellerie :

 

Sarah Bibber

Elizabeth Booth

Sarah Churchill

Martha Goodwin

Elizabeth Hubbard

Mary Lacey (fut aussi accusée d'être sorcière)

Mercy Lewis

Betty Parris

Bethshaa Pope

Ann Putnam, Jr.

Susanna Sheldon

Mercy Short

Mary Walcott

Mary Warren (fut accusée d'être sorcière quand elle se rétracta et affirma que les jeunes filles étaient des simulatrices)

Abigail Williams

 

Accusés : Cette liste n'est pas exhaustive. Il y eut entre 150 et 300 accusés de sorcellerie enregistrés, et peut-être plus encore qui ne furent pas emprisonnés :

 

Cne John Alden Jr.

Daniel Andrew

Sarah Bassett

Edward Bishop

Sarah Bishop

Mary Black

Dudley Bradstreet

John Bradstreet

Sarah Buckley

Richard Carrier

Candy, esclave de Salem

Mary Clarke

Sarah Easty Cloyce

Sarah Cole

Giles Corey

Mary Bassett DeRich

Ann Dolliver

Rebecca Eames

Mary English

Philip English

Abigail Faulkner

Ann Foster

Dorcas Hoar

Abigail Hobbs

Deliverance Hobbs

Elizabeth Howe

Mary Ireson

George Jacobs, Jr.

Margaret Jacobs

Elizabeth Johnson

Mary Lacey, Sr.

Mary Lacey (également possédée)

Sarah Osborne

Lila Mantion(disparue avant sa condamnation)

Lady Phips, épouse du gouverneur Phips

Susannah Post

Elizabeth Bassett Proctor

Tituba

Job Tookey

Hezekiah Usher

Mary Withridge

 

Exécutés

 

Bridget Bishop - pendue, 10 juin 1692

Rev. George Burroughs - pendu, 19 août 1692

Sarah Brenet - pendue,18 juillet 1692

Martha Carrier - pendue, 19 août 1692

Martha Corey - pendue, 22 septembre 1692

Giles Corey - écrasé par empilement de pierre jusqu'à ce que mort s'ensuive, 19 septembre 1692

Mary Easty - pendue, 22 septembre 1692

Sarah Good - pendue, 19 juillet 1692

Elizabeth Howe - pendue, 19 juillet 1692

George Jacobs, Sr. - pendue, 19 août 1692

Susannah Martin - pendue, 19 juillet 1692

Rebecca Nurse - pendue, 19 juillet 1692

Alice Parker - pendue, 22 septembre 1692

Mary Parker - pendue, 22 septembre 1692

John Proctor - pendu, 19 août 1692

Ann Pudeator - pendue, 22 septembre 1692

Wilmott Redd - pendu, 22 septembre 1692

Margaret Scott - pendue, 22 septembre 1692

Samuel Wardwell - pendu, 22 septembre 1692

Sarah Wildes - pendue, 19 juillet 1692

John Willard - pendu, 19 août 1692

 

Décédés en prison :

 

Sarah Osborne

« Dr. » Roger Toothaker

Ann Foster

Lydia Dustin

nourrisson de Sarah Good

 

Adaptations

 

Pièce de théâtre :

 

Les Sorcières de Salem est une pièce de théâtre d'Arthur Miller (en:The Crucible, en anglais) écrite, publiée et jouée pour la première fois en 1953. Dans cette pièce, Miller utilise le procès des sorcières de Salem comme une allégorie du maccarthisme. Miller fut lui-même interrogé par le House Committee on Un-American Activities (Comité sur les activités anti-américaines) en 1956.

 

Films :

 

Les Sorcières de Salem est un film français de Raymond Rouleau (1956) avec Simone Signoret, Yves Montand, Jean Debucourt, Alfred Adam, Pierre Larquey. C'est l'adaptation de la pièce d'Arthur Miller.

 

La Chasse aux sorcières (The Crucible) est un film américain de Nicholas Hytner (1996), avec Daniel Day-Lewis, Winona Ryder, adaptation de la pièce d'Arthur Miller par l'auteur.

 

Halloween chez les Halliwell : Épisode culte où les trois sorcières de la série Charmed retournent au XVIIème siècle, dans la ville de Salem.

