| samedi 01 mars 2008, a 09:47 |
| Faux en Art |
Faux (art)
Un faux en art est une copie frauduleuse d'une œuvre d'art originale ou une œuvre originale dont on essaie d'attribuer la paternité à un artiste qui n'en est pas l'auteur et qui est généralement plus célèbre.
Histoire
Les faux en art existent depuis au moins 2 000 ans. Dans l'Antiquité, les Romains produisaient déjà des copies des statues grecques, même s'il n'est pas attesté qu'il y avait tromperie sur l'origine.
Pendant la Renaissance, de nombreux peintres engageaient dans leur atelier des apprentis qui se formaient en copiant leurs œuvres et leur technique ou en finissant certains de leurs tableaux. Pour se rémunérer, le maître vendait les tableaux, sans qu'ils soient forcément des faux. Cependant certaines œuvres ont été a posteriori attribuées par erreur au maître et non à son école.
La diffusion de la richesse qui suivit la Renaissance entraîna un attrait plus grand pour les œuvres d'art et les objets antiques. Cet attrait s'étendit aux œuvres contemporaines et, de plus en plus, la valeur de ces œuvres fut attachée à la signature de celui qui les avait produites. Pour les identifier, les peintres commencèrent à marquer leurs œuvres, d'abord de signes puis de signatures. Avec la demande plus forte, les premiers faux commencèrent à apparaître.
Pendant le XVIe siècle certains suiveurs d'Albrecht Dürer ajoutèrent sa signature à leurs œuvres pour en augmenter la valeur, provoquant la colère de Dürer : il ajouta à une gravure de la Vierge une mention « que soient maudits les pilleurs et les imitateurs du travail et du talent des autres ». Même Michel-Ange fit un faux d'un cupidon en marbre pour son mécène Laurent de Médicis.
En 1799, Wolfgang Küffner put emprunter un autoportrait d'Albrecht Dürer qui décorait l'hôtel de ville de Nuremberg depuis le XVIe siècle. En lieu et place de l'original, il restitua une copie, supercherie qui ne fut découverte que six ans plus tard, en 1805, quand le tableau fut vendu et expertisé.
Les faux se multiplièrent au XXe siècle, en particulier sur les œuvres d'artistes contemporains comme Salvador Dalí, Pablo Picasso, Paul Klee ou Matisse.
Une liste des principaux faussaires
Yves Chaudron :
est un faussaire français qui effectua des copies de la Joconde à l'occasion de son vol en 1911.
Alceo Dossena :
est un sculpteur italien. Sa renommée vient de sa capacité à imiter les plus belles oeuvres de l'art antique et de la Renaissance. Il ne vendit pas volontairement ses oeuvres comme des réalisations de maîtres. Nombre de collectionneurs, de musées, abusés par des revendeurs, achetèrent ses réalisations
Guy Hain :
est un marchand d'art et un faussaire français qui écoula de très nombreux faux bronzes, notamment des Rodin, des Carpeaux et des Maillol. Condamné une première fois en 1997, il est encore condamné dans une autre affaire par la cour d'appel de Besançon en 2001 à quatre ans de prison ferme et deux millions de francs français d'amende, auxquels il faut ajouter les dédommagements aux parties civiles. La procédure à son encontre a débuté lorsque le musée Rodin a déposé plainte.
Guy Hain affirmait pour sa défense qu'il avait le droit de reproduire des oeuvres tombées dans le domaine public en 1982. La question que le tribunal devait trancher était de savoir si les bronzes de Guy Hain étaient des faux ou non
Fernand Legros :
né le 26 janvier 1931 et décédé en 1983 à Chasseneuil-sur-Bonnieure, était un marchand d'art français, qui fut condamné pour vente de faux tableaux dans les années 1970. Après une jeunesse passé en Égypte, il s'installe en France et acquiert par mariage la nationalité américaine, bien que ne cachant pas par ailleurs son homosexualité.
D'abord danseur de ballet, il fréquente ensuite l'école du Louvre. Il fait dans les années 1950 la connaissance du peintre hongrois Elmyr de Hory, dont il devient l'agent malgré son peu de connaissances en matière de peinture. Elmyr de Hory, imitateur de grand talent, s'était déjà fait une spécialité d'imiter les oeuvres de peintres célèbres et avait vendu entre autres des reproductions de Picasso. En compagnie de son amant Réal Lessard, Legros vendit des tableaux d'Elmyr de Hory dans le monde entier en les faisant passer pour des oeuvres authentiques de grands maîtres. Les collectionneurs floués par Legros se trouvaient notamment aux États-Unis et en Amérique du Sud. Elmyr de Hory avoua par la suite avoir réalisé 80 faux.
A partir de 1964, Legros fut l'objet d'une enquête et attira l'attention des médias. Original et flamboyant, d'une amoralité revendiquée, il devint un personnage médiatique, sa célébrité étant entretenue par la longueur de la procédure dont il faisait l'objet. Il fit l'objet d'une biographie romancée écrite par Roger Peyrefitte. Il fut finalement condamné en 1979 à deux ans de prison ferme et ressortit libre du tribunal, ayant déjà passé un temps équivalent sous les verrous en détention préventive. Il mourut d'un cancer de la gorge.
Han van Meegeren :
de son vrai nom Henricus Antonius van Meegeren, était un peintre néerlandais, un restaurateur d'œuvres d'art et un faussaire. On considère qu'il est un des faussaires en art les plus adroits du 20ème siècle, puisque les acheteurs qu'il a réussi à duper lui ont donné entre 25 et 30 millions de dollars. Sa vie est liée à celle du grand peintre néerlandais Johannes Vermeer, mort en 1675, peintre qui n'avait pas été particulièrement renommé jusqu'au début du vingtième siècle et dont seulement 35 environ de ses œuvres nous sont parvenues.
Son professeur, Bartus Korteling, ayant suscité très tôt chez lui le désir d'être peintre, van Meegeren s'enthousiasma pour les merveilleuses couleurs qu'utilisaient les peintres pendant l'Âge d'or des Pays-Bas.
Malheureusement, son père ne partageait pas la passion pour l'art de son fils et l'envoya étudier l'architecture à la Hogeschool de Delft pour se préparer au métier. Han se lassa bien vite de cette étude imposée et commença avec un certain succès une carrière de peintre, en pratiquant au début l'art moderne. Il en fut vite ennuyé et se sentit attiré par les couleurs et les perspectives décadentes de certaines peintures de l'Âge d'or des Pays-Bas. À ce moment-là, cependant, c'étaient les peintres de l'École de la Haye, à laquelle Vincent van Gogh avait été associé au début de sa carrière, que l'on plaçait le plus haut et qui étaient les plus demandés aux Pays-Bas. Les critiques d'art dénigrèrent le travail de van Meegeren comme une imitation qui sentait la fatigue, si bien que les galeries et les musées n'achetèrent plus ses peintures.
Van Meegeren ne resta pas sans se défendre devant ces attaques et il étrilla les critiques d'art dans un article agressif publié par son magazine De Kemphaan. Et comme les critiques d'art bien-pensants l'avaient attaqué et avaient brisé sa carrière, il décida de fabriquer des faux imitant des tableaux d'artistes bien connus. Il se mit à copier leurs styles et leurs couleurs avec une telle perfection que les méthodes d'authentification de l'époque ne permettaient pas de déceler la fraude. Après avoir passé six ans à mettre au point ses techniques, il finit par produire des imitation parfaites de peintures de Frans Hals, Piéter de Hooch, Gérard ter Borch et Johannes Vermeer, au point que même les meilleurs critiques d'art et les meilleurs experts de ce temps les considéraient comme des peintures authentiques et quelquefois géniales. Dans cette activité particulière, il s'attacha principalement à la création de faux Vermeer. Sa toile « Les Disciples d'Emmaüs » trompa dans les années 1930 et 1940 les meilleurs experts.
