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Les bons plans de fabrice
lundi 12 octobre 2009, a 07:54
Vidéos
 

Bonjour,

 

Un échantillon des différentes playlist, si vous souhaitez voir une playlist thématique cliquez sur les liens ci-dessous.

 

                                                   VIDEOS

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Merci, bonne journée



samedi 05 septembre 2009, a 08:28
Chansons
 

Bonjour,

 

Quelques vidéos pour les amateurs de chansons françaises, génériques de télévisions et de cabarets.

 

VIDEOS

VIDEOS 1

 

Bonne Journée

 



mardi 02 octobre 2007, a 13:03
3 Octobre 1945 : Première apparition en public d'Elvis Presley, il avait 10 ans
 

   

Elvis Presley  

 

Elvis Aaron Presley, surnommé « The King », (8 janvier 1935 à Tupelo, Mississippi - 16 août 1977 à Memphis, Tennessee) était un chanteur et un acteur américain. Son influence sur la culture musicale est mondiale.

De son vivant, Elvis a vendu environ 7000 millions de disques, a joué dans 31 films, donné 1 054 concerts aux États-Unis et trois au Canada, donné 525 spectacles à Las Vegas. Il a été le premier artiste à donner un concert par satellite. Le concert eut lieu le 14 janvier 1973 à Hawaii et il fut regardé simultanément par un milliard de téléspectateurs dans 43 pays. Il est apparu dans sept émissions de télévision. À sa mort, sa fortune personnelle représentait 100 millions USD.

 

De sa mort en 1977 à 1980, il s'est vendu 400 millions de disques d'Elvis. Pendant ces quatre années consécutives, il a été l'artiste décédé qui a rapporté le plus d'argent.

 

D'après le magazine américain Forbes, en 2004, Elvis était l'artiste décédé classé dans le Top 10 duquel les héritiers avaient reçu le plus de redevances soit 31 millions d'euros ou 47 millions de dollars canadiens.

Il est également l'homme le plus photographié au monde.

 

Enfance

 

Né dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron  Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Ses parents, sans travail et en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ici et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glaces en dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Compagny comme chauffeur-livreur, un travail qui lui convient. Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche

 

« EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».

 

Lorsqu'elle en parle à Phillips, celui-ci contacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par cœur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas, je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »

 

Phillips a demandé à un groupe musical d'être présent à une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement :

Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Si Moore est plus ou moins impressionné, Black l’est encore moins.

Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, très déçu, s'apprête à fermer le studio, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama. Voici le commentaire de Phillips :

 

« Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un blues, Elvis l'a transformée en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »

 

Carrière musicale

 

Elvis enregistre cinq 45 tours pour Sun Records et Phillips l'envoie en tournée dans le sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur « King » du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété.

Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brûlés en public. Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'Américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, alors que la jeune vedette s'apprête à monter sur scène devant 22 000 admirateurs en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place au classement des ventes de « singles ».

 

À cette époque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à 50 reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d’Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building. » (La célèbre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les années 1970.).

 

Elvis, qui est alors célèbre dans le sud et sud-ouest des États-Unis, rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker, dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le « show business ». Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans, avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970, ce pourcentage est porté à 50 %). Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant » ? Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui-même. Ce duo atypique change le monde du show business. Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur scène avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse osés et son sens de l'humour. Quant à Parker, il a le sens des affaires et organise la carrière du King comme un véritable show commercial: tubes, films à succès, produits dérivés, posters, photos... Le monde de la musique en est ainsi à jamais transformé car beaucoup de ses techniques ont été reprises par d'autres artistes. Cependant, même si leur collaboration est très fructueuse, Elvis ne porte pas le colonel dans son cœur et se met bientôt à le détester. Son manager abuse de sa confiance, profite de sa popularité pour s'enrichir. Il ne lui propose que des films commerciaux, mal faits ou des comédies musicales sans grand intérêt alors que le rêve d'Elvis est de devenir un grand acteur et d'incarner des rôles dramatiques. De plus, Elvis ne digèrera jamais le fait que Parker fit tout pour l'envoyer au service militaire alors qu'il savait très bien que cela mettrait un frein à sa carrière. Cet évènement le perturba profondément d'autant plus que sa mère mourut quelque temps plus tard.

 

Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essor planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et dernier cadeau au jeune chanteur est son arrivée sur le petit écran de millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque-là châtain clair. Le « King du rock and roll » vient de naître.

 

Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes, eux, réprimandent et condamnent la tenue du « King ». Ses déhanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Amérique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis à la télévision. En conséquence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interprète ses plus grands succès du milieu des années 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Need You, I Love You, Don't Be Cruel, et le très suggestif Hound Dog (c'est-à-dire « chien de chasse »).

 

Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontrôlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disque d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.

 

Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500 USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard changée le 19 janvier 1972 en Elvis Presley Boulevard). Baptisée Graceland, elle possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. À cette époque, il est considéré comme la plus grande vedette du rock and roll.

 

Le 20 janvier 1958, Presley reçoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affecté en Allemagne, où il conduira une jeep pour le sergent Ira Jones (qui relatera leur relation dans un livre). Son service est suspendu le 5 mars 1960. Depuis, beaucoup se sont questionnés sur la légitimité de cette mobilisation, alors que l'on était en temps de paix et qu'Elvis était le seul appui de ses parents et de sa grand-mère. Certains pensent que le but de cette action était de préserver la jeunesse américaine de l'influence du chanteur.

 

C'est peu avant son départ pour l'Allemagne, alors qu'il est encore au Texas pour y faire ses classes, que sa mère meurt subitement à 46 ans. Elvis, qui adorait sa mère, ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : « Elvis est mort le jour où il est entré à l'armée », mais on peut également dire ceci : Elvis est mort le jour où sa mère est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le même, et la joie qui l'accompagnait va le quitter.

 

Les années à l'armée sont des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses admirateurs, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. C'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de l'accueillir à Graceland à partir de 1962. Finalement, Elvis l'épouse à Las Vegas en 1967. Ils ont tous les deux les yeux verts. C'est aussi en Allemagne que son père, venu le rejoindre, rencontre sa future deuxième épouse, Dee Stanley.

Lorsqu'il est démobilisé, le « show business » l'attend et Elvis reprend le cours de sa carrière.

 

Presley est très religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois Grammy Awards qu'il reçoit lui sont tous décernés pour des morceaux de gospel. Il n'aime pas le titre "The King", car selon lui, le seul "King" sur terre c'est Jésus.

