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Les bons plans de fabrice
jeudi 15 mars 2007, a 05:25
15 Mars 1892 : Naissance de Charles Nungesser, aviateur français

  15 Mars 1892 : Naissance de Charles Nungesser, aviateur français († 8 mai 1927).

 

Charles Nungesser

 

Charles Nungesser est un aviateur né à Valenciennes le 15 mars 1892 et mort quelque part dans l'Atlantique Nord, ou en Amérique du Nord en 1927.

 

Il fut l'un des as de la chasse aérienne entre 1914 et 1918. Il trouve la mort le 8 mai 1927, lorsqu'il tente avec François Coli une traversée Paris-New York sans escale à bord de l'Oiseau blanc.

 

L'as de la Première Guerre mondiale

 

Nungesser, partit en Amérique du Sud à quinze ans, où il connaît nombre d'aventures et pratique différents métiers (cow-boy, boxeur, pilote de courses automobiles). Il découvre également l'aviation naissante, et commence à piloter.

Revenu en France avant la déclaration de guerre, il s'engage au 2e régiment de hussards, où il obtient la Croix de Guerre après dix jours de combat. Il réussit en effet, après avoir passé seul les lignes ennemies, à capturer une voiture Mors à tuer les quatre officiers prussiens qui s'y trouvaient, et à ramener la voiture au Quartier Général de sa division avec des plans trouvés sur les officiers prussiens. Son général le surnomme le hussard de la Mort, et l'autorise à passer dans l'aviation.

Il intègre l'escadrille VB 106 à Dunkerque, dans laquelle il pilote un bombardier Voisin X et accomplit 53 missions de bombardement. Mais il s'en sert aussi à l'occasion pour faire la chasse des avions qu'il croise : le 30 juillet 1915, il abat un Albatros allemand au cours d'un vol d'essai, ce qui lui vaut la Croix de Guerre, et une mutation dans l'escadrille de chasse N 65 (équipée de Nieuport Bébé) basée à Nancy. Il réalise plusieurs patrouilles de chasse qu'il termine par des acrobaties au-dessus de son terrain, ce qui lui vaut huit jours d'arrêts. Sa punition sera toutefois levée en abattant sa deuxième victoire, un biplace Albatros le 28 novembre 1915.

Mais en février 1916, il est très grièvement blessé en essayant un prototype d'avion de chasse de type Ponnier, en s'écrasant au décollage. Le manche à balai lui traverse le palais, et il a la mâchoire fracassée, les deux jambes brisées. Il sort sur des béquilles de l'hôpital le 28 mars, refuse sa réforme, et retourne à son escadrille. Il doit se faire porter et extraire de son avion pour pouvoir combattre.

Il participe alors à la bataille de Verdun et y remporte 10 victoires jusqu'au 22 juillet 1916, avant de survoler le front de la Somme. C'est là qu'il fait peindre sans doute pour la première fois son insigne personnel sur son Nieuport 17, une tête de mort aux tibias entrecroisés, surmontant un cercueil entouré de deux chandeliers, le tout dessiné dans un cœur noir. Il remportera neuf autres victoires homologuées sur la Somme jusqu'à la fin de l'année 1916, portant son total à 21, avec notamment un "triplé" le 26 septembre.

Mais son état de santé est très précaire depuis son accident de février 1916, auquel se rajoutent diverses blessures en combat. Il doit repartir à l'hôpital et parvient à s'en "échapper" qu'après avoir négocié un accord avec ses médecins et l'état major : il devra retourner à l'hôpital après chacun de ses vols pour y suivre son traitement. C'est ainsi qu'il est détaché à l'escadrille VB 116, une escadrille de bombardement, qu'il rejoint avec son chasseur Nieuport à Dunkerque au mois de mai 1917. Cette escadrille a la particularité d'être à côté d'un hôpital… Il remportera 9 autres victoires jusqu'à la fin de l'année 1917.

Son état de santé s'améliorant, il peut rejoindre son escadrille, la N 65. Mais à peine est-il de retour qu'il est victime d'un grave accident de voiture en octobre 1917 dans lequel périt son fidèle mécanicien Roger Pochon, qui était au volant. Nungesser retourne à l'hôpital… Jusqu'à la fin de la guerre, malgré ses lourds handicaps physiques, va continuer d'accumuler les succès, mais se fera dépasser par René Fonck.

Le 15 août 1918, il abat plusieurs Drachens et remporte sa 43ème victoire homologuée (la dernière).

 

Le pilote de l'après-guerre

 

Sur proposition du sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique, il monte une école de pilotage à Orly : celle-ci fait faillite. Il part alors en tournée exhibition (55 représentations aux États-Unis) où il reconstitue ses principaux combats.

 

La traversée de l'Atlantique

 

En 1927, dévoré par le besoin de se surpasser, il forme avec François Coli le projet de franchir l'Atlantique nord, sans même s'inscrire au prix offert par Raymond Orteig DE 25 000 dollars à qui réalisera l'exploit le premier. Le constructeur Levasseur fournit un prototype du PL 8, un avion biplan équipé du moteur Lorraine Dietrich 12 Eb en W de 450 chevaux. Voici les caractéristiques de l'avion que Nungesser rebaptise l'Oiseau Blanc :

Envergure : 14,60 m ; Longueur : 9,75 m ; Hauteur : 3,89 m ; Surface portante : 61 m² ; Masse à vide : 1 905 kg ; Masse totale : 5 030 kg. On le déleste de tout poids inutile : c'est ainsi que Nungesser et Coli partent sans radio. L'avion l'Oiseau Blanc atteint le poids de 5 tonnes et doit prendre un kilomètre d'élan avant de décoller, le 8 mai.

Le journal La Presse avait annoncé prématurément leur victoire au soir du 9 mai. Cette fausse nouvelle provoqua sa faillite.

L'avion a survolé Étretat avant de disparaître (on trouve sur la falaise nord d'Etretat un musée et un monument dédié à Nungesser et à son avion). On sait maintenant qu'il a survolé l'Irlande, puisqu'un officier de la marine britannique a consigné dans son journal de bord avoir vu l'appareil. Il est probable qu'une dépression les a emporté plus au Nord de leur route, leur faisant consommer trop d'essence, et qu'ils aient voulu rejoindre Québec (qui était prévu dans leurs différentes options de route) pour se poser sur le Saint-Laurent. Leur altimètre, après le passage dans la dépression, a pu être faussé, ce qui les aurait fait heurter des collines dans le Maine. Des traces de leur carlingue ont été aperçues par un vol d'observation de l'USAF dans les années 30, et on aurait retrouvé les débris du moteur.

 

Décorations

 

Légion d'honneur (officier), la Military Cross, la Croix de Guerre avec vingt-huit palmes et deux étoiles, l'ordre de Léopold et la Croix de Guerre belges, le Distinguished Service Order américain, la Croix de Michel le Brave roumaine, la Croix de la Bravoure serbe.

 

Postérité

 

Outre les nombreuses écoles et éléments de voirie qui portent son nom, associé le plus souvent à celui de François Coli, Nungesser a reçu un hommage de deux aviateurs français. Dieudonné Costes et Joseph Le Brix nommèrent en effet le Breguet 19 GR avec lequel ils réalisèrent leur tour du monde en 39 étapes (57 000 km) le Nungesser et Coli.

A Valenciennes, le club de football évolue dans un stade qui porte son nom.