C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que van Meegeren connut l'apogée de sa carrière : ses peintures furent accrochées dans les musées et ses chef-d'œuvres furent célébrés dans le monde entier. La vente de ses faux fut facilitée par l'occupation allemande aux Pays-Bas. De riches Néerlandais, voulant empêcher que les œuvres d'art de leur pays tombassent aux mains d'Adolf Hitler et du Parti Nazi, se ruaient avidement sur les imitations. Un faux « Vermeer », œuvre de Han van Meegeren, « Le Christ et la parabole de la femme adultère », ne s'en retrouva pas moins en possession d'Hermann Goering.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Forces Alliées découvrirent ce « Vermeer » et son véritable auteur fut arrêté pour avoir collaboré avec les Allemands, car on croyait réellement qu'il avait vendu aux Nazis un trésor culturel de son pays. Comme un tel crime était passible de la peine capitale, van Meegeren préféra avouer la falsification et il entreprit de se disculper en peignant un autre « Vermeer » dans sa cellule en présence de six témoins.
À la suite d'une enquête détaillée, menée par des experts internationaux, il fut confirmé que la peinture de Goering ne pouvait pas dater de l'Âge d'or néerlandais et qu'elle était en réalité un faux. Han van Meegeren ne fut plus voué aux gémonies comme collaborateur, mais célébré par le public néerlandais comme un escroc subtil, dont les faux avaient réussi à duper à la fois les experts et le très détesté Hermann Goering.
La cour régionale de justice d'Amsterdam n'en condamna pas moins Han van Meegeren pour faux et tromperie, mais se contenta de la peine minimale, un an de prison. Van Meegeren ne le fit d'ailleurs jamais puisque le 26 novembre 1947, dernier jour pour faire appel de la décision de justice, van Meegeren fut victime d'une crise cardiaque et envoyé à la Valeriuskliniek, un hôpital d'Amsterdam, où il mourut le 30 décembre 1947.
Émile Schuffenecker :
est un peintre français. Il est parfois soupçonné d'avoir réalisé des faux, dont des faux Vincent Van Gogh (Le jardin à Auvers et Le jardin de Daubigny).
Ce fut notamment un ami de Paul Gauguin dont un tableau a pour titre L'atelier de Schuffenecker ou la famille Schuffenecker. Il donna une lettre de recommandation à Émile Bernard pour l'introduire auprès de Gauguin. La rencontre se passa en juillet 1886 et marqua les débuts de l'école de Pont-Aven.
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| dimanche 09 décembre 2007, a 12:30 |
| 15 décembre 2001 : La Tour de Pise rouvre enfin au public après onze ans de travaux |
Tour de Pise
La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa en italien) est un des symboles du centre de l'Italie.
La tour, emblème de la ville toscane de Pise, est un campanile(Un campanile est un clocher de forme carrée ou ronde, généralement percé d'arcades sur plusieurs niveaux. Le terme s'emploie en particulier pour les clochers italiens de la Renaissance) de style roman destiné à recevoir les cloches de la cathédrale dont la construction débuta en 1064.
Caractéristiques
Située sur la Place des miracles (Piazza dei Miracoli) au centre de Pise, elle est haute de 54,5 mètres, d'un diamètre externe de 15,5 mètres à la base, et lourde de 14 453 tonnes.
Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres, est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre blanc de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d'animaux et autres grotesques de style roman.
La tour est actuellement inclinée d'un angle de 5,5° vers le sud, ce qui fait que le dernier étage (n°8, celui des cloches) dépasse l'aplomb des fondations de 4,5 mètres. Cette tour mesurait 4.2 mètres de largeur
Légende
La légende dit que, du haut de cette tour, Galilée mesura, vers la fin du XVIe siècle, le temps de chute de divers corps et put établir que la vitesse de leur chute était la même pour tous, et non pas proportionnelle à leur poids comme le supposait Aristote auparavant.
Histoire
La construction de l'édifice commença le 9 août 1173 et s'étala sur deux siècles. Dès la fin de l'ajout du troisième étage vers 1178 la tour avait commencé à pencher et la construction fut interrompue pendant 90 ans. À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l'inclinaison. La construction s'interrompit alors à nouveau de 1301 à 1350 et ce n'est qu'en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé. En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s'étaient enfoncées sous terre.
Des mesures de l'écartement du sommet avec la verticale montrent l'inclinaison progressive :
1350 : 1,4 m soit 1,47 °
1817 : 3,8 m soit 4 °
2006 : 4.5 m soit 5.4 °
Construite sur une plaine alluviale, elle a commencé à s'incliner très vite, soit en raison d'un défaut de fondation, soit à la suite d'un affaissement de terrain dû à une roche : la marne.
Le 7 janvier 1990, la tour fut fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par 18 millions de personnes au cours des 60 années précédentes.
Après expertises, les travaux furent commencés. En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s'avère faire pencher la tour encore plus. En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d'argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur. Ces travaux à hauteur de quelque 30 M ont permis de rapprocher le sommet avec la verticale de 43 cm et de stabiliser ainsi l'édifice pour au moins une centaine d'années.
Les visites ont pu reprendre le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n'écourte la vie de cette construction assez fragile. Cependant, d'autres affirment que le campanile restera encore au moins 300 ans debout.
Visite
La visite se fait par groupes d'une trentaine de personnes. Elle dure 30 minutes, sans pause, et les guides rappellent qu'une forme physique suffisante est nécessaire pour gravir presque 300 marches dont l'inclinaison varie et que les personnes sujettes au vertige devraient s'abstenir. L'accès au dernier étage est assez étroit et peut être problématique pour les personnes de forte corpulence. L'accès est interdit aux moins de 8 ans ; les enfants entre 8 et 12 ans doivent être tenus par la main durant toute la visite et les mineurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés d'un adulte responsable. Tous les sacs doivent être laissés en bas, mais les appareils photos et caméras sont autorisés. En 2007, l'accès était de 15 € par personne pour une visite de 15 minutes.
Citations sur la tour de Pise
« Quand la tour de Pise penche vers la droite, c'est qu'il va pleuvoir. Quand elle penche vers la gauche, c'est que vous arrivez par l'autre bout de la rue. » François Cavanna
Site officiel de la tour de Pise :http://torre.duomo.pisa.it/
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| jeudi 06 septembre 2007, a 19:21 |
| 7 Septembre 1191 : Victoire de Richard Cœur de Lion à Arsouf contre Saladin |
7 Septembre 1191 : Victoire de Richard Cœur de Lion à Arsouf contre Saladin
Richard Ier d'Angleterre :
Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion (8 septembre 1157, palais de Beaumont, Oxford – 6 avril 1199, Châlus, Haute-Vienne). De 1189 à 1199, il fut roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte du Maine et comte d'Anjou.
Fils d'Henri II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé en France à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin. Il devient comte de Poitiers et duc d’Aquitaine à onze ans. Après la mort de son frère aîné, il devient héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, de la Normandie et du Maine.
Pendant son règne qui dure une dizaine d'années, il ne séjourne seulement que quelques mois dans le royaume d'Angleterre. Il utilise toutes ses ressources pour partir à la troisième croisade, puis pour défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était pourtant auparavant allié contre son propre père. Ces territoires, pour lesquels il a prêté allégeance au roi Philippe, constituent la plus grande partie de son héritage Plantagenêt.
Avant de devenir roi d’Angleterre, Richard est avant tout un prince du continent, essentiellement désireux d’entrer dans la légende par de hauts faits d’armes.
Les Anglais l'appellent : Richard Ier, les Français: Richard Cœur de Lion, ou Òc e Non (pour sa capacité à changer rapidement d’humeur, òc signifiant « oui » en occitan limousin, sa langue natale) et les Sarrasins : Melek-Ric ou Malek al-Inkitar (roi d'Angleterre). En arabe, son nom est utilisé pour effrayer les enfants : « Le roi Richard viendra te chercher si tu ne fais pas attention ! ». En son temps, il est considéré comme un héros, et est souvent décrit comme tel dans la littérature. C'est aussi un poète et un écrivain célèbre à son époque, notamment pour ses compositions en langue limousine.
Il est le père d'un enfant naturel : Philippe de Cognac.