 

Carrière au cinéma

 

Dès 1956, Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western.

 

Néanmoins, le film fait un tabac. Le film suivant, fait sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succès. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une vedette du cinéma. Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais, suite à une bagarre, il tue un gars et est envoyé en prison. Là, il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré, il devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse Rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse Rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes.

Son dernier film tourné avant qu'il parte pour l'armée sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Créole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson.

À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis abandonne sa carrière de chanteur et se retire de la scène pour se consacrer à Hollywood. De ces longues années (neuf ans), seuls quelques films sur 27 méritent d'être cités : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969).

 

Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal, mais au fil des années, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 août 1965, dans sa maison de Bel Air en Californie.

 

Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts (la "Memphis Mafia"), il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du « King » sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.

 

Dès 1966, sa production cinématographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles admirateurs se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables. La période de 1963 à 1968 est marque une profonde crise dans la carrière d'Elvis mais également dans sa vie personnelle. Bien qu'il eut toujours pris des médicaments tels que des amphétamines pour supporter la pression et être au top sur scène, il augmente alors sa consommation régulière de cachets et se met à prendre des cachets qui ne sont prescrits que dans des cas extrême: amytal, qua alude, dextrine, biphétamine, percodan, dilaudid... Toutes ces drogues provoquent des hallucinations, des paranoïas, des troubles de la vision, de la parole, de la concentration... Elvis en consommait alors 2 à 3 fois par semaine. Cette addiction aux drogues s'explique sûrement par le fait que le King était au plus bas de sa carrière. Il détestait profondément les films qu'on l'obligeait à tourner pensant que les scénaristes n'exploitait pas toutes ses talents de jeu. Ses disques également qui étaient directement tirés de ses films ne correspondaient plus à ce qu'il voulait faire. Bien qu'entourés d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adulé par des millions de gens dans le monde entier mais qui était maintenant "has been". Il se mit à douter de ses propres capacités de chanteur et se tourna bientôt vers le spiritualisme pour trouver des réponses à ses questions.

 

En effet, en 1964, il eut une véritable révélation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur, qui lui fit lire des livres sur la philosophie, religion:'... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'"[112], "Larry, je n'arrive pas à le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis là, c'est à quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai été choisi pour être Elvis Presley". Très anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et considérait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul véritable confident et la star lui raconta tous ses déboires: "I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel."[113]"Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide".

 

Il eut également des visions et pensait pouvoir guérir les malades. D'ailleurs, il voulait devenir médecin. Mais ses visions venaient sûrement de son abus de médicaments.

Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.

 

Le come back de 1968

 

Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus, la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Rolling Stones et surtout Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock, mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Pourtant, Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre en selle. Le 1er mai 1967, il épousa Priscilla Beaulieu à Las Vegas et neuf mois plus tard la naissance de sa fille Lisa-Marie suivra le 1er février 1968.

Le colonel Parker fera signer un contrat qui fera relancer la carrière musicale d'Elvis. Celui-ci réapparaît à la télévision après sept ans d'absence. Sa dernière apparition date de son retour de l'armée et n'avait duré que six minutes aux côtés d'un Frank Sinatra ravi d'avoir Elvis dans son émission. Cette fois, il est seul devant la caméra, dans une sorte de « one-man show » où il interprète ses anciens succès, mais également des nouveaux. L'émission, appelée Elvis, '68 NBC Spécial, est annoncée à grands frais. Elle sera diffusée le 3 décembre 1968 sur le réseau NBC. Exit l'acteur des comédies musicales à l'eau de rose, Elvis revient en pleine possession de ses moyens face à ses anciens musiciens, habillé tout de cuir, le sourire en coin et le bassin intact. Il enflamme littéralement la télévision. Jamais une émission de variétés ne connaîtra un succès comparable.

 

L'Amérique retrouve celui qu'elle n'aurait jamais dû perdre, l'Elvis sauvage, beau, ravageur et rocker. Ce retour a un tel retentissement, que son manager n'a aucun mal à remettre Elvis sur une scène.

 

Les années 1970

 

Les années 1970 sont celles du triomphe. Mais aussi celles de la chute, du désespoir, de la déchéance et de la mort. Le monde s'efface devant cette superstar devenue charismatique. En 1969, il signera un contrat pour une série de spectacles au Hilton International Hotel de Las Vegas. La première a lieu le 31 juillet. Il donnera 57 concerts en 4 semaines et il s'y produira jusqu'en 1976, tout en faisant des tournées dans les grandes villes américaines. Le colonel Parker voulait un spectacle à grand déploiement et il voulait qu'Elvis puisse être accompagné d'un orchestre et de plusieurs vocalistes sur scène. Malheureusement, Scotty Moore et D.J Fontana seront remplacés par le TCB Band qui sera accompagné sur scène de plusieurs groupes de vocalistes dont The Jordanaires (1956-1970), The Sweet Inspirations, The Imperials Quartet, J.D Sumner & The Stamps, ainsi que la soprano Kathy Westmoreland (1970-1977).

Elvis et Priscilla se séparent en février 1972 et ils divorceront officiellement en octobre 1973. Ils auront la garde partagée de leur fille Lisa-Marie qui ira vivre avec sa mère à Los Angeles. Elvis devient l'icône de l'Amérique profonde, la vedette qui n'hésite pas à faire entrer à Las Vegas, au milieu des machines à sous, le rock, le vrai, en y mélangeant des gospels, des trompettes et des tambours : du jamais vu. En 1972, il donnera une série de concert les 9-10-11 juin au célèbre Madison Square Garden de New York. Ce fut un grand retour à New York après 15 ans d'absence. Sa dernière visite fut lors de son passage à l'émission "The Ed Sullivan Show" en 1957. Par la suite, il donnera le premier concert par satellite de l'histoire à Hawaii. Ce grand événement eu lieu le 14 janvier 1973 au International Center Aréna d'Honolulu.

 

L'Amérique se retrouve en lui et Elvis retrouve son pays, chacun va se confondre. Las Vegas devient une deuxième maison pour le « King », où il y donne quelques 600 spectacles tout en délaissant les séances d'enregistrements. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, à bord d'un gigantesque avion personnel où, dans chaque ville, il est fêté comme un surhomme. De 1969 à sa mort, il aura donné 1 500 concerts à travers les États-Unis. D'ailleurs, il est devenu un surhomme, Elvis n'est plus que l'image de l'Amérique, la vitrine d'un pays riche, et devant des foules immenses qui crient son prénom, il arrive sur scène vêtu d'un costume nommé "jumpsuits" et d'une cape garnie de rubis et de diamants (il aura plusieurs "jumpsuits") au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Cette pièce d'entrée était un thème d'ouverture qui était suivi par "That's All Right Mama" et le célèbre "See See Rider".