 

 

 

 

 

 

jeudi 01 mars 2007, a 05:33
1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin)

  1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin), compositeur et pianiste polonais, († 17 octobre 1849).

 

Frédéric Chopin  

 

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le 1er mars 1810 et mort le 17 octobre 1849 de la tuberculose pulmonaire.

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopta ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitta définitivement la Pologne pour Paris. Les Polonais écrivent parfois son nom Szopen par analogie avec la phonétique française.

 

Biographie : La Pologne

 

Chopin est né à Żelazowa Wola le 1er mars 1810 (les registres paroissiaux mentionnent cependant la date du 22 février) près de Varsovie. Son père Nicolas Chopin (1771 Marainville-sur-Madon — 1844 Varsovie) quitte la France pour la Pologne en 1787 et épouse Justyna Krzyzanowska, dame d’honneur de la comtesse Skarbek, en 1806. Frédéric est le second de quatre enfants ; ses trois sœurs sont prénommées Ludwika, Izabella et Emilia, qui disparaîtra à l’âge de quatorze ans.

Chopin a révélé très tôt de grandes dispositions pour la musique. Il possédait l'oreille absolue et faisait preuve d'une sensibilité exceptionnelle à la musique. Il commença donc son éducation musicale à six ans (1816) et composa sa première œuvre, la polonaise en sol mineur, à l'âge de sept ans (1817). Il fit sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie (1818).

Par son don prodigieux, le petit Chopin, qui connaissait déjà dans son pays une certaine renommée, fut rapidement comparé à Mozart. Il étudia la musique tout d'abord avec Wojciech Żywny qui lui fit découvrir Jean-Sébastien Bach, et ensuite, à partir de 1826, au Conservatoire de Varsovie, principalement avec Wilhelm Wurfel pour le piano et l'orgue et Józef Elsner pour la composition et le contrepoint.

Elève du Conservatoire et du Lycée de Varsovie (où son père était professeur), il se familiarisa avec la musique populaire polonaise en passant ses vacances dans différentes régions rurales de Pologne. Il termina ses études musicales en 1829.

 

Voyage en Europe

 

Il planifia par la suite un long voyage en Europe, afin de se familiariser plus profondément avec la vie musicale européenne et pour acquérir une certaine réputation. Il s'installa d'abord à Vienne en Autriche où il vivra 8 mois. Connaissant des difficultés financières et ayant du mal à se faire connaître, Chopin pensa rapidement à aller vers d'autres villes. C'est pendant cette période viennoise qu'eut lieu l'insurrection de Varsovie accompagnée de la répression sanglante de l'armée Russe. Chopin était profondément patriote et fut très affecté par cet événement qui a certainement inspiré son imagination créatrice. On retrouvera dans les lignes de son journal intime écrites à Stuttgart ainsi que dans différentes lettres, un cri de révolte et de grand désarroi. De ces années datent le premier des Scherzo ainsi que les Études op. 10.

 

La vie Parisienne

 

C'est avec un passeport pour Londres que Chopin se dirigea vers la France où il vécut le restant de sa vie. À Paris, il fit la connaissance de compatriotes polonais exilés suite à la défaite polonaise et découvrit l'intense activité culturelle et musicale, notamment l'Opéra italien (Rossini, Bellini). Sa grande sociabilité mondaine ainsi que sa réputation de virtuose lui permettront très rapidement de devenir le professeur le plus recherché dans les milieux aristocratiques parisiens. Kalkebrenner, un des plus grands pianistes de son époque, lui aurait fait ce compliment : « Vous avez le style de Cramer et le toucher de Field ». Il arrivera aussi à faire publier ses compositions chez un grand éditeur, ce qui lui permettra de se faire enfin connaître en Europe. Ainsi, Schumann à Leipzig ayant découvert les variations sur un thème de Mozart Op. 2, publia en 1831 un article dans lequel il exprima son admiration pour son contemporain (« Chapeau bas, messieurs, un génie ! »). D'autre part, il se lia d'amitié avec d'autres grands artistes de son époque tels Delacroix, Berlioz ou Liszt. Ce dernier restera comme Schumann un très grand admirateur et un fervent défenseur des compositions de Chopin.

Pendant les années suivantes, le compositeur publia des chefs d'œuvres comme la 1ère Ballade (publiée en 1835) ou le 2ème Cycle d'études Op. 25 (publié en 1837) qui contribuèrent à lui assurer sa grande notoriété. Lors de cette période fructueuse, Chopin connut pourtant des passages difficiles à travers son amour déçu pour Maria Wodzinska, et le choix difficile qu'il avait pris en 1834. Pendant cette année, il refusa en effet des invitations auprès de l'ambassade russe et fit savoir que, malgré son départ avant l'insurrection, il était à Paris en émigré politique et non en sujet loyal du tsar. Ce choix l'interdisait à tout jamais de rentrer dans sa Pologne natale qu'il aimait tant.

 

Amour avec George Sand

 

De 1838 à 1847, il fut le compagnon de l'écrivain George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin). Ils menèrent ensemble une vie mondaine, nourris d'admirations réciproques. Après un séjour hivernal dans de mauvaises conditions au monastère de Valldemossa (à Majorque, Espagne), durant lequel il composa entre autres son cycle des 24 préludes Op. 28 et sa 2e Ballade, la santé de Chopin, qui était tuberculeux, se dégrada considérablement malgré les soins et le dévouement inconditionnel de Sand. De retour en France, Chopin retrouva une bonne santé et de 1839 à 1846 et il séjourna souvent à Nohant, la magnifique résidence de campagne de George Sand non loin de La Châtre. Ce fut une période heureuse pour le pianiste qui y composa quelques unes de ses plus belles œuvres : la Polonaise Héroïque, la 4e Ballade, la Barcarolle, les dernières Valses

Pendant le mois de juillet 1847, le couple, qui ne connaissait plus depuis un certain temps la passion de leurs débuts, se sépara définitivement après que Chopin eut pris le parti de Solange, la fille de George Sand, dans une violente dispute familiale qui éclata à Nohant en l'absence du pianiste. Il ne reverra George Sand qu'une seule et dernière fois par hasard en 1848, mais restera jusqu'à la fin de sa vie très proche de Solange et de son mari Auguste Clesinger.

 

Les deux dernières années

 

Particulièrement affaibli après cette rupture douloureuse, il fit quand même une dernière tournée en Angleterre et en Écosse organisée par son élève Jane Stirling. Ce voyage fut pour lui épuisant physiquement et moralement.

Il rentra à Paris, très malade, et mourut quelques mois plus tard, le 17 octobre 1849, au 12 place Vendôme, des suites de sa maladie pulmonaire, à l'âge de 39 ans. Il fut enterré au cimetière du Père Lachaise. Selon ses dernières volontés, sa sœur Ludwika qui était venue de Pologne juste avant qu'il meure, ramena à Varsovie son cœur qui se trouve actuellement dans un cénotaphe de l'église Sainte-Croix.

 

Précisions diverses

 

A travers des monuments comme les Cycles d'Études Op. 10 et Op. 25, les 4 Ballades, les Nocturnes, les 24 Préludes Op. 28, ou encore les 4 Scherzos, Chopin a révolutionné le piano et a inventé une véritable école avec l'apport de nouvelles sonorités ainsi qu'une nouvelle vision de l'instrument. Sa musique mélodieuse reste une des plus atypiques et adulées du répertoire classique. Chopin est considéré par beaucoup de pianistes comme le plus grand compositeur de piano de l'histoire de la musique.

