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Les bons plans de fabrice
lundi 24 décembre 2007, a 09:10
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Bonne journée et joyeux Noël

 

lundi 27 août 2007, a 14:47
28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.

  28 août 1833 : L'esclavage est aboli à travers l'Empire britannique.

 

L’Esclavage  

 

 L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, un travailleur non libre et généralement non rémunéré qui est juridiquement la propriété d'une autre personne et donc négociable, au même titre qu'un objet. Au sens large, l'esclavage est le système socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un crime contre l'humanité. 

 

Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement).

 

En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer.

L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés.

 

Définitions : Étymologie

 

Le terme "moderne" esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave), de grec sklabos. Le mot «esclave» serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de «Slovénie»). La même racine se retrouve dans le mot arabe saqaliba.

Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du Moyen Âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

 

Définition française

 

Selon l'Académie française, l'esclave est une "personne qui n'est pas de condition libre, qui appartient à un maître exerçant sur elle un pouvoir absolu." L'esclavage est donc avant tout la condition d'esclave, et la réduction d'un homme à l'état d'esclave, de manière généralement involontaire. L'esclave peut dépendre de toute autorité : personne, groupe, organisation, État.

 

L'Académie française ajoute à cela, par extension, toute "institution sociale fondée sur l'existence d'une classe d'esclaves" Par analogie, l'esclavage est donc l'"état, [la] condition de ceux qui sont soumis à une tyrannie, à une autorité arbitraire ; asservissement, servitude." La définition n'exclut donc pas formellement la notion de servitude volontaire.

 

Autres sens :

 

Au sens figuré, l'esclavage est l'état d'une "personne qui, par intérêt ou par goût, se met dans la dépendance d'une autre et suit aveuglément ses volontés."

 

Par extension, "se dit d'une personne qui se tient dans un état d'assujettissement, de dépendance, qui subit l'empire d'une chose."

Au figuré, "se dit de tout ce qui tient dans un état d'assujettissement, de dépendance. L'esclavage du tabac. L'esclavage de la mode. L'esclavage des passions. Par méton. Activité imposant une sujétion. Ce travail est lucratif, mais c'est un véritable esclavage."

 

Définitions juridiques

 

Plusieurs textes internationaux ont tenté de définir la notion d'esclavage.

La convention relative à l'esclavage (1926) de la Société des nations dispose en son article premier que "L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux". L'article définit également la traite des esclaves comme "tout acte de capture, d'acquisition ou de cession d'un individu en vue de la réduire en esclavage; tout acte d'acquisition d'un esclave en vue de le vendre ou de l'échanger; tout acte de cession par vente ou échange d'un esclave acquis en vue d'être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d'esclaves."

 

L'Organisation internationale du travail a adopté en 1930 une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : "le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré."

 

La convention relative à l'abolition de l'esclavage (1956) des Nations unies renvoie à la définition de la convention de 1926, en ajoutant en son article premier plusieurs "Institutions et pratiques analogues à l'esclavage" : servitude pour dettes, servage, mariage forcé, etc.

 

Usages particuliers

 

L'OIT assimile au travail forcé, le travail des enfants (voir l'article).

La notion d'esclavage ou de servitude est souvent utilisée comme argument politique ou idéologique : notion anticapitaliste d'esclavage salarié, notion libérale d'esclavage fiscal, raisonnements de pacifistes et raisonnements de libéraux (pacifistes ou non) assimilant le service militaire à une forme d'esclavage (ce que la convention de l'OIT de 1930 exclut clairement), notion d'esclavage animal

 

Histoire de l'esclavage

 

Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage. Les questions à retenir pour l'analyse historique concernent avant tout le statut et la fonction de l'esclave selon l'époque et le lieu :

 

Comment la société considérait-elle l’esclave et quelle position lui conférait elle ?

 

Comment devenait-on esclave ?

 

Quel travail attribuait-on à l’esclave ?

 

L'esclave pouvait-il sortir de cette condition et comment ?

 

Dans les civilisations de l'Antiquité :

 

L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales.

 

Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sûres de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent.

 

Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales.

 

Il faut noter que l'esclavage non marginal ne correspond qu'à un type de sociétés, dites révolutionnaires. En effet, l'esclavage, là où il est institué, est généralisé et provoque inévitablement des soulèvements et remises en cause du système social, ceux-ci étant majoritaires dans une société esclavagiste.

 

Ainsi, l'esclavage est la réduction d'une personne à un état de privation de toute liberté, celle-ci allant de libertés sociales aux libertés les plus fondamentales. L'esclave est exclu de la société tout en étant dans les sociétés esclavagistes un élément moteur.

 

Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope (VIe siècle av. J.C.), étaient des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) était esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) était également esclave.

 

Au Moyen Âge :

 

Sans qu'aucune vraie révolution ne soit opérée, l'influence grandissante du christianisme amène une évolution progressive et renforce un mouvement d'émancipation en réalité entamé sous les empereurs païens de la Rome antique.

 

L'Église considère maîtres et esclaves comme des égaux, elle s'oppose à ce que des chrétiens appartiennent à d'autres chrétiens. L'esclave peut se marier, sa famille est reconnue. Il peut aussi se faire moine, trouver asile, et donc être soutenu contre son maître.

 

À la fin de la Rome antique correspond donc, en Occident, le passage progressif de l'esclavage à une forme "adoucie", le servage, généralisé à partir du VIIIe siècle.

 

Le serf jouit d'une personnalité juridique. Tout d'abord, il n'appartient pas à son seigneur ; en outre, il possède des biens, peut ester et témoigner en justice, peut contracter (mariages, contrats de vente) plus ou moins librement. Sa condition de servage peut elle-même faire l'objet d'un contrat.

Ce qui lie le serf à son seigneur tient plutôt de la vassalité : il lui doit fidélité, comme dernier étage de la pyramide féodale.

Cette fidélité, comme tout lien féodal, a une contrepartie : le seigneur lui doit protection.

Cependant, l'institution de l'esclavage subsiste tout au long du Moyen Âge. Plus au moins disparu au nord des Alpes, le nombre d'esclaves augmente en Catalogne et particulièrement en Italie entre XIIIe et XVe siècle.

 Les grandes républiques maritimes de Gênes et de Venise sont les plus grands marchands d'esclaves à cette époque. Sont réduits en esclavage surtout des individus capturés au nord de la mer noire, où la colonie génoise de Caffa représente la plaque tournante du trafic d'esclaves.

 Les esclaves mâles sont pour la plupart exportés vers l'Égypte mamelouk où ils constituent une ressource indispensable pour le recrutement de soldats, tandis que les femmes esclaves sont amenées en majorité en Italie et sur les grandes îles méditerranéennes (Crète, Sicile, Majorque, Chypre), où elles trouvent leur place dans le service domestique.

 

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, il s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays des « infidèles » et les pays de l'Islam.

 

Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du XXIe siècle, des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des Noirs chrétiens et animistes.

 

Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus.

En Égypte mamelouk les esclaves venus de la mer noire et amenés en grande partie par des marchands italiens constituent une ressource indispensable pour le recrutement des armées égyptiennes.

 

De la Renaissance aux Lumières :

 

Alors que l'esclavage recule en Europe du fait de l'extension du christianisme, sans toutefois disparaître, il prend son essor dans les colonies américaines. Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537) et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des amérindiens ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ».

 

Une décision qui marque paradoxalement le départ de la traite transatlantique. Les nations européennes, en particulier le Portugal, la France, la Hollande et l'Angleterre se lancent dans le commerce triangulaire entre des ports de l'Europe, le Golfe de Guinée et les Amériques (Brésil, Antilles). La motivation première des négriers est économique et l'esclave noir est considéré comme une marchandise.

Alors que l'esclavagisme américain atteint son rendement maximum au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières ébauchent la prise de conscience abolitionniste.

 

Abolitions de l'esclavage : Une longue bataille :

 

Le servage disparaît progressivement en Europe occidentale à la fin du Moyen-Age ; au XVIIIe siècle, il avait quasiment disparu en France. Mais il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'il disparaisse de l’Europe orientale et sera aboli en 1861 en Russie. Concernant l'esclavage, en 1769 les Quakers de Pennsylvanie donnent l'exemple à suivre.

En Suède, une forme répandue de servage dès le XVIIIe siècle était le statut de statare, lesquels étaient des ouvriers agricoles qui recevaient quelques vivres et le logis comme salaire. Leur condition de vie étaient généralement très dure. Des écrivains suédois du XX siècle issus de ces milieux ont décrit les conditions de vie de ces derniers serfs européens..

Dès le 2 mars 1807 Britanniques et Américains s'interdisent la traite négrière puis sous leur pression en 1815 au congrès de Vienne ils sont suivis par la plupart des autres puissances européennes, mais tant que l'esclavage ne fut pas interdit partout, la traite se poursuivit de façon clandestine. Il faut attendre une succession d'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse au cours du XIXe siècle :

 

En 1792 le Danemark aurait interdit l'esclavage sur son territoire.(A vérifier!)

Le 29 août 1793 par le conventionnel Léger-Félicité Sonthonax à Saint-Domingue.

Le 4 février 1794 sur toutes les colonies de la France par un vote de la Convention.

En 1813 par l'Argentine.

Le 29 mars 1815 par Napoléon I°, lors des Cent-Jours. Soit 13 ans après son rétablissement de 1802.

En 1821 par la Colombie.

En 1829 par le Mexique.

Le 2 mars 1833 pour les colonies britanniques.

Le 26 décembre 1847 par l'Empire ottoman.

Le 27 avril 1848 (troisième abolition) par la France sur les colonies françaises.

En 1848 par le Danemark sur leur colonie de l'île St.Croix (Antilles)

En 1863 par le Pays-Bas.

Le 18 décembre 1865 aux États-Unis (mais remplacé dans certains états par la ségrégation.

En 1878 par le Portugal.

Le 13 mai 1888 au Brésil.

En 1942 par l'Ethiopie.

En 1945 en Suède, le statut de statare est aboli.

En 1980 en Mauritanie, dernier pays à avoir officiellement aboli l'esclavage.

 

En France :

 

En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États Généraux. Les habitants de Champagney mettent dans leur cahier un article unique en son genre (l'article 29), dit Vœu de Champagney qui condamne avec énergie la traite des Noirs et réclame fermement son abolition.

 

La Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794 grâce à l’action de la Société des amis des Noirs de l’abbé Grégoire, sur l'exemple de l'affranchissement décrété à Saint-Domingue par Léger-Félicité Sonthonax. De ce fait, on peut dire de la France qu'elle fut la première nation dans le monde à abolir l'esclavage dans ses colonies.

 

Malheureusement, il est rétabli par Napoléon Bonaparte, le 20 mai 1802.

La seconde et définitive abolition officielle de l'esclavage date du 27 avril 1848 notamment grâce à l'action du député Victor Schoelcher et ses amis.

Il faut cependant attendre l'aube du XXIe siècle pour voir se développer un travail de mémoire autour de l'esclavage.

Le 10 mai 2001, le Parlement Français vote la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité. Suite à cette loi et au comité pour la mémoire de l'esclavage, présidé par l'écrivain guadeloupéen Maryse Condé, Jacques Chirac a annoncé le 30 janvier 2006 la création d'une journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, qui se tiendra tous les 10 mai.

 

Cette commémoration s'ajoute aux dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage en vigueur depuis 1983 dans les départements d'outre-mer: le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe, le 10 juin en Guyane, le 20 décembre à La Réunion, le 27 avril à Mayotte.

 

L’exception haïtienne :

 

À Saint-Domingue, il y eu plusieurs révoltes dont celle de 1702. Mais c'est en 1791 que profitant des troubles issus de la révolution française de 1789 et galvanisés par les idées de liberté, d’égalité et de fraternité, François-Dominique Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe ont dirigé la seule rébellion d'affranchis et d’esclaves noirs qui ait été menée à terme. En 1804 l’ancienne colonie française de l'île Saint-Domingue est devenue Haïti.

 

Esclavage au XXe siècle :

 

Soit par survivance du phénomène esclavagiste traditionnel, soit à travers de nouvelles formes dites "modernes", l'esclavage est resté une réalité au XXe siècle. De nombreux comportements systématiques (camps de concentration ou de travail, proxénétisme) ont ainsi progressivement été analysées comme de nouvelles formes d'esclavage.

 

Dans les colonies, les colonisateurs ont préféré astreindre les populations locales au travail forcé. Dans les faits, le travail forcé constituait exactement les mêmes conditions pour les africains que dans les plantations: surexploitation, punitions corporelles, statut d'infériorité, répressions violentes, massacres. Sous Léopold II une importante campagne d'information et de réprobation fut lancée au Royaume-Uni contre l'attitude des colons au Congo Belge Zaïre.

 

En URSS, Chine (et autres pays communistes) règnent la déportation brutale vers des camps de travaux forcés (Goulag ou Lao gai) où l'individu est assujetti à un travail à vie gratuit et dans des conditions qui l'écrasent. Souvent même, toute sa famille subit le même sort.

 

Pendant la seconde Guerre mondiale, les envahisseurs (Allemands et Japonais) imposent et organisent l'esclavage de masse par leur dictatures militaires criminelle dans les pays conquis et en partie sur leur propre population. Cet esclavage d'exerce au sein de camps de travail ou de camps de concentration. Les cas de prostitution forcée sont aussi fréquents, particulièrement dans le cas japonais.

 

Enfin, plusieurs pays anciennement colonisateurs, notamment des pays arabes, ont maintenu l'esclavage jusqu'au milieu du XXe siècle : Arabie saoudite et Oman mais également chez les Maures de certaines colonies françaises, en Mauritanie et au Soudan français, et ce malgré sa suppression officielle. La Mauritanie supprima l'esclavage des Harratins en 1980. Aujourd'hui, l'esclavage traditionnel résiste dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.

 

Esclavage contemporain :

 

L'esclavage n'a cependant pas totalement disparu dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique ou le sous-continent indien. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d' « esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage.

 

L'esclavage réapparaît au actuellement au Soudan. Les Musulmans du nord ont rétabli la Charia lors de la décolonisation et l'appliquent de force aux noirs chrétiens et animistes du sud qui se sont rebellés. Ceux-ci, repoussés dans la Province Équatoriale, la plus insalubre, ont résisté de leur mieux depuis l'indépendance. Aussi les forces gouvernementales ont-elles massacré les populations civiles de nombreux villages et continuent à y enlever de nombreux enfants pour les convertir à l'islam et les utiliser comme esclaves à Khartoum.

 

Dans les pays développés, par extension et suite à l'évolution des points de vue, le politiquement correct considère d'autres situations assimilable à de l'esclavage moderne.

 

La proxénétisme dont le tourisme sexuel.

 

Le travail clandestin,

 

Certaines conditions de travail (plus de huit heures par jour, le travail des enfants, etc.)

 

En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage. La pratique des enfants soldats peut également être assimilée à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues fortes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 22 août 2007, a 11:25
21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.

  Le 21 août est le 233e jour de l'année (234e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

 

21 août 1911 : Vol du célèbre tableau de la Joconde ; il sera retrouvé en 1913.

 

La Joconde

 

La Joconde (ou « Portrait de Mona Lisa ») est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1507. Huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm, il est exposé au Musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard.

La Joconde est devenue un tableau mythique car à toutes les époques les artistes l'ont prise comme référence. Elle constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de la Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de nos jours l'une des œuvres d'art les plus célèbres du monde.