 

Personne avant lui ne l'a fait. Après lui, personne n'osera. Son succès sur scène est immense, même si ses apparitions ne sont plus qu'un rituel au cours desquels la star se laisse fêter, même si désormais il interprète ses chansons avec détachement et sans plus beaucoup de peine. Parfois, il redevient grand, ose bousculer son personnage que l'Amérique lui a fabriqué et qu'il semble accepter, et se met à chanter d'une façon bouleversante ses chansons qui sont devenues des hymnes et que les foules écoutent religieusement.

 

Il ne sera plus jamais aussi grand, il ne s'en donnera plus la peine. Il est devenu un personnage trop compliqué et trop éloigné du réel pour cela. S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis chante à Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses années. c'est le monde entier qui vient à lui et non le contraire. On vient voir une icône, une image, presque un saint. Voilà ce qu'est devenu Elvis. Même si les dernières années sont extrêmement pénibles, Elvis s'offre aux foules tel qu'il est devenu, il ne cache rien. Au contraire, il montre son visage bouffi, ses mains gonflées et son corps meurtri, il ne cache ni ses nombreux trous de mémoire ni ses illuminations ; il montre ce qu'est devenu son pays. L'Amérique est fière de son garçon.

Psychologiquement et mentalement miné, (entre autres par le départ de son épouse Priscilla et la mort de sa mère dont il se remettra toujours avec peine) Elvis a du mal à vivre, il a des accès de paranoïa, de schizophrénie, souffre de boulimie alimentaire et médicamenteuse. Entouré jour et nuit par une cohorte de gens prêts à assouvir ses moindres désirs, il ne sait plus où est le bien et où est le mal, il ne sait plus ce qu'est la vie. D'ailleurs, il a déjà dépassé la vie, vivant la nuit, mangeant la nuit caché derrière les hauts murs de Graceland, Elvis finit par confondre rêve et réalité.

 

Le 26 juin 1977, il donne un concert à l'auditorium de Indianapolis, devant 75 000 personnes. La foule tremble d'émotion quand le « King » arrive devant elle sur l'immense scène. Son physique, qui n'a cessé de se dégrader depuis des mois, est terrible. Son visage est enflé au point que l'on aperçoit à peine ses yeux, son corps lourd, trop lourd souffre. Puis il a des trous de mémoire qu'il cache avec de l'humour. Mais si tout cela est pathétique, terrible, sa voix ne l'a pas quitté, plus puissante que jamais, elle a l'air de sortir d'une tombe. Le public lui, est toujours là, peut-être plus fidèle encore. C'est du délire encore et toujours.

 

C'est le « King », c'est Elvis Presley à 42 ans, six semaines avant sa mort.

 

Disparition

 

Son décès, alors qu'il pesait 140 kilos, est dû à un abus de médicaments (analgésiques et amphétamines).

Le 15 août 1977, Elvis loua pour la soirée le théâtre Ridgeway de Memphis. Le dernier film qu'Elvis a regardé fut MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rendit chez le dentiste Lester Hofman, car il avait un rendez-vous pour 22 h 30. (On a laissé entendre que celui-ci lui fournit une dose dangereuse d'analgésiques). Il revint à Graceland vers 00 h 30, le 16 août. C'est à ce moment que la dernière photo d'Elvis vivant fut prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'une caméra Instamatic. Le 16 août 1977 à 1 h 30, Elvis a appelé Dick Grob, le chef de la sécurité de Graceland afin qu'il prépare des partitions musicales, pour une insertion éventuelle dans sa nouvelle tournée. Par la suite, Elvis a appelé son infirmière favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son départ en tournée. Durant la nuit, Elvis joua au racquetball (dans un bâtiment situé sur le terrain de Graceland) avec Billy Smith, sa femme Jo, ainsi que sa fiancée Ginger Alden. Lors de sa dernière nuit, Elvis joua du piano devant Ginger Alden, près du court de raquette, et il chanta la chanson Blue Eyes Crying in the rain de Willie Nelson. Ce fut la dernière interprétation de son existence. Après avoir absorbé une importante quantité de somnifères (selon sa compagne Ginger Alden, il se coucha très tard, autour de 6 ou 7 heures le matin du 16 août), au milieu de l'après-midi, Elvis fut trouvé inanimé dans sa salle de bains par Ginger Alden et Elle Al Strada, lequel contacta à son tour Joe Esposito. Ces derniers, de même que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqué le bouche à bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors âgée de huit ans, et qui ce jour-là séjournait chez lui, sera témoin de la scène. Appelés sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis qui viendront 40 minutes plus tard à son secours reconnaîtront à peine Elvis en cet homme de 140 kilos. Il est trop tard, Elvis est mort d'une crise d'arythmie. Il avait plusieurs problèmes de santé au milieu des années 1970.

Il souffrait notamment d'un problème de poids, de glaucome, d'un problème aux intestins (constipation chronique) et d'une grave dépendance aux médicaments : Valium, Demerol, Qualudes, Nembultal et le très dangereux Dilaudil, d'après (entre autres) les biographes Peter Guralnick et Albert Goldman et qui auraient provoqué la synthèse moléculaire de l'héroïne pure dans son organisme (Albert Goldman). Son autopsie révèlera par ailleurs la présence en quantité considérable de nombreux barbituriques dans son sang, et son médecin personnel, le docteur Nicopoulos, sera, un temps, soupçonné de faute professionnelle grave en ayant favorisé par abus de prescriptions les nombreuses surdoses de médicaments dont il fut victime durant les dix dernières années de sa vie, et qui laisseront présumer d'une dernière overdose fatale.

Certaines personnes de son entourage, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent à dire qu'il aurait eu un cancer des os. La thèse était aussi supporté par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Et cette possible maladie ne saurait justifier son décès. Il semble que son problème cardiaque ait pu être génétique. Son père Vernon et son oncle Vester sont décédés d'une crise cardiaque. Lors de l'autopsie, le médecin légiste découvrit que le cœur d'Elvis avait une moitié plus grosse que la normale. La thèse du suicide d'Elvis circulera tout de même vers la fin des années 1990 alors que Albert Goldman exposera des documents et témoignages posthumes -discutables- laissant présumer que le chanteur, franchement dépressif, aurait pu vouloir attenter délibérément à ses jours.