Il avait pour amis célèbres Eugène Delacroix, l'extravagant Astolphe de Custine, le violoncelliste Franchomme, Franz Liszt, Vincenzo Bellini (près duquel il est enterré au cimetière du Père-Lachaise). Il fut aussi l'ami des compositeurs Hector Berlioz et Robert Schumann, mais il n'appréciait que modérément leur musique, bien qu'il leur ait dédié certaines de ses compositions. Chopin idolâtrait Jean Sébastien Bach et jouait quotidiennement "le clavier bien tempéré", il vouait aussi une très grande admiration à la musique de Mozart. Selon le vœu de Chopin, le Requiem de Mozart (extrait de la sonothèque Wikipedia), considéré par le Polonais comme étant d'une beauté exceptionnelle, fut d'ailleurs interprété intégralement lors de ses obsèques, en l'église de la Madeleine à Paris (la petite histoire retiendra qu'une dérogation fut accordée à cette occasion par le clergé car à cette époque les voix féminines n'étaient pas admises aux offices religieux).

Ses œuvres, toutes sans exception, concernent le piano avec ou sans accompagnement. La grande majorité est composée pour le piano seul. L'œuvre symphonique se limite à deux concertos, une polonaise, un rondo et des variations (ces œuvres ont été écrites pour piano et orchestre, mais dans celles-ci, l'orchestre joue un rôle limité et plutôt « accessoire »). Sa musique de chambre se limite à cinq pièces : les quatre premières sont des œuvres de jeunesse, la dernière est sa sonate pour violoncelle et piano et elle est la dernière œuvre qu'il ait jouée en public, avec son ami Auguste Franchomme, violoncelliste de renom. Cette amitié explique une relative affinité pour cet instrument, puisque quatre des cinq partitions de musique de chambre utilisent le violoncelle. Il existe également un cycle de 17 Lieder (Chants Polonais).

À noter qu'un concours international de piano portant son nom a lieu tous les cinq ans à Varsovie (le dernier en date est celui d'octobre 2005), où de nombreuses nationalités sont représentées. Ce concours réputé pour sa très grande difficulté a permis de révéler des pianistes comme Martha Argerich, Maurizio Pollini, Krystian Zimerman, Yundi Li ou encore Rafał Blechacz.

En 2004 la Société Chopin à Paris a organisé le Concert Reconstitution du Dernier Concert de Chopin à Paris. Le pianiste Maciej Pikulski a été choisi pour jouer le rôle-titre.

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 21 février 2007, a 05:48
Richard Trevithick

  21 Février 1804 : Grande-Bretagne : première circulation sur des rails près de Merthyr Tydfil au pays de Galles d'une locomotive à vapeur construite par Richard Trevithick.

 

Richard Trevithick  

 

 Richard Trevithick, (13 avril 1771 - 22 avril 1833) est né à Camborne dans la région minière des Cornouailles d’un père ingénieur. Il a pour voisin William Murdoch, le pionnier des wagons à vapeur. Ses expériences sur la vapeur comme moyen de propulsion d’un véhicule sur route sont source d’inspiration pour Trevithick. Il prend une part active dans les efforts locaux de briser le monopole instauré par James Watt et sa machine à vapeur par la conception d'une nouvelle machine.

En 1800, il construit une machine à haute pression plus puissante et plus économique que celle de Watt. Elle connaît un grand succès en Cornouailles et dans le sud du Pays de Galles.

Après une série d’expériences entre 1801 et 1803, Trevithick prend une patente pour trois véhicules à vapeur à haute pression qui circulent sur route à Londres, Camborne et Coalbrookdale. En 1801, sa première « voiture à vapeur » connue sous le nom de « Puffing Devil » est l’un des premiers véhicules à se mouvoir par sa propre puissante et à transporter des passagers. Cet ancêtre de la voiture automobile est présenté au public à la veille de Noël, conduite par le cousin de l’inventeur, Andrew Vivian. En 1803, il présente un nouveau véhicule qui enthousiasme le public londonien, mais ce mode de transport est rapidement abandonné car il se révèle bien trop onéreux par rapport à la traditionnelle calèche.

En 1804, il construit une locomotive à vapeur pour les mines de Pen-y-Darren, près de Merthyr Tydfil. Le 21 février 1804, elle remorque sans encombres 10 tonnes de fer et cinq wagons chargés de 70 hommes. sur une voie longue de 9 miles et demi, à la vitesse de 8km/h (le trajet se fait en quatre heures et cinq minutes), et ce, malgré quelques problèmes techniques (les rails qui se brisent au passage du convoi). Une seconde locomotive fut construite pour Christopher Blackett à Wylam, mais elle ne fut jamais utilisée.

Sa troisième locomotive, la « M’attrape-qui-peut » (Catch-me-who-can) est présentée à Londres, près d’Euston, sous la forme d’une attraction. Le public a la possibilité de voyager dans des wagons tirés par la locomotive sur un trajet circulaire. Ce coup de publicité avait pour but de convaincre les investisseurs du potentiel de l’invention, afin de créer un réseau ferroviaire qui dépassait le simple cadre de la mine. L’idée est abandonnée suite au refus d’investisseurs de financer la construction de ce type de locomotive pourtant plus moderne que celle de Pen-y-Darren. Elle comportait en effet un cylindre vertical qui rejoignait directement les roues sur l’un des côtés.

Sur sa terre natale des Cornouailles, Trevithick était « le Géant des Cornouailles », surnom acquis grâce à sa réputation de grand travailleur et d’innovateur. Trop moderne par rapport à son temps, Trevithick reste incompris par ses contemporains. D’autant qu’ailleurs, il est vu comme un inventeur incapable de se consacrer à un seul projet. Il papillonne d’une idée à l’autre, sans avoir la ténacité de surmonter les inévitables progrès techniques ou financiers.

La plupart de ses idées furent reprises par d’autres alors que lui-même abandonnait tout pour partir à l’aventure en Amérique du Sud. En 1816, il se rend au Pérou pour travailler comme ingénieur des mines. Son succès est de courte durée, et en 1826, la guerre civile l’oblige à rentrer en à Dartford, en Angleterre, ruiné. Au cours de son voyage, il rencontre Robert Stephenson à Colombia. Si les retrouvailles sont joyeuses, les deux hommes ont cependant peu à se dire.

Richard Trevithick meurt dans la pauvreté, ignoré de tous, alors qu’il peut être considéré comme le pionnier de la voiture et du chemin de fer.

Son fils, Francis Trevithick, devient le premier superintendant de la London & North Western Railway Company.

 

James Watt (19 janvier 1736 - 19 août 1819) était un mathématicien et ingénieur écossais dont les améliorations à la machine à vapeur furent une étape clé dans la révolution industrielle.

Il naquit à Greenock, en Écosse, devint fabricant d’instruments pour l’Université de Glasgow puis s’installa à Birmingham, en Angleterre, où il fut un membre clé de la Lunar Society. Beaucoup de ses publications se trouvent à la Birmingham Central Library (Bibliothèque Centrale de Birmingham).

 

Machine à vapeur

 

La machine à vapeur est une invention dont les évolutions les plus significatives datent du VXIIIe siècle. C'est un moteur thermique à combustion externe, il transforme l'énergie thermique que possède la vapeur d'eau fournie, par une ou des chaudières, en énergie mécanique. Comme première source d'énergie d'origine mécanique constructible et maîtrisable par l'Homme (contrairement à l'énergie de l'eau, des marées ou du vent, qui nécessite des sites spéciaux, que l'on ne peut actionner facilement à la demande), elle a eu une importance majeure, lors de la Révolution industrielle. Mais au XXe siècle, elle a été supplantée par la turbine, le moteur électrique et le moteur à explosion.