Enfance
Troisième fils d'Henri II d’Angleterre (l'aîné, appelé Guillaume, né en 1153, est mort à l'âge de trois ans), Richard n'est pas destiné à lui succéder. Il est cependant le fils préféré de sa mère et, lorsque ses parents se séparent, il devient son héritier à la couronne d'Aquitaine en 1168, puis au titre de comte de Poitiers.
Révolte contre Henri II
Comme les autres enfants légitimes d'Henri II, il montre peu de respect pour son père et manque de clairvoyance à long terme ainsi que du sens des responsabilités.
En 1170, son frère Henri le jeune roi est couronné roi d'Angleterre, avant la mort de son père. Il est ainsi dénommé pour le différencier de son père, puisqu’il ne règne pas encore.
En 1173, Richard rejoint ses frères Geoffroy II de Bretagne et Henri le Jeune dans leur révolte contre leur père. Déjà dotés de fiefs par leur père, ils espèrent le remplacer effectivement au pouvoir, poussés en cela par leur mère.
Henri II envahit l'Aquitaine deux fois, et à dix-sept ans, Richard est le dernier de ses fils à lui tenir tête. Finalement, il refuse un combat face-à-face, et lui demande humblement son pardon. En 1174, Richard renouvelle ses vœux de soumission à son père.
Après son échec, Richard s’occupe à mater les nobles mécontents d'Aquitaine, spécialement en Gascogne. Richard fonde Marmande en 1182 s'y installe et construit de nombreux châteaux forts dans les environs (Soumensac). Il se fait une affreuse réputation de cruauté, avec de nombreuses accusations de viols et de meurtres. Les rebelles espèrent détrôner Richard et appellent ses frères a l'aide. Henri II a peur que cette guerre entre ses trois fils ne conduise à la destruction de son royaume, et il lance son armée à son aide. Le 11 juin 1183, Henri le jeune roi meurt, et Richard est toujours sur son trône.
Richard a une raison majeure de s'opposer à son père : Henri II a pris comme maîtresse la princesse Alix, fille du roi Louis VII, alors qu'elle est promise à Richard. Cela rend aux yeux de l'Église le mariage avec Richard techniquement impossible. Mais Henri, voulant éviter un incident diplomatique, ne confesse pas son erreur de conduite. Quant à Richard, il ne renonce au mariage qu'en 1191.
L'amitié entre Philippe Auguste et Richard assimile celle-ci à une relation homosexuelle. L'historien Jean Verdon souligne qu'à défaut de pouvoir affirmer qu'il fut homosexuel, il est possible de conclure qu'il fut bisexuel. Selon Jean Flori, il était un « paillard polyvalent », car, attiré par les garçons, il aimait aussi le beau sexe
Couronnement, nouvelle révolte
La mort de son frère Henri laisse Geoffroy comme le fils le plus âgé et l'héritier naturel, en cas de mort du vieux roi. Cependant, les intentions du Roi Henri ne sont pas claires. Quand Geoffroy meurt aussi, Richard reste la seule option réaliste, Arthur, le fils de Geoffroy et l'héritier naturel, étant trop jeune pour lui résister. Richard est alors considéré, quoique pas officiellement proclamé, héritier des trônes d'Angleterre, Normandie et Anjou.
En 1188, Henri II projette de faire de Jean sans Terre — le futur roi Jean d'Angleterre — l'héritier de la couronne d'Aquitaine. Pour s'y opposer, Richard s'allie avec Philippe II Auguste, en échange de sa reconnaissance de vassalité pour la Normandie et l'Anjou, et lui rend hommage en novembre 1188.
En 1189, se joignant à l'expédition de Philippe contre son père, Richard s'empare du trône d'Angleterre. Avec l'accord de Jean, Henri accepte de faire de Richard son héritier. Le 6 juin 1189, Henri II meurt à Chinon, et Richard lui succède comme roi d'Angleterre, duc de Normandie et comte d'Anjou. Il est couronné duc le 20 juillet, et roi à Westminster le 3 septembre 1189.
En raison d'un incident au cours des célébrations de son couronnement, s'ensuivent des persécutions religieuses et politiques des Juifs dans le pays.
Préparatifs des croisades
Richard se préoccupe apparemment très peu du sort de l'Angleterre. Il semble vouloir s'engager dans de multiples aventures, et être célébré par les troubadours. Il est désireux d'immortaliser son nom, et de gagner sa place au Ciel. Il a manifestement des aspirations spirituelles intenses, et afin de mériter de prendre la croix, il jure de renoncer à ses mauvaises conduites passées.
Richard est très absent de son royaume d'Angleterre, préférant se consacrer à ses possessions françaises et aux croisades en Terre sainte. Il a grandi sur le continent, et n'a même jamais cherché à apprendre la langue anglaise. Peu après son accession au trône, il décide de se joindre à la Troisième croisade , inspiré par la perte de Jérusalem, prise par Saladin. Mais, craignant que le roi de France, Philippe Auguste, n'usurpe ses territoires en son absence, il le persuade de se joindre à lui. Les deux rois prennent la croix le même jour.
Richard est accusé de faire peu pour l'Angleterre, se contentant d'épuiser les ressources du royaume en empruntant à des Juifs pour financer ses expéditions en Terre sainte. Il relève également les taxes, et dépense la majeure partie du trésor de son père. Il rassemble et emprunte autant d'argent qu'il le peut, libérant par exemple le roi d'Écosse de son hommage en échange de 10 000 marcs, et vendant nombre de charges officielles et autres droits sur des terres.
En 1190, il part finalement pour la troisième croisade avec Philippe Auguste depuis le port de Marseille, laissant Hugues, évêque de Durham et Guillaume de Mancheville comme régents. Guillaume de Mancheville meurt rapidement et est remplacé par Guillaume Longchamp. Son frère Jean, mécontent de cette décision, se met à manigancer contre Guillaume.
Par ailleurs, c’est grâce aux réformes importantes de son père en matière de législation et de justice qu’il lui est possible de quitter l’Angleterre pendant toute cette période.
Sicile
En septembre 1190, Richard et Philippe arrivent en Sicile. En 1189, le roi Guillaume II de Sicile a disparu. Son héritière, sa tante Constance, future reine Constance Ire de Sicile, est mariée à l'empereur Henri VI. Mais immédiatement après la mort de Guillaume, son cousin Tancrède de Lecce se rebelle, prend le contrôle de l'île, et début 1190, est couronné roi de Sicile. Il est préféré par le peuple, et par le pape, mais il est en conflit avec les nobles de l'île. L'arrivée de Richard accentue les difficultés. Tancrède a emprisonné la veuve de Guillaume, la reine Jeanne, la sœur de Richard, et ne lui donne pas l'argent dont elle a hérité selon la volonté du défunt. Richard réclame la libération de sa sœur, et que lui soit remis son héritage. Pendant ce temps, la présence de deux armées étrangères cause des troubles parmi la population. En octobre, la population de Messine se révolte, demandant que les étrangers quittent l'île. Richard attaque Messine et la prend le 4 octobre 1190. Après l'avoir pillée et brûlée, Richard y établit son camp. Il y reste jusqu'en mars 1191, quand Tancrède accepte finalement de signer un traité. Celui-ci est signé, toujours en mars, par Richard, Philippe et Tancrède. En voici les termes :
Jeanne doit être libérée, recevoir sa part d'héritage ainsi que la dot que son père avait donnée à feu Guillaume,
Richard et Philippe reconnaissent Tancrède comme légalement roi de Sicile et souhaitent conserver la paix entre leurs royaumes,
Richard proclame officiellement son neveu Arthur de Bretagne, le fils de Geoffrey, comme son héritier, et Tancrède promet de marier dans le futur une de ses filles à Arthur, quand il sera majeur (Arthur a alors quatre ans).
Ayant signé le traité, Richard et Philippe reprennent la mer. Le traité ébranle les relations entre l'Angleterre et le Saint Empire romain germanique, et cause la révolte de Jean sans Terre, qui espère être proclamé héritier à la place de son neveu. Bien que sa révolte échoue, Jean continue dès lors de comploter contre son frère.