 

L'une des théories récentes les plus intéressantes concernant le peu d'attention qu'Elvis prêta à sa santé physique durant les dix dernières années de sa vie, outre le rythme infernal de tournées que lui faisait subir son agent, l'insatiable colonel Tom Parker, toujours en manque d'argent de par sa dépendance au jeu, est que son -guru- et maître spirituel Gerry Schilling (auteur de: Me and a Guy Named Elvis: My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publié en 2005) le convainquit peu à peu de sa quasi-immortalité ou du moins qu'il possédait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Elvis en manque de spiritualité et s'interrogeant sur le sens de son existence (il s'interrogea même sur sa possible ascendance juive) en serait venu à prendre pour acquises les théories bouddhistes et spiritualistes de penseurs tel que Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky, Berkeley, prônant que seul l'esprit existe, et que la vraie réalité est immatérielle. C'est du moins ce qu'avance toujours Peter Guralnick dans un chapitre complet de son incontournable biographie du King pour expliquer une partie de sa décrépitude et de sa négligence physique.

 

La plus grande voix d'Amérique (selon John Lennon) s'est tué, et sa mort prématurée fera l'effet d'une bombe d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort déguisée et même de fausse mort après l'avoir honoré lors d'obsèques dignes d'un chef d'État, après avoir montré son corps étonnamment rajeuni aux foules, et enfin après avoir promené sa dépouille royale dans un corbillard argenté flanqué de six motards de la garde républicaine le long de son boulevard, le Elvis Presley Boulevard de Memphis. Il devait entamer une nouvelle tournée de 14 concerts à guichets fermés qui devait débuter le 17 août 1977, à Hartford au Connecticut.

 

Le « King » repose à Graceland au milieu des siens, de sa mère Gladys morte en 1958, de son père Vernon mort en 1979 et de sa grand-mère Minnie-Ma décédée la dernière en 1980, et est visité par plus de 600 000 personnes chaque année.

 

Comment inhumer un dieu vivant ? Comment la plus grande voix d'Amérique pouvait-elle simplement disparaître ? Parmi les mythes fondateurs de l'Amérique contemporaine la mort d'Elvis s'inscrira rapidement parmi les théories de la conspiration, comme celle de John Kennedy et de Marilyn Monroe. Statistiquement, en 2005, 24 % des américains interrogés sur la question dans un sondage du USA Today estimaient qu'Elvis n'était possiblement pas mort. L'immense culte de la personnalité qui s'ensuivra et sa persistante influence sur la musique des années 2000 prouveront en quelque sorte son immortalité. Cette sacralisation, gérée par son épouse Priscilla, rapporte désormais d'immenses dividendes ; Elvis Presley Entertainement qui administre, parmi des dizaines de produits dérivés, le mausolée pittoresque qu'est devenu Graceland a déclaré en 2007 les revenus posthumes les plus importants (près de 280 millions US) attribués à un artiste depuis sa disparition. Et Graceland demeure, entre le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Liberté, une des attractions touristiques les plus fréquentées d'Amérique.

 

Au-delà de la mort le King reste toujours ... le King.

 

Influence mondiale

 

Elvis Presley est largement considéré comme la personnification du rock and roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires excentriques, ainsi que son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) contribuent à forger l'icône d'Elvis à la fois idole populaire et symbole d'une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la popularisation du rock and roll auprès du grand public blanc américain puis européen. En effet, si le jazz avait déjà associé étroitement musique et sexualité, et si plusieurs interprètes blancs étaient aux côtés d'Elvis dans son rôle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc à associer le sex appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin très suggestifs) à la nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que considéré comme choquant par la frange conservatrice américaine, il contribue à rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voix de la reconnaissance à de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, atteint des sommets inédits et ses concerts et ses apparitions en public donnent lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société.

 

C'est principalement grâce à Elvis Presley que l'Europe découvre le rock, même derrière le rideau de fer. En France, Dick Rivers copie Presley, mais c'est surtout Johnny Hallyday qui popularise cette musique venue d'outre-Atlantique, devenant la vedette qu'il est encore aujourd'hui. Presley ouvre la voie à de nombreux rockers américains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tournées. Les adolescents du monde entier commencent à copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente énormément, permettant ainsi à Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio à celui de multinationale.

Aujourd'hui, 30 ans après la mort du rocker, il demeure une icône du XXe siècle. D'innombrables artistes de la seconde moitié du siècle se définissent par rapport à son influence, soit en revendiquant son héritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique dépassée (en particulier à partir du mouvement punk). L'artiste Elvis Costello a, par exemple, emprunté le prénom Elvis pour faire décoller sa carrière. Le crooner pop Chris Isaac en est aussi la directe personnification. En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunta son nom de scène a celui du frère décédé d'Elvis et le rockeur australien Nick Cave consacra l'une de ses plus puissantes chansons (Tupelo) à la mythification d'Elvis.

 

Le King déclencha aussi dans plusieurs pays, et en particulier dans la francophonie, une avalanche de clones plus ou moins crédibles dont parmi ceux qui lui survécurent ou en furent influencés profondément : Johnny Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell bien sûr, et Johnny Farago (au Québec), parmi des centaines d'imitateurs, n'en sont pas les moindres. Le Théâtre du Capitole de Québec présenta, sous licence, durant sept ans et avec un succès considérable une -musical- estivale sophistiquée à laquelle assistèrent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Au Québec toujours où, chez certains, Elvis personnifie la déliquescence et l'excès du mythe américain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cinéaste Pierre Falardeau consacrera à la légende une trilogie humoristique intitulée Elvis Graton qui s'avérera d'abord un succès d'estime en court métrage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succès public en salle. Mentionnons aussi que le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) personnifiant et parodiant Elvis jusqu'au ridicule (distribuant foulards et colliers hawaiiens dans la foule lors des concerts), connut une fructueuse carrière durant les années 80. Enfin, remarquable hommage, le méga-groupe U2 endisqua sur The Unforgettable Fire, en 1984, la très belle chanson: Elvis Presley And America.

 

Elvis connaît aussi un regain de popularité lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicité mettant en scène des vedettes internationales de football. Ce morceau devient numéro 1 dans plus de 20 pays, y compris aux États-Unis. À peu près au même moment sort une compilation qui se terminera en deux volets, des plus grands tubes d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajouté à l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. 25 ans après sa mort, l'album qui regroupe ses tubes et dont la restauration sonore est rien moins que phénoménale, atteint la première place des classements.