Hocus Pocus est un film américain de Kenny Ortega (1993) avec Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy. Le film a été produit par Walt Disney Pictures.

 

Sources

 

FR) Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé, Gallimard, Folio, septembre 1988 (ISBN 2070379299)

(FR) Liliane Creté, Sorcières de Salem, Julliard, 1995

(en) Mary Beth Norton, In the Devil's Snare (The Salem Witchcraft Crisis of 1692), Alfred A. Knopf, New York, 2002 (ISBN 037540709X)

(en) Marc Aronson, Witch-Hunt: Mysteries of the Salem Witch Trials, Simon and Schuster, 2003

 

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 04 août 2007, a 09:09
4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse
 

  4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse 

 

Les Sept Dormants d'Éphèse : Maximilien, Jamblique, Martinien, Jean, Denis, Constantin et Antonin (+ vers 250), martyrs.

 

La légende des Sept Dormants d'Éphèse est commune aux chrétiens et aux musulmans. L'emplacement actuel du lieu de la grotte serait Selçuk en Turquie.

 

La légende

 

Pour les Chrétiens

 

Selon Jacques de Voragine dans la Légende dorée, cette histoire se déroule au temps de la persécution de l'empereur Dèce (règne de 249 à 251) contre les chrétiens. Sept officiers du palais, issus de la ville d'Éphèse, sont ainsi accusés : ce sont Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin. Alors que l'empereur est en voyage, ils distribuent leurs biens aux pauvres et se réfugient dans la montagne voisine. Au retour de l'empereur, il fait rechercher les sept chrétiens. Ceux-ci, prenant leur repas du soir, tombent mystérieusement endormis : c'est dans cet état qu'ils sont découverts. Dèce les fait alors emmurer dans leur cachette. Et c'est en 418, qu'un maçon ouvre par hasard la grotte où sont enfermés les Sept Dormants. Ceux-ci se réveillent, inconscients de leur long sommeil. Aussitôt, l'empereur Théodose II accourt, et voit dans le miracle une preuve contre ceux qui nient la résurrection des morts

 

Pour les musulmans

 

Dans l'islam, on rencontre une histoire similaire dans le Coran. D'après le récit de la sourate 18e qui évoque cette histoire, les Jeunes Dormants restèrent dans leur caverne durant 309 ans lunaires, ce qui correspond à 300 ans solaires. Dans cette sourate 18e, le Coran appelle les incroyants à témoin et les invite à croire en ce miracle et être sauvés de la géhenne ou à ne pas y croire et être perdus. Il est à noter que les dix premiers versets de cette sourate protègent les croyants de l'antéchrist, versets qui contiennent aussi un avertissement aux chrétiens qu'ils professent le mensonge qui fait de Jésus-Christ un Dieu.

Voici les versets de la sourate 18e du Coran qui raconte cette histoire des Jeunes Fidèles d'Éphèse : [9] Penses-tu que les gens de la Caverne et d'Ar-Raqîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? [10] Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: "Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne". [11] Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. [12] Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. [13] Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger (dans la bonne voie). [14] Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu'ils s'étaient levés pour dire: "Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. [15] Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. Que n'apportent-ils sur elles une preuve évidente? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Allah? [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [17] Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s'écarter de leur caverne vers la droite, et quand il se couche, passer à leur gauche, tandis qu'eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)... Cela est une des merveilles d'Allah. Celui qu'Allah guide, c'est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. [18] Et tu les aurais cru éveillés, alors qu'ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l'entrée, pattes étendues. Si tu les avais aperçus, certes tu leur aurais tourné le dos en fuyant; et tu aurais été assurément rempli d'effroi devant eux. [19] Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour". D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien (de temps) vous y avez demeuré. Envoyez, donc l'un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu'il voie quel aliment est le plus pur et qu'il vous en apporte de quoi vous nourrir. Qu'il agisse avec tact; et qu'il ne donne l'éveil à personne sur vous. [20] Si jamais ils vous attrapent, ils vous lapideront ou vous feront retourner à leur religion, et vous ne réussirez alors plus jamais". [21] Et c'est ainsi que Nous fîmes qu'ils furent découverts, afin qu'ils (les gens de la cité) sachent que la promesse d'Allah est vérité et qu'il n'y ait point de doute au sujet de l'Heure. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et déclarèrent-ils: "Construisez sur eux un édifice. Leur Seigneur les connaît mieux". Mais ceux qui l'emportèrent (dans la discussion) dirent: "Elevons sur eux un sanctuaire". [22] Ils diront: "ils étaient trois et le quatrième était leur chien". Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: "sept, le huitième étant leur chien". Dis: "Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent". Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne.