 

Historique 

 

Léonard de Vinci commence le portrait à Florence en 1502, et d'après Vasari l'achève au bout de quatre années. La Joconde ne quitta jamais Léonard de son vivant. Il l'emporta probablement à Amboise où François Ier le fit venir. Ce dernier en fit l'acquisition - à Léonard lui-même ou à ses héritiers après sa mort - et l'installa à Fontainebleau.

Le portrait quitte le château pour le Louvre alors résidence royale , et est ensuite accroché au château de Versailles. Louis XIV en fit l'un des tableaux les plus en vue à Versailles, et l'exposait dans le Cabinet du Roi jusqu'en 1650.

Il regagne le Louvre devenu musée en 1798, mais est à nouveau déplacé sur ordre du premier consul Bonaparte qui le fait accrocher au palais des Tuileries en 1800 dans les appartements de Joséphine, puis le rendit au Louvre en 1804 .

Le tableau fut volé le 21 août 1911. On soupçonna le poète Guillaume Apollinaire et le peintre Pablo Picasso d'être les auteurs de ce vol, revendiqué par ailleurs par l'écrivain italien Gabriele d'Annunzio. La Société des Amis du Louvre offrit une récompense de vingt-cinq mille francs, un anonyme proposa de doubler cette somme. La revue L'Illustration promit cinquante mille francs pour qui rapporterait le tableau dans les locaux du journal. Le voleur était l'italien Vincenzo Perugia, un vitrier qui avait participé aux travaux de mise sous verre des tableaux les plus importants du musée. Il conserva le tableau pendant deux ans dans sa chambre à Paris, puis de retour en Italie il proposa de le revendre le 10 décembre 1913 à un antiquaire florentin qui donna l'alerte.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le tableau fut mis en sécurité au château d'Amboise, puis à l'abbaye de Loc-Dieu, et enfin au Musée Ingres de Montauban. Pendant un temps, il fut entreposé sous le lit même du conservateur du musée du Louvre en exil dans le château de Montal en Quercy (Lot).

En janvier 1963, le ministre de la culture André Malraux expédie la Joconde aux États-Unis où elle est reçue par le président Kennedy. Elle est exposée à la National Gallery de Washington DC puis au Metropolitan Museum of Art de New York. Elle est admirée par 1,7 millions de visiteurs au total. Elle fait aussi deux autres voyages en Russie et au Japon en 1974.

Depuis mars 2005, la Joconde bénéficie au Musée du Louvre d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États, dans laquelle elle fait face au non moins célèbre tableau de Véronèse, les Noces de Cana. 

 

Description

 

La Joconde est le portrait d'une jeune femme, sur fond d'un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, de l'italien enfumé, est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.

La femme porte sur la tête un voile noir transparent et une robe. On remarque que totalement épilée, conformément à la mode de l'époque, elle ne présente ni cils, ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l'amorce de la base renflée d'une colonne sur la gauche. À l'arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détache un chemin sinueux et une rivière qu'enjambe un pont de pierre. On peut remarquer une cassure de la ligne d'horizon. La tête de la Joconde sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l'horizon ne se trouve pas au même niveau.

La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.

 

Le modèle

 

Lisa Maria Gherardini

 

Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait à l'origine Lisa Gherardini, née en mai 1479 à Florence. Issue d'une famille modeste, elle épousa à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco - né en 1496 - une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andréa - né en 1502.

Francesco del Giocondo possédait une chapelle familiale dans l'église de la Santissima Annunziata, où il fut plus tard inhumé. Cette église était tenue par les Servites de Marie, qui ont hébergé en 1501 Léonard, fils de Piero da Vinci, le notaire de leur ordre. Il est probable que Léonard et Francesco ont fait connaissance à cette époque. En 1503, Francesco del Giocondo emménage dans une demeure plus grande, via della Stufa, et cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci. Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 au moment où il commença son tableau.

Francesco del Giocondo ne reçut jamais son tableau. Il était inachevé quand l'artiste quitta Florence pour Milan.

 

Cette thèse reste discutée, au prétexte qu'aucune trace d'un paiement n'a été retrouvée. Les liens étroits entre Léonard de Vinci et la famille del Giocondo ont été établis en 2004 par Giuseppe Pallanti

D'après Giuseppe Pallanti (2007), les archives d'une église du centre historique de Florence (Toscane), font référence à un acte de décès de « l'épouse de Francesco Del Giocondo », morte le 15 juillet 1542 et enterrée au couvent Sant'Orsola.

Selon Daniel Arasse, s'il était vivant quand le tableau fut fini, Francesco del Giocondo se serait senti outragé et l'aurait probablement refusé. D'après lui, à cette époque une femme au front dégarni et aux sourcils épilés ne pouvait être qu'une prostituée. Des analyses du tableau postérieures à 2000 ont montré que la Joconde a la tête couverte d'un voile transparent ou peu visible.

 

Autres suggestions

 

Certains font l'hypothèse que le tableau de la Joconde est un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition des calques des autoportraits présents dans ses carnets de croquis et celle de « Mona Lisa ».

La dernière conjecture est basée sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forlì (XVe siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi. Ce portrait est conservé dans le Musée de Forlì, en Italie.

 

Analyse du tableau

 

Dénomination

 

Le titre du tableau vient probablement du patronyme du sujet - « del Giocondo » - mais peut également être attribué à l'attitude de la femme représentée. Il est aussi appelé « Monna Lisa » ou sa déformation plus courante « Mona Lisa », une contraction de « ma donna Lisa » qu'on peut traduire par « madame Lisa ».

 

Symbolisme

 

En italien, giocondo signifie "heureux, serein". Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi le portrait d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de l'idée de sérénité.

Selon certains, la Joconde est aussi l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.

 

Le sourire et le regard

 

Le sourire de la Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre.

Tout en donnant l'impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa droite, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l'œuvre et le spectateur. Bruno Mathon, critique d'art, dit ainsi que la Joconde « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant. »

 

Une source d'inspiration

 

Dès le XVIe siècle, La Joconde inspira de nombreux peintres, qui en firent des copies et imitations plus ou moins fidèles. Corot, Robert Delaunay et Fernand Léger en ont tiré des variations. Au XXe siècle les surréalistes, pour protester contre « l'art établi » détournèrent le tableau. Mona Lisa se vit affublée d'une moustache par Salvador Dali, et par Marcel Duchamp sous le titre « L.H.O.O.Q. », reçut une pipe dans la bouche, chevaucha une moto, fut déguisée en ange de la mort, en chien ou en sirène...

D'autres arts s'en sont emparés : des chanteurs, comme Barbara (paroles et musique de Paul Braffort), Serge Gainsbourg ou Patachou l'ont chantée. Des auteurs « jocondoclastes », de Jean Margat à l'oulipien Hervé Le Tellier, ont fait d'elle un personnage littéraire.

 

Analyses techniques

 

En décembre 2005, le magazine britannique The New Scientist relate une étude basée sur un logiciel de reconnaissance des émotions sur le visage. D'après cette étude Mona Lisa était 83% heureuse, 9% écœurée, 6% craintive et 2% en colère.

Le Conseil national de recherches du Canada a dévoilé le 26 septembre 2006 à Ottawa les résultats d'une étude réalisée grâce à un système de balayage laser sophistiqué, en couleurs et en trois dimensions. Celle-ci a permis de découvrir que Mona Lisa était enveloppée d'un "voile de gaze" fin et transparent normalement porté à l'époque par les femmes enceintes ou venant d'accoucher. Masqué par le vernis, ce détail n'avait jamais été observé jusqu'à présent. Le sourire mystérieux de la Joconde serait donc celui d'une femme enceinte ou qui vient d'avoir un enfant.

 

Bibliographie

 

André Chastel, L'Illustre incomprise, Gallimard, 1988

Daniel Arasse, Léonard de Vinci, Hazan, 2002 (réimpr. 1° édition 1987

Cécile Scailliérez, Léonard de Vinci, La Joconde, éditions Musée du Louvre/Réunion des Musées nationaux, coll. « Solo », 2003  

(it) Giuseppe Pallanti, Monna Lisa Mulier ingenua, Polistampa, 2004)

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 02 août 2007, a 09:35
2 Août1980 : Massacre de Bologne

  2 Août1980 : Massacre de Bologne. Une bombe laissée dans la salle d'attente de la gare tue 85 personnes et blesse plus de 200 personnes

 

 

Attentat de la gare de Bologne  

 

Le massacre de Bologne (connu en Italie comme la strage di Bologna) est une des plus importantes actions terroristes qui ont touché l'Italie pendant les années de plomb. L'attentat fit 85 morts et blessa plus de 200 personnes dans la gare de Bologne le 2 août 1980, à 10h25. Des membres d'un groupe d'extrême droite furent condamnés pour l'attentat.

 

Attentat  

 

Le 2 août 1980, à 10h25, à la gare de Bologne, une bombe laissée dans la salle d'attente explose. Elle tue 85 personnes et en blesse plus de 200, alors en train de partir ou de rentrer de vacances d'été.

La gare fut presque complètement détruite et un train en partance pour Chiasso renversé.

Dès l'évènement, le gouvernement de Francesco Cossiga et la police ont supposé qu'il s'agissait d'une action terroriste menée par les Brigades rouges (BR), groupe terroriste d'extrême gauche. Mais l'enquête se déroule néanmoins dans plusieurs directions et va finalement s'orienter vers les milieux d'extrême droite.

 

Enquête et procès

 

L'enquête va durer presque quinze ans et seulement grâce à la force et au courage des familles des victimes, le procès ira à son terme.

Le 23 novembre 1995 la cour décide des condamnations suivantes:

les exécuteurs matériels de l'attentat (les néonazis Valerio Fioravanti et Francesca Mambro) sont condamnés à la prison à perpétuité ; la condamnation pour obstruction à l'enquête pour Licio Gelli, grand-maître de la loge maçonnique Propaganda Due (P2), Francesco Pazienza et deux officiers du SISMI : Pietro Musumeci et Giuseppe Belmonte. Le 2 août est considéré en Italie comme la journée de la mémoire de tous les massacres terroristes.

Pour que la mémoire ne s'efface pas, la reconstruction de la gare a prévu la sauvegarde du trou causé par l'explosion dans la salle d'attente et même celle de l'horloge, qui indique encore 10h25.

 

Controverse

 

Des tentatives d'obstruction à l'enquête de la part de certaines officines alimenteront de nombreuses théories conspirationnistes sur une implication des services secrets. L'implication périphérique de la loge P2 qui fut concernée par l'enquête, incita certains à dénoncer un attentat téléguidé par l'organisation Gladio, dans le cadre d'une stratégie de la tension élaborée par certains services secrets des États-Unis. Cette théorie polémique n'a pas été retenue par la justice, qui a condamné un simple groupe terroriste

 

 

Lien : le site officiel de l’association des victimes (en italien) :

5http://www.stragi.it/

 

mercredi 07 mars 2007, a 05:29
Joseph Nicéphore Niépce

  7 Mars 1765 : Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, considéré comme l'un des inventeurs de la photographie, († 5 juillet 1833).

 

Joseph Nicéphore Niépce Né le 7 mars 1765 et mort le 5 juillet 1833,

 

Joseph Nicéphore Niépce, pionnier de la photographie, est l'auteur du tout premier cliché.

 

Biographie

 

Joseph Nicéphore Niépce voit le jour le 7 mars 1765 (sous le règne de Louis XV) à Chalon-sur-Saône en Bourgogne, dans ce qu'il est convenu d'appeler une « bonne famille ». Son père est avocat et gérant de biens, conseiller du Roi ; sa mère est la fille d'un célèbre avocat. La famille est très aisée et possède des propriétés autour de Chalon dont les revenus sont élevés. De 1780 à 1788, ses études aux collèges des Oratoriens à Chalon, Angers et Troyes font entrevoir pour Joseph une carrière ecclésiastique ; mais il semble que la vocation du jeune homme se soit émoussée. Il renonce à la prêtrise et s'engage dans l'armée révolutionnaire en 1792. Il s'installe à Nice et s'y marie avec Agnès Roméro qui met au monde Isidore en 1795.

 

Six ans plus tard, il est de retour en Bourgogne. La vie lui a apporté son lot de joies (une vie publique honorable et reconnue au service de son pays) et de drames (son second fils, Agénor, meurt à 2 ans et demi).

À 36 ans, Niépce retrouve donc sa terre natale, sa mère et ses deux frères, Claude, l'aîné et Bernard. Les années suivantes sont consacrées à la mise en valeur de ses propriétés et à ses inventions :

 le « pyréolophore » (sorte de moteur marin à explosion) qui, bien que jamais commercialisé apporte une notoriété nationale à ses talents d'inventeur, partagée avec Claude. Il y a également un projet de machine hydraulique de Marly, la culture du pastel dont le développement est favorisé par le blocus. Tous ces travaux, l'état de guerre permanent (nous sommes maintenant sous le premier Empire), le renchérissement de toutes choses amènent leur cortège de difficultés financières et Niépce contracte le premier d'une longue série d'emprunts.

 

1816 est l'année des premières recherches « héliographiques », menées conjointement à celles du pyréolophore. Fin 1817, Claude part en Angleterre tenter de vendre leur moteur et continuer ses propres travaux sur le « mouvement perpétuel ». La correspondance des deux frères durant les onze années à venir sera un véritable almanach de l'avancement des recherches et des premiers succès photographiques. En 1824, enfin, Nicéphore peut écrire à son frère : « La réussite est complète ».

 

Hélas la situation de la famille est catastrophique ; les dettes s'élèvent à 1 800 000 francs (équivalent 1987) et on songe sérieusement à vendre des propriétés pour rembourser des créanciers devenus impatients.

L'année suivante, Niépce lie ses premières relations avec le graveur Lemaître et l'opticien Chevalier, de Paris.

 

C'est grâce à ce dernier que Daguerre écrit une première lettre à Niépce en 1826. Les contacts entre les deux hommes sont peu fréquents : Niépce est assez méfiant, Daguerre plutôt pressant. Nicéphore envoie avec parcimonie des échantillons (parfois tronqués) de ses réussites tandis que Daguerre, lui, n'envoie que des promesses…

1827 est une année décisive. Bien que miné par des difficultés de tous ordres, Niépce prend conscience du degré d'achèvement de son invention et cherche des contacts pour la faire reconnaître et la perfectionner. Mais Claude tombe gravement malade et il faut partir pour l'Angleterre où la situation est là aussi calamiteuse : épuisé par ses recherches, n'ayant pas réussi à négocier le pyréolophore, Claude sombre dans la démence et meurt peu après. Lors de leur passage à Paris, Niépce et sa femme nouent des relations avec des scientifiques, mais sans suite. Mêmes résultats en Angleterre malgré de flatteuses rencontres avec des membres de l'Académie Royale.

 

Début 1828, retour à Chalon : Daguerre se montre de plus en plus désireux de connaître de nouveaux résultats. Le premier projet d'association entre Niépce et Daguerre voit le jour en octobre 1829. Le but de l'association est de commercialiser les fruits de la nouvelle découverte, à parts égales. Niépce apporte son invention, Daguerre ses relations et son « industrie ». Au cours des années suivantes, la collaboration devient plus étroite : une correspondance s'établit entre Chalon et Paris. On use même, pour préserver le secret, d'un code chiffré désignant les éléments utilisés (13=la chambre noire, 56=le soleil, 5=le bitume de Judée, etc.). Ce code compte jusqu'à 101 références ! Les lettres échangées montrent que Daguerre est surtout préoccupé de la gestion de son « diorama » et que les recherches sont essentiellement le fait de Niépce (bien que Daguerre parle de « nos » recherches).