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le top 5 des classements de ventes d'albums. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame.

Le tout premier concert virtuel qui lui est consacré a tourné pendant six ans dans le monde entier.

 

Citations d'Elvis

 

Quand vous n'êtes pas amoureux, vous n'êtes pas vivant

 

Si j'avais eu toutes les aventures que me prêtent les magazines, je serais mort depuis longtemps

 

Je n'étais pas vraiment James bond dans mes films mais bon personne n'a jamais demandé à Sean Connery de chanter une chanson en esquivant des balles.

 

Je connaissais tous les dialogues de tous les films de James Dean, je pouvais regarder la fureur de vivre 100 fois de suite

 

L'argent sert à être dépensé, et plus il nous rend heureux, plus il a de la valeur

 

L'ambition, c'est un rêve avec un moteur à explosion

 

Je ne connais rien à la musique. De là où je viens, t'es pas obligé

 

l'image est une chose et l'homme en est une autre. C'est très dur d'être à la hauteur de son image

 

Citations autour d'Elvis

 

Elvis has left the building" (Elvis est parti/ a quitté l'immeuble)

Horace Lee Logan, producteur. Il a prononcé cette phrase lors d'un concert d'Elvis en 1956 lorsque ses fans se précipitèrent sur scène et voulurent pénétrer dans les coulisses pour toucher la star. Il voulaient ainsi les "canaliser". Cette expression est maintenant passée dans le langage courant et est utilisé de manière ironique. Elle pourrait se traduire par "circuler, ya rien à voir". Cela veut dire que le spectacle est terminé, qu'il n'y a plus rien à attendre, que maintenant il faut partir.

Before Elvis, there was nothing" (Avant Elvis, il n'y avait rien)

John Lennon

 

You have no idea how great he is, really you don’t. You have no comprehension - it’s absolutely impossible. I can’t tell you why he’s so great, but he is. He’s sensational.”(Vous ne pouvez pas vous imaginez combien il était extraordinaire. Vraiment, vous ne pouvez pas. C'est absolument impossible. Je ne peux pas vous dire pourquoi il est extraordinaire mais il l'est. Il est sensationnel)

Phil Spector

 

Every time I felt low I just put on an Elvis record and I’d feel great" (Chaque fois que je me sens déprimé, j'écoute un disque d'Elvis et je me sens super bien)

Paul McCartney

 

Tout la talent d'Elvis réside dans le fait qu'il faisait ses propres disques. Il venait au studio d'enregistrement, choisissait les chansons qu'il aimait et s'il y avait un arrangement à faire, c'est lui qui le faisait. Tout était fait de manière spontanée. Rien n'était vraiment répété. Beaucoup de décisions importantes que les artistes prenaient avant même de venir enregistrer, lui les a prise en même temps qu'il enregistrait. C'était un bond vers le futur. Aujourd'hui tout le monde travaille comme ça. A l'époque, Elvis était le seul à faire ça. Il a été le précurseur de tout ce qui ce fait maintenant dans l'industrie du disque. Consciemment ou inconsciemment, tout le monde l'a imité. Les gens ont commencé à faire ce qu'Elvis faisait)

Bones Howen, ingénieur du son

 

Discographie d'Elvis Presley : + 500 Albums Ventes : ~1milliards

 

Liens sur Elvis :

 

(FR+en) Elvis Presley sur l'Internet Movie Database

 

(en) Site officiel d’Elvis Presley

 

(fr) Elvis, icône des années rock : un diaporama sur Elvis Presley (Le Monde du 15-08-2007)

 

(fr) Festivités en l'honneur d'Elvis Presley à travers le monde : vidéo sur les commémoration du 30e anniversaire de la mort d'Elvis (Le Monde du 15-08-2007)

 

Documents multimédia libres sur Elvis Presley.

 

Portail du Rock

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 01 mars 2007, a 05:33
1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin)
 

  1 Mars 1810 : Naissance de Frédéric Szopen (Chopin), compositeur et pianiste polonais, († 17 octobre 1849).

 

Frédéric Chopin  

 

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le 1er mars 1810 et mort le 17 octobre 1849 de la tuberculose pulmonaire.

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopta ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitta définitivement la Pologne pour Paris. Les Polonais écrivent parfois son nom Szopen par analogie avec la phonétique française.

 

Biographie : La Pologne

 

Chopin est né à Żelazowa Wola le 1er mars 1810 (les registres paroissiaux mentionnent cependant la date du 22 février) près de Varsovie. Son père Nicolas Chopin (1771 Marainville-sur-Madon — 1844 Varsovie) quitte la France pour la Pologne en 1787 et épouse Justyna Krzyzanowska, dame d’honneur de la comtesse Skarbek, en 1806. Frédéric est le second de quatre enfants ; ses trois sœurs sont prénommées Ludwika, Izabella et Emilia, qui disparaîtra à l’âge de quatorze ans.

Chopin a révélé très tôt de grandes dispositions pour la musique. Il possédait l'oreille absolue et faisait preuve d'une sensibilité exceptionnelle à la musique. Il commença donc son éducation musicale à six ans (1816) et composa sa première œuvre, la polonaise en sol mineur, à l'âge de sept ans (1817). Il fit sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie (1818).

Par son don prodigieux, le petit Chopin, qui connaissait déjà dans son pays une certaine renommée, fut rapidement comparé à Mozart. Il étudia la musique tout d'abord avec Wojciech Żywny qui lui fit découvrir Jean-Sébastien Bach, et ensuite, à partir de 1826, au Conservatoire de Varsovie, principalement avec Wilhelm Wurfel pour le piano et l'orgue et Józef Elsner pour la composition et le contrepoint.

Elève du Conservatoire et du Lycée de Varsovie (où son père était professeur), il se familiarisa avec la musique populaire polonaise en passant ses vacances dans différentes régions rurales de Pologne. Il termina ses études musicales en 1829.

 

Voyage en Europe

 

Il planifia par la suite un long voyage en Europe, afin de se familiariser plus profondément avec la vie musicale européenne et pour acquérir une certaine réputation. Il s'installa d'abord à Vienne en Autriche où il vivra 8 mois. Connaissant des difficultés financières et ayant du mal à se faire connaître, Chopin pensa rapidement à aller vers d'autres villes. C'est pendant cette période viennoise qu'eut lieu l'insurrection de Varsovie accompagnée de la répression sanglante de l'armée Russe. Chopin était profondément patriote et fut très affecté par cet événement qui a certainement inspiré son imagination créatrice. On retrouvera dans les lignes de son journal intime écrites à Stuttgart ainsi que dans différentes lettres, un cri de révolte et de grand désarroi. De ces années datent le premier des Scherzo ainsi que les Études op. 10.