Durant avril, Richard stoppe sur l'île byzantine de Rhodes pour éviter une tempête. Il la quitte en mai, mais une nouvelle tempête amène sa flotte à Chypre.
Chypre
Le 6 mai 1191, la flotte de Richard arrive dans le port de Lemesos (maintenant Limassol), et Richard s'empare de la ville. Lorsque le despote de l'île, Isaac Doukas Comnène arrive pour stopper les croisés, il découvre qu'il est trop tard, et se retire à Kolossi. Richard fait appeler Isaac pour négocier, mais celui-ci rompt son serment d'hospitalité et réclame le départ de Richard. Celui-ci se lance alors avec sa cavalerie contre l'armée d’Isaac à Tremetusia. Les quelques catholiques romains de l'île se joignent à Richard, ainsi que les nobles de l'île, en révolte contre les sept années subies sous le joug tyrannique d'Isaac.
Bien qu'Isaac se défende bravement, l'armée de Richard est plus importante et mieux équipée, ce qui lui assure la victoire. Isaac continue la résistance à partir des châteaux de Pentadactylos, mais après le siège de son château de Kantaras, il se rend finalement, et Richard devient le nouveau maître de Chypre.
Il pille l'île, et massacre ceux qui tentent de lui résister. Pendant ce temps, la promise de Richard, Bérengère de Navarre, première-née du roi Sanche VI de Navarre, l'a enfin rejoint sur sa route vers la Terre sainte. Leur mariage est célébré à Limassol, le 12 mai 1191. La sœur de Richard, Jeanne, l'a suivi de Sicile, et assiste à la cérémonie.
Le mariage ne produit pas d'héritier, et les opinions divergent sur l'entente entre les époux. La malheureuse Bérengère a autant de mal que son mari pour son voyage de retour, et ne revoit l'Angleterre qu'après la mort de Richard.
Croisade
Richard, avec presque toute son armée, quitte Chypre pour la Terre sainte au début de juin. En son absence, Chypre doit être gouvernée par Richard Kamvill. Richard arrive à Acre en juin 1191, à temps pour mettre fin au siège de la ville par Saladin. Déserté par Philippe et se retrouvant avec le duc Léopold V d'Autriche, il se retrouve soudainement sans alliés.
Les tactiques de Richard assurent son succès au siège d'Acre et à la marche vers le sud qui s'ensuit. Les hommes de Saladin se révèlent incapables de harasser l'armée des Croisés. Cependant, la désertion du roi français est un coup majeur, duquel ils ne peuvent pas se relever. Réalisant qu'il n'a aucune chance de conserver Jérusalem s'il prend la cité, Richard sonne la retraite. Bien que se trouvant à seulement quelques kilomètres de la ville sainte, il refuse d'y poser les yeux, car Dieu, dit-il, a décidé qu'il ne serait pas celui qui la conquerrait.
Il réalise que son retour ne peut plus être retardé : Philippe et Jean utilisent son absence pour agrandir leur pouvoir.
Il décide de laisser Conrad de Montferrat comme roi de Jérusalem et Chypre entre les mains de son protégé, Guy de Lusignan. Mais il reçoit un nouveau coup avec l’assassinat de Conrad avant son couronnement, et il est remplacé par le neveu de Richard, Henri II de Champagne.
Capture et retour
Suite aux manœuvres de Philippe, le duc Léopold V d'Autriche capture Richard sur son chemin de retour, près de Vienne, à l’automne 1192. Richard l’a en effet publiquement insulté durant la croisade. Emprisonné à Dürnstein, il est ensuite livré à l’empereur Henri VI qui réclame une rançon de 150 000 marcs d'argent pour sa libération. Bien que les conditions de sa captivité ne soient pas strictes, il est frustré par l’impossibilité de voyager librement. De cet emprisonnement est tirée la légende de Blondel.
L’empereur le libère en février 1194 contre un premier versement de 100 000 marcs d'argent, prélevés sur le trésor anglais, ce qui laisse le royaume exsangue pendant plusieurs années. L’empereur lui extorque également un serment d’allégeance de la couronne d’Angleterre à l’Empire. Il retourne alors en Angleterre.
Durant son absence, son frère Jean est près de conquérir le trône. Mais Richard lui pardonne, et en fait même son héritier, alors qu'en grandissant Arthur lui déplaît.
Une fois de plus il se repent de ses péchés, à l’occasion d’un second couronnement, puis repart en Normandie combattre Philippe, qui poursuit la stratégie française d'affaiblir l'empire angevin. Après son départ en mai 1194, il ne retourne pas en Angleterre.
Durant plusieurs années de guerre, il parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie. Il fait construire à cet effet une série de châteaux dont le célèbre Château-Gaillard près des Andelys, sur la rive droite de la Seine, mais aussi la forteresse d'Arques-la-Bataille, ainsi que les châteaux de Radepont dans la vallée de l'Andelle ; Montfort-sur-Risle dans la vallée de la Risle ; Orival sur la Roche Fouet surplombant la Seine en amont de Rouen au-dessus d'Elbeuf et fait améliorer le château de Moulineaux surplombant la Seine en aval de Rouen. Cependant, le pape lui impose une trêve qui profite à Philippe Auguste.
Richard meurt le 6 avril 1199 des conséquences d'un carreau reçu durant le siège de Châlus en France, château de son vassal. Il est enterré près de ses parents en l’abbaye de Fontevraud (située non loin de Saumur), mais ses entrailles sont enterrées à Châlus, où elles sont toujours conservées. Son cœur repose dans la cathédrale de Rouen, capitale de la Normandie. Il aurait convoqué Pierre Basile, l'arbalétrier qui lui avait décoché le trait fatal, et aurait été tellement impressionné par le refus de l’homme de se soumettre, qu'il lui aurait pardonné, d'autant plus facilement qu'il pensait sa blessure sans gravité. Richard mourra néanmoins de la gangrène provoquée par la blessure et Basile sera écorché vif et mis à mort à la suite du décès de Richard.
Richard a de nombreuses qualités admirables, ainsi que beaucoup d’autres, moins brillantes. C'est un génie militaire, astucieux en politique de plusieurs façons, bien qu’incroyablement écervelé dans d’autres. Il est par ailleurs désireux de ne pas prêter le flanc à l’opinion publique. Il est à la fois capable de grande humilité et d’arrogance.
Il est très respecté par son plus grand rival militaire, Saladin, ainsi que par l’empereur Henri, mais il est également haï par nombre de ses anciens amis, spécialement le roi Philippe.
Il se soucie peu de sa propre sécurité : la blessure qui a raison de lui n’aurait pas eu lieu s’il avait été correctement protégé par une armure ; par la suite, son infection aurait pu être évitée. Un incident très similaire s’était déjà produit dix ans auparavant, lorsque, combattant contre son père, il avait rencontré, désarmé, Guillaume le Maréchal, et avait dû le supplier pour avoir la vie sauve.
L’existence de Richard est une série de contradictions. Bien qu’ayant négligé sa femme et que les prêtres devaient lui rappeler de lui être fidèle, il est affecté par la nouvelle de sa mort.
Jean succède à Richard sur le trône d’Angleterre. Cependant les territoires français le rejettent, au début, lui préférant leur neveu Arthur de Bretagne, fils de leur frère Geoffroy, dont les droits sont techniquement meilleurs que les siens.
La légende de Robin des bois se situe traditionnellement durant le règne de Richard Ier. Cependant, la seule certitude sur Robin Hood est qu’il vécut au XIIe ou XIIIe siècle. C'est bien plus tard qu’on établit un lien entre les deux hommes, uniquement en affirmant que le but poursuivi par Robin est de restaurer Richard sur le trône alors que le prince Jean l’a usurpé.
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| vendredi 31 août 2007, a 18:30 |
| 1 Septembre 1257 : Ouverture du Collège de Robert de Sorbon à Paris, future Sorbonne. |
La Sorbonne
La Sorbonne est un bâtiment du quartier latin de Paris. Il tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège dédié à la théologie du temps de l'ancienne Université de Paris. Le terme Sorbonne est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner l'ancienne Université de Paris (avant 1793), les facultés de Paris y siégeant au XIXe siècle, et la nouvelle Université de Paris de 1896 à 1971.