En 1832 enfin, Daguerre réalise pour Niépce un bilan de ses propres travaux d'où il ressort que l'un et l'autre, avec les mêmes produits, obtiennent des résultats différents ; il est toutefois à noter — et cela n'est pas sans importance — que jamais Daguerre n'a pu montrer à Niépce le moindre résultat de ses essais. Mais les choses avancent.

 

 Début 1833, cependant, Daguerre, malade, suggère la remise à plus tard de certains essais.

 

Le 5 juillet 1833 à sept heures du soir, Nicéphore Niépce meurt subitement à Saint loup de varennes. Il repose au cimetière de Saint loup de varennes.

 

De nos jours, un lycée de Chalon-sur-Saône porte son nom.

 

Biographie

 

Jean-Louis Marignier, Niépce, l'invention de la photographie, Belin, Paris, 1999 (ISBN 2-7011-2433-6)

 

Manuel Bonnet, Jean-Louis Marignier (éd.), Niépce, correspondance et papiers, Maison Nicéphore Niépce, Saint loup de varennes, 2003 (ISBN 2952092109)

 

Liens externes

 

Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône

 

Maison Nicéphore Niépce à Saint loup de varennes

 

N. Niepce : Notice sur l'Héliographie

 

Niépce et Erato: la musique dans l’œil de la photographie par Daniel Girardin.

 

Niepce versus Ste Véronique par Daniel Girardin.

 

   

mardi 20 février 2007, a 06:38
Enzo Ferrari

  20 Février 1898 : Naissance d’Enzo Ferrari, constructeur automobile. italien, († 14 août 1988).

 

Enzo Ferrari  

 

Enzo Ferrari est le fondateur de la firme Ferrari qui construit depuis 1947 des voitures de sport prestigieuses.

Il est né le 18 février 1898 à Modène (Italie) et est décédé à Modène le 14 août 1988. Son père, Alfredo, était né à Capri et avait créé un atelier qui construisait du matériel destiné aux chemins de fer. Enzo détestait l’école, d’ailleurs il redouble deux fois, et préfère travailler comme journaliste pour la Gazzetta dello Sport pour laquelle, dès 16 ans, il écrit les premiers comptes-rendus depuis le stade de Modène.

La famille Ferrari est aisée, et c’est l’une des premières à posséder une voiture. Enzo Ferrari se rend pour la première fois sur un circuit, le 6 septembre 1908 pour assister à la Coppa Florio, où il est subjugué par le pilote Felice Nazzaro au volant d’une Fiat 130 HP.

La Grande Guerre apporte la désolation dans la famille Ferrari, avec la mort de son père et de son frère. Enzo lui-même, engagé en 1917, est affecté au ferrage des mulets, où il contracte une grave pleurésie.

 

Sa carrière de pilote de course

 

Après la guerre, en novembre 1918, Enzo Ferrari tente sans succès de se faire embaucher par Fiat à Turin, mais, avec la levée du décret interdisant la circulation des voitures privées, le 1er janvier 1919, l’industrie automobile repart, et Enzo est embauché par une entreprise mécanique qui transforme les camions des surplus militaires Lancia en voitures de tourisme. Il a la charge de livrer les châssis destinés à une carrosserie de Milan.

Lors de ses déplacements à Milan, il fait la connaissance de Ugo Sivocci, un jeune pilote, ancien cycliste, et grâce à lui, il est engagé comme pilote d’essai par la CMN un peu avant Pâques 1919. Il s’installe en plein centre de Milan, où il fréquente des pilotes et des constructeurs et attend la reprise des compétitions automobiles, ce qui aura lieu dès le 24 août 1919 au Danemark, course remportée par l’italien Fernandino Minoia.

Les courses redémarrent aussi en Italie. Pour participer à la course de Parme-Poggio di Berceto, le 5 octobre 1919, Enzo s’achète une CMN 15/20, convainc son ami Nino Beretta d’être son coéquipier, et arrive quatrième de sa catégorie et onzième de la course, derrière le grand pilote Antonio Ascari, vainqueur absolu au volant d’une Fiat Grand Prix 1914 à 83,275 km/h de moyenne.

Enzo n’a que 21 ans, possède une voiture performante et c’est l’un des nouveaux pionniers de la course automobile, et il vit sa passion. Dès le 23 novembre, après la course Parme-Poggio di Berceto, il participe à la Targa Florio, où il se placera neuvième.

L’année suivante, en 1920, il pilote une Isotta Fraschini 4500 Grand Prix 1914, avant d’entrer comme pilote de course chez Alfa Romeo. Sur une Alfa Romeo 20/40 bibloc, il se place deuxième à la Targa Florio.

En 1921, il se place à la troisième place de la course de Parme-Poggio di Berceto et gagne la Coppa delle Alpi à Ravenne. Il est de nouveau victorieux en 1923. Cette année-là, il est présenté aux Baracca, vieille famille de la noblesse italienne, dont le fils Francesco Baracca a été l’as des as dans l’aviation italienne. La comtesse Paolina lui offre le « cheval cabré » qui frappait autrefois le fuselage de l’avion de son fils, abattu au-dessus de Montello.

En 1924, Enzo obtient la plus belle victoire de sa carrière, en remportant la coupe Acerbo de Pescara, au volant d’une Alfa Romeo RL, en battant les puissantes Mercedes. Ce jour là, il reçut le titre de Cavaliere.

Après une interruption de 3 ans entre 1924 et 1927, Enzo Ferrari reprend la course automobile, mais avec des résultats moins prestigieux, car de nouveaux champions sont apparus. En 1931, il connaît un de ses plus beaux succès en terminant deuxième du circuit des trois provinces contre Tazio Nuvolari, le fou volant de Mantoue.

Peu après il décidera, de manière irrévocable, de mettre un terme à sa carrière de pilote de course automobile. Enzo Ferrari termina sa carrière de pilote de course au sein de la firme Alfa Romeo mais il continuera en tant que directeur sportif jusqu’en 1939.

 

Sa carrière de constructeur

 

Chez Alfa Romeo, il s’occupait aussi de nombreuses tâches, comme des rapports avec les fournisseurs. En 1923, la nouvelle Alfa Roméo P1 ayant déçu, il va convaincre Luigi Bazzi et Vittorio Jano, deux des meilleurs techniciens de Fiat de travailler pour Alfa Romeo.

Parallèlement, le 1er décembre 1929, avec deux associés Alfredo Caniato et Mario Tadini, et l’approbation d' Alfa Romeo, il fonde à Modène une société sportive, la Societa anonima Scuderia Ferrari, dont l’activité était de seconder les propriétaires privés et pilotes de haut niveau de voitures Alfa Romeo. Filiale, dans un premier temps, d’Alfa Romeo, elle en devient indépendante en 1940. En 1933, les ateliers déménagent de Modène vers Maranello en Émilie-Romagne.

Par son charisme et ses dons d’organisateur, il parvient à gagner la confiance de plusieurs grands pilotes qui accepteront plus tard de courir pour l’écurie officielle du Commendatore, comme Tazio Nuvolari, en 1930, qui gagne, dès le premier mois, 3 victoires avec une Alfa Romeo P2. La saison se solde pour l’écurie par 22 participations, 50 pilotes inscrits et 8 victoires.

Pour l’année 1931, qui voit l’apparition du cheval cabré sur la carrosserie des voitures, l’écurie engage 10 voitures aux Mille Miglia et remporte la deuxième place, puis plusieurs victoires sur des circuits de montagne, avec deux succès de Tazio Nuvolari, la coupe Acerbo remportée par Compagnoni et la coupe de la Consuma remportée par Tazio Nuvolari. Enzo Ferrari compte désormais dans la course automobile.

En 1932, le comte Carlo Felice Trossi, excellent pilote amateur, rachète les parts d’Alfredo Caniato et devient président de l’écurie Ferrari. La « Scuderia Ferrari » remporte la Targa Florio (Nuvolari-Borzacchini), la coupe Messina (Ghersi), les 24 heures de Spa (Brivio-Siena), la coupe Acerbo (Nuvolari) et la coupe Gallenga (Trossi).

 

1933 est l’année où le constructeur Alfa Romeo, qui vient d’être racheté par l’état italien, se retire de la compétition et refuse de fournir à Enzo les nouvelles Alfa Romeo P3. Enzo décide alors de faire modifier par ses techniciens les Alfa Romeo 8C Monza et Mille Miglia avec lesquelles il a triomphé l’année précédente. La cylindrée est portée à 2,6 L. En monoplace, il utilise une Duesenberg flambant neuve équipée d’un moteur 8 cylindres de 4 L. La « Scuderia Ferrari » gagne des courses avec les vieilles Alfa Romeo 8C : le Grand prix de Tunisie (Nuvolari), les Mille Miglia (Compagnoni), le circuit Bordino d’Alessandria, l’Eifel et le Grand prix de Nîmes.

Mais 1933 est aussi l’année où apparaît un nouveau sérieux concurrent le français Bugatti, et où la tension devient forte entre Enzo et Tazio Nuvolari qui finit par partir chez Ernesto Maserati le 2 juillet, suivi par un autre pilote Borzacchini. Cependant Enzo finit par obtenir les fameuses Alfa Romeo P3, et embauche de grands pilotes Luigi Fagioli et Giuseppe Campari, qui va trouver la mort dans un grave accident sur le circuit de Monza, mais Luigi Fagioli additionne les victoires et l’année se conclue sur un bilan positif.

En 1934, Luigi Fagioli quitte Enzo pour Mercedes, mais arrivent deux nouveaux coureurs Achille Varzi, qui venait de Bugatti, et Guy Moll. Les Alfa Romeo P3, améliorées par les techniciens dirigés par Luigi Biazzi, font toujours preuve de compétitivité. Achille Varzi, gagne le championnat d’Italie avec 9 victoires sur Alfa Romeo, dont le Mille Miglia. Il devient aussi célèbre que Tazio Nuvolari, et leur rivalité devient légendaire. Cependant les Mercedes deviennent de plus en plus performantes, mais le pilote Guy Moll trouve la mort.

En 1935, le pilote Tazio Nuvolari revient chez Enzo, il conduit une nouvelle voiture monoplace extrêmement puissante, la Bimotore équipée d’un moteur 16 cylindres. Entièrement conçue à Modène, elle peut être considérée comme la première voiture signée Enzo Ferrari. Cependant, son poids excessif et des problèmes de pneumatiques la rendent peu performante, et les vieilles Alfa Romeo P3 conduites par Tazio Nuvolari assurent les victoires.

L’année 1936 est, pour Enzo Ferrari, une année de consolidation. Grâce à ses pilotes Tazio Nuvolari et Nino Farina, il représente avec succès Alfa Romeo sur les circuits, il a construit une monoplace à laquelle il peut donner son nom, et peut tenir tête aux constructeurs allemands Mercedes et Auto Union. Il acquiert une réputation d’homme coriace, têtu, volontaire, qu’il ne démentira jamais par la suite…

 

L’époque fasciste et la guerre

 

En 1937, l’État Italien dirigé par Benito Mussolini tente d’instrumentaliser la « Scuderia Ferrari » pour la mettre au service de sa politique étrangère. Le constructeur Alfa Romeo monte à 80 % son contrôle et rapatrie de Portobello à Milan le département course. Enzo perd son autonomie et se recentre sur le développement de nouveaux moteurs de petite cylindrée pour la future Formule de Grand prix. L’équipe continue à gagner des courses comme les Mille Miglia (Pintacuda et Mabelli) mais connaît aussi de cinglantes défaites face aux constructeurs allemands. La pression des dirigeants fascistes devient très pesante, et la première victime est Vittorio Jano le concepteur des Alfa P2 et P3.

L’année 1938 commence par la création du département Alfa Corse qui absorbe la « Scuderia Ferrari » et tout est déménagé de Modène à Milan. Parmi les projets celui de quatre petites monoplaces avec moteur à huit cylindres d’une cylindrée de 1,5 L, futures 158 plus connues sous le nom d'Alfetta, projet élaboré par Enzo Ferrari, l’ingénieur Gioachino Colombo, futur concepteur du fameux moteur 12 cylindres en V, Alberto Massimino et Luigi Bazzi. Enzo Ferrari a tout vendu à Alfa Romeo et accepté une clause de non concurrence contre une importante somme d’argent.

En 1939, Enzo Ferrari quitte Alfa Romeo en déclarant : « je ne souhaite pas abdiquer mes convictions », le Commendatore ne supportait plus de se sentir entravé et souhaitait retrouver sa liberté. De retour à Modène, Enzo réoccupe ses locaux et fonde la société « Auto Avio Construzioni » spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques pour avions et automobiles. Un petit groupe de ses anciens mécaniciens le rejoint et le groupe commence parallèlement à travailler sur un nouveau projet de voiture de course, la 815...

 

L’après-guerre

 

Les affres de la Seconde Guerre mondiale pèsent lourdement sur le rêve d’Enzo, puisque ses ateliers devront fabriquer des machines-outils. Ils ne pourront renaître à l’automobile qu’en 1945 et verront naître leur première voiture véritablement Ferrari qu’en 1947, avec la Ferrari 125 S, première voiture portant le célèbre emblème du cheval noir cabré sur fond jaune, qui désormais s’affichera sur chaque véhicule sorti de ses ateliers.

Cet emblème était à l’origine peint sur la carlingue de l’avion de chasse de Francesco Baracca, pilote héroïque et as de l’aviation de la Première Guerre mondiale. Ce cheval noir sur fond jaune a été le porte-bonheur prédit par la comtesse Paolina Baracca. Le jaune est la couleur de la ville de Modène. C’est ainsi que naquit l’emblème mythique de Ferrari. La couleur rouge typique des carrosseries des voitures Ferrari vient quant à lui du fait que dès le début du siècle, le rouge était la couleur nationale attribuée aux véhicules italiens de Grand Prix.

La première victoire de Ferrari a eu lieu dès le 25 mai 1947, sur le circuit de Rome, avec comme vainqueur le pilote Cortese, au volant d’une Ferrari 125 S (une 815). C’est le début de la gloire pour Enzo Ferrari.

La première victoire en championnat du monde a eu lieu en 1951 au Grand Prix de Grande-Bretagne. Cette victoire marqua le début des nombreux succès des Ferrari sur tous les circuits du monde.

En 1955, son fils Dino meurt à l'âge de 24 ans, d’une leucémie. Effondré par ce deuil, « Il commendatore » faillit tout arrêter. Mais la mise en œuvre du V6 dessiné par son fils le remotivera. Mais il aura tendance à rester cloîtré dans son bureau ou chez lui tout en restant en étroit contact avec son écurie. Il a constitué, année après année, le palmarès le plus prestigieux du sport automobile.

En 1969, après plusieurs années d'insuccès, Fiat rentre à 50 % dans le capital de Ferrari, et apporte les solutions financières pour relancer le dynamisme du constructeur et retrouver le chemin de la victoire.

 

Malgré un itinéraire de courses jonchées de vies brisées et de pilotes morts sur les circuits, Enzo Ferrari avait le don de stimuler la concurrence entre ses pilotes. On le disait plus préoccupé par les mécaniques que par les hommes.

Avant sa mort, on apprend que Piero Lardi, directeur administratif de la Scuderia, est son fils caché ! Dino mort, ce dernier assure la relève.

Ferrari

Ferrari est un constructeur automobile italien. La marque est emblématique, mondialement célèbre et véhicule une image de l'Italie imprégnée par le luxe et le prestige.

L'entreprise, fondée en 1945 par Enzo Ferrari, est spécialisée dans la fabrication de voitures de sport haut de gamme et performantes. Son créateur, après avoir été le directeur de course d'Alfa Romeo en Formule 1, décida de créer sa propre marque, dont le siège est à Maranello.