 

La vie Parisienne

 

C'est avec un passeport pour Londres que Chopin se dirigea vers la France où il vécut le restant de sa vie. À Paris, il fit la connaissance de compatriotes polonais exilés suite à la défaite polonaise et découvrit l'intense activité culturelle et musicale, notamment l'Opéra italien (Rossini, Bellini). Sa grande sociabilité mondaine ainsi que sa réputation de virtuose lui permettront très rapidement de devenir le professeur le plus recherché dans les milieux aristocratiques parisiens. Kalkebrenner, un des plus grands pianistes de son époque, lui aurait fait ce compliment : « Vous avez le style de Cramer et le toucher de Field ». Il arrivera aussi à faire publier ses compositions chez un grand éditeur, ce qui lui permettra de se faire enfin connaître en Europe. Ainsi, Schumann à Leipzig ayant découvert les variations sur un thème de Mozart Op. 2, publia en 1831 un article dans lequel il exprima son admiration pour son contemporain (« Chapeau bas, messieurs, un génie ! »). D'autre part, il se lia d'amitié avec d'autres grands artistes de son époque tels Delacroix, Berlioz ou Liszt. Ce dernier restera comme Schumann un très grand admirateur et un fervent défenseur des compositions de Chopin.

Pendant les années suivantes, le compositeur publia des chefs d'œuvres comme la 1ère Ballade (publiée en 1835) ou le 2ème Cycle d'études Op. 25 (publié en 1837) qui contribuèrent à lui assurer sa grande notoriété. Lors de cette période fructueuse, Chopin connut pourtant des passages difficiles à travers son amour déçu pour Maria Wodzinska, et le choix difficile qu'il avait pris en 1834. Pendant cette année, il refusa en effet des invitations auprès de l'ambassade russe et fit savoir que, malgré son départ avant l'insurrection, il était à Paris en émigré politique et non en sujet loyal du tsar. Ce choix l'interdisait à tout jamais de rentrer dans sa Pologne natale qu'il aimait tant.

 

Amour avec George Sand

 

De 1838 à 1847, il fut le compagnon de l'écrivain George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin). Ils menèrent ensemble une vie mondaine, nourris d'admirations réciproques. Après un séjour hivernal dans de mauvaises conditions au monastère de Valldemossa (à Majorque, Espagne), durant lequel il composa entre autres son cycle des 24 préludes Op. 28 et sa 2e Ballade, la santé de Chopin, qui était tuberculeux, se dégrada considérablement malgré les soins et le dévouement inconditionnel de Sand. De retour en France, Chopin retrouva une bonne santé et de 1839 à 1846 et il séjourna souvent à Nohant, la magnifique résidence de campagne de George Sand non loin de La Châtre. Ce fut une période heureuse pour le pianiste qui y composa quelques unes de ses plus belles œuvres : la Polonaise Héroïque, la 4e Ballade, la Barcarolle, les dernières Valses

Pendant le mois de juillet 1847, le couple, qui ne connaissait plus depuis un certain temps la passion de leurs débuts, se sépara définitivement après que Chopin eut pris le parti de Solange, la fille de George Sand, dans une violente dispute familiale qui éclata à Nohant en l'absence du pianiste. Il ne reverra George Sand qu'une seule et dernière fois par hasard en 1848, mais restera jusqu'à la fin de sa vie très proche de Solange et de son mari Auguste Clesinger.

 

Les deux dernières années

 

Particulièrement affaibli après cette rupture douloureuse, il fit quand même une dernière tournée en Angleterre et en Écosse organisée par son élève Jane Stirling. Ce voyage fut pour lui épuisant physiquement et moralement.

Il rentra à Paris, très malade, et mourut quelques mois plus tard, le 17 octobre 1849, au 12 place Vendôme, des suites de sa maladie pulmonaire, à l'âge de 39 ans. Il fut enterré au cimetière du Père Lachaise. Selon ses dernières volontés, sa sœur Ludwika qui était venue de Pologne juste avant qu'il meure, ramena à Varsovie son cœur qui se trouve actuellement dans un cénotaphe de l'église Sainte-Croix.

 

Précisions diverses

 

A travers des monuments comme les Cycles d'Études Op. 10 et Op. 25, les 4 Ballades, les Nocturnes, les 24 Préludes Op. 28, ou encore les 4 Scherzos, Chopin a révolutionné le piano et a inventé une véritable école avec l'apport de nouvelles sonorités ainsi qu'une nouvelle vision de l'instrument. Sa musique mélodieuse reste une des plus atypiques et adulées du répertoire classique. Chopin est considéré par beaucoup de pianistes comme le plus grand compositeur de piano de l'histoire de la musique.

Il avait pour amis célèbres Eugène Delacroix, l'extravagant Astolphe de Custine, le violoncelliste Franchomme, Franz Liszt, Vincenzo Bellini (près duquel il est enterré au cimetière du Père-Lachaise). Il fut aussi l'ami des compositeurs Hector Berlioz et Robert Schumann, mais il n'appréciait que modérément leur musique, bien qu'il leur ait dédié certaines de ses compositions. Chopin idolâtrait Jean Sébastien Bach et jouait quotidiennement "le clavier bien tempéré", il vouait aussi une très grande admiration à la musique de Mozart. Selon le vœu de Chopin, le Requiem de Mozart (extrait de la sonothèque Wikipedia), considéré par le Polonais comme étant d'une beauté exceptionnelle, fut d'ailleurs interprété intégralement lors de ses obsèques, en l'église de la Madeleine à Paris (la petite histoire retiendra qu'une dérogation fut accordée à cette occasion par le clergé car à cette époque les voix féminines n'étaient pas admises aux offices religieux).

Ses œuvres, toutes sans exception, concernent le piano avec ou sans accompagnement. La grande majorité est composée pour le piano seul. L'œuvre symphonique se limite à deux concertos, une polonaise, un rondo et des variations (ces œuvres ont été écrites pour piano et orchestre, mais dans celles-ci, l'orchestre joue un rôle limité et plutôt « accessoire »). Sa musique de chambre se limite à cinq pièces : les quatre premières sont des œuvres de jeunesse, la dernière est sa sonate pour violoncelle et piano et elle est la dernière œuvre qu'il ait jouée en public, avec son ami Auguste Franchomme, violoncelliste de renom. Cette amitié explique une relative affinité pour cet instrument, puisque quatre des cinq partitions de musique de chambre utilisent le violoncelle. Il existe également un cycle de 17 Lieder (Chants Polonais).