En 1970, l'Université de Paris a été scindée en treize universités dont plusieurs se partagent désormais le nom de Sorbonne et disposent de locaux dans le site historique de la rue des Écoles, dans le Ve arrondissement de Paris.
Appellation
Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :
Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.
Paris III (Sorbonne Nouvelle)
Paris IV (Paris-Sorbonne)
Paris V (Paris Descartes)
Ces quatre universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le rectorat de l'académie de Paris, l'École des chartes et l'École pratique des hautes études.
Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec :
le collège de Sorbon (Ardennes).
l'École supérieure Robert de Sorbon, dont le siège social est situé à La Trimouille (Vienne) et qui ne semble pas disposer de locaux pédagogiques ni dispenser de cours.
Cet « établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré» s'appuie sur le principe de la validation des acquis de l'expérience (VAE) et sur l'évaluation des diplômes étrangers pour délivrer des diplômes.
Elle n'entretient aucun lien historique ou administratif avec la Sorbonne et semble même jouer sur une certaine confusion.
l'université francophone Robert de Sorbon, entité nord-américaine relevant de la législation de l'État du Maine et installée en Floride n'a pas de lien avec l'enseignement supérieur français.
Historique
La Sorbonne tire son origine dans le collège fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, du nom d'un village des Ardennes, chapelain et confesseur du roi saint Louis.
La fondation fut confirmée par le roi en 1257.
On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le XIIIe siècle avec plus de 20 000 étudiants.
En 1469, c'est à la Sorbonne qu'est installée la première imprimerie de France, à l'initiative du roi Louis XI, par le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin, et son bibliothécaire, Guillaume Fichet.
Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève de la Sorbonne en 1606-1607, en devient le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Il fait rénover les bâtiments, qu'il dote d'une magnifique chapelle renfermant son tombeau.
Sous la Révolution française, les bâtiments sont fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonique est dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations.
En 1794, la chapelle est transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforme le site en ateliers d'artistes.
À partir de 1806, Napoléon réorganise l'ensemble du système d'enseignement français, baptisé Université impériale, et crée à Paris cinq facultés :
la Faculté des sciences, la Faculté des lettres, la Faculté de théologie, la Faculté de droit et la Faculté de médecine.
La Sorbonne devient les sièges des trois premières facultés, ainsi que le siège du rectorat de l'Académie de Paris.
À la Restauration, Le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, veut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il fait construire un amphithéâtre de 1 200 places. Des professeurs prestigieux, comme François Guizot ou Victor Cousin, y dispensent leur enseignement.
La reconstruction des bâtiments du XVIIe siècle, trop exigus et incommodes, est envisagée à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. Elle est finalement réalisée par la Troisième République, sous l'impulsion de Jules Ferry.
Le chantier est confié à l'architecte Henri Paul Nénot. La démolition des bâtiments est réalisée entre 1884 et 1894 tandis que la première pierre du nouvel édifice est posée en 1885. La première partie du bâtiment est inaugurée en 1889, pour le centenaire de la Révolution française, par le président Marie François Sadi Carnot.
L'ensemble des travaux sont achevés en 1901. Parallèlement, l'enseignement de la théologie catholique est supprimé par une loi de 1885.
Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde en Sorbonne le Comité international olympique (CIO), qui donne naissance aux Jeux olympiques modernes.
L'Université de Paris est recréé en 1895 par regroupement des 5 facultés et la Sorbonne en devient le siège.
La Sorbonne occupée : un lieu symbolique
En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskistes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.
L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est scindée en treize universités nouvelles dont sept à Paris (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) et six en région parisienne.
Cinq demeurent attachées au site de la Sorbonne et trois partagent le nom de Sorbonne : Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris IV Sorbonne et Paris III Sorbonne-Nouvelle.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public : seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque inter universitaire de la Sorbonne, peuvent y entrer.
En 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi sur l'égalité de chances, ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.
Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne Indertide.
Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.
Les étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, il semble qu'une partie des étudiants aient cherché à renouer avec l'esprit de mai 1968.
Les dégâts, causés en partie par les manifestants, en partie par les forces de police, se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à louer ponctuellement ses locaux, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux.
Architecture
Au début du XVIIe siècle, le collège de la Sorbonne se présentait comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue de la Sorbonne.
En 1626, le cardinal de Richelieu entreprend de faire reconstruire cet ensemble. Après 1630, le projet initial est revu dans un sens encore plus ambitieux. La chapelle originale, qui devait au départ être simplement modernisée, est détruite et remplacée par un édifice de vastes proportions, conçu par l'architecte Jacques Lemercier, et appelé à devenir le mausolée du cardinal. Les travaux commencent en mai 1635 et le gros œuvre est presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Les travaux sont achevés par la duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu.
La chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de Dallery, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.
Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du XIXe siècle.
Robert de Sorbon
Robert de Sorbon (9 octobre 1201 à Sorbon, près de Rethel dans les Ardennes - 15 août 1274 à Paris) est un théologien français.
Chapelain et confesseur du roi Saint Louis IX, il créa le Collège de Sorbonne (d'où le nom) à Paris pour "seize pauvres maîtres ès arts, aspirants au doctorat en théologie" en 1257. Le Collège devint par la suite la maison la plus célèbre de l'Université de Paris.
Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne
Alexandre Alekhine, champion du monde d'échecs de 1927 à 1935
Alexandre V, antipape
Jean-Jacques Ampère, physicien
Théo Angelopoulos, cinéaste
Antoine Arnauld, écrivain
Raymond Aron, philosophe
Alphonse Aulard, historien
Joachin Balaguer
Georges Bataille, écrivain
Benoît XVI, pape (Joseph Alois Ratzinger) a été élu 265e pape de l'Église catholique romaine le 19 avril 2005,
Henri Bergson, philosophe : prix Nobel de littérature en 1927
Claude Bernard, biologiste
Francine Bloch : pseudonymes Francine de Bérys et Francine Béris
Adeline Blondieau, actrice
Boileau, poète
Ferdinand Buisson, prix Nobel de la paix, fondateur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen
Jean Calvin, théologien
Roch Carrier, romancier et dramaturge
André Chamson, écrivain et essayiste
André Chastel, historien
Adrienne Clarkson, vingt-sixième gouverneur général du Canada
Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques modernes
Victor Cousin, philosophe
Marie Curie, physicienne : prix Nobel de physique (1903) : prix Nobel de chimie (1911) Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel
Pierre Curie physicien : prix Nobel de physique (1903)
Simone de Beauvoir, écrivain
Jean Philibert Damiron philosophe
Bénédicte Delmas, actrice
Raymond Duchamp-Villon : sculpteur français.
Érasme, théologien néerlandais
Claude Charles Fauriel
Jacques Derrida, philosophe
Jean Favier, historien
Moshe Feldenkrais : physicien britannique
Lawrence Ferlinghetti : poète américain,
Gautier de Châtillon : dit aussi Gautier de Ronchin ou Gaultier de Lille, est un poète français.
Nicolas Eugène Géruzez : historien de la littérature et critique littéraire français
Jean-Luc Godard, cinéaste
Petar Guberina : linguiste croate.
François Guizot : historien et homme politique français.
René Gutman, Grand-Rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin depuis 1987.
Francis Seymour Haden :
Gabriel Hanotaux : diplomate, historien et homme politique français
John F. Hasey : capitaine de Légion étrangère dans l'armée française au cours de la Seconde Guerre mondiale puis officier de la CIA. Hasey est l'un des quatre américains (comme Eisenhower) il fut nommé Compagnon de la Libération à l'issue de la guerre.
Ignace de Loyola, est le fondateur et le premier Supérieur général de la Compagnie de Jésus, Il a été canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622
Pierre Favre, helléniste, jésuite
François Xavier, missionnaire, jésuite reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.