La marque au cheval cabré a marqué l’histoire autant dans le domaine du sport automobile où son rouge vif déchaîne les foules de tifosi que dans le domaine du luxe où la qualité de sa production a conquis les plus riches. Cet emblème était à l'origine peint sur la carlingue de l'avion de chasse de Francesco Baracca, pilote héroïque et as de l'aviation de la Première Guerre mondiale. Le jaune est la couleur de la ville de Modène.

 

 

 

 

jeudi 15 février 2007, a 06:21
La Sémillante

  15 Février 1855 : Naufrage de la Sémillante au large des Îles Lavezzi dans les bouches de Bonifacio

 

La Sémillante

 

La frégate La Sémillante quitta le port de Toulon le 14 février 1855, commandée par le Capitaine Jugan, à destination de la Crimée (mer noire) pour apporter aux forces françaises des vivres, des renforts en troupe et en matériel.

 

Son équipage était de 293 hommes outre son état-major. La Sémillante était un vaisseau de trois-mats, un des derniers construit en bois, et formant l’une des plus fortes unités de la Marine de Guerre française.

 

A son bord ont pris place un détachement de 393 militaires de l’armée de terre avec un matériel important (canons, mortiers, munitions, vivres...).

Elle fut prise dans une violente tempête au large de la Sardaigne et son commandant décida de passer par les bouches de Bonifacio, aux îles Lavezzi, dans une zone de brisants et d’écueils.

 

Poussée par une rafale du sud, selon des témoins sans pareil de mémoire d’homme, elle vint se heurter avec une vitesse de 12 nœuds sur un rocher sous-marin signalé par une simple bouée. Broyée par le choc, elle a coulé par le fond dans la nuit du 15 au 16 février 1855, corps et biens, tout a été instantanément englouti.

 

Le 18 février les premiers cadavres, certains complètement déchiquetés, sont ramenés sur les grèves par les courants. Ils seront tous inhumés sur l’île, faute de moyens de transport, par une corvée de 50 soldats détachés en renfort des marins. Le 20 le nombre de corps inhumés s’élève à 250.

 

Finalement des plus de 700 hommes embarqués à bord de la «  Sémillante », seuls le capitaine Jugan et l’aumônier seront identifiés parmi les 560 qui reposent dans les deux cimetières de l’île. Les autres corps ne seront jamais retrouvés.

 

La plaque sur le bâtiment des cimetières sur les Îles Lavezzi indique:

 

"A la mémoire des officiers des armées de terre et de mer qui ont trouvés la mort dans le naufrage de la Sémillante le 15 Février 1855 vers midi. Leurs restes sont confondus ici avec ceux de leurs hommes unis dans le repos éternel comme ils l'étaient dans le devoir que leurs noms soient connus pour nous permettre d'honorer leur mémoire."

 

Cet inscripition en la mémoire des naufragés est suivi par une succincte liste de noms dont les restes sont enterrés ici. Les cimetières sont aussi composés d'autres plaques un peu partout nous exhortant à prier pour tel ou tel naufragé...

 

Littérature Alphonse Daudet, écrivain provençal, a porté à la postérité cet épisode tragique sous le nom de : L'agonie de la Sémillante

 

Îles Lavezzi

 

 Les îles Lavezzi sont constituées d'une centaine d'îlots au large de la Méditerranée. D'une superficie de 5123ha et d'une altitude maximale de 50 m, Elles sont situées à 10 kilomètres au sud de Bonifacio et une partie de l'archipel est italien.


C'est un espace protégé, institué en réserve naturelle depuis 1982.

L'île principale possède d'ailleurs deux cimetières marins contenant les corps des naufragés et un autel.

 

Bonifacio

 

Bonifacio est une commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Ses habitants sont les Bonifaciens. Bonifacio est la commune française la plus méridionale de la France métropolitaine.

 

Géographie

 

Bonifacio est située à l'extrême sud de la Corse, et par la même occasion de la France métropolitaine. Au sud les Bouches de Bonifacio séparent la Corse de la Sardaigne italienne. La ville est située sur une "veine" de calcaire qui forme ses falaises, assez rare en Corse dont le sol est plutôt granitique.

 

Histoire

 

Les fouilles archéologiques, conduites le long du littoral et dans l’arrière-pays, montrent que la baie fut occupée dès l’époque néolithique (5 000 à 2 500 ans av. J.-C.). Avec l’Empire romain, la paix favorise les échanges entre les cités maritimes. Abri pour les flottes marchandes, le port devient aussi une base commerciale entre la Sardaigne proche et la Corse, au sein de la province romaine de Sardaigne-Corse. L’urbanisation du port s’adapte au développement, nécessitant la nomination d’un praeses, autrement dit un préfet, pour son administration. L'origine de la ville moderne de Bonifacio n'est pas vraiment connue avec précision, mais des dates approximatives donnent sa création entre 828 et 833 par Boniface, marquis de Toscane, qui baptisa la ville. Comme tous les ports de commerce, son histoire a été relativement mouvementée notamment par un conflit guerrier entre Pise et Gênes, ces deux grandes villes se disputant avec acharnement cette citadelle qui était un maillon stratégique militaire et un complexe portuaire sans égal en Corse. Dans un premier temps, Pise fut maîtresse des lieux jusqu'à la fin du XIIe siècle. La fondation attestée de Bonifacio remonte en 1195 mais la ville fut colonisée par les Génois qui imposèrent à la ville des modifications militaires structurelles importantes (et qui créèrent la citadelle actuelle).

 

Dialecte

 

Le dialecte parlé par les anciens habitants de Bonifacio (qui est menacé de disparition) est un dialecte ligure et non toscan comme le corse, probablement à cause des liens étroits que ce port a entretenu avec la République de Gênes.

 

Économie

 

L'activité économique de la ville est très liée au dynamisme de son port qui reçoit de par son cadre et une politique tarifaire attractive les plus belles unités privées croisant dans la région. Le port de commerce est géré par la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse du Sud.

La ville abrite aussi un port de commerce dont l'activité principale est représentée par de nombreuses rotations de ferries entre Bonifacio et Santa Teresa di Gallura en Sardaigne. Deux compagnies se partagent le marché, Moby lines et Saremar. Par ailleurs, s'il n'y a pas d'activités marchandises, les quais reçoivent aussi à l'escale, des navires de croisières.

 

Lieux et monuments

 

Lieux et monuments] Falaises de calcaire

Escalier du Roi d'Aragon taillé par l'homme directement dans le calcaire et composé de 187 marches. Selon la légende cet escalier aurait été creusé en seulement une nuit par les troupes du roi d'Aragon lors du siège de Bonifacio de 1420. Plus probablement creusé sur une durée plus longue par les moines franciscains pour accéder à une source d'eau potable située en bas de l'escalier.

Monument aux morts

Bastion de l'Étendard

Cimetière marin

Églises : Saint-Dominique, Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Marie Majeure, Saint-Roch, Saint-François(couvent)...

 

 

 

 

 

 

 

 

   

   

dimanche 11 février 2007, a 04:03
11 février 1858

  11 Février 1858 : Première de 18 apparitions de la Vierge à Lourdes à la jeune Sainte Bernadette Soubirous, âgée de 14 ans.

 

Lourdes

 

(Hautes-Pyrénées) Lourdes (en occitan gascon Lorda) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées.

Centre de pèlerinage catholique, elle accueille chaque année plus de 5 millions de pèlerins ou visiteurs venus du monde entier.

Ses habitants sont appelés les Lourdais.

Lourdes se situe au pied des Pyrénées en Bigorre sur le Gave de Pau.

 

Histoire

 

Favorablement situé entre plusieurs vallées, le site de Lourdes est habité depuis la préhistoire.

 

Blason lourdais : écu de gueules à trois tours d'or, maçonnées de sable sur un roc d'argent; celle du milieu plus haute, surmontée d'un aigle de sable éployé, tenant au bec une truite d'argent, en pointe d'azur aux six montagnes d'argent baignées d'un Gave au naturel.

 

Selon la légende, Lourdes tire son nom et son blason (un aigle tenant une truite dans son bec) d'une histoire datant du règne de Charlemagne. Un Sarrasin du nom de Mirat avait pris la ville et s'y était retranché, assiégé par l'armée de l'empereur (en l'an 778). Un aigle avait par hasard apporté une truite aux maures et ceux-ci en firent présent à Charlemagne pour lui faire croire qu'ils avaient suffisamment de vivres pour supporter le siège. Convaincu de la difficulté de l'entreprise, Charlemagne proposa un marché à Mirat, sur une idée de Turpin, évêque du Puy-en-Velay : qu'il garde la ville, mais en acceptant de se « rendre à la vierge », c'est à dire de renier l'Islam et de se convertir au catholicisme. Mirat accepte, il dépose ses armes aux pieds de la vierge noire du Puy et prend pour nom de baptême Lorus, qui donnera plus tard « Lourdes ».

Lourdes n'était qu'un petit bourg le 11 février 1858, lorsque Bernadette Soubirous dit rencontrer au bord du Gave la "Dame" qui conféra à la ville sa qualité de cité mariale.

Lourdes devient, peu à peu, le plus grand centre de pèlerinage catholique français et l'un des plus importants au monde avec Fátima, Rome, Czestochowa et Guadalupe.

 

Bernadette Soubirous

 

Bernadette Soubirous, de son vrai nom Marie-Bernarde Soubiroux, née le 7 janvier 1844 à Lourdes, et décédée le 16 avril 1879 à Nevers, est une sainte catholique, célèbre pour avoir signalé des apparitions de la Vierge dans une grotte de sa ville natale.

 

Enfance

 

Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866), exploitent le moulin de Boly, où elle est née, jusqu'en 1854. Les Soubirous qui avaient, dit-on, fait un mariage d'amour, ont eu au total neuf enfants dont cinq sont morts en bas-âge. Bernadette est l'aînée. Á cette date, l'entreprise familiale est ruinée (trop artisanale pour cette époque d'industrialisation, et sans doute mal gérée). Bernadette connaît la faim et la maladie, elle sait à peine lire et écrire. De santé fragile (elle est notamment asthmatique), elle paraît moins que son âge. Elle est par ailleurs belle fille, selon les témoignages de l'époque et comme en attestent les photographies qui ont été prises d'elle. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (« [...] si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante  ! » dira-t-elle plus tard).
Les parents de Bernadette l'envoient chez sa marraine et tante, Bernarde Castérot (1823-1907), qui l'emploie comme servante à la maison et au comptoir de son cabaret.
Les Soubirous déménagent pour une cellule de l'ancienne prison de la rue Haute, surnommée Le cachot (que l'on peut visiter actuellement) et où ils logent à six dans 3,77 x 4,40 m. En 1857, François Soubirous est accusé (apparemment à tort) du vol de deux sacs de farine. Il est envoyé en prison. La famille Soubirous est dans une période de détresse noire.

Apparitions Bernadette témoigne d'apparitions de la Vierge à partir de 1858. Lors de sa neuvième apparition, elle suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaît dix-huit fois.

 

Jeudi 11 février 1858. Avec sa sœur Marie (1846-1892), dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle : « J'aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ». Bernadette récite une prière, la dame disparaît. Dimanche 14 février 1858. Ses parents interdisent à Bernadette de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l'eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît. Jeudi 18 février 1858. Bernadette, sous la pression d'une bourgeoise lourdaise, demande à la dame de lui écrire son nom. Celle-ci lui répond : « Ce n'est pas nécessaire ». Puis elle ajoute « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre. Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ? »

 

Vendredi 19 février 1858. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge béni et allumé (ce qui est devenu, depuis, une coutume). La dame apparaît brièvement.

Samedi 20 février 1858. La dame apprend une prière personnelle à Bernadette qui, à la fin de sa vision, est saisie d'une grande tristesse.

 

Dimanche 21 février 1858. Une centaine de personnes accompagnent Bernadette. La dame se présente (à Bernadette seule) et le commissaire de police Jacomet l'interroge sur ce qu'elle a vu. Bernadette se contente de répéter : « aquero » (cela)

 

Mardi 23 février 1858. Accompagnée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la grotte où l'apparition lui révèle un secret « rien que pour elle ».

 

 Mercredi 24 février 1858. La dame transmet un message à Bernadette : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »

 

Jeudi 25 février 1858. Trois cents personnes sont présentes. Bernadette explique que la dame lui demande de boire à la source : « Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là. ». Bernadette racontera plus tard : « Je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. ». La foule l'accuse d'être folle et elle répond : « C'est pour les pécheurs ».

 

 Samedi 27 février 1858. Huit cents personnes accompagnent Bernadette. L'Apparition reste silencieuse, Bernadette boit l'eau. Dimanche 28 février 1858. Deux mille personnes assistent à l'extase de Bernadette qui prie, baise la terre, rampe sur les genoux. Le juge Ribes la menace de prison.

 

Lundi 1er mars 1858. Mille cinq cents personnes accompagnent Bernadette, dont, pour la première fois, un prêtre. La même nuit, Catherine Latapie, une amie de Bernadette, se rend à la Grotte et trempe son bras déboîté dans l'eau de la source : son bras et sa main retrouvent toute leur souplesse.

 

Mardi 2 mars 1858. La foule est très importante. La dame demande à Bernadette : « Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle ». L'abbé Peyramale, curé de Lourdes veut connaître le nom de la dame et exige en sus une preuve précise : il veut voir fleurir le rosier/églantier de la Grotte en plein hiver.

 

 Mercredi 3 mars 1858. Trois mille personnes accompagnent Bernadette. La vision ne vient pas. Plus tard, Bernadette se sent appelée et retourne à la grotte où elle demande son nom à la Dame qui lui répond par un sourire. Le curé Peyramale insiste : « Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu'elle dise son nom et qu'elle fasse fleurir le rosier de la Grotte »

 

Jeudi 4 mars 1858. Environ huit mille personnes attendent un miracle à la grotte. La vision est silencieuse. Pendant vingt jours, Bernadette ne ressent plus l'invitation à se rendre à la grotte.

 

Jeudi 25 mars 1858. L'apparition se montre à Bernadette et dit en en patois Bigourdan — la langue que parlait Bernadette —, levant les yeux au ciel et joignant ses mains : « Que soy era immaculada councepciou ». Bernadette retient ces mots, qu'elle ne comprend pas, et court les dire au curé, qui est troublé : quatre ans plus tôt, le pape Pie IX a fait de l'expression Immaculée conception un dogme et Bernadette dit ignorer qu'elle désigne la Vierge. Le rosier n'a toujours pas fleuri.

 

 Mercredi 7 avril 1858. Le docteur Douzous constate que la flamme du cierge que tient Bernadette pendant l'apparition entoure sa main sans la brûler.

 

Jeudi 16 juillet 1858. C'est la dernière apparition. Une palissade interdit l'accès à la grotte. Bernadette franchit le Gave et voit la vierge exactement comme si elle se trouvait devant la grotte.

 

La validation des apparitions par l'Église Le 28 juillet 1858, soit douze jours seulement après la dernière apparition, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, réunit une commission d'enquête destinée à établir le crédit que l'église doit apporter aux affirmations de Bernadette Soubirous. Cette commission est chargée de vérifier la validité des « miracles » annoncés, en recueillant des témoignages divers et les avis de scientifiques ou de gens d'Eglise. Elle est aussi chargée d'interroger Bernadette dont la sincérité semblera « incontestable » (dixit) à l'évêque : « Qui n'admire, en l'approchant, la simplicité, la candeur, la modestie de cette enfant ? Elle ne parle que quand on l'interroge ; alors elle raconte tout sans affectation, avec une ingénuité touchante, et, aux nombreuses questions qu'on lui adresse, elle fait, sans hésiter, des réponses nettes, précises, pleines d'à propos, empreintes d'une forte conviction ». Le fait que la jeune fille répète des mots dits par la Vierge qu'elle ne pouvait (pense-t-on alors) pas connaître eu égard à son manque d'instruction, sera un argument décisif.