 

 

 

 

lundi 19 février 2007, a 04:53
Nicolas Copernic, astronome polonais

  19 Février 1473 : Naissance de Nicolas Copernic, astronome polonais.

 

Nicolas Copernic (pol. Mikołaj Kopernik, de son nom latin Nicolaus Copernikus, né le 19 février 1473 à Toruń,( Toruń (en allemand :Thorn) est une ville en Pologne. Elle doit ses origines à l'ordre des chevaliers teutoniques qui y construisit un château pour l'État teutonique au milieu du XIIIe siècle, pour servir de base à la conquête et à l'évangélisation de la Prusse. Elle a rapidement eu un rôle commercial au sein de la ligue hanséatique et nombre des imposants édifices publics et privés des XIVe et XVe siècles qui subsistent dans la vieille ville comme dans la ville nouvelle témoignent de son importance. La ville est inscrite à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO . Mort le 24 mai 1543 à Frombork (al. Frauenburg)) – chanoine, médecin et astronome ; l'auteur célèbre de la théorie selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l'Univers (héliocentrisme), et la Terre, que l'on croyait auparavant centrale, tourne autour de lui.

 

Ses études

 

Né dans une famille de marchands et de fonctionnaires, il est adopté par son oncle maternel, l'évêque de Cracovie Lukas Watzelrode (ou Lucas Watzenrode) à la suite du décès de son père (vers 1483). La nationalité de Copernic est, depuis le XIXe siècle, sujet à controverses (cf. l'article en anglais Copernicus' nationality). Aujourd'hui, il est souvent qualifié comme Polonais, en partie sur la base de son lieu de naissance; toutefois, lors de son vivant, la nationalité jouait un rôle secondaire et en réalité, Copernic aurait pu se considérer comme étant Allemand et Polonais en même temps.

Celui-ci veille bien sur son neveu et s'assure qu'il fréquente les meilleures écoles et universités ; en 1491 il devient étudiant à l'Académie de Cracovie (actuellement l'Université Jagellonne) où il étudie les arts sans toutefois obtenir de diplôme.

Avant de quitter Toruń, son oncle le nomme chanoine de Frombork ; on lui attribue surtout les responsabilités financières mais aucune responsabilité religieuse. Par la suite il se rend en Italie où il étudie le droit canonique et la médecine à l'université de Bologne, puis l'astronomie dans les cours de Domenico Maria Novara : Novara est un des premiers scientifiques à remettre en cause le système géocentrique de Ptolémée.

L'intérêt de Copernic pour la géographie et l'astronomie est encouragé par son professeur. Les deux hommes observent ensemble de nombreuses occultations, éclipses de lune, ainsi que l'occultation de l'étoile Aldébaran le 9 mars 1497 à Bologne.

 

Le professeur

 

Il devient professeur de mathématiques et conférencier sur l'astronomie à Rome en 1500 avant de retourner l'année suivante à Frombork. Il retourne finalement en Italie pour finir ses études à la faculté de droit et de médecine de Padoue (l'université où Galilée enseignera cent ans plus tard).

Après ses études, il fait construire un observatoire à Frombork, où il entame ses recherches en astronomie pendant plusieurs années.

 

Ses activités diverses

 

À son retour en Pologne Copernic vit dans un palais chez son oncle à Lidzbark Warminski. Il s'occupe principalement des affaires du diocèse et à ce titre, prend part au conflit contre les chevaliers teutoniques.

Copernic possède une très bonne connaissance du latin, comme tous les érudits de son temps : il publie donc son premier livre, une traduction de lettres latines sur la morale, dont l'auteur original est un byzantin du VIIe siècle, Thophylacte de Simocatta. Il passe sept années de sa vie pour écrire De Hypothesibus Motuum Coelestium a se Contitutis Commentariolus (connu sous le titre de Commentariolus), un court traité d'astronomie qu'il termine vers 1515.

Ce traité ne sera toutefois pas publié avant le XIXe siècle. C'est dans cet ouvrage, qu'il énonce pour la première fois les principes de l'astronomie héliocentrique, ce qui bouleversera énormément la communauté scientifique de son temps.

C'est également vers le même temps que Copernic participe au Ve concile du Latran sur la réforme du calendrier; il écrit plus tard, vers 1517, un traité sur la monnaie et ensuite son œuvre principale De Revolutionibus Orbium Coelestium, Des révolutions des sphères célestes, achevé vers 1530. Cette œuvre magistrale ne sera publiée, par un imprimeur luthérien de Nuremberg, que le 24 mai 1543, peu de temps avant la mort de Copernic. Elle n'aurait sans doute jamais été publiée sans l'intervention enthousiaste d'un jeune professeur de mathématiques, Georg Joachim Rheticus.

 

La révolution « copernicienne »

 

Avant Copernic, la façon de voir le cosmos reposait sur la thèse aristotélicienne que la Terre est au centre de l'univers et que tout tourne autour d'elle : « l'univers géocentrique ». Cette thèse (le géocentrisme) demeura la doctrine établie jusqu'à la Renaissance.

On désigne sous l'expression révolution copernicienne la transformation des méthodes scientifiques et des idées philosophiques qui a accompagné le changement de représentation de l'univers du XVIe au XVIIIe siècle, faisant passer les représentations sociales accompagnant les représentations mentales de l'univers, d'un modèle géocentrique, selon Ptolémée (IIe siècle, déjà adopté au IVe siècle av. J.-C. par la plupart des Grecs), au modèle héliocentrique défendu par Nicolas Copernic, perfectionné par Johannes Kepler, Galilée, et Isaac Newton.

La révolution copernicienne, au sens propre, consistait à expliquer le monde, et les objets qui le composent, par la gravitation, appelée loi universelle de la gravitation en raison de son caractère considéré comme général à l'époque.

 

Le système et les théories de Copernic

 

Le système de Copernic repose sur l'observation que la Terre tourne sur elle-même et fait un tour sur son axe en une journée, ce qui explique dans un premier temps le mouvement diurne de la sphère céleste en un jour.

Il prétend également que la Terre fait le tour du Soleil (héliocentrisme) (et non l'inverse) en un an.

Il affirme de plus que les autres planètes, comme la Terre, tournent toutes autour du Soleil. Copernic avance également le fait que l'axe de la terre oscille comme celui d'une toupie, ce qui explique la précession.

La théorie de Copernic contredit la théorie de Ptolémée : Copernic conserve toutefois certains éléments de l'ancien système : ainsi l'idée des sphères solides, ou la sphère des fixes physique, est-elle conservée par Copernic.

Le nouveau système proposé par Copernic a certains avantages sur celui de son prédécesseur. Il explique, entre autres, le mouvement journalier du soleil et des étoiles par la rotation terrestre. Le mouvement du soleil au cours de l'année est aussi expliqué par le nouveau système.

Il a également l'avantage d'expliquer le mouvement rétrograde des planètes externes, (Mars, Jupiter, Saturne). Sa théorie prend également en compte les planètes internes, Vénus et Mercure, qui sont situées plus près du Soleil que la Terre.