 

Pèlerinage islamo-chrétien  

 

En 1954, Louis Massignon crée un pèlerinage commun réunissant chrétiens et musulmans. Il se déroule en Bretagne au Vieux-Marché dans les Côtes-d'Armor.

 

jeudi 25 janvier 2007, a 07:11
Genséric
 

  Genséric

 

 

Genséric ou Geiseric (en Germanie, vers 389 - Carthage, Afrique, {en actuelle Tunisie}, 25 janvier 477) est roi des Vandales et des Alains (Rex Wandalorum Et Alanorum) de 427 à 477. Fils illégitime de Godégisel, roi vandale de la tribu des Hasdings et d'une concubine d'origine alaine, Habbra.

Boniface, gouverneur romain de l'Afrique, avait épousé une princesse vandale lors de son voyage en Espagne. Son épouse Pélagie ramena avec sa suite de nombreux vandales arianistes de religion.

L'Impératrice en l'apprenant et poussée par l'église suspendit Boniface de ses fonctions et le rappela à Rome mais il refusa de s'y rendre.

A l'annonce d'une expédition contre lui, Boniface passe en Espagne et offre aux vandales le partage de l'Afrique. Il convint avec Gondéric que les vandales prendraient possession des trois Maurétanies (la Tingitane, la Césarienne et la Sétifienne) et que lui garderait le reste des possessions. Ils se promettent assistance mutuelle contre toute agression.

En 427, alors que les tribus vandales réunies et des clans alains stationnent dans le sud de l'Espagne (Andalousie), Genséric succède à son demi-frère Gundéric et met à exécution l'accord.

Parti de Tarifa, il débarque à Ceuta avec sa nation composée de 80.000 personnes, dont à peine 15.000 soldats composés de Goths, d'Alains et d'autres mercenaires de toutes races. Cette multitude abandonnant définitivement leur province (Andalousie-Vandalousie) traversa le détroit de Gibraltar sur de vaisseaux en partie fournis par Boniface.

Ils saccagèrent toute la côte de la Maurétanie ; puis s'avancèrent lentement vers la Numidie sans s'arrêter dans aucune ville de l'Ouest.

Certains berbères, parce que las de la servitude et de l'oppression romaine, d'autres parce qu'ils pensaient que les troupes de Genséric les aideraient à chasser les romains de leurs terres, vinrent en grand nombre grossir les rangs des Vandales.

Cette progression qui dépassait les limites prévues par Boniface avec Gondéric, amena Boniface à protester. Genséric, sourd à toutes les supplications et les menaces poursuivit sa marche.

Vainqueurs dans une première bataille contre Boniface, les "Vandales se répandirent comme un torrent dans toute la province. Partout où ils trouvaient la moindre résistance, ils ne faisaient aucun quartier: "la mort d'un seul des leurs était toujours vengée par la destruction des villages ou des villes devant laquelle il avait perdu la vie; ils faisaient subir à leurs captifs, sans distinction de sexe, d'âge ni de rang, les plus cruelles tortures pour arracher d'eux le renseignements sur les trésors qu'ils prétendaient leur être cachés; on vit, dit-on, maintes fois les Vandales, lorsqu'ils assiégeaient une ville, massacrer leurs prisonniers en masse au pied des murailles afin que l'infection produite par les cadavres portât la peste dans l'intérieur"[1]

Boniface s'enferma derrière les remparts d'Hippone (Annaba). Les Vandales l'investirent si étroitement que la famine ne tarda pas à s'y déclarer. Saint Augustin y mourut le 28 Août 430. Après quatorze mois de siège, Genséric retira ses troupes.