 

Entre-temps, la foule des pèlerins venant voir la grotte et y demander de l'aide à Marie ne cesse de croître, il vient des gens de toute l'Europe et de nouveaux témoignages de miracles s'accumulent. «  Si l'on doit juger l'arbre par ses fruits, nous pouvons dire que l'apparition racontée par la jeune fille est surnaturelle et divine ; car elle a produit des effets surnaturels et divins »

Quatre ans plus tard, le 18 janvier 1862, l'évêque rend son avis — favorable : « Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et les jours suivants, au nombre de dix-huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes ; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au Jugement du Souverain Pontife, qui est chargé de gouverner l'Église universelle ».

C'est ainsi que Lourdes, modeste chef-lieu des Pyrénées, soigneusement évité par le tourisme thermal alors en pleine explosion — son eau n'avait pas les propriétés curatives attribuées à celles de Luchon, Cauterets ou Bagnères-de-Bigorre — est vite devenue la ville touristique la plus fréquentée de la région. Un fait souvent oublié : à Garaison (aujourd'hui, Monléon-Magnoac, à 70 km de Lourdes), une jeune fille nommée Anglèze de Sagasan avait affirmé avoir entendu la vierge lui demander de construire une chapelle près de la source. Cela se passait vers 1520. La chapelle a bien été construite et la ville a été un lieu de dévotion et de tourisme religieux aux siècles suivants.

 

Le départ pour Nevers

 

Pour soustraire Bernadette à la curiosité des pèlerins, on la place chez les sœurs, à l'hospice de Lourdes, en 1860. Là, elle s'instruit, apprend à lire et apprend le catéchisme. Les observateurs de l'époque notent que son recueillement en prière est impressionnant, mais qu'elle est aussi gaie, enjouée, espiègle et plutôt autoritaire avec ses compagnes — qui l'apprécient néanmoins beaucoup. Avec ses supérieurs, elle est d'une obéissance à toute épreuve, comme en témoigne une anecdote : on avait interdit à Bernadette de retourner à la grotte et on lui demanda : « Si la Vierge t’ordonnait d’y aller, que ferais-tu ? ». Bernadette répondit : « Je reviendrais demander la permission à Monsieur le Curé ».

 

Á l'extérieur, on commence à rendre un inquiétant culte à la jeune bigourdaine. Sa photo s'achète, les journaux parlent d'elle, on veut la voir. Le plus sage est de l'éloigner de Lourdes. Certaines personnes, comme l'essayiste britannique Ruth Harris (Lourdes. La grande histoire des apparitions, des pèlerinages et des guérisons, Jean-Claude Lattès, 2001), n'hésitent pas à affirmer que Bernadette devait, en quelque sorte "disparaître" de son vivant afin que l'église puisse maîtriser totalement la capitalisation des miracles lourdais.

 

Pour une jeune fille sans dot, la vie de sœur était difficilement envisageable, mais Bernadette est désormais célèbre et divers couvents sont prêts à l'accueillir.


Elle quitte donc les Pyrénées qu'elle ne reverra jamais. Elle rejoint le 7 juillet 1866, la congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux.
Elle occupe les postes d'aide infirmière, de responsable de l'infirmerie et de sacristine. Les quatre dernières années, elle est surtout malade.
Elle meurt le 16 avril 1879 à Nevers à l'âge de trente-cinq ans.

Son corps fut à plusieurs reprises retrouvé (relativement) intact, condition traditionnelle à beaucoup de canonisations.

 

Elle repose depuis 1925 dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle du Couvent Saint-Gildard à Nevers. Il est à noter que la peau de Bernadette s'est parcheminée et a noirci, elle est en fait cachée sous un masque de cire.

 

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933.

 

 

   

 

 

 

 

     

jeudi 01 février 2007, a 05:01
1 février 1954

  1 Février 1954 : Appel de l'abbé Pierre sur RTL en faveur des mal logés.

 

Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris, est un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur en 1949 des Compagnons d'Emmaüs, une organisation caritative laïque destinée à aider les pauvres, les exclus et les réfugiés, et de la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés pour les sans domicile fixe (SDF). Des sondages l'ont désigné dix-sept fois « personnalité préférée des Français » de 1989 à 2003.

 

Biographie

 

Marie Joseph Henry Henri Grouès est né le 5 août 1912 à Lyon (IVe) dans une famille bourgeoise aisée et pieuse de négociant en soie lyonnais, originaire, du côté paternel, du hameau de Fouillouse en Saint-Paul-sur-Ubaye, village le plus haut des Alpes-de-Haute-Provence situé au fond de la vallée de l'Ubaye, et de Tarare dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants. Il a été baptisé à l'église Saint-Eucher, dans le 4e arrondissement de Lyon. Il passe son enfance à Irigny, près de Lyon. À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie séculaire des Hospitaliers veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.

Il fit partie des scouts de France, dans lesquels il fut totémisé « Castor méditatif ». En 1928 à 16 ans, après un « coup de foudre avec Dieu » selon ses propres mots, il veut entrer dans les ordres franciscains, cependant il devra attendre d'avoir 17 ans et demi. À ce sujet il déclara « On me disait beau gosse, peut-être même un peu mondain, pourtant, le lendemain je serai moine. »

Entrée dans les ordres

 

En 1931, il fait profession chez les capucins où il prononce ses vœux. Il renonce cette année-là à sa part du patrimoine familial, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres caritatives. En religion, Henri Grouès devient frère Philippe. En 1932, il entre au cloître, au couvent de Crest où il passe sept années d'austérité religieuse.

Il est ordonné prêtre le 24 août 1938. En avril 1939, il devient vicaire à Grenoble.

 

Seconde Guerre mondiale

 

Il est mobilisé comme sous-officier dans le régiment du train des équipages, en décembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Selon sa biographie officielle, il aide des juifs pourchassés par les nazis au lendemain de la rafle du Vel’ d’Hiv et d’une rafle similaire à Grenoble en zone libre : « En juillet 1942, deux juifs pourchassés lui demandent de l’aide. Il découvre alors les persécutions et s’engage immédiatement, apprend à faire les faux papiers. Dès août 1942, il commence à faire passer des juifs en Suisse. » Cependant, ces affirmations n’ont pas été corroborées par des témoignages authentifiés.

 

La même année, il fait passer en Suisse le plus jeune frère du général de Gaulle, Jacques, ainsi que son épouse. Il participe à la création de maquis dont il est un des leaders dans le massif du Vercors et le massif de la Chartreuse.

Il aide les réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). Il prend le nom d’Abbé Pierre dans la clandestinité. En 1944, il est arrêté par l’armée allemande à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais est relâché et passe en Espagne puis rejoint via Gibraltar les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle à Alger en Algérie française. Il devient aumônier de la Marine sur le Jean Bart à Casablanca (Maroc) et devient une figure importante de la Résistance.

Ses actions dans la résistance lui valent la Croix de guerre avec palme à la libération. De son expérience passée et des drames dont il a été témoin, il doit, comme bien d’autres résistants de tout bord qui l’ont côtoyé, son engagement politique pour restaurer une société digne fondée sur les droits humains fondamentaux, mais aussi sa profonde détermination à agir pour des causes qu’il croit justes, y compris parfois dans l’illégalité, et à mobiliser autour de lui pour faire changer les lois établies et les regards indifférents.

 

Carrière politique

 

Après la guerre, sur les conseils de l’entourage de De Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris, il est élu député de Meurthe-et-Moselle aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), comme indépendant apparenté au Mouvement républicain populaire (MRP) de résistants démocrates-chrétiens, puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951, où il siège d’abord sein du groupe MRP.

En 1947, il est vice-président de la Confédération mondiale, mouvement fédéraliste universel (mondialisation démocratique). Avec Albert Camus et André Gide, il fonde le comité de soutien à Gary Davis, citoyen du monde, qui s’oppose à la remontée rapide des égoïsmes nationaux et déchire son passeport devant l’ambassade américaine.

Il se désolidarise du parti politique après « l’incident sanglant » de Brest d’avril 1950, ayant provoqué la mort de l’ouvrier Édouard Mazé. Dans sa lettre de démission du 28 avril 1950, Pourquoi je quitte le MRP, il dénonce les positions politiques et sociales du Mouvement. Il rejoint ensuite la Ligue de la jeune République, mouvement chrétien socialiste. Mais, il ne se représentera plus à l’Assemblée à la fin de son mandat : sa courte carrière politique se termine en 1951 et l’Abbé Pierre retourne à sa vocation première de prêtre-aumônier et s’investit, avec sa petite rente d’ex-député, dans ses actions caritatives.

 

Fondation d’Emmaüs

 

Il fonde en 1949 l’association des Compagnons d'Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l'Évangile selon Luc) d’aide aux déshérités, particulièrement aux sans-abris. Il commence ainsi dès 1950 par fonder la communauté d’Emmaüs Neuilly-Plaisance.

Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d’objets de récupération et construisent des logements. C’est une organisation laïque.

En 1952, il participera au jeu « Quitte ou double » sur Radio-Luxembourg pour alimenter financièrement son combat, où il gagnera 256 000 francs de l'époque.

 

Hiver 54

 

L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abris pour une « insurrection de la bonté ». « Il y a cinquante ans, tous sortaient à peine des atrocités de la guerre. Tous avaient dû fuir, chacun se sentait proche des réfugiés. Les gens se rappelaient la souffrance et la peur. Ils étaient davantage prêts à réagir. Mais on ne renouvelle pas des faits historiques comme celui-là. »

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL)

 

« Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée... Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent !

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t'aime »

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux « sans abri ». Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : cinq mille couvertures, trois cents grandes tentes américaines, deux cents poêles catalytiques

Déposez les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.

Merci ! »

 

Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions par Charlie Chaplin), une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

L’appel de 1954 attira des bénévoles volontaires de toute la France pour aider d’abord à la redistribution, mais aussi fonder les premiers groupes se réclamant de cet appel. Rapidement, il dut organiser cet élan inespéré de générosité, et le 23 mars il fonde les Compagnons d’Emmaüs, communauté de chiffonniers qui construisent des logements pour les sans-abri, et les accueillent en leur procurant non seulement toit et couvert en situation d’urgence mais aussi un travail digne. Nombre de compagnons d’Emmaüs seront ainsi d’anciens sans-abris, de tous âges, genres et origines sociales, sauvés de la déchéance sociale ou parfois d’une mort certaine et rétablis dans leurs droits fondamentaux, par les communautés issues de cet élan de générosité à qui il retournent leurs remerciements par leur propre engagement caritatif.

Le combat de l’Abbé Pierre a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.

 

Réforme de la doctrine de l’Église

 

En 2005, dans son livre Mon Dieu... pourquoi ?, rédigé avec Frédéric Lenoir, il déclare qu’il a été attiré par des jeunes filles, étant lui-même jeune homme et avant d’entrer dans les ordres. À ce sujet, il invite les dirigeants d'Eglise à réfléchir sur une éventuelle réforme de la discipline de l’Église en faveur de l’ordination des hommes mariés. Et ne comprend pas l’opposition des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, l’ordination des hommes mariés étant autorisée par l’Église dans certains rites orientaux. En outre, il voit dans cette autorisation un moyen de lutter contre la pénurie de nouveaux ministres du culte de l’Église. Il incite également à réfléchir à l’ordination des femmes.

Dans cet ouvrage, il ne s’oppose pas à l’homoparentalité, à condition que les enfants ne subissent aucun préjudice psychologique ou social et explique notamment son opinion sur le fait « qu’un modèle parental classique n’est pas nécessairement gage de bonheur et d’équilibre pour l’enfant ». Mais il se déclare contre le mariage et préfère y substituer une « alliance » homosexuelle. Car selon lui, le mariage homosexuel « créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte. »

Il réagira vivement à la suite de la publication de ce livre, affirmant "ne pas avoir lu ce livre". Il considèrera avoir été trompé par son ami de longue date (Frédéric Lenoir), qui aurait avancé en son nom des propos jamais tenus.

Il se fait huer lors d'une soirée de mobilisation contre le sida en affirmant que le meilleur remède à cette épidémie est la fidélité dans l'amour. Peu dogmatique, il est tout de même favorable au préservatif, affirmant « qu’il faut regarder les problèmes en face. »

 

Image publique

 

L’image du grand barbu en soutane, en grosse pèlerine et godillots que lui a un jour offert un sapeur pompier forge vite son statut de « héros légendaire », de « juste » (selon son testament évoqué par ses compagnons de la Communauté d’Emmaüs, cette pèlerine emblématique reviendra au Musée des pompiers de Paris).

Après l’appel de 1954 et la sortie du film Les Chiffonniers d’Emmaüs consacré à l’abbé Pierre, Roland Barthes a analysé en 1957, son visage, « qui présente clairement tous les signes de l’apostolat : le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité. » Sa coupe, « équilibre neutre entre le cheveu court [..] et le cheveu négligé » approche selon le sémiologue l’intemporalité de la sainteté, et l’identifie à saint François d’Assise. La barbe, celle du capucin et du missionnaire, symbolise quant à elle la pauvreté et la vocation apostolique, comme pour le père de Foucauld. Ce visage évoque donc à la fois la spiritualité de l’homme, le combat de son sacerdoce, et sa liberté vis-à-vis de sa hiérarchie. Pour Pierre Bourdieu, l’abbé est même un prophète, « surgi[ssant] en temps de disette, de crise », « pren[ant] la parole avec véhémence et indignation. »

Mais, Barthes se demande aussi si « la belle et touchante iconographie de l’abbé Pierre n’est pas l’alibi dont une bonne partie de la nation s’autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice. » Cette grande popularité en France ne s’est jamais démentie, les enquêtes d’opinion de la presse le plaçant indétronablement pendant une dizaine d’années (un record inégalé, après avoir succédé au commandant Jacques-Yves Cousteau, à peine éclipsé durant un an par une seconde place temporaire imputée à l’affaire Garaudy) en tête des personnalités préférées des Français, comme celles du Journal du Dimanche publiées plusieurs fois par an, jusqu’à ce qu’il demande à en être retiré en début 2004. « C’est à la fois une arme et une croix », dit-il, pour laisser la place des honneurs aux plus jeunes.

L’abbé Pierre s’est toujours appuyé sur son image grâce aux médias, depuis son appel sur Radio-Luxembourg en 1954, jusqu’à sa présence à l’Assemblée nationale en janvier 2006, en faveur de la loi SRU sur le logement social. Selon Bernard Kouchner, fondateur de Médecins du Monde, il est ainsi l’inventeur de la loi du tapage médiatique.