Copernic avance aussi une théorie sur l'ordre des planètes, leurs distances et, par conséquent, la période de leur révolution. En effet, Copernic contredit Ptolémée en affirmant que plus l'orbite d'une planète est grande, plus il lui faudra de temps pour faire une révolution complète autour du Soleil. Cette théorie sera plus tard approfondie par Johannes Kepler et Isaac Newton.

 

Les réticences

 

Au XVIe siècle, on croit fermement que la Terre est immobile, et la théorie du géocentrisme est la règle universelle. Le psaume 93 (92) dans la Bible indique à cette époque : « Tu as fixé la terre, ferme et immobile », (cette formulation a aujourd'hui changé : « Oui, le monde reste ferme, inébranlable ») On accepte mal que la terre soit mobile. Les chercheurs et scientifiques du XVIe siècle acceptent certains éléments de la théorie, en revanche la base de l'héliocentrisme est rejetée.

Seulement une dizaine de chercheurs de son époque lui accorde un appui. Mais ces chercheurs travaillent souvent à l'extérieur des universités (subventionnées), dans des cours royales ou impériales, ou encore même tout près de l'Église. Les plus célèbres sont Galilée, Léonard de Vinci (ses correspondances privées en font état au travers de messages codés) et l'astronome allemand Johannes Kepler.

Toutefois en 1588, bien après la mort de Copernic, on arrive à un certain compromis. L'astronome danois Tycho Brahé soutient une théorie qui garde la terre immobile mais qui prévoit que toutes les autres planètes tournent autour du Soleil pendant que celui-ci tourne autour de la Terre. Le système de Copernic sera condamné en 1616, et Galilée qui reste un fervent défenseur de la théorie copernicienne sera condamné par un tribunal ecclésiastique en 1633. L'acceptation de la nouvelle théorie est lente.

Près de cent ans après la parution du livre Des révolutions des sphères célestes, réticences et hésitations existent toujours. Si certains philosophes jésuites sont profondément convaincus, certains sont même disciples de Copernic, d'autres acceptent plutôt le système de Tycho Brahé.

Il faut attendre la fin du XVIIe siècle pour voir se réconcilier la plupart des savants de l'Europe, grâce à la mise en place de la mécanique céleste d'Isaac Newton. Outre la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas et le Danemark, le reste de l'Europe garde sa position anti-copernicienne pendant encore un siècle.

C'est en 1830 que l'Église accepte l'idée que la Terre tourne autour du Soleil.

 

L'influence de Copernic

 

Copernic a retardé de plusieurs années la parution de l'œuvre de sa vie. Ses croyances et la peur des foudres du Vatican et de Wittenberg en sont les principales raisons. Ce texte ne sera publié que le jour de sa mort.

Il n'oublie pas une dédicace au pape Paul III dans son œuvre rédigée en latin où il revendique le droit à la liberté d'expression. Copernic aura su libérer ses contemporains scientifiques et chercheurs de leurs préjugés théologiques, il amène aussi les théologiens à prendre une certaine distance vis-à-vis de l'interprétation trop stricte des textes sacrés.

À partir de Copernic la science et la religion vont prendre des routes différentes.

L'astéroïde 1322 Coppernicus a été nommé en son honneur (Coppernicus est une des épellations allemandes).

 

Bibliographie

 

Œuvres complètes, en cours d'édition à Berlin depuis 1974 : Nicolaus Copernicus-Gesamtausgabe.

 

Vol. 1, De Revolutionibus : Faksimile des Manuskriptes ; hrsg. von Heribert M. Nobis. Hildesheim : A. Gerstenberg, 1974. ISBN 3-8067-0331-0.

 

Vol. 2, De revolutionibus libri sex [kritischer Text] ; hrsg. von Heribert Maria Nobis und Bernhard Sticker. Hildesheim : Gerstenberg, 1984. ISBN 3-527-28326-9.

 

Vol. 3-1, Kommentar zu De revolutionibus ; hrsg. von Heribert Maria Nobis und Felix Schmeidel. Berlin : Akademie Verlag, 1998. ISBN 3-05-003123-9.

 

Vol. 5, Opera minora ; hrsg. von Stefan Kirschner und Andreas Kühne. Berlin : Akademie Verlag, 1994. ISBN 3-05-003498-X.

 

Vol. 6-1,Documenta copernicana. Briefe ; hrsg. Andreas Kühne, mit Friederike Boockmann und Stefan Kirschner. Berlin : Akademie Verlag, 1994. ISBN 3-05-002594-8.

 

Vol. 6-2,Documenta copernicana. Urkunden, Akten und Nachrichten ; hrsg. Andreas Kühne und Stefan Kirschner. Berlin : Akademie Verlag, 1996. ISBN 3-05-003009-7.

 

Vol. 8-1,Receptio copernicana ; hrsg. Heribert Maria Nobis und Anna Maria Pastori. Berlin : Akademie Verlag, 2002. ISBN 3-05-003433-5.

 

Vol. 9,Biographica copernicana ; hrsg. Andreas Kühne, Stefan Kirschner, mit einem Katalog der frühen Copernicus-Porträts von Gudula Metze. Berlin : Akademie Verlag, 2004. ISBN 3-05-003848-9.

 

Koyré (Alexandre), La révolution astronomique : Copernic, Kepler, Borelli. Paris, Hermann, 1961. (Histoire de la pensée ; 1).

 

Hallyn (Fernand), La structure poétique du monde. Copernic, Kepler.

 

Paris, Seuil, 1987. (Des travaux). ISBN 2-02-009802-4.

 

Kuhn (Thomas) : La Révolution copernicienne, trad. Avram Hayli. Paris, Livre de Poche, 1992. ISBN 2-253-05933-1.

 

Szczeciniarz (Jean-Jacques), Copernic et le mouvement de la terre. Paris, Flammarion, 1998. ISBN 2-08-211567-4.

 

Liens externes

 

 Biographie de Copernic

 

Galilée Copernicien En 1616, l’astronome Galilée (1564-1642) affirme que la Terre tourne autour du soleil et non l’inverse. Il adhérait à la thèse copernicienne depuis vingt ans déjà mais il a attendu de pouvoir le prouver pour l’écrire...

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 10 février 2007, a 06:47
10 Février 1898

  10 Février 1898 : Naissance de  Joseph Kessel, écrivain français († 1979).

 

Biographie  

 

Fils d'un médecin lituanien d'origine juive formé en France, Joseph Kessel est né à Clara en Argentine par le hasard des tribulations professionnelles de son père. Les premières années de sa vie se passent à Orenbourg, sur l’Oural, puis la famille Kessel s’installe en France.

Joseph Kessel fait ses études secondaires au lycée Masséna à Nice, puis au Lycée Louis-le-Grand à Paris. Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtient en 1915 une licence de lettres et commence à travailler dès dix-sept ans au Journal des débats dans le service de politique étrangère.

Le suicide de son jeune frère, Lazare, qui s'appellera Daniel dans Le Tour du Malheur, sera dans la vie de Kessel une déchirure que le temps ne réparera jamais. Son alter ego disparu, Kessel cherchera toute sa vie, et trouvera parfois, dans l'amitié virile, la compensation à cette perte irrémédiable. Mermoz, Saint Exupery, Henry de Monfreid… sont les compagnons d'une vie si puissante qu'elle ne cesse de frôler la mort. D'autres acolytes des Nuits de Montmartre l'accompagneront dans ses fêtes orgiaques où la vodka coule à flot. Mais ils n'auront pas tous la force du « lion », comme Courrière appelle celui dont il a écrit la biographie (Sur la piste du lion), et dans son puissant sillage, Kessel, sans même s'en rendre compte, provoquera la perte de plusieurs êtres aimés.