À noter qu'un concours international de piano portant son nom a lieu tous les cinq ans à Varsovie (le dernier en date est celui d'octobre 2005), où de nombreuses nationalités sont représentées. Ce concours réputé pour sa très grande difficulté a permis de révéler des pianistes comme Martha Argerich, Maurizio Pollini, Krystian Zimerman, Yundi Li ou encore Rafał Blechacz.

En 2004 la Société Chopin à Paris a organisé le Concert Reconstitution du Dernier Concert de Chopin à Paris. Le pianiste Maciej Pikulski a été choisi pour jouer le rôle-titre.

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 22 février 2007, a 05:36
Robert Baden-Powell
 

  22 Février 1857 :Naissance de Lord Robert Baden-Powell, britannique, fondateur du scoutisme († 8 janvier 1941)

 

Robert Baden-Powell

 

Le Britannique Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell (22 février 1857, Londres – 8 janvier 1941, Kenya), 1er baron Baden-Powell, fut le fondateur du scoutisme.

 

Biographie

 

Enfance

 

Robert Stephenson Smyth Baden-Powell, dit « BP » (prononcer Bipi), est né le 22 février 1857 dans le quartier de Paddington à Londres. Il est le huitième des 10 enfants (dont 3 morts en bas âge) du Révérend Baden Powell, professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, et d'Henriette Grâce Powell. Il est prénommé Robert Stephenson Smyth, du nom de son parrain Robert Stephenson (fils de George Stephenson), et des ses grands-parents maternels (dont l'amiral William Henri Smyth, qui est aussi géographe et astronome). Son père décède alors qu'il a 3 ans.

Baden-Powell fait ses études à Chartehouse, collège réputé pour sa discipline. Baden-Powell est un adepte de l’école buissonnière et se cache régulièrement dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.

Il n'a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l'université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans (1876).

 

Carrière militaire

 

Il intègre le 13e Hussards, un régiment de cavalerie, et est dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde (alors colonie britannique). C'est pendant ses loisirs qu'il s'intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs, et qu'il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.

À l'âge de 26 ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l'occasion d'entrer en contact avec des « éclaireurs » indigènes pour lesquels il a beaucoup d'admiration. Il se perfectionne ainsi dans l'art de l'approche et de l'exploration. C'est en Afrique qu'il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.

Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple. Il passe par les Indes où il devient, entre-autres, instructeur, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie (comme agent de renseignement) et surtout en Afrique du sud.

L'événement qui le rend célèbre dans tout l'empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la guerre des Boers (contre les Hollandais). Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée depuis 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs. (cf. siège de Mafeking).

À la libération de la ville, le 16 mai 1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de Scouting (L’art des éclaireurs) dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : Aids to scouting

 

Création du scoutisme

 

À son retour au Royaume-Uni, il est accueilli triomphalement. Il constate que Aids to scouting a un immense succès auprès des garçons britanniques et est utilisé par des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique tous les principes qu’il a observés à la guerre au service de jeunes garçons et dans une optique de paix.

« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. »

En 1907, alors âgé de 50 ans, il organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçon de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance.

À la suite de ce camp, Sir William Smith (fondateur des boy’s brigade) lui demande d’écrire un ouvrage sur la manière dont le scouting pouvait être adapté à la jeunesse qu’il appelle : Scouting for boys (Éclaireurs).

Avec ce livre, il tente de lancer un nouveau mouvement autonome. Il crée la base du scoutisme avec les cinq buts :

Santé, Sens du concret, Personnalité, Service, Sens de Dieu. Ainsi que les dix articles de la loi scoute et la promesse scoute qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie que chaque adhérent promet d’essayer de mettre en pratique (faire de son mieux).

C’est en 1909, que les premières compagnies de guides apparaissent organisées par Agnès Baden-Powell.

En 1910, il différencie trois classes d’âge :

 

Les Louveteaux (8-11 ans)

Les Éclaireurs (12-17ans)

Les Routiers (17 ans et +)

 

 En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n’est pas d’éclairer mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d’affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »

 

En 1910, sur les conseils du roi du Royaume-Uni Édouard VII, il démissionne de l’armée pour prendre la direction du mouvement qu’il vient de lancer.

 

En 1912, il se marie avec Olave Saint Claire Soames, qui devient Chef-guide mondiale.

 

Le mouvement prend vite beaucoup d'importance, et se développe dans de nombreux pays du monde. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays. Baden-Powell y fut nommé World Chief (chef scout mondial).

 

En 1927, il est anobli par le roi Georges V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.

 

Aujourd'hui, il y a plus de 28 000 000 de scouts dans plus de 216 pays du monde entier.

 

Dernier mot

 

Baden-Powell et son épouse passent beaucoup de leur temps à parcourir le monde pour soutenir le scoutisme dans son développement, et participent aux cérémonies de création du mouvement dans de nouveaux pays. À la fin de sa vie, il se retire au Kenya et fait parvenir aux scouts du monde entier son dernier message :

 

« Ceci est juste un petit mot d'adieu, pour vous rappeler, quand j'aurai disparu, que vous devez tâcher dans la vie d'être heureux et de rendre les autres heureux. Que cela paraît facile et agréable, n'est-ce pas ? C'est tout d'abord par la bonne action quotidienne que vous apprendrez à apporter le bonheur aux autres. La meilleure manière d'atteindre le bonheur est de le répandre autour de vous.

J'ai eu une vie très heureuse, et j'aimerais qu'on puisse en dire autant de chacun de vous. Je crois que Dieu vous a placé dans ce monde pour y être heureux et jouir de la vie. Ce n'est ni la richesse, ni le succès, ni l'indulgence envers soi-même qui créent le bonheur.

L'étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses et non le plus sombre.

Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait « de votre mieux ».

Soyez prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre promesse même quand vous serez adultes.

Que Dieu vous aide.

Votre ami

Baden-Powell »

 

Il meurt le 8 janvier 1941 au Kenya où il est enterré. Sur sa tombe est gravé un symbole, le signe « fin de piste ».