L'impératrice Placidie envoya de Constantinople Aspar à la tête d'une puissante armée. Boniface, dégagé d'Hippone fit jonction avec les troupes byzantines. Genséric leur livra bataille et les vainquit (431).

Rappelé par l'Impératrice à Constantinople, Boniface, un an après, mourut au cours d'une campagne.

Genséric finit par obtenir le 11 Février 435 (Convention d'Hippone) les avantages suivants:

Membre fédéré de l'Empire Libre occupation des terres des trois Maurétanies et d'une partie de la Numidie jusqu'à Galama (Guelma) En contrepartie, il devait verser un tribut annuel et envoyer des otages à la cour impériale choisis parmi ses nobles et proches. Ces accords n'étaient qu'un répit pour Genséric: la possession de Carthage et par elle la possession de la Méditerranée demeurait son objectif essentiel.

Le 29 Octobre 439, il attaque Carthage et la conquit sans difficulté. Tous les habitants furent obligés de livrer au vainqueur leur or, leur argent et tous leurs objets précieux; aux nomades païens et aux paysans donatistes, il accorda l'entière liberté; les villes où le catholicisme et les mœurs romaines étaient les plus vivaces virent leurs murailles rasées. Constantinople y réagit à peine préoccupé par les problèmes en Europe et lui reconnut ses conquêtes en 442.

Mise à sac de Rome et conquêtes méditerranéennes:

Genséric s'attaqua alors à l'Empire après avoir mis à sac Rome en Juin 455 et plusieurs villes d'Italie, il revint à Carthage avec un riche butin (dont la veuve de Valentinien qu'il épousa et ses deux filles). Devenu maître de la Méditerranée, à la suite de la conquête de la Tripolitaine, de la Corse, de la Sardaigne, de la Sicile, des Baléares et d'Ischia, il s'imposa aux empereurs d'Orient et d'Occident.

Il organise méthodiquement le pillage de Rome au terme d'un accord passé avec le pape Léon Ier : les troupes « vandales » (surtout berbères) sont autorisés à 15 jours de pillage, du 2 juin au 16 juin 455 mais doivent limiter au maximum les massacres, viols, vandalismes et autres persécutions envers les chrétiens, pillages et destructions d'églises, incendies, etc. . 45 ans après Alaric et les Wisigoths, les Vandales entrèrent donc dans la ville sans y commettre de dégâts importants mais amassèrent un butin considérable rassemblé méthodiquement dans chaque quartier de la ville, « explorés » un à un. Des Romains sont enlevés pour leurs compétences, d'autres pour leur haut rang social comme la jeune princesse romaine Licinia Eudoxia, qui resta 7 années prisonnière à Carthage et qui épousa son fils le prince Hunéric. Les objets de valeurs qui avaient alors échappé aux Goths se retrouvent sur les navires vandales stationnés dans le port d'Ostie prêts à repartir pour Carthage. Les tuiles en or du Capitole sont même volées. Enfin, le Menorah, fruit du pillage de Jérusalem par l'empereur Titus et qui avait été préservé du pillage de août 410 est trouvé et également embarqué. Continuant sur sa lancée, il battit la flotte byzantine vers 468.

Genséric, officiellement fédéré de Rome mais officieusement indépendant et totalement maître dans son royaume depuis son entrée dans Carthage, sera reconnu (symboliquement) roi de toutes ses possessions en 476 par le nouveau maître de l'Empire d'Occident officiellement disparu la même année, le chef des mercenaires barbares d'Italie, le skire ou l'Hérule Odoacre.

Le vieux roi vandale, qui ne sera jamais égalé par ses successeurs, meurt octogénaire de cause naturelle le 25 janvier 477 et sera inhumé à Utique.

 

Les Vandales

 

Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils s'illustrèrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au Ve siècle de l'ère chrétienne. Ils fondèrent également un éphémère « royaume vandale d'Afrique », ou « royaume de Carthage » (439–533).

 

Les Alains

 

Les Alains forment un peuple scythique, probablement originaire d'Ossétie, les Alains (latin [H] Alani - grec Alanoi) sont des cavaliers nomades apparentés aux Sarmates du Kirghizstan et très proches des Iazyges, des Roxolans et des Taïfales.