Ainsi en fut-il de Michèle, une des nombreuses femmes que Kessel aima. Sandy est l'amour absolu de la vie de Kessel. Elle est la jeune épousée dont la mort précoce hantera Kessel et dont il nourrira une lourde culpabilité. Qu'une jeune personne aussi ravissante, juste et douce comme Sandy puisse se faire emporter par la tuberculose, et lui, jouant avec la vie comme avec un dé, reste vivant ! Voila qui ébranle la foi de celui qui se vit profondément juif.

Le lion Joseph Kessel, l'aventurier, l'aviateur, le mille fois ressuscité, le brutal, le joueur et le buveur... emmènera toujours avec lui, dans toutes ses pérégrinations, une petite mallette. Chaque soir, dans l'un ou l'autre des hôtels de tous les bouts du monde, il ouvrira ce petit autel et priera devant les portraits de Sandy et de Lazare. Grand admirateur de l'écrivain roumain Panaït Istrati, Kessel partage avec ce vagabond des Balkans cette nature où le fauve alterne avec le plus tendre des hommes.

Fin 1916, Joseph Kessel choisit de prendre part aux combats, et s'engage dans l’artillerie puis dans l’aviation, où il va servir au sein de l’escadrille S.39. De cet épisode, il tirera plus tard le sujet de son premier roman à succès, L'Équipage.

À la fin du conflit, Kessel demande la nationalité française. Il porte la Croix de guerre, et la médaille militaire. Il a déjà fait deux fois le tour du monde.

Il reprend sa collaboration au Journal des débats, écrit également pour Liberté, le Figaro, le Mercure de France, etc. Il entame une double carrière de grand reporter et de romancier. Il couvre la révolution irlandaise, et écrira sur ce sujet une nouvelle (Marie de Cork). Il explore les bas-fonds de Berlin. Au Sahara, il vole sur les premières lignes de l'Aéropostale avant de devenir l'ami de Jean Mermoz dont il écrira une biographie, Mermoz, et navigue avec les négriers de la mer Rouge.

En juillet 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Joseph Kessel est envoyé par Pierre Lazareff, le patron du grand quotidien Paris-Soir, pour couvrir le conflit en Espagne républicaine, accompagné du photographe Jean Moral.

Correspondant de guerre en 1939-40, il devient résistant dans la France occupée. C'est à Joseph Kessel et à son neveu Maurice Druon que l'on doit le texte du Chant des partisans, en mai 1943, sur une musique d'Anna Marly. C’est également avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces françaises libres du général de Gaulle.

Kessel publie, en hommage à ces combattants, l'Armée des ombres. Il finira la guerre, capitaine d’aviation, dans une escadrille qui, la nuit, survolait la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance et lui donner des consignes.

À la Libération, il reprend son activité de grand reporter. En novembre 1944, il rejoint le 2e Régiment de chasseurs parachutistes (SAS) dans la région d'Épernay, afin de recueillir les témoignages qui lui serviront à écrire Le Bataillon du ciel, qui deviendra en 1947 le film réalisant plus de 8 500 000 entrées, un record pour le cinéma français.

En 1948, il obtient le 1er visa israélien à l'indépendance du pays, et sera le premier étranger à entrer dans l'Israël indépendant.

En 1960, il publie les Mains du miracle, l'histoire incroyable d'un masseur finlandais, Félix Kersten, qui soigne le puissant Nazi Heinrich Himmler et parvient à sauver des milliers de vie en contrepartie. Il voyagea en Afrique, en Birmanie (voyage dont il tirera La Vallée des rubis) et en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspire son chef-d’œuvre romanesque, les Cavaliers (1967), ébauché dans Le jeu du roi. Venu en Afghanistan pour y tourner un film, Joseph Kessel rencontre Mohammed Zaher Chah, qui facilite grandement la logistique de l'équipe. Vieux, le roi se rappellera de « cet ami ».

Consécration ultime pour ce fils d’émigrés juifs, l'Académie française lui ouvrit ses portes en l'élisant le 22 novembre 1962 au fauteuil du duc de la Force, par 14 voix contre 10 à Marcel Brion, au premier tour de scrutin. L'intronisation de cet aventurier hors norme, voyageur, opiomane, joueur invétéré et grand buveur, qui écrit au galop et fait le tour du monde comme d'autres le tour d'une chaise, est un pavé jeté dans la mare académique de la chapelle littéraire française.

Il meurt d'une rupture d'anévrisme le 23 juillet 1979 entouré des siens.

 

Œuvres

 

La Steppe rouge, Gallimard, 1922

L'Équipage, Gallimard, 1923 (nouvelle édition en 1969)

Vent de sable, Hachette, 1923

Au camp des vaincus, ou la Critique du 11 mai, Gallimard, 1924 (avec Georges Suarez)

Rencontre au restaurant, A l'Enseigne de la Porte Etroite, 1925

Les Rois aveugles, Les Editions de France, 1925

Mary de Cork, Gallimard, 1925

Mémoires d'un commissaire du peuple, Champion, 1925

Le triplace, Marcelle Lessage, 1926

Makhno et sa Juive, EOS, 1926

Moisson d'octobre, La Cité des livres, 1926

Les Captifs, Gallimard, 1926, grand prix du roman de l'Académie française

Le thé du Capitaine Sogoub, Au Sans Pareil, 1926

Naki le kourouma1926

Terre d'amour, Les Éditions de France, 1927

Nuits de princes, Les Éditions de France, 1927

La Rage au Ventre, EOS, 1927

La Coupe fêlée. Un drôle de Noël, éditions Lemarget, 1927

En Syrie, Simon Kra, 1927

De la rue de Rome au chemin de Paradis., Les Editions du Cadran, 1927

La Femme de maison ou Mariette au désert, Simon Kra, 1928

Dames de Californie, Emile Hazan, 1928

Belle de jour, Gallimard, 1928, inspira le film de Luis Buñuel en 1967.

Les nuits de Sibérie, Flammarion, 1928

La règle de l'homme, Gallimard, 1928

Nouveaux contes. Le tocsin de pâques - Le typhique - Un tour du diable - Le commissaire de la mort - La loi des montagnes., Editions des Cahiers Libres, 1928

Secrets parisiens, Editions des Cahiers Libres, 1928

Le Coup de grâce, Les Éditions de France, 1931

De la rue de Rome au chemin de Paradis, Editions du Cadran, 1931

Fortune carrée, Les Editions de France, 1932

Bas-fonds, Éditions des Portiques, 1932

Wagon-lit, Gallimard, 1932

Nuits de Montmartre, Les Editions de France, 1932

Les Nuits cruelles, Les Editions de France, 1932

Marchés d'esclaves, Les Éditions de France, 1933

Les Cœurs purs, Gallimard, 1934

Les Enfants de la chance, Gallimard, 1934

Stavisky, l'homme que j'ai connu, Gallimard, 1934

Le repos de l'équipage, Gallimard, 1935

Une balle perdue, Les Éditions de France, 1935

Hollywood, ville mirage, Gallimard, 1936

La Passante du Sans-Souci, Gallimard, 1936, porté à l'écran par Jacques Rouffio en 1982.

La Rose de Java, Gallimard, 1937

Mermoz, Gallimard, 1939

Comment est mort le maréchal Pétain, France Forever, Exécutive office, 1942

L'Armée des ombres, Charlot, 1943, adapté au cinéma par Jean-Pierre Melville en 1969.