Encore ces dernières années, malgré la maladie et l’âge, il est descendu dans la rue pour soutenir la cause des pauvres. Il a soutenu l’association Droit au logement (DAL). Un dernier combat qui fait encore l’actualité politique en pleine campagne présidentielle 2007, où les candidats se pressent pour défendre une future loi sur le logement opposable poussée par l’action médiatique d’associations de sans-logis, un texte qu’ils veulent maintenant nommer « loi Abbé Pierre, » comme avant lui son ami Coluche à qui on a attribué la loi sur les dons aux œuvres caritatives, une autre icône populaire et médiatique et pourtant si humaine de la fin du XXe siècle restée dans le cœur des Français, et que l’Abbé Pierre avait soutenu avant de devoir, lui le vieil homme, lui succéder dans son combat inachevé pour les « exclus du partage. »

 

Controverse

 

En avril 1996, lorsque son ami Roger Garaudy est traduit en justice pour négationnisme suite à la publication de son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne, il lui apporte son soutien « à titre amical » ce qui lui vaudra d’être exclu du comité d’honneur de la LICRA.

L’abbé Pierre se démarquera ensuite des tentatives pour « nier, banaliser ou falsifier la Shoah » dont il avait été lui-même témoin. Selon les termes du quotidien L'Humanité, « ce revirement tardif ne dissipe cependant pas le malaise. »

L’historien Pierre Vidal-Naquet déclara pour sa part : « Je crains que la prise de position de l’abbé Pierre ouvre les vannes d’une poussée antisémite. » Cette polémique, qui meurtrira durablement l’abbé Pierre, ne reçut cependant que peu d’écho auprès de la population et fut l’occasion pour nombre de Français de le soutenir en renouvelant pendant de nombreuses années sa confiance dans les personnalités françaises les plus aimées (jusqu’à ce que l’abbé y mette fin lui-même).

L’abbé Pierre s’explique d’ailleurs très clairement à ce sujet dans le documentaire Un abbé nommé Pierre, une vie au service des autres en précisant le soutien « à titre amical » apporté à la personne de Roger Garaudy et non aux propos qu’il a tenu dans son livre, dont il n’avait pas pris connaissance (une réponse qui peut sembler trop légère, mais dont la formulation a été précipitée par d’autres, alors que l’abbé Pierre ne prenait habituellement des positions publiques que sur des sujets qu’il avait eu le temps de réfléchir mûrement pour se forger une opinion).

Le conservateur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère département où Henri Grouès a accompli la majeure partie de ses actions de résistance a pour sa part déclaré que l’abbé aurait mérité dix fois d’être déclaré Juste parmi les nations pour son combat au sein de la Résistance en faveur des juifs, l’abbé Pierre n’ayant lui-même donné aucun propos antisémite, ni pendant, ni après la guerre, et ayant prouvé son honnêteté par son action tout au long de son existence, comme le fait qu'il ait sauvé des juifs pendant la guerre au péril de sa vie.

Certains ont critiqué les propos de l’Abbé Pierre sur l’idée de la terre promise dans l’Ancien Testament. En effet, il dénonçait la prise très violente de cette terre par les israélites, telle qu’elle est décrite dans la Bible : « Que reste-t-il d’une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu’ils y entrent » dira-t-il à Bernard Kouchner et il n’hésitera pas à en déduire une véritable vocation à l’exil de ce peuple « Je crois que - c’est çà que j’ai au fond de mon cœur - que votre mission a été - ce qui, en fait, s’est accompli partiellement - la diaspora, la dispersion à travers le monde entier pour aller porter la connaissance que vous étiez jusqu’alors les seuls à porter, en dépit de toutes les idolâtries qui vous entouraient. »

On pourra voir dans ces déclarations une reprise tout juste voilée de l'ancienne thématique chrétienne de l'auto malédiction d'un peuple juif "avatar de Caïn",  (thématique désavouée par l'église à l'occasion de la déclaration "Nostre Aetate" issue de Vatican II) et, finalement, "une lecture de la Bible très conforme à l'antijudaïsme d'une partie du catholicisme avant Vatican II".

De fait, la position de l'abbé Pierre sur la Shoah demeurera teintée d’ambiguïté : « ils [la LICRA] n’acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat (sur le génocide des juifs) est clos. Qu’oser le rouvrir n’est pas possible. Par exemple sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n’ont pas été construites ». propos auquel l’Abbé Pierre ajoute toutefois : « Mais mes amis de la LICRA me disent qu’avancer de telles affirmations, c’est contester la Shoah. Ce n’est pas sérieux. »

Critiqué par Bernard Kouchner qui reproche à un ami personnel « d’absoudre l’intolérable, publiquement désavoué par le Cardinal Jean-Marie Lustiger, L'Abbé Pierre est alors sommé par sa hiérarchie de prendre une retraite médiatique temporaire et part quelques temps en séminaire en Italie; il y aurait déclaré au Corriere della Serra que la presse française est " inspirée par un lobby sioniste international ".

 

Sa mort

 

L’abbé Pierre meurt le lundi 22 janvier 2007, tôt le matin (5 h 25 heure locale), à l’hôpital du Val de grâce à Paris, des suites d’une infection du poumon droit consécutive à une bronchite. Il était âgé de 94 ans.

Il affirmait : « J’ai passé ma vie à prier Dieu pour mourir jeune ». Et il ajoute : « Vous voyez c’est raté ! ».

Les réactions en France sont rapides.

Le jour de sa mort, le président de la République française Jacques Chirac a salué la mémoire de l’abbé Pierre et a estimé qu’avec sa disparition « c’est la France entière qui est touchée au cœur ».

« Au mouvement Emmaüs et à la Fondation Abbé Pierre, à tous ses militants et bénévoles, le Président de la République fait part de sa grande peine et l’expression de toute sa solidarité ».

L’ensemble de la classe politique française reconnaît le travail réalisé par l’abbé Pierre, notamment Dominique De Villepin, Premier ministre qui saluait « l’homme de cœur et d’engagement ». Dans un communiqué publié par Matignon, le Premier Ministre souligne que « l’abbé Pierre a été, toute sa vie durant, une force d’indignation capable de faire bouger les cœurs et les consciences » : « Défenseur du droit au logement, fondateur des communautés d’Emmaüs, il s’est consacré sans relâche à aider les plus pauvres à tracer leur chemin. L’abbé Pierre nous a montré la voie de la générosité individuelle et collective. Il manquera à tous les Français », conclut Dominique de Villepin.

De tous bords, les politiques ne tarissent d’éloges pour l’abbé Pierre. Ainsi, par exemple, Ségolène Royal — candidate socialiste à l’élection présidentielle française 2007, déclare-t-elle au micro de la radio RTL que « Le long cri de colère de l’abbé Pierre contre la pauvreté ne doit pas s’éteindre », tandis que Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la même élection déclarait, lui, dans un communiqué, que « avec la disparition de l’Abbé Pierre, le cœur de la France est en berne ».

De très nombreuses associations et fondations françaises ou internationales qui ont milité avec l’Abbé Pierre dans des causes communes en faveur des plus démunis lui rendent le jour même un vibrant hommage par des communiqués officiels (sauf la LICRA qui ne lui a accordé aucun pardon malgré sa sincère repentance envers ceux qu’il aurait maladroitement blessé).

L’ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a demandé à ce que soient célébrées « des obsèques nationales » en l’honneur de l’abbé Pierre. La présidence de la République s’est prononcée le jour de sa mort pour savoir si un « hommage national » ou un « deuil national » (la plus haute distinction funéraire française) serait rendu. Conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre et la famille qui semblait s’opposer à la seconde option, c’est la première option qui a été choisie (réservée tout de même à des personnalités exceptionnelles telles avant lui, Jean-Paul II et le Commandant Cousteau), plus conforme au testament de l’abbé qui préférait que tout l’argent serve plutôt à la collecte au profit des œuvres de sa Fondation, à laquelle il a donné tout au long de sa vie l’ensemble de ses droits ainsi que les dons personnels faits à son nom.

Une chapelle ardente a été ouverte à tous, les mercredi 24 janvier et jeudi 25, toute la journée, à l’hôpital du Val de grâce à Paris, où son cercueil simplement surmonté de sa canne et son béret fut exposé aux remerciements du public ; un hommage populaire à l’abbé Pierre a eu lieu le jeudi 25 janvier au Palais Omnisports de Paris Bercy, de 19 à 23 heures. Par ailleurs des livres d’or collectent les hommages populaires à Paris, Metz et dans plusieurs communautés Emmaüs du Sud de la France ; face aux demandes, d’autres communautés Emmaüs en France ou dans le monde recueillent aussi les hommages du public.

Suite à la demande de la famille, les drapeaux français n'ont pas été mis en berne lors de l’hommage national. Les obsèques se sont déroulées le vendredi 26 janvier à 11 heures, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Diverses personnalités de tout bords se sont jointes à la cérémonie, placées derrière Jacques Chirac, de nombreux compagnons d’Emmaüs et la famille : Valéry Giscard d'Estaing, Dominique de Villepin, de nombreux ministres français, des artistes... ainsi qu’une immense foule anonyme. Fait rare en France, le cortège funéraire a été applaudi par le public, ainsi que dans la cathédrale.

Durant la cérémonie les représentants officiels de différentes religions étaient présents et lui ont remis symboliquement des cadeaux placés sur son cercueil, posé à même le sol. Exception notable: l'absence de tout représentant autorisé des institutions juives.

Son cercueil a ensuite été transféré vers sa communauté d’Esteville en Seine-Maritime, où l’Abbé Pierre a été inhumé dans la plus stricte intimité.

Plusieurs personnalités politiques se prononcent déjà pour le transfert de sa tombe au Panthéon, en dépit de ce que voulait l’abbé dans son livre-testament et ses déclarations, conscient de son immense popularité et des responsabilités que lui imposait cette confiance, confiance qu’il portait à la fois « comme une arme », capable de soulever une population tout entière pour le soutenir, « et une croix » très lourde à porter et qui ne lui épargnerait rien.

 

Citations

 

« Il ne faut pas faire la guerre aux pauvres, mais à la pauvreté. »

« Un raciste est un homme qui se trompe de colère. »

« Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés d’un vrai logement. »

« Dites leur d’écrire : il a essayé d’aimer. », répondit l’abbé Pierre quand on lui demanda ce qu’il voudrait qu’on inscrive sur sa tombe.

« Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien. »

« De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas, ça fait du bien. »

« Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre. »

« Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres. »

« On ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout. »

« Quand on s’indigne, il convient de se demander si l’on est digne. »

« C’est tellement complexe un homme et, jusqu’au dernier instant, tellement inachevé ! »

« L’enfer, c’est les autres, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres

« Le rôle de tout être humain, c’est de faire la preuve que le monde n’est pas sans raison. »

« La vie est plus belle que la prudence. »

À propos de Jean-Marie Le Pen : « Je lui ai dit deux fois Ta gueule, et je le répéterai indéfiniment, tant que j'aurai un souffle de vie. »

Il n'a pas toujours été tendre envers ceux qui l'idolâtraient : « C'est souvent leur façon inconsciente de se dérober à leur véritable devoir. »

« La politique ça consiste uniquement à savoir à qui on va prendre du fric et à qui on va le donner. »

À propos de Nicolas Sarkozy, durant la crise des banlieues et alors qu'il se trouvait dans un quartier défavorisé : « Mais est-ce qu'il s'inquiète de la sécurité de vous, ou de la sécurité des bourgeois des avenues riches de Paris ? »

« Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient que n'en aura jamais le désespéré. »

À la question : « Qu'aimeriez-vous entendre Dieu vous dire à votre arrivée ? », il avait répondu : « Va vite te débarbouiller et prendre ta place au banquet ! »

«Si vous voulez faire une vacherie à quelqu'un, rendez-le célèbre

«Admettons que je fasse partie du paysage. Mais que l'on n'attende pas de moi que je reste tranquille"

«L'oisiveté rend fou. Il ne suffit pas de manger pour vivre, mais il faut se sentir utile»

«Un homme a absolument le droit, s'il n'a pas de toit et s'il voit un logement vide, de l'occuper. Les squatters ont un droit moral. »

«L'emploi, c'est comme le pain, ça se partage»

«Si tu refuses le préservatif, tu es un salaud»

«Ce n'est pas avec des moyens policiers et des armes que l'on empêchera les pauvres de s'installer chez nous

«Je vois fleurir avec éblouissement la plus petite fleur sur ce tas de fumier qu'est l'humanité.

«Plus j'avance en âge et plus je suis convaincu qu'il y a deux choses essentielles dans la vie à ne pas rater: aimer et mourir

 

 

 

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dimanche 14 janvier 2007, a 03:28
14 janvier 1907

  14 Janvier 1907

Tremblement de Terre à Kingston (Jamaïque) 800 morts

 

Tremblement de Terre

 

Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques. La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple. Il se produit de très nombreux séismes tous les jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les humains. Environ 100 000 séismes sont enregistrés par an sur la planète. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe.

Caractéristiques principales Le point d'origine d'un tremblement de terre est appelé hypocentre ou foyer. Il peut se trouver entre la surface et moins 700 km pour les événements les plus profonds. On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.

 

Les trois catégories de tremblements de terre

 

 Un tremblement de terre est une secousse plus ou moins violente du sol qui peut avoir trois origines: rupture d'une faille ou d'un segment de faille (séismes tectoniques); intrusion et dégazage d'un magma (séismes volcaniques); explosion, effondrement d'une cavité (séismes d'origine naturelle ou dus à l'activité humaine). En pratique on classe les séismes en trois catégories selon les phénomènes qui les ont engendrés :

·                     Les séismes tectoniques sont de loin les plus fréquents et dévastateurs. Une grande partie des séismes tectoniques se produisent aux limites des plaques, où il existe un glissement entre deux milieux rocheux. Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est bloqué durant les périodes inter-sismiques (entre les séismes), et l'énergie s'accumule par la déformation élastique des roches. Cette énergie et le glissement sont brusquement relâchés lors des séismes. Dans les zones de subduction, les séismes représentent la moitié des séismes destructeurs de la Terre, et ils dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. C'est le seul endroit où on trouve des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres. Au niveau des dorsales médio-océaniques, les séismes ont des foyers superficiels (0 à 10 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 0 à 20 kilomètres en moyenne) qui correspondent à 15 % de l'énergie. Le relâchement de l'énergie accumulée ne se fait généralement pas en une seule secousse, et il peut se produire plusieurs réajustements avant de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des répliques suite à la secousse principale d'un séisme, d'amplitude décroissante, et sur une durée allant de quelques minutes à quelques jours. Ces secousses secondaires sont parfois plus dévastatrices que la secousse principale, car elles peuvent faire s'écrouler des bâtiments qui n'avaient étés qu'endommagés, alors que les secours sont à l'œuvre.

·                     Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes (trémor) dus à des ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma. La remontée progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le volcan est en phase de réveil et qu'une éruption est imminente.

·                     La troisième catégorie est d'origine artificielle. En effet, certaines activités humaines telles que barrages, pompages profonds, extraction minière, explosions souterraines ou essais nucléaires peuvent entraîner des séismes de faible à moyenne magnitude.

Les tremblements de terre engendrent parfois des Tsunamis, dont la puissance destructrice menace une part croissante de l'humanité, installée en bordure de mer. Ils peuvent aussi menacer les installations pétrolières et gazières offshore et disperser les décharges sous-marines contenant des déchets toxiques, déchets nucléaires et munitions immergées. On cherche à les prévoir, pour s'en protéger, à l'aide d'un réseau mondial d'alerte, qui se met en place, en Indonésie et Asie du Sud Est notamment.

 

Magnitude et Intensité

 

La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935 par le sismologue Charles Francis Richter. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal, le type de sismographe utilisé, etc. La magnitude n'est pas une échelle mais une fonction continue logarithmique[]. En raison de ce caractère logarithmique, lorsque l'amplitude du mouvement ou l'énergie libérée par le séisme varient d'un facteur 10, la magnitude change d'une unité. Ainsi, un séisme de magnitude 7 sera dix fois plus fort qu'un évènement de magnitude 6, cent fois plus fort qu'un magnitude 5. La magnitude n'a pas de limites théoriques mais, en pratique, les valeurs sont comprise entre 1 et 10.