 

 

 

 

 

vendredi 12 janvier 2007, a 09:52
Yennayer
 

  Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au Calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, il est très répandue -surtout en Algérie- l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier.

ORIGINES

Vers 1968, l'Académie berbère a proposé de créer une "ère berbère" tout comme il y a une ère chrétienne et une islamique, et a fixé comme an zéro du calendrier berbère les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Égypte ancienne, lorsque le roi libyen Chechonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devînt pharaon en Égypte. Avant d'envahir la Palestine, il réunifia l'Égypte. À Jérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du temple de Salomon (un grand évènement cité dans la Bible).

Yennayer est la seule fête non musulmane commune à tous les peuples d'Afrique du Nord. Dans chaque région, elle donne lieu à des festivités diverses et à des repas familiaux.

LE CALENDRIER BERBERE

Le calendrier berbère est le calendrier agraire utilisé par les Berbères dans l'Antiquité. Il dérive du calendrier julien.

Il existe un décalage de 13 jours entre le calendrier grégorien et le calendrier berbère. Les Berbères fêtent donc la nouvelle année le 14 janvier du calendrier grégorien, qui correspond au premier jour du mois Yennayer du calendrier berbère. En Algérie cependant — probablement suite à des renseignements erronés de quelques associations culturelles — la date la plus répandue pour le nouvel an berbère est le 12 janvier.

FONCTIONNEMENT

L'an zéro du calendrier berbère a été arrêté assez récemment, probablement par l'Académie berbère, qui a pris comme point de départ les temps de l'Égypte ancienne, lorsque le roi libyen Chechonq Ier (Cacnaq), fondateur de la 22e dynastie égyptienne, prit le trône et devint pharaon en Égypte. L'"ère Chachnaq" compte les années à partir du 950 av.J.Ch.; par conséquent, l'année 2006 correspond à l'an 2956 du calendrier berbère.

MOIS

Le calendrier berbère est découpé en quatre saisons de trois mois chacune. La correspondance avec le calendrier grégorien est notée entre parenthèses :

Tagrest : hiver.

Jember (décembre) : du 14 Décembre au 13 Janvier ;

Yennayer (janvier) : du 14 Janvier au 13 Février ;

Furar (février) : du 14 février au 13 Mars.

Tafsut : printemps.

Meghres (mars) : du 14 mars au 13 Avril ;

Ibrir (avril) : du 14 Avril au 13 Mai ;

Mayyu (mai) : du 14 Mai au 13 Juin.

Iwilen : été.

Yunyu (juin) : du 14 Juin au 13 juillet ;

Yulyu : (juillet) : du 14 juillet au 13 Août ;

Ghust ou Awussu : (août) : du 14 Août au 13 Septembre ;

Amewan : automne.

Shtember (septembre) : du 14 Septembre au 13 Octobre ;

Tuber (octobre) : du 14 Octobre au 13 Novembre ;

Wamber (novembre) : du 14 Novembre au 13 décembre.

LE BERBERE

Le berbère (tamazight) est une langue du groupe afro-asiatique, représentée aujourd'hui par ses variantes parlées par les Berbères. Ces variantes sont présentes depuis le Maroc jusqu'à l'Égypte, en passant par l'Algérie, la Tunisie, le Niger et le Mali[1]. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère possède son propre système d'écriture, celui que les Touaregs ont conservé : le tifinagh[.

Certains dialectes berbères empruntent plusieurs termes — entre autres des noms modernes et des expressions courantes — à l'arabe, au français, ou encore à l'espagnol. Les dialectes arabes empruntent également certains de leurs termes au berbère.

Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones, mais on estime le nombre de locuteurs à 20 millions[.

Le berbère est représenté par ses géolectes (dialectes localisés), sur une aire très vaste, soumis à une pression conjuguée de l'arabe et du français. Toutefois, ces variantes sont restées proches les unes des autres.

berbérophone, et, de fait certaines études avancent que près de 60 % de la population possèdent une patrilinéarité proche liée à ce patrimoine, tandis que d'autres (Salem Chaker, notamment), estiment les pratiquants actuels à quelque 40 %[].