Les Maudru, Julliard-Séquana, 1945

Le Bataillon du Ciel, Julliard, 1947

Le Tour du malheur, Gallimard, 1950

La Fontaine Médicis

L'Affaire Bernan

Les Lauriers roses

L'Homme de plâtre

La Rage au ventre, La nouvelle société d'édition, 1950

La Nagaïka. Trois récits, Julliard, 1951

Le Procès des enfants perdus., Julliard, 1951

Au Grand Socco, Gallimard, 1952

Les Amants du Tage, Éditions du Milieu du monde, 1954

La Piste fauve, Gallimard, 1954

La Vallée des rubis, Gallimard, 1955

Témoin parmi les hommes, Del Duca, 1956

Le Temps de l'espérance

Les Jours de l'aventure

L'Heure des châtiments

La Nouvelle Saison

Le Jeu du Roi

Les instants de vérité

Hong Kong et Macao, Gallimard, 1957

Le Lion, Gallimard, 1958

Les Mains du miracle, Gallimard 1960

Inde, péninsule des dieux, Hachette, 1960

Tous n'étaient pas des anges, Plon, 1963

Fortune carrée, Gautier-Languereau, 1964

Pour l'honneur, Plon, 1964

Terre d'amour et de feu. Israël 1925-1961, Plon, 1965

Israël que j'aime, Sun, 1966

Les Cavaliers, Gallimard, 1967

Un mur à Jérusalem Paris, Editions Premières, 1968

Les Rois aveugles, Plon, 1970

Les Fils de l'impossible, Plon, 1970

Partout un ami (1972)

Des hommes, Gallimard, 1972

Le Petit Âne blanc, Gallimard, 1975

Les Temps sauvages, Gallimard, 1975

Jugements derniers, Christian de Bartillat, 1995

Avec les alcooliques anonymes

 

 

 

lundi 05 février 2007, a 04:03
5 Février 1994

  5 Février 1994 : Incendie du Parlement de Bretagne à Rennes.

 

Le Parlement de Bretagne désigne un bâtiment situé à Rennes dans lequel siégeait une cour de justice, sous l'ancien régime.

 

Parlement sous l'ancien régime

 

Comme les autres parlements de France sous l'Ancien Régime, le parlement de Bretagne est une cour de justice, cour souveraine rendant principalement des arrêts sur appel des sentences de juridictions inférieures.

 

Les parlements possédaient également des prérogatives législatives les autorisant à affirmer une certaine autonomie à l'égard du pouvoir royal. Les Bretons étant intéressés à défendre les droits de la province préservés par le traité d'union avec la France, les "libertés bretonnes", l'exercice de ce pouvoir de contestation par le parlement breton tînt une grande place dans la vie de cette institution et par conséquent dans la vie de toute la province.

 

À cette motivation officielle de résistance aux innovations royales, c'est constamment mêlée la défense de ses attributions institutionnelles et comme corporation aristocratique celle des privilèges de la noblesse. De même composition et aux intérêts très voisins, le parlement de Bretagne et les États de Bretagne ont toujours été solidaires que ce soit dans la défense que dans l'attaque.

 

Créé en mars 1553 par un édit d'Henri II, le parlement de Bretagne a été dissous en tant qu'institution par la Révolution Française en février 1790.

Dans un sens restreint, Parlement de Bretagne désigne le palais situé au cœur de la ville de Rennes et où les conseillers du parlement siégèrent à partir de 1655 ; monument entièrement restauré après l'incendie du 5 février 1994, conséquence d'un incident lié aux violentes manifestations de marins-pêcheurs. Dans des locaux adaptés aux exigences du XXIe siècle, la cour d'appel de Rennes a pu reprendre l'activité qu'elle y déployait depuis près de deux siècles ; les autres exercices de la justice se déroulant plutôt dans la cité judiciaire de construction récente.

 

Historique du parlement de Bretagne

 

1485 - le duc François II établit un parlement souverain à Vannes siégeant à l'automne. Il est mué en «Grands jours» par Charles VIII ; après 1532, les appels sont jugés par le parlement de Paris ce qui contribua à retarder le rétablissement d'une cour souveraine dans la province.

 

Mars 1553 - Création du parlement de Bretagne, siégeant alternativement à Rennes (août septembre octobre) et à Nantes en février mars avril

 

2 août 1554 - Première séance à Rennes suivie de la deuxième à Nantes le 4 février 1555

 

Juin 1557 - Fixation à Nantes des deux séances : chaque séance partagée entre la Grand Chambre et la Chambre des Enquêtes. Soixante juges.

 

1561 - Fixation à Rennes des deux séances, (couvent des Cordeliers)

 

Décembre 1575 - Création de la chambre criminelle, la Tournelle

 

Septembre 1580 - Création de la chambre des Requêtes, rendant des sentences elles-mêmes sujettes à appel devant le parlement

 

1591 - Début des prolongations des séances, sans augmentation des gages

 

20 mars 1598 - Amnistie des parlementaires ligueurs de la Cour établie à Nantes en 1589 par le Philippe-Emmanuel de Lorraine, Duc de Mercoeur

 

1599-1600 - Interdiction des magistrats de la séance d'août

 

1578 - Rennes est autorisé à lever des impôts en vue de la construction d'un bâtiment pour le parlement. Ce sera notamment un impôt sur les pots de cidre.

 

Juillet 1600 - Les séances deviennent semestrielles : février à juillet et août à janvier

 

15 septembre 1618 - Pose de la première pierre

 

1631 - Conflit avec Richelieu suite à la restauration du droit d'ancrage.

 

16 janvier 1655 - Prise de possession du bâtiment par le doyen des présidents du parlement

 

22 janvier 1668 - Création de la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne

 

18 septembre 1675 - Louis XIV transfert la cour à Vannes pour punir Rennes d'avoir participé à la révolte du papier timbré .

(La Révolte du papier timbré est une révolte antifiscale française, sous le règne de Louis XIV (d’avril à septembre 1675), et qui prit également un tour antiseigneurial en Basse Bretagne, sous le nom de Révolte des Bonnets rouges. Elle est déclenchée par une hausse des taxes, dont celle sur le papier timbré, nécessaire pour les actes authentiques.

Elle est appelée Révolte des Bonnets rouges pour sa partie bretonne, car certains insurgés portaient des bonnets bleus ou rouges selon la région, et également « révolte des torreben » (« casse-lui la tête[1], parfois traduit par « casse-tête »), un cri de guerre qui sert également de signature dans un des code paysans.

 

1er février 1690 - Première séance suite au retour de la cour à Rennes

 

Février 1704 - Création d'une chambre d'appel des affaires concernant les eaux et forêts ; chambre réunie peu de temps après au "corps des officiers"

 

Mars 1724 - Une seule séance annuelle du 12 novembre au 24 août et création d'une chambre des Vacations pour certaines affaires durant les vacances ; une deuxième chambre des Enquêtes est créée ainsi que pour une courte durée une deuxième chambre des Requêtes

 

15 juillet 1769 - Rétablissement du parlement dans son intégrité après l'affaire du Duc d'Aiguillon (1766)

 

Septembre 1771 - Suppression du parlement en conséquence du coup de majesté suggéré à Louis XV par le chancelier de Maupeou

 

Décembre 1774 - Rappel du parlement suite à l'avènement de Louis XVI

 

1788 - Très forte opposition du parlement aux édits fixant la création de "Grands Baillages" - Le parlement refuse de nommer des députés aux États généraux.