Lady Baden-Powell continua son rôle de lien entre les éclaireuses du monde entier. Elle est décédée le 25 juin 1978 en Angleterre.

 

Éclaireurs

 

Éclaireurs (Scouting for Boys en anglais) est un ouvrage écrit par Robert Baden-Powell sur le fondement du scoutisme.

Dans ce livre qui se veut didactique, Baden-Powell s'adresse aux chefs scouts, ou potentiels chefs afin de leur fournir une aide et un soutien dans leur tâche. À chaque chapitre, appelés bivouac, il explique certains éléments de la méthode scoute : de la loi et la promesse, aux activités de jeu en passant par les techniques de constructions, de secourisme ou d'approche.

Baden-Powell a écrit la première version du livre en 1908. Il l'a fait à la suite de son expérience sur Brownsea Island, où a eu lieu le premier camp scout. Par ce livre, il donnait aux chefs scouts quelques recettes pour bien animer sa troupe ou sa patrouille.

Il existe plusieurs éditions du livre. En effet, suite au succès du scoutisme et sa rapide expansion, il a fallu rajouter certaines choses, en supprimer, et en modifier.

 

Promesse (scoutisme)

 

Dans le scoutisme, la promesse est l'engagement que prend le jeune devant ses pairs pour marquer son adhésion à la loi et aux valeurs du mouvement. Elle fait partie des constantes de toutes les branches du scoutisme. Seule la forme change d'un mouvement à l'autre. Elle fait déjà partie, avec la loi, la vie en patrouille et les activités de grand air des principes édictés par Robert Baden-Powell dans son livre "Éclaireurs" édité dès 1908.

 

« Sur mon honneur, je promets de faire tous mes efforts pour :Remplir mes devoirs envers Dieu et envers le Roi, aider mon prochain en toutes circonstances et observer la Loi Scoute. »

 

Le texte rédigé par BP (article 2 de la constitution de l’OMMS) est issu d'un contexte et d'une époque particulière. Aujourd'hui, chaque mouvement a adapté ce texte en fonction de sa situation nationale et religieuse.

 

« Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir ! » sont les derniers mots de la lettre d'adieu que Baden-Powell adresse à l'ensemble des éclaireurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

     

mercredi 13 décembre 2006, a 04:59
Boutiques
 

  Bonjour,

 

Nous vous invitons à découvrir les nouvelles boutiques , en cliquant sur les liens suivants :

 

LIVRES

0MUSIQUES

 

Merci et bonne journée

lundi 23 octobre 2006, a 06:15
Musique
 

  Bonjour,

Aujourd’hui je vous convie à découvrir les pages d’un site associatif, cette association à pour but de permettre à de jeunes talents de se révéler. Alors si vous aimez le spectacle, visitez ces pages et  si vous êtes intéressés laissez un message. Les responsables prendront contact avec vous.

Veuillez suivre ce lien : MUSIQUE

Merci et bonne journée

jeudi 12 octobre 2006, a 05:02
A Découvrir
 

  Bonjour,

Aujourd’hui je vous convie à découvrir les pages d’un site associatif, cette association à pour but de permettre à de jeunes talents de se révéler. Alors si vous aimez le spectacle, visitez ces pages et  si vous êtes intéressés laissez un message. Les responsables prendront contact avec vous.

Veuillez suivre ce lien : MUSIQUE

Merci et bonne journée

mardi 10 octobre 2006, a 05:24
Jeux
 

  Bonjour,

Je vous convie à venir jouer gratuitement en ligne, il vous suffit de suivre ce lien et de choisir votre jeux, c’est entièrement gratuit, rien à gagner uniquement pour le fun :

          JEUX

Bonne journée

samedi 07 octobre 2006, a 06:14
Samedi 4 Novembre
 

Bonjour,

L'Association P.A.R.T.I.T.I.O.N. organise dans le cadre de son expansion, un casting suivi d'un specatcle  le 4 Novembre 2006.

 

1) Le casting : interprétation libre à partir de 14h00

2) Gala de variété à partir de 21h00.

 

Nombreux artistes de PARTITION.

 

Avec la participation de Lenny et de Philippe (à la recherche de la nouvelle Star)

Renseignements et Inscriptions en suivant ce lien : P.A.R.T.I.T.I.O.N

Merci et bonne journée

mercredi 04 octobre 2006, a 04:10
Casting
 

Bonjour,

Vous êtes passionnés de musique, vous aimeriez vous produire sur scène, je vous convie à découvrir ces pages en cliquant sur ce lien:

                                          PARTITION

Un grand casting suivi d'un spectacle aura lieu le 4 Novembre prochain, alors inscrivez-vous, et qui-sait?

Merci et bonne journée 

vendredi 29 septembre 2006, a 06:11
P.A.R.T.I.T.I.O.N.
 

Bonjour,

L'association PARTITION, organise un casting suivi d'un spectacle le 4 Novembre   2006.

Rensignements en cliquant sur ce lien : PARTITION

Merci et bonne journée

mercredi 27 septembre 2006, a 06:47
Avez-vous du talent?
 

Bonjour,

Aujourd'hui je vous convie à visitez un blog, il vous suffit de cliquez sur le lien suivant:             PARTITION

Si vous voulez visitez les pages Web,

 cliquez sur ce lien:     PARTITION2 

Vous aimez les livres alors cliquez sur ce lien :

                                     LIVRES

Merci et bonne journée

mardi 26 septembre 2006, a 05:52
Casting du 4 Novembre
 

Bonjour,

L'association  PARTITION (loi 1901) organise le 4 Novembre prochain un casting pour son spectacle 2006-2007.

Si vous souhaitez participer, rendez-vous sur cette page en cliquant surle lien suivant : P.A.R.T.I.T.I.O.N.

La page est en cours de construction, laissez votre e-mail, vous sere prévenu dès le début des inscriptions.(place limitée)

Merci et bonne journée 

dimanche 24 septembre 2006, a 06:08
Nouveaux
 

Bonjour,

Vous souhaitez découvrir des nouveaux sites.Gagnez de l'argent et des cadeaux ne vous fait pas peur...

Alors cliquez sur ces trois liens :  PREMIER   DEUXIEME  TROISIEME

Si vous aimez chanter ou si vous avez un talent d'imitateur, d'humoriste etc... un grand casting va se dérouler dans la région de Grenoble, pour avoir plus de renseignements cliquez sur le lien suivant:

P.A.R.T.I.T.I.O.N.

Merci et bonne journée

 

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