Vilayat Inayat Khan
Paul Janet
Frédéric Joliot, physicien Prix Nobel de chimie (1935)
Irène Joliot-Curie, physicienne Prix Nobel de chimie (1935)
Alberto Jori, philosophe Sa monographie sur Aristote a remporté le Prix de l' "Académie Internationale d'Histoire des Sciences"/"International Academy of the History of Science" (la Sorbonne) pour l'année 2003.
Michel Journiac, artiste plasticien français
Venceslas Kruta, historien
André Leroi-Gourhan, archéologue et ethnologue
Benny Lévy, philosophe et écrivain français il a été le secrétaire de Jean-Paul Sartre de septembre 1974 jusqu’à la mort de l’écrivain en 1980
Claude Lévi-Strauss, anthropologue, ethnologue et philosophe français
Camille Le Tellier de Louvois est un homme d'Église français
Norman Mailer, écrivain américain
Roger Martin du Gard, écrivain prix Nobel de littérature en 1937.
François Mauriac, écrivain prix Nobel de littérature en 1952
Marsile de Padoue, théologien, théoricien politique italien
Michel Moine : Journaliste de radio,
André Morellet : homme d'Église, écrivain, encyclopédiste et traducteur français
Peter Martin Ngo-Dinh-Thuc
Paul Nizan, écrivain , philosophe, essayiste français
Mikhail Vasilievich Ostrogradsky : né Michel Vassilievitch est un physicien et mathématicien russe.
Gaston Paris : médiéviste et philologue français.
Pierre de Blois : diplomate et poète français néo-latin.
Henri Poincaré, mathématicien, physicien et philosophe français
Raymond Queneau, romancier, poète, dramaturge et mathématicien, et co-fondateur du mouvement littéraire appelé « Oulipo » (OUvroir de LIttérature POtentielle).
Elia Ravelomanantsoa, femme d'affaires malgache
Vera Maria Rosenberg: agent du service secret britannique Special Operations Executive (SOE),
Gustave Roussy, neurologue, cancérologue, Recteur de l'Académie de Paris, fondateur du premier centre anticancéreux français.
Pierre Paul Royer-Collard : un homme politique libéral et philosophe français.
Maximilien Rubel : militant communiste et marxologue autrichien naturalisé français
Adrian Ruchwald, réalisateur de films documentaires
Ibrahim Rugova : était un écrivain kosovar
Émile Saisset :philosophe français
Jean-Paul Sartre, philosophe et écrivain français (dramaturge et nouvelliste) ainsi que critique du XXe siècle : il a toujours rejeté les honneurs, notamment en 1964 le prix Nobel de littérature
Jorge Semprún écrivain, ancien ministre de la Culture d'Espagne
Jean-Pierre Serre : mathématicien français
Emmanuel Joseph Sieyès : homme d'Église, homme politique et essayiste français.
Pierre Teilhard de Chardin, jésuite, chercheur, théologien, paléontologiste et philosophe français.
Pierre Eliot Trudeau, politicien canadien (ancien premier ministre du Canada)
Marina Tsvetaeva : poétesse russe
Anne Robert Jacques Turgot : homme politique et économiste français.
John Napier Turner : dix-septième premier ministre du Canada
Étienne Vacherot
Jacques Vergès, avocat
Sergio Vieira de Mello : diplomate
Pierre Vidal-Naquet, historien , helléniste
Saint Vincent de Paul, ministre des Cultes, apôtre de la charité
Abel-François Villemain : homme politique et écrivain français
Sam Waterston : acteur et producteur américain
Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, écrivain et professeur de littérature
Jean Ziegler, politicien et sociologue, homme politique suisse. En 2002 il refuse le controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye
Liens
86http://www.sorbonne.fr/
88http://www.univ-paris1.fr/
90http://www.univ-paris3.fr/
92http://www.paris4.sorbonne.fr/
94http://www.univ-paris5.fr/
96http://www.ephe.sorbonne.fr/
98http://www.enc.sorbonne.fr/
00http://www.bibliotheque.sorbonne.fr/
02http://www.univ-paris1.fr/universite/historique/article164.html
04http://www.fordham.edu/halsall/french/bul.htm
06http://fr.wikipedia.org/
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| samedi 25 août 2007, a 12:19 |
| 23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique. |
23 août 1927 : Les anarchistes Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti passent sur la chaise électrique.
Affaire Sacco et Vanzetti
L'affaire Sacco et Vanzetti est le nom d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis, et dont les victimes furent les anarchistes d'origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti
Contexte
Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l'économie de guerre et faire face à l'inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.
En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.
L'année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes : les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.
Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.
Certains sont emprisonnés, d'autres contraints de s'exiler. L'opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchevisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine l'anglais.
Début de l'affaire
Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti sont arrêtés ; ils sont soupçonnés d'avoir commis deux braquages (le 24 décembre 1919 à Bridgewater et le 15 avril 1920 à South Braintree où deux convoyeurs sont tués).
Condamnation
Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison.
Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree, dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles.
Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l'opinion sur cette injustice : le dictateur italien Mussolini prend même leur défense.
Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros avoue de sa prison être l'auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n'aimait ni les Italiens, ni les anarchistes, refuse de rouvrir le dossier.
Malgré une mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l'exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros passent sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant une immense réprobation.
Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »
Culture populaire
La chanson Here's to you de Joan Baez leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous): "Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph".
Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.
Citation
Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :
« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »
Sites :
http://increvablesanarchistes.org/articles/1920_36/sacco_vanzetti.htm
L'anarchisme voir article sur
http://amaj.blog.mongenie.com/
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| samedi 04 août 2007, a 09:09 |
| 4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse |
4 Août : Célébration de : Les Sept Dormants d'Éphèse
Les Sept Dormants d'Éphèse : Maximilien, Jamblique, Martinien, Jean, Denis, Constantin et Antonin (+ vers 250), martyrs.
La légende des Sept Dormants d'Éphèse est commune aux chrétiens et aux musulmans. L'emplacement actuel du lieu de la grotte serait Selçuk en Turquie.
La légende
Pour les Chrétiens
Selon Jacques de Voragine dans la Légende dorée, cette histoire se déroule au temps de la persécution de l'empereur Dèce (règne de 249 à 251) contre les chrétiens. Sept officiers du palais, issus de la ville d'Éphèse, sont ainsi accusés : ce sont Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin. Alors que l'empereur est en voyage, ils distribuent leurs biens aux pauvres et se réfugient dans la montagne voisine. Au retour de l'empereur, il fait rechercher les sept chrétiens. Ceux-ci, prenant leur repas du soir, tombent mystérieusement endormis : c'est dans cet état qu'ils sont découverts. Dèce les fait alors emmurer dans leur cachette. Et c'est en 418, qu'un maçon ouvre par hasard la grotte où sont enfermés les Sept Dormants. Ceux-ci se réveillent, inconscients de leur long sommeil. Aussitôt, l'empereur Théodose II accourt, et voit dans le miracle une preuve contre ceux qui nient la résurrection des morts
Pour les musulmans
Dans l'islam, on rencontre une histoire similaire dans le Coran. D'après le récit de la sourate 18e qui évoque cette histoire, les Jeunes Dormants restèrent dans leur caverne durant 309 ans lunaires, ce qui correspond à 300 ans solaires. Dans cette sourate 18e, le Coran appelle les incroyants à témoin et les invite à croire en ce miracle et être sauvés de la géhenne ou à ne pas y croire et être perdus. Il est à noter que les dix premiers versets de cette sourate protègent les croyants de l'antéchrist, versets qui contiennent aussi un avertissement aux chrétiens qu'ils professent le mensonge qui fait de Jésus-Christ un Dieu.