La magnitude, souvent appelée magnitude sur l'échelle de Richter, terme le plus connu du grand public, est généralement calculée à partir de l'amplitude ou de la durée du signal enregistré par un sismographe. Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (Magnitude locale ML, de durée MD, des ondes de surfaces MS, des ondes de volumes MB). Mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment (notée MW) qui est directement reliée à l'énergie libérée lors du séisme. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille).

La magnitude d'un séisme ne doit pas être confondue avec l'intensité macrosismique qui se fonde sur l'observation des effets et des conséquences du séisme en un lieu donné: vibration des fenêtres, nombres de personnes qui ressentent les secousses, ampleur des dégâts, etc..

Les échelles d'intensité comportent des degrés notés en nombres romains, de I à XII pour les échelles les plus connues (Mercalli, MSK ou EMS). Parmi les différentes échelles, on peut citer :

 

l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF),

l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK),

l'échelle de Mercalli (notée MM dans sa version modifiée),

l'échelle de Shindo ( de l'agence météorologique japonaise,

l'échelle macrosismique européenne (aussi notée EMS98).

 

Les relations entre magnitude et intensité sont complexes.

 

 L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroît généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison de l'atténuation introduite par le milieu géologique traversé par les ondes sismiques, mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale par exemple) peuvent perturber cette loi moyenne de décroissance.

 

Les différents types d'ondes sismiques

 

Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générées. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces].

 

Dans les ondes de volume, on distingue:

 

les ondes P ou ondes de compression. Le déplacement du sol se fait par dilatation et compression successives, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. Les ondes P sont les plus rapides (6 km/s près de la surface). Ce sont les ondes enregistrées en premier sur un sismogramme[].

les ondes S ou ondes de cisaillement. Les vibrations s'effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l'onde, comme sur une corde de guitare. Plus lentes que les ondes P, elles apparaissent en second sur les sismogrammes[].

Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la surface de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume, mais ont généralement une plus forte amplitude[]. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.

 

L'échelle de Richter sert à quantifier l'énergie libérée lors d'un séisme. Elle ne permet pas d'évaluer l'intensité d'un séisme. Pour cela on utilise des échelles dites d'intensité (comme l'échelle de Mercalli).

La magnitude dite de Richter est basée sur la mesure de l'amplitude maximale des ondes sismiques sur un sismogramme. La magnitude est définie comme le logarithmique décimal de cette valeur. Cette définition très générale montre bien le caractère empirique de cette mesure qui dépend d'une part du type de sismomètre et d'autre part du type d'élaboration graphique utilisée pour la réalisation du sismogramme sur lequel se fait la mesure. Cette dernière est aussi très variable d'une station sismique à l'autre car la radiation sismique d'un séisme n'est pas homogène (voir mécanisme au foyer).

 

La définition originale donnée par Richter en 1935, appelée désormais magnitude locale ou Ml, est une échelle logarithmique simple de la forme Ml = Log(A) − Log(A0) + cLog(Δ) où A représente l'amplitude maximale mesurée sur le sismogramme, A0 est une amplitude de référence correspondant à un séisme de magnitude 0 à 100 km, Δ est la distance épicentrale (km) et c est une constante de calibration. Outre l'inhomogénéité de cette équation, marquant encore plus son caractère empirique, les constantes de calibration (A0 et Δ) rendent cette définition valable seulement localement. Par exemple, dans la définition originale où la calibration est effectuée sur des séismes modérés de la Californie du Sud enregistrés avec un sismographe de type Wood-Anderson, c = 2,76 et Log(A0) = 2,48.

Afin d'améliorer cette mesure en la rendant plus globale, une nouvelle magnitude appelée MS ou magnitude des ondes de surface, est introduite en 1936. Cette magnitude est basée sur la mesure de l'amplitude maximale des ondes de surface (en général l'onde de Rayleigh sur la composante verticale du sismomètre) à une période de 20 s. La formulation est presque identique à la précédente : MS = Log(A20) + b + cLog(Δ) où A20 est l'amplitude mesurée, Δ est la distance épicentrale exprimée en degré, b et c sont des constantes de calibrations. Cette mesure est toujours utilisée aujourd'hui. Cependant, outre son caractère empirique et le problème de saturation (voir ci-dessous), elle a deux points faibles. Le premier est son inutilité pour les séismes profonds (profondeur supérieure à 100 km) qui ne génèrent pas d'ondes de surface. Le second problème vient du fait que les ondes de surface sont les derniers trains d'onde à arriver. Dans le cadre d'un réseau d'alerte, il est primordial de pouvoir estimer le plus rapidement possible la magnitude du séisme.

 

La magnitude des ondes de volume noté mb (b pour "body waves") est donc une mesure qui se fait sur le premier train d'onde P et permet une estimation rapide de l'importance du séisme. Sa formulation est dépendante de la période dominante T du signal : mb = Log(A / T) + Q(Δ,h) où A est l'amplitude maximale mesurée, Δ est la distance épicentrale (toujours en degré) et h est la profondeur hypocentrale. Q est une fonction de calibration dépendant des deux précédents paramètres. En général la période dominante T est autour de 1 sec, période minimum des ondes P pour des distances télé sismiques (Δ > 30o). Le problème de cette mesure est la saturation rapide avec la magnitude.

D'autres magnitudes sont employées, surtout à l'échelle locale ou régionale. La magnitude de durée est souvent utilisée pour la micro sismicité et s'obtient comme son nom l'indique en mesurant la durée en seconde du signal sur le sismogramme. Une littérature abondante existe sur les régressions entre ces différentes mesures afin d'essayer de créer des relations de passage de l'une à l'autre. Ceci est toujours un exercice difficile. La disparité de ces mesures, que ce soit due au type d'onde, au type de capteur et à sa fréquence propre, à la distance, au type de magnitude utilisé, explique assez facilement la grande variabilité de la mesure de la magnitude d'un séisme dans les heures qui suivent son occurrence.

Pour compliquer ce panorama, il est essentiel d'ajouter que la plupart des mesures de magnitude, une fois que s'est écoulé un certain temps après le séisme, ne correspondent pas à ce qui est décrit précédemment. L'étude du séisme va passer par une inversion des sismogrammes afin de retrouver conjointement sa localisation, son mécanisme au foyer et son moment sismique. De ce dernier, il est déduit une magnitude appelée magnitude de moment ou Mw. Il s'agit de la magnitude la plus utilisée aujourd'hui.

Description

Magnitude

Effets

Fréquence

 

Micro

< 2,0

Micro tremblement de terre, non ressenti.

~ 8000 par jour

 

Très mineur

2,0-2,9

Généralement non ressenti mais détecté/enregistré.

~1000 par jour

 

Mineur

3,0-3,9

Souvent ressentis mais causant rarement des dommages.

~49000 par an

 

Léger

4,0-4,9

Secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entrechoquement. Dommages importants peu communs.

~ 6200 par an

 

Modéré

5,0-5,9

Peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes. Cause de légers dommages aux édifices bien construits.

800 par an

 

Fort

6,0-6,9

Peut être destructeur dans des zones jusqu'à 180 kilomètres à la ronde dans les zones peuplées.

120 par an

 

Majeur

7,0-7,9

Peut provoquer des dommages sévères dans des zones plus vastes.

18 par an

 

Important

8,0-8,9

Peut causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde.

1 par an

 

Exceptionnel

9,0

Dévaste des zones des milliers de kilomètres à la ronde.

1 tous les 20 ans

mardi 26 décembre 2006, a 10:28
Le Houx

  Le Houx  

Plante de la Fortune

 

Associé aux deux signes zodiacaux du Scorpion et du Bélier, le houx est considéré notamment par les hommes d’affaires comme porte-bonheur depuis des lustres et à pour réputation d’attirer la fortune.

 

Le houx commun (Ilex aquifolium) est un arbuste, parfois un petit arbre, à feuillage persistant de la famille des Aquifoliacées, couramment cultivé pour son aspect ornemental, notamment grâce à ses fruits rouge vif. C'est l'une des très nombreuses espèces du genre Ilex, et la seule qui pousse spontanément en Europe.

C'est une espèce de sous-bois assez commune en Europe jusqu'à 1 500 m d'altitude. Les rameaux couverts de baies qui persistent tout l'hiver sont recherchés au moment des fêtes de Noël, et son feuillage persistant lui vaut d'être considéré comme une des plantes du nouvel an avec le buis, le laurier, l'if, le lierre, le genévrier et l'ajonc.

Le terme « houx » vient du francique hulis qui a donné également le verbe « houspiller ». La racine se retrouve dans le néerlandais hulst.

L'adjectif spécifique aquifolium, emprunté par Linné à Pline, signifie littéralement « à feuille épineuse » (de folium, feuille et acus, aiguille), tandis que le nom générique Ilex était le nom latin de l'yeuse en référence à l'aspect du feuillage persistant. Selon Pierre Lieutaghi, aquifolium serait la déformation de acrifolium (de acer, acris, aigu), terme rencontré chez CLe houx commun est un arbuste à croissance très lente, à port buissonneux, dont la taille adulte est généralement de quatre à six mètres. Certains pieds peuvent former de véritables arbres. Il existe en forêt de l'Isle-Adam (Val-d'Oise) un houx colonnaire de 18 m de haut. Le houx peut vivre jusqu'à cent ans et au delà. Son écorce est gris pâle et lisse.

Ses feuilles alternes, simples, ont un pétiole court et un limbe de 5 à 7 cm de long, coriace, de forme générale ovale, au bord ondulé et épineux, parfois lisse sur les individus âgés. D'un vert brillant foncé à leur face supérieure, plus pâles sur leur face inférieure, elles sont munies d'épines acérées. Certaines variétés ont le feuillage panaché de blanc. Ces feuilles persistent généralement trois ans.

C'est une espèce dioïque (avec des individus mâles et femelles séparés), on peut néanmoins trouver des individus monoïques. Les fleurs blanches, de petite taille (6 mm de diamètre environ), tétramères (4 pétales, 4 sépales, 4 étamines et ovaire à 4 stigmates) sont groupées en petites cymes apparaissant à l'aisselle des feuilles vers mai-juin. Les pétales sont soudés à la base (fleurs gamopétales). Les étamines alternent avec les pétales et sont soudées à la base de la corolle. Les fleurs femelles portent des staminodes, sortes d'étamines stériles, l'ovaire supère est formé par la réunion de 4 carpelles soudés et porte une stigmate sesile à 4 lobes. Les fleurs mâles portent seulement des étamines. Les pieds femelles ont besoin d'au moins un pied mâle dans les environs pour fructifier.

Les fruits, qui n'apparaissent que sur les pieds femelles, sont de petites drupes sphériques de 7 à 10 mm de diamètre, d'un rouge éclatant, parfois jaunes, à maturité, qui contiennent quatre noyaux, enserrant une graine lignifiée. Ces fruits qui mûrissent en fin d'été sont toxiques. Ils persistent tout l'hiver

Le bois dur et homogène, assez lourd (densité : 0,95), est de couleur blanc grisâtre, brunissant avec l'âge.

aton sous la forme acrufolius pour qualifier des outils agricoles.

Le houx contient dans son feuillage ainsi que dans les fruits des alcaloïdes toxiques, notamment de l'illicine. La consommation des fruits risque d'entraîner des vomissements et des troubles digestifs, voire si la quantité est plus importante des troubles neurologiques. Il faut veiller que les jeunes enfants ne soient tentés de manger ces fruits souvent présents dans les maisons pendant les fêtes de fin d'année.

Toutefois, cette plante fut employée autrefois en médecine populaire, tant par voie externe pour son pouvoir résolutif (sous forme de cataplasmes de feuilles fraiches broyées) ou par voie interne pour son pouvoir fébrifuge (sous forme de décoction de feuilles ou de macération dans du vin). Dans certaines régions d'Europe, comme l'Alsace, de l'alcool blanc est produit à partir de fruits fermentés et distillés.

Les branchages de houx avec leurs baies rouges sont largement utilisés en décoration au moment des fêtes de Noël.

Pour les chrétiens, le houx est en effet spécifiquement associé à la naissance de l'Enfant Jésus. Le roi Hérode cherchant à massacrer tous les nouveau-nés juifs pour éliminer celui que l'on annonçait comme le roi des juifs, Marie, Joseph et leur enfant s'enfuirent vers l'Égypte.

À l'approche d'une troupe de soldats, ils se cachèrent dans un buisson de houx, qui, dans un élan miraculeux, étendit ses branches pour dissimuler la Sainte Famille derrière son épais feuillage épineux.

Sauvés, Marie bénit le buisson de houx et souhaita qu'il restât toujours vert en souvenir de sa protection et comme symbole de l'immortalité.

Dans le langage des fleurs et des plantes, le houx est le symbole de l'insensibilité.

Le houx est aussi depuis fort longtemps un symbole sacré. Les druides, ces prêtres des Celtes et des Gaulois, croyaient que le soleil ne quittait jamais les plants de houx (le houx d'Europe ne perd pas ses feuilles en hiver comme la majorité des plantes). En décorant les habitations de branches de houx, les esprits de la forêt pouvaient y trouver refuge pendant les rigueurs de l'hiver. Le houx était donc une plante sacrée. Dans la langue anglaise, le houx se dit «holly» et l'on croit que ce mot résulterait de la déformation du mot «holy» (saint).

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 21 décembre 2006, a 06:45
La Colombe: Oiseau de paix

  Le terme de colombe désigne un pigeon (un oiseau de la famille des Columbidés, sans précision d'espèce) de couleur blanche.

 

Entourée de mythes et souvent citée dans la bible, la colombe fut domestiquée dans la région de la Palestine dès le quatrième siècle .

 

Elle apparaît dans l’Ancien testament lorsque Noé envoya le gracieux oiseau pour s’assurer de la fin du déluge mais elle ne revint pas : il en déduisit alors que la terre était enfin sèche.

 

Dans la symbolique universelle la colombe tient une place de premier rang, dans de nombreuses régions  du Monde  elle est associée à l’amour, la paix, la douceur et la chance.

 

 Dans la symbolique occidentale, la colombe est associée au Saint-Esprit dans les œuvres d'art inspirée par le christianisme, l'amour et à la paix (depuis le XX siècle, voir : colombe de la paix).

 

Dans la bible (Genèse, 8, 13), c'est une colombe que Noé envoie depuis son arche pour savoir si les eaux se sont retirées de la terre après le déluge. Celle-ci revient dans le soir avec un rameau d'olivier dans le bec, indiquant ainsi à Noé que les eaux ont baissé.

 

En 1949, quelques années après la Seconde Guerre mondiale, un gigantesque Congrès de la paix organisé par le Mouvement mondial des partisans de la paix (d'inspiration communiste) se tient à Paris. Picasso en est membre après la libération, comme plusieurs intellectuels.

 

En janvier 1949, le Parti communiste demande à Picasso de dessiner une affiche symbolisant le Mouvement de la Paix.

 

Picasso trace le profil d'une colombe, comme les pigeons blancs qu'il garde en cage dans son atelier et ceux des arbres de son enfance à Malaga.

 

Picasso déclare lui-même à cette époque : "Je n'ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément de distraction. Ces années d'oppression terribles m'ont démontré que je devais combattre non seulement pour mon art mais pour ma personne"

 

Au printemps de la même année, la colombe de Picasso est apposée sur tous les murs des villes d'Europe. Par la suite, le symbole sera abondamment utilisé dans la propagande du Mouvement de la paix, en particulier afin d'illustrer les affiches des congrès du Conseil mondial de la paix.