 

1789 - Dernière séance.

 

3 février 1790 - Fin de l'existence légale. Cependant l'annulation, du seul fait de l'Assemblée Nationale, n'a jamais été entérinée par les parlementaires bretons, qui l'ont déclaré, le même jour "de nullité absolue et à perpétuité"(Thèse Toublanc)

 

La compétence judiciaire du parlement de Bretagne

 

Si par sa vocation première, le parlement de Bretagne est essentiellement occupé par les appels des jugements rendus dans son ressort tant en matière civile qu'en matière criminelle , il avait à instruire et à intervenir comme juridiction de première instance dans une large palette de procès et questions particulières qui échappaient pour des motifs divers aux compétences des autres juridictions de la province. Voir Parlement de Paris pour les généralités.

 

Les officiers des amirautés doivent être reçus par la chambre des requêtes (examen de la loi et information de «bonnes vie et mœurs», sentence de réception).

 

La compétence administrative du parlement de Bretagne

 

Le parlement de Bretagne possédait quelques prérogatives administratives telle que la tutelle des paroisses ou la police générale. Les contentieux et doléances dont il était instruit lui permettaient d'être informé des difficultés assez générales pour justifier des arrêts dits de règlement dépassant le cadre strictement judiciaire. De même, les ordonnances et édits royaux pouvaient demander une adaptation plus ou moins immédiate. Une des grandes innovations des lois des 16 et 24 août 1790 sera d'ailleurs la distinction des tribunaux judiciaires et administratifs.

Les paroisses devaient demander son accord avant toute levée de deniers destinée à ses besoins propres (réparations...) : on dénombre ainsi quarante demandes de paroisses bretonnes pour un semestre de 1693.

Les recteurs devaient faire la publicité de ces arrêts, les plus généraux étant parfois appelés arrêts de règlement, ainsi beaucoup des arrêts rendus sur remontrance du procureur général du roi se terminaient-ils par la formule : « lequel sera imprimé, lu, publié, enregistré et affiché à l'issue des grandes messes paroissiales et partout où besoin sera. » sans qu'on sache d'ailleurs qui décidait cette répartition.

 

La construction du palais du parlement

 

Les plans ont été dessinés par l'architecte de la ville, Germain Gaultier et revus par Salomon de Brosse (concepteur des façades).

 

 

 

 

 

 

mardi 30 janvier 2007, a 03:16
30 Janvier 680

  Bathilde d'Ascagnie

 

Sainte Bathilde, ou Batilde, Bathylle, ou encore Beaudour, née vers 626 et morte le 30 janvier 680, à Chelles, est une reine des Francs et épouse de Clovis II.

Reine des Francs

Elle était la fille de Sisoigne, prince d'Ascagnie, et avait été réduite en esclavage par un roi anglo-saxon. En 642, Erchinoald, maire du palais, l'achète à York et l'amène dans le royaume franc. Il aurait souhaité l'épouser, mais celle-ci ne le veut pas et en informe Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne (né en 632, et donc son cadet de six ans), qui l'épouse en 649. Elle n’accepte ce mariage qu’une fois l’accord de son père obtenu.

Plus âgée que son époux, elle l'aurait grandement influencé pour qu'il mène le royaume d'une main ferme, ce qui l'a amené à sanctionner durement ses deux plus jeunes fils qui s'étaient rebellés contre lui. Selon la légende, dite des « énervés de Jumièges » (contée par Pierre de Ronsard), ils furent abandonnés dans une barque sur la Seine, et recueillis à l'abbaye de Jumièges. Clovis et Bathilde auraient été présents lors de leur entrée dans les ordres.

Elle lui donna entre autres enfants Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, Childéric II, roi d'Austrasie, et Thierry III qui succède à Clotaire III.

Régence

À la mort de son mari, en 657, elle exerce la régence au profit du seul Clotaire, pour éviter de démembrer le royaume. Mais elle doit affronter le maire du palais Ébroïn et la fronde des grands d'Austrasie qui veulent leur propre souverain. Elle accepte de laisser Childéric monter sur le trône d'Austrasie.

Bathilde veille au suivi des règles dans le clergé, favorise l’Eglise en relevant des monastères et en fondant de nouveaux, évite les conflits, veille à l’application de la justice, et envoie des missionnaires en Allemagne.

La tradition lui attribue l’interdiction des marchés d’esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l’esclavage dans les royaumes francs : s’il semble certain que la fin des ventes d’esclaves remonte au VIIe siècle pour les Francs, il n’est pas certain qu’elles aient pris fin de son vivant. On lui attribue aussi l’abolition de l’impôt personnel, la capitation.

Elle fonde divers couvents :

l’abbaye de Corbie

Moniale

Finalement, en 664, elle est contrainte à se retirer dans le monastère de Chelles, l'une des ses fondations, avec le monastère de Corbie. Elle dota également d'autres monastères : Jumièges, Saint-Wandrille, etc. Elle meurt, à Chelles, le 30 janvier 680.

Elle est canonisée par le pape Nicolas Ier au IXe siècle, et selon Mgr Paul Guérin « [...] Elle s'éteignit... dans le service de Dieu, le 30 janvier de l'an 680. La petite ville de Chelles a le bonheur de posséder encore les reliques de Sainte Bathilde. »

 

 

 

 

 

 

 

mardi 31 octobre 2006, a 06:11
Halloween

  Bonjour,

Pour tout connaître sur Halloween, cliquez sur ce lien:

                    HALLOWEEN

Bonne lecture, bonne journée

lundi 30 octobre 2006, a 06:08
L' Etoile d'Argent

  Bonjour,

Aujourd’hui je vous convie à découvrir  une célèbre plante de montagne :

 

 Leontopodium alpinum (pied –de-lion) ou si vous préférez  L’Edelweiss

 Originaire d’Asie, région où on dénombre une trentaine d’espèces (contre 2 seulement en Europe)

L’Edelweiss s’est répandu en Europe au cours des périodes glaciaires et popularisé au XIXe siècle.

 

Son nom provient de l’allemand  (Edel), noble et (Weiss) blanc, on le désigne aussi par (Reine des glaciers ou Etoile d’argent).

 

On retrouve l’edelweiss aujourd’hui au sommet de montagnes telles que les Alpes, les Pyrénées ou dans les Carpates entre 2000 et 3000 m.

 

Si par hasard vous trouvez un Edelweiss sur votre chemin, sans le cueillir, (plante protégée) vous êtes assuré de plusieurs semaines de chance.

mardi 19 septembre 2006, a 04:11
Loisirs

Bonjour,

Je vous invite à vous rendre sur la page LOISIRS de ce site.

Cliquez ici : LOISIRS

Merci et bonne journée 

mercredi 13 septembre 2006, a 03:13
Bonjour

Venez découvrir ce site, et qui sait:

            SITES

Cliquez sur le lien ci -dessus, merci et bonne journée 

lundi 04 septembre 2006, a 06:24
Rencontres

Bonjour,

 

Si vous désirez rencontrer l'âme soeur , je vous convie à découvrir ce site, cliquez sur le lien suivant.

          RENCONTRES

Merci et bonne journée 

samedi 02 septembre 2006, a 05:52
Petites Annonces Gratuites

Bonjour,

Consultez ou déposer des annonces gratuitement en cliquant sur ce lien:

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