Voici les versets de la sourate 18e du Coran qui raconte cette histoire des Jeunes Fidèles d'Éphèse : [9] Penses-tu que les gens de la Caverne et d'Ar-Raqîm ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges? [10] Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent: "Ô notre Seigneur, donne-nous de Ta part une miséricorde; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne". [11] Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. [12] Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. [13] Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur; et Nous leur avons accordé les plus grands moyens de se diriger (dans la bonne voie). [14] Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu'ils s'étaient levés pour dire: "Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre: jamais nous n'invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. [15] Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. Que n'apportent-ils sur elles une preuve évidente? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Allah? [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [16] Et quand vous vous serez séparés d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne: votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. [17] Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s'écarter de leur caverne vers la droite, et quand il se couche, passer à leur gauche, tandis qu'eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)... Cela est une des merveilles d'Allah. Celui qu'Allah guide, c'est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. [18] Et tu les aurais cru éveillés, alors qu'ils dorment. Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l'entrée, pattes étendues. Si tu les avais aperçus, certes tu leur aurais tourné le dos en fuyant; et tu aurais été assurément rempli d'effroi devant eux. [19] Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour". D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien (de temps) vous y avez demeuré. Envoyez, donc l'un de vous à la ville avec votre argent que voici, pour qu'il voie quel aliment est le plus pur et qu'il vous en apporte de quoi vous nourrir. Qu'il agisse avec tact; et qu'il ne donne l'éveil à personne sur vous. [20] Si jamais ils vous attrapent, ils vous lapideront ou vous feront retourner à leur religion, et vous ne réussirez alors plus jamais". [21] Et c'est ainsi que Nous fîmes qu'ils furent découverts, afin qu'ils (les gens de la cité) sachent que la promesse d'Allah est vérité et qu'il n'y ait point de doute au sujet de l'Heure. Aussi se disputèrent-ils à leur sujet et déclarèrent-ils: "Construisez sur eux un édifice. Leur Seigneur les connaît mieux". Mais ceux qui l'emportèrent (dans la discussion) dirent: "Elevons sur eux un sanctuaire". [22] Ils diront: "ils étaient trois et le quatrième était leur chien". Et ils diront en conjecturant sur leur mystère qu'ils étaient cinq, le sixième étant leur chien et ils diront: "sept, le huitième étant leur chien". Dis: "Mon Seigneur connaît mieux leur nombre. Il n'en est que peu qui le savent". Ne discute à leur sujet que d'une façon apparente et ne consulte personne en ce qui les concerne.
Pèlerinage islamo-chrétien
En 1954, Louis Massignon crée un pèlerinage commun réunissant chrétiens et musulmans. Il se déroule en Bretagne au Vieux-Marché dans les Côtes-d'Armor.
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| mercredi 14 mars 2007, a 04:47 |
| 14 Mars 1993 :adoption par référendum de la première constitution d'Andorre |
14 Mars 1993 : adoption par référendum de la première constitution d'Andorre
Andorre
La Principauté d’Andorre (Principat d’Andorra en catalan) - ou l’Andorre - est un petit pays du Sud-Ouest de l’Europe situé dans les Pyrénées, entre l’Espagne (Catalogne) et la France (Ariège et Pyrénées-Orientales).
Histoire
Selon une légende du XIe siècle, Charlemagne aurait accordé une charte aux Andorrans pour les récompenser de leur combats contre les Maures. Le contrôle du territoire passa au Comte d'Urgell puis à l’Évêque du Diocèse d’Urgell, en partage avec la famille de Caboet, puis l’héritage passa au Vicomtes de Castellbó, puis aux Comtes de Foix. Les deux co-Seigneurs (laïc et ecclésiastique) s’affrontèrent souvent à propos de leurs droits sur les Vallées d’Andorre.
En 1278, le conflit fut résolu par la signature d'un traité instaurant la souveraineté partagée de l’Andorre entre le Comte de Foix et l’évêque d'Urgell, en Catalogne. Ceci donna à la petite principauté son territoire et sa forme politique.
Les années passant, le titre fut transmis aux Rois du Royaume de Navarre puis au Roi de France Henri IV de France. Un édit en 1607 établit le chef de l'État français et l’évêque d’Urgell comme co-princes d’Andorre.
Au cours de la période 1812-1814, l'empire français annexa la Catalogne espagnole, la divisa en quatre départements (Segre, Ter, Montserrat et Boques de l’Èbre). L’Andorre fut aussi annexée et rattaché du district de Puigcerdà (département de Segre).
Le 6 juillet 1934,le russe Boris Skossyreff fut proclamé Roi du Gouvernement d’Andorre. Le 14 juillet, un groupe de la Guardia Civil (la Police Militaire espagnole) dirigé par le marquis Silva de Balboa, entra en Andorre, l'arrêta pour l'expédier vers Barcelone, plus tard vers Madrid pour être expulsé vers le Portugal.
Le 25 septembre 1939, l’Andorre signa un traité de paix avec l’Allemagne, car sa non-ratification du traité de Versailles l’avait laissé légalement en guerre avec ce pays. Ainsi,le petit pays resta neutre pendant la Seconde Guerre mondiale.
Étant donné son relatif isolement, l’Andorre est restée en marge de l’histoire européenne pendant longtemps, cultivant un certain mystère. Dans les années 1950, le pays a commencé à attirer les visiteurs. Depuis, son tourisme prospère ainsi que le développement de ses moyens d’accès, d’hébergement ont sorti le pays de son anonymat.
Politique
La première Constitution de l'Andorre a été adoptée par référendum le 14 mars 1993. Le régime de l’Andorre est la coprincipauté parlementaire, héritage lointain du pareatge (paréage) de 1278 entre l’Évêché d’Urgell et le Comte de Foix. D’après la Constitution, « les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le Chef de l’État et en incarnent la plus haute représentation. » Ils sont :
l’Évêque d’Urgell (La Seu d’Urgell - Catalogne / Espagne),
le Président de la République française, « héritage » du Comte de Foix (France - Occitanie) et des successifs Rois de France.
« Sauf dans les cas prévus par la […] Constitution, les Coprinces ne sont pas responsables. La responsabilité de leurs actes incombe aux Autorités [d’Andorre] qui les contresignent. »
Paroisses
Le pays est divisé en sept Paroisses (Parròquies = Régions, Territoires), dans l'ordre protocolaire :
Canillo, la plus étendue ; Encamp,
Ordino, paroisse la plus au nord ;
La Massana ,
Andorra la Vella, paroisse la plus peuplée et dont la principale ville (Andorra La Vella) est la Capitale ;
Sant Julià de Lòria, la plus au sud, limitrophe de la Catalogne (Province de Lleida);
Escaldes-Engordany, la plus récente (création en 1978, de la division de la Parròquia d'Andorra La Vella).
Géographie
En raison de sa localisation dans le massif des Pyrénées orientales, l'Andorre est constituée principalement de montagnes élevées d'une hauteur moyenne de 1 997 m dont le point le plus élevé est la Coma Pedrosa à 2 946 m. Celles-ci sont séparées par trois vallées étroites en forme de Y qui se regroupent en une seule suivant le courant principal, la rivière Valira, coulant vers la Catalogne espagnole (au point le plus bas de l'Andorre qui est à 870 m).
Le climat de l'Andorre est similaire au climat tempéré de ses voisins, mais sa haute altitude signifie qu'il y a en moyenne plus de neige en hiver et qu'il fait légèrement plus frais en été.
La route qui mène de la France (Catalogne française et Occitanie française) à la capitale (Andorra La Vella) passe par Le Port d'Envalira (2 409 m) qui est le plus haut col routier des Pyrénées (mais aussi le plus haut d'Europe maintenu ouvert toute l'année). Ce col est doublé d'un tunnel, ouvert à la circulation depuis le 29 septembre 2002.