 

Le chleuh (tachelhit) est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas, dans l'Anti-Atlas au sud, et dans la plaine du Souss. C'est le dialecte berbère le plus parlé — entre 8 et 10 millions de locuteurs.

Le zayane — zayania, tamazight, appelé aussi braber — est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas, de Khénifra à Taza, ainsi par ailleurs qu'au centre du royaume.

Le rifain (tarifit), parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc — Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Oujda, Berkane, Melilla...

Le ghomara, parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu'à la côte atlantique — Asila et Ksar Elkebir.

Le berbère n'est langue officielle dans aucun pays, il est langue nationale au Mali, au Niger et en Algérie depuis 2002. Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire tant en Tunisie qu'en Libye, il est cependant très présent en Algérie mais aussi, et surtout, au Maroc.

Les États d'Afrique septentrionale concernés (Maroc, Algérie, Mali, Niger, Libye, Égypte, Tunisie, Mauritanie ... ) ont, dès l'accession aux indépendances, adopté au sujet des langues locales autres que l'arabe officiel — geolectes arabes ou berbères, langues négro-africaines, français, voire espagnol — des politiques extrêmement différenciées, souvent hostiles[].

Aujourd'hui, les politiques linguistiques lancées après les indépendances avaient pour objectif de remplacer le français par l'arabe au détriment du berbère. Le mouvement revendicatif berbère a fait irruption sur la scène algérienne en 1980 en Kabylie.

Cependant, si par exemple en Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale par la révision constitutionnelle du 10 avril 2002 (article 3 bis), ou au Maroc introduite dans l'enseignement primaire, celui-ci n'est dans aucun de ces pays enseigné comme idiome majoritaire au long des cursus scolaires et universitaires[].

En conséquence, les langues berbères qui ne bénéficient nullement d'un soutien massif au niveau de la politique nationale, se transmettent de plus en plus difficilement dans les zones urbaines et, même au sein de la matrice rurale originelle, résistent de plus en plus mal aux concurrences des arabes locaux et standard, des langues des anciennes puissances coloniales ou de l'anglais.

 

 

 

 

 

 

mercredi 10 janvier 2007, a 07:00
90 ans aujourd'hui
 

  William Frederic Cody, dit Buffalo Bill, (26 février 1846 à North Plate, Scott County, Iowa - 10 janvier 1917 à Denver, Colorado) est une figure mythique de la Conquête de l'Ouest. Après une vie aventureuse, débutée à 14 ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu'éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l'écrivain Ned Buntline qui raconta ses aventures. Son nom en langue indienne (Sioux) était « Pahaska ».

Son surnom provient du fait qu'il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific et qu'il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée. Pour l'anecdote, beaucoup de ces bisons tués n'étaient pas consommés. Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs. Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.

De 1882 à 1912, il organise et dirige le spectacle le plus populaire au monde : le Buffalo Bill's Wild West Show. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l'Amérique du Nord et en Europe. Ils connaissent un immense succès à Paris, où le spectacle est présenté en 1905 au pied de la Tour Eiffel devant trois millions de spectateurs.

C'était un spectacle, étonnant pour l'époque, destiné à recréer l'atmosphère de l'Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l'attaque d'une diligence et de la cabane d'un pionnier par les Indiens, la présence de vrais indiens constituant le clou du spectacle.

Pour des millions d'Américains et d'Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s'éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l'Ouest, contribuera à développer.

Un spectacle équestre permanent est donné en l'honneur des exploits de cet as de la gâchette depuis 1992 dans le Disney Village de Disney land Resort Paris.

Sa vie est retracée dans le film Buffalo Bill de William Wellman réalisé en 1944 avec Joël McCrea & Maureen O'Hara.

Le Pony Express fut, en 1860, un exploit pour sortir l'ouest des États-Unis de son isolement. Ce service avait pour mission de distribuer le courrier et des nouvelles à partir de la ville de Saint Joseph (Missouri) jusqu'à Sacramento (Californie). Il y avait environ 160 relais, distants chacun de 5 à 20 miles. 400 chevaux étaient utilisés. La compagnie n'a jamais été rentable, et fut vendue en 1862 à Ben Holladay.

 

dimanche 23 juillet 2006, a 11:32
Trois Bons plans
 

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