L'Andorre abrite 5 stations de ski (62 sommets de plus de 2 000 m).
liste des lacs d'Andorre
Estanys Clots
Estany de Les Truites
Estanys Forcats
Estany de l'Angonella
Estanys de Tristaina
Estany de Tristaina d'El Mig
Estany de Tristaina Primer
Estany Esbalçat
Estany de Sortany
Estany d'Engolasters
Estany Ensagents
Estanys de Griu
Estany de Cubil
Lacs des Pessons
Estany de Montmalus
Estany d'en Cuit
Estany d'Incles
Estanys de Siscaro
Estanys de Juclar
Estanys de la Vall del Riu
Estany de Pala Alta
Estanys de Ransols
Estanyo de Queral
Estany de Cabana Sorda
Estany Enrodat
Estany de la Nou
Estany Perafita
Estany Perafita supérieur
Estany Blau
Estany Forcat
Estany Bova
Estany Rodo
Estany de l'Illa
Estany de Montmalus
Économie
L'Andorre, bien que « coincée » entre la France et l’Espagne et bien qu'utilisant comme elles l’euro, ne fait pas partie de l'Union Européenne, tout en ayant des relations et certains accords avec elle. Ceci étant, les produits y sont vendus avec une taxation moindre.
L'Andorre est considérée par certains pays à haute fiscalité comme un paradis fiscal, parce qu'elle ne lève ni TVA ni impôt sur le revenu ou sur la fortune, qu'elle a seulement 2% de fonctionnaires et qu’elle pratique une fiscalité légère, l’essentiel des ressources de l'État provenant d'un impôt sur les importations (impost de mercaderies indirecte). Ceci étant, plusieurs taxations modérées sont depuis peu en vigueur ou en projet...
L'économie repose principalement sur deux formes de tourisme ; le tourisme de passage qui profite des prix (un peu) plus bas qu'en Espagne ou en France (tabac et alcool 2.5 fois moins cher qu'en France tout de même) et le tourisme 'blanc', qui tout en profitant de ces quelques avantages tarifaires, vient surtout pour l'offre des sports d'hiver. Ces derniers y sont pratiqués dans 4 stations de ski alpin : Pas De La Casa-Grau Roig et Soldeu-El Tarter (aujourd'hui 2 domaines skiables réunis sous la marque Gran Valira), Pal-Arinsal et Ordino-Arcalis (2 domaines réunis sous la marque VallNord) et 1 station de ski de fond : La Rabassa. Par ailleurs, le patrimoine architectural, religieux notamment, est remarquable et est une des autres motivations touristiques. De nombreuses petites églises aux belles peintures d'inspiration romane (Sant Joan de Caselles, La Cortinada, Sant Roma de Les Bons, ...) parsèment le pays. Elles témoignent de la ferveur traditionnelle et de l'attachement de la population à ses différents terroirs. La relance récente du thermalisme (Les Escaldes) complète une offre riche en loisirs et découvertes variés (gastronomie).
Démographie
L’Andorre aurait une des espérances de vie les plus élevées au monde.
Les données suivantes, sauf mention contraire, sont des estimations datant de 2004 :
Population : 77 149 habitants
0-14 ans : 15,0 % (hommes : 5 478 ; femmes : 4 988) (proportions de 2002)
15-64 ans : 71,6 % (hommes : 26 268 ; femmes : 23 766)
+ 65 ans : 13,4 % (hommes : 4 659 ; femmes : 4 706)
Espérance de vie : 83,5 ans (hommes : 80,59 ans ; femmes : 86,59 ans)
Taux de croissance : 1 %
Taux de natalité : 10,29 ‰ (2001)
Taux de mortalité : 5,41 ‰ (2001)
Taux de mortalité infantile : 4,08 ‰ (2001)
Taux de fécondité : 1,25 enfant par femme (2001)
Taux de migration : 6,82 ‰ (2001)
Liens
Ordre Nobiliare d'Andorre : 80http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Nobiliare_d%27Andorre
Catalan : 89http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalan
Co-princes d'Andorre : 96http://fr.wikipedia.org/wiki/Co-princes_d%27Andorre
paradis fiscal : 04http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal
Fédération d'Andorre de football : 11http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_d%27Andorre_de_football
Le site officiel du Govern d'Andorra (Gouvernement d'Andorre)
Le site du Consell General (Conseil Général - Parlement)
La Constitution Andorrane traduite en français
Photos d’Andorre
Timbres d'Andorre
Le drapeau andorran (la bandera) à travers les âges...
La monnaie andorrane
Les Légendes d'Andorre
Aqui Radio Andorra
Alliance française d'Andorre
KWFM.net > WebRadio ROCK International depuis Andorra La Vella (Site Web en català, english, castellano et français)
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| lundi 05 mars 2007, a 04:36 |
| Rosa Luxemburg |
5 Mars 1871 : Naissance de Rosa Luxembourg, communiste polonaise († 15 janvier 1919).
Rosa Luxemburg
Rosa Luxemburg est une militante communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 mars 1870 et morte le 15 janvier 1919 lors de la révolution spartakiste en Allemagne.
Biographie
Rosa Luxemburg (ou Róża Luksemburg) est née le 5 mars 1870 dans la ville polonaise de Zamość, non loin de Lublin. Elle est issue d'une famille de commerçants juifs et fait des études brillantes au lycée de Varsovie.
Elle milite au sein d'un parti socialiste révolutionnaire polonais : « Prolétariat ». Son activité politique la contraint à fuir en Suisse. Elle n'a pas 18 ans.
A Zurich, elle reprend ses études qu'elle conclut par une thèse d'économie politique sur l'industrialisation de la Pologne. En 1893, elle lance le premier numéro du journal "La cause ouvrière" qui parait à Paris, puis elle cofonde avec Léo Jogiches le SDKPiL, Parti social-démocrate du Royaume de Pologne et de Lituanie (gauche polonaise). Le SDKPiL est fondé quelques mois après le congrès de Zurich de la Deuxième Internationale au cours duquel la délégation du journal "La cause ouvrière" s'est opposé au Parti Socialiste Polonais et à ses soutiens.
Elle acquiert la nationalité allemande et s'installe, en 1898, dans ce pays où elle milite au sein du Parti Social Démocrate (SPD) et de la Deuxième Internationale. Elle y anime l'aile gauche se faisant héritière des théories de Karl Marx. Elle affirme ses qualités de théoricienne du socialisme par la cohérence et la rigueur de ses analyses, en polémiquant contre les réformistes menés par Eduard Bernstein en Allemagne ou Alexandre Millerand en France.
En 1905, quand la Révolution éclate en Russie, Rosa Luxemburg regagne Varsovie et y participe. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.
Elle rentre en Allemagne en 1906. Dans les années qui suivent elle se retrouve marginalisée et censurée au sein de son parti qui opte de plus en plus pour l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste.
Évolution qui aboutit au vote des crédits de guerre en 1914.
Rosa Luxemburg, aux côtés de Karl Liebknecht, s'oppose à cette dérive guerrière. Elle est arrêtée pour cela en février 1915. Libérée en février 1916, elle est de nouveau arrêtée en juillet et reste en prison jusqu'au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la révolution allemande.
Pendant cette période, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste, ancêtre du Parti Communiste Allemand (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti. Elle écrit de nombreux textes où elle admire et critique la Révolution russe.
L'insurrection spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique « Die Rote Fahne ».
Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de "corps francs", sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.
Apports Rosa Luxemburg est une exégète du marxisme. Elle maîtrise parfaitement les concepts développés par Karl Marx ; elle se sert de cette démarche pour fonder sa propre analyse. Elle étudie les aspects nouveaux du capitalisme de l'époque : colonialisme, accumulation des capitaux...
Elle réfléchit aux moyens de créer une alternative à ce mode de développement économique et politique, et théorise notamment l'internationalisme. Dans ce cadre, elle développe une critique du nationalisme et des luttes de « libération nationale », qui sera reprise par la suite par les communistes de conseils :
« ...le fameux "droit de libre disposition des nations" n'est qu'une phraséologie creuse... » - La Révolution russe, 1918.
En pratique, elle s'oppose avec le SDKPiL à l'indépendance de la Pologne et à la lutte nationale en général.
Elle considère que la révolution sera l'œuvre des masses et non le produit d'une "avant garde éclairée" qui ne peut que se transformer en une dictature "celle d'une poignée de politiciens, non celle du prolétariat".
« Considérer qu'une organisation forte doit toujours précéder la lutte est une conception tout à fait mécaniste et non-dialectique » - Gesammelte Werk, IV, Berlin, p. 397.
Elle reste une référence du socialisme | |