 

La contre-propagande anticommuniste de l'officine Paix et Liberté détournera l'image de la colombe en la transformant en char d'assaut soviétique ("La colombe qui fait boum!").

 

Au printemps, Picasso aura une fille qu'il prénomme Paloma ("colombe" en espagnol).

 

Les colombes symbolisent l'amour car ces animaux gardent à vie leur conjoint (fidélité).

Douze colombes passant à la verticale au dessus de vous, vous promettent une richesse imminente

mercredi 13 décembre 2006, a 04:59
Boutiques

  Bonjour,

 

Nous vous invitons à découvrir les nouvelles boutiques , en cliquant sur les liens suivants :

 

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mercredi 06 décembre 2006, a 06:18
Saint - Nicolas

  Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire.

 

La légende des trois enfants serait née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du Saint. Il s'agirait selon les historiens d'une scène représentant Saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour.

Saint Nicolas est le personnage principal de cette scène, et comme souvent au Moyen-âge il n'est pas représenté à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance.

C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation et les 3 soldats sont devenus trois enfants dans un baquet.

 

Selon certains, le Père Fouettard est une inventions des Messins lors du siége de leur ville par les bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint Nicolas. De là leur serait venus l'idée de se moquer du chef ennemis, Charles le Téméraire en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

 

Lors de sa naissance Saint Nicolas se serait tenus tout seul debout, bien droit sur ses jambes, il s'agirait selon la légende de son tout premier miracle!

 

Saint Nicolas, également connu sous le nom de saint Nicolas de Myre ou de saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint populaire à l'origine du personnage du Père Noël.

 

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325.

Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, il jette par la fenêtre de l'argent à trois jeunes filles pauvres pour qu'elles puissent avoir une dot et se marier.

Il ressuscite trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Il serait décédé un 6 décembre. C'est un saint très populaire, patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue des friandises et parfois des cadeaux aux enfants.

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (le 6 décembre julien pour la majeure partie des orthodoxes) est une fête très populaire dans bien des pays du monde

 

La Saint-Nicolas, connue sous le nom de Nikolaus en Allemagne, Sinterklaas en Belgique néerlandophone et aux Pays-Bas et Kleeschen au Luxembourg, est une festivité pour les enfants en rapport avec le personnage historique de saint Nicolas de Myre.

 

En Lorraine dont le patron est Saint-Nicolas, en Alsace et dans la plupart des pays et provinces germaniques et en Belgique, on offre ce jour-là du chocolat, du pain d'épices, des friandises et des mannala aux enfants, après les avoir menacés d'une visite du Père Fouettard s'ils ne sont pas sages tout au long de l'année.

Dans certaines villes (Nancy...), une tradition séculaire promène saint Nicolas en cortège, souvent monté sur un âne, suivi du Père Fouettard. Avant de partir voir le cortège, les enfants accrochent au balcon de leur maison une carotte pour nourrir l'âne de saint Nicolas s'il passe par là.

En échange, le saint laissera des confiseries que les enfants trouveront à leur retour. La Saint-Nicolas demeure aussi célébrée, dans une moindre importance, dans le Nord de la France, occasion de recevoir du chocolat, des coquilles (pains briochés au sucre ou aux raisins proches du cramique de Noël) et parfois d'autres présents. En Lorraine, jusque dans les années 60, la fête de Saint-Nicolas était bien plus importante que Noël pour les enfants.

L'évêque est également célébré à l'occasion d'une grande procession dans la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

En Suisse également, la Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre dans les cantons catholiques de Suisse de langue allemande ou de Suisse de langue française. La fête du St-Nicolas est surtout une grande fête à Fribourg en Suisse, car Saint-Nicolas est également le saint patron de la ville (voir Fête Saint Nicolas (Fribourg)).

Dès la nuit tombée, le cortège de Saint-Nicolas (Samichlaus en dialecte Suisse-Allemand) entouré de ses Père Fouettard et précédé par la Fanfare du Collège St-Michel se déroule dans la ville, partant du Collège St-Michel et se dirigeant vers la Cathédrale dédiée au Saint, du balcon de laquelle St-Nicolas prononce un discours. Ce cortège est organisé depuis 1906 par les élèves du Collège St-Michel et rassemble chaque année plus de 30.000 spectateurs. Pour la centième édition, en décembre 2005, les organisateurs ont réuni plusieurs dizaines d'hommes qui ont endossé la tenue du Saint à Fribourg. Le plus ancien présent avait joué ce rôle en 1936.

Ailleurs en Suisse, la fête de la Saint-Nicolas donne lieu à des défilés nocturnes : les “Iffelträger” défilent en portant d’énormes mitres éclairées, ils sont accompagnés de centaines de personnes qui agitent de grosses cloches et des grelots. (En particulier dans la région de Küssnacht am Rigi). A Zurich, ce sont les enfants qui défilent dans les rues avec des masques illuminés. Dans d'autres régions du pays, la fête est devenue une affaire commerciale, avec la distribution aux enfants "sages" de friandises (mandarines, noix, pain d'épices, chocolat)

Le Santa Claus américain (appelé Père Noël en France) est apparu par la déformation du mot néerlandais Sinter Klaas. Personnage laïc, le Père Noël a remplacé Saint Nicolas dans de nombreux pays et la Noël est alors l'occasion de faire des cadeaux et pour les commerces d'augmenter leurs ventes, même dans des pays qui n'ont pas de relations culturelles directes avec le christianisme, comme la Chine.

Saint Nicolas est avant tout pour les Orthodoxes le Patron des Marins et ils fêtent non seulement le 6 décembre mais ont une Saint Nicolas d'été. Le 9 mai grégorien (ou le 9 mai julien), les chrétiens orthodoxes fêtent aussi la Translation des reliques (déplacement des restes) de saint Nicolas depuis Myre jusqu'à la ville de Bari. Plus de 20 000 pèlerins y ont fait un pèlerinage jusqu'à aujourd'hui.

vendredi 01 décembre 2006, a 09:53
Le Calendrier de l' Avent

  Le Calendrier de l’ Avent

Tradition d’Outre-Rhin  

D’origine Allemande, le calendrier de l’Avent aide les enfants à compter les jours du 1er au 24 décembre.

À l'origine, on remettait une image pieuse chaque matin aux enfants, comportant une phrase de l'Évangile ou une incitation à faire une bonne action. Plus tard les biscuits puis les chocolats remplacèrent les images.

Le calendrier a souvent la forme d'une planche cartonnée dans laquelle sont prédécoupées 24 fenêtres qu'on ouvre progressivement, une par jour. On peut alors y lire la phrase de l'Évangile ou y prendre la confiserie qu'elle contient. Depuis quelques années, surtout en Allemagne, on y trouve des petits jouets.

La mondialisation aidant, les sujets de ces petits jouets ou illustrations s'éloignent parfois de la tradition religieuse, mais rien n'empêche de revenir à des buts plus édifiants ou, à tout le moins, éducatifs, comme dans le calendrier européen proposé par un collège lorrain en 2005, après le grand élargissement de l'Union européenne de mai 2004 : [1] qui réunit toutes les langues officielles et quelques autres dont le latin, autour de la langue-pont espéranto.

Couronne de l’ Avent Fabriquée pour le premier dimanche de l'Avent, elle est faite de branches de sapin, de pin, de houx ou parfois de gui. Elle est nouée de rubans rouges et est ornée de quatre bougies et parfois de pommes de pin.
Elle peut être posée horizontalement ou bien suspendue (sans les bougies) comme décoration aux portes ou aux fenêtres.

La couronne est un ancien symbole qui signifie plusieurs choses :

Sa forme ronde évoque le soleil et annonce son retour chaque année.

Les quatre bougies marquent les quatre semaines de l'Avent et sont allumées chacun des quatre dimanches. Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée.

Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et donc la lumière. En Suède, elles sont blanches symbole de fête et de pureté. En Autriche, elles sont violettes qui est un symbole de pénitence.

Le nombre quatre symbolise aussi les quatre saisons et les quatre points cardinaux.

La couleur verte de la couronne symbolise la végétation, signe d'espérance durant les longs mois d'hiver.

Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d'épines posée sur la tête du Christ.

samedi 25 novembre 2006, a 09:41
Sainte-Catherine

Bonjour,

À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » (fin novembre est une bonne période pour planter un arbre)

La Sainte : Catherine d'Alexandrie fêtée le 25 novembre. Son tombeau est vénéré au pied du mont Sinaï, dans le monastère qui porte son nom et qui était fréquenté par les pèlerins de Terre Sainte.

C'est la patronne des barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs... et des filles à marier. le 25 novembre, jour de l'année où les Catherinettes, jeunes filles âgées de 25 ans, sont à l'honneur.

À la Sainte Catherine, tout bois prend racine » (fin novembre est une bonne période pour planter un arbre)

Le jour de sa fête, on fait cuire une sucrerie à base de mélasse, la tire de Sainte Catherine.

Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante :

Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine; mais plutôt un que pas du tout.
Actuellement, dans certaines régions, il arrive que l'on rencontre le 25 novembre des jeunes femmes portant des chapeaux bizarres et multicolores (où domine parfois le vert et le jaune) visiblement fabriqués pour la circonstance. Ce sont des catherinettes qui fêtent gaiement l'évènement.

On appellait Catherinettes les jeunes femmes de vingt-cinq ans encore célibataires célébrant une fête lors de la Sainte-Catherine (25 novembre) en l'honneur de Catherine d'Alexandrie, vierge, martyre et docteur de l'Église, patronne des jeunes filles. Cette coutume, à travers laquelle les jeunes filles faisaient des vœux pour un prompt mariage, ne s'est conservée sous une forme altérée que dans le milieu des couturières et de la mode où on apporte traditionnellement un soin particulier à la confection du chapeau («de la coiffe»).

Autrefois, sainte Catherine et saint Nicolas protégeaient chacun les célibataires de leur sexe. Des confréries de jeunes filles vénéraient la sainte et avaient le privilège de s'occuper de sa statue, qu'elles coiffaient lors d'une cérémonie chaque 25 novembre. Celles qui se mariaient devaient quitter la confrérie et laisser aux autres le soin de « coiffer sainte Catherine », expression signifiant pour une femme : « être encore célibataire à vingt-cinq ans (passés) ». Du fait des transformations sociales du statut de la femme et du mariage, cette coutume s'est progressivement perdue.

Pour connaître la légende des catherinettes, cliquez sur le lien suivant :

http://www.museeduchapeau.com/catherinettes.htm

 

vendredi 10 novembre 2006, a 08:38
Etoile Filante

  Bonjour,

 

Ce qu'on désigne régulièrement par étoile filante est en réalité un météore, c'est à dire un corps céleste rocheux qui en pénétrant dans l'atmosphère terrestre est livré à un phénomème de frottements, donc se consume et produit cet effet d'incandescence.

 

Cette traînée lumineuse est causée par la vaporisation du corps et de l'ionisation de l'air sur sa trajectoire, phénomènes dus principalement à la compression de l'atmosphère en avant du corps supersonique et non à la friction.

 

Le phénomène se passe entre 80 et 120 kilomètres d'altitude.

 

Les plus gros de ces météores lorsqu'ils entrent en collision avec la Terre peuvent provoquer de larges cratères tel celui de l' Arizona ( 1300 m de diamètre et 175 m de profondeur : trace d'un météorite tombé il y a 25000 ans et pesant environ 60000 tonnes!).

 

En France, le 7 Novembre 1492 est tombé en Alsace à Ensisheim une chondrite de 127 kg: la météorite d'Ensisheim, une des plus fameuse chutes du monde.

 

Elle est aujourd'hui conservée au Palais de la Régence à Ensisheim et gardée par la confrérie St-Georges des Gardiens de la Météorite d'Ensisheim, qui réunit chaque année, en juin, les passionnés de ces pierres célestes lors d'une bourse d'échanges.

 

samedi 28 octobre 2006, a 06:31
Tentez votre Chance

  Bonjour,

Le Casting du 4 novembre 2006 suivi d’un spectacle est ouvert aux personnes de 12 à 77 ans.

Ce Casting à pour but de découvrir de nouveaux talents, afin de pouvoir fournir des artistes pour les futurs productions de l’association PARTITION (opéra rock, comédie musicale, spectacles, tournées)

Il est réservé aux interprètes, auteurs-compositeurs, groupes, transformistes, etc.… non professionnels

Il se déroule dans les conditions du direct.

Les chansons doivent être de préférence d’expression française. Elles peuvent être des reprises, des créations, ou des adaptations.

Les interprètes doivent fournir un accompagnement préenregistré de bonne qualité. Signalez au moment de votre inscription le support utilisé.

Renseignements et inscriptions en suivant le lien ci  joint : CASTING

Merci et bonne journée

jeudi 26 octobre 2006, a 05:42
La Croix de Vie

LA CROIX DE VIE DES PHARAONS (ANKH)

L’Egypte nous a fourni à travers l’histoire d’innombrables faits extraordinaires.

La croix de vie des pharaons appelée aussi Croix Anith appartient  à ces objets entourés de mystère :

Représentée sous forme d’emblème religieux ou de talisman, elle détient par sa richesse symbolique une source intarissable de pouvoirs.

Les hypothèses divergent quant au signifié que codifie l'idéogramme. On a pu supposer qu'il s'agissait d'un utérus stylisé. Cette hypothèse n'a pas remporté un franc succès.

 Alan Gardiner a imaginé qu'il s'agissait de la courroie d'une sandale, avec la boucle contournant la cheville. Le mot désignant la courroie de sandale s'écrit également n&#7723; même s'il se prononçait peut-être différemment.

 L'hypothèse la plus probable est celle de la vertèbre d'un bœuf, perspective que pourrait corroborer l'origine bovine de la première lettre des alphabets phéniciens ou sémitique qui renvoi au même animal, symbole de puissance et force. (source wikipédia)

L'ânkh est utilisé fréquemment dans l'art égyptien, en particulier dans les peintures des tombes ; il apparaît souvent au bout des doigts d'un dieu ou d'une déesse, dans des images montrant les divinités de l'au-delà faisant le don de vie à la momie de la personne défunte.

Dans l'art amarnien, la croix ansée est portée par les rayons solaires (terminés par des mains), symbolique du soleil dispensant la vie sur Terre.

Ce symbole était souvent porté comme amulette par les Égyptiens, soit seul, soit en association avec deux autres hiéroglyphes signifiant « force » et « santé ». Les miroirs étaient souvent faits en forme d'ânkh.

Il est largement utilisé dans la culture populaire, comme un moyen de communiquer instantanément avec une histoire lointaine, de mystérieuses forces vitales et/ou une magie spirituelle :

  lors d'évènements alternatifs tels que « Burning Man » ;

  collier, symbolisant le Sanctuaire, porté par un réseau de coureurs, tentants d'échapper à leur destin dans le film de science-fiction de l'an 1976, L'Âge de cristal, d'après le roman de William F. Nolan du même titre ;

  porté par David Bowie et Catherine Deneuve, la partie inférieure cachant un couteau utilisé pour boire le sang, dans le film de vampire de 1983 Les Prédateurs, fondé sur le roman de Whitley Strieber du même titre.

L'ânkh sert également à des groupes afro-américains à faire revivre par leur interprétation l'ancienne religion de Kemet, l'Égypte noire.

La croix ansée (crux ansata, croix avec une poignée) est utilisée par l'Église copte.

On prétend que cette croix permet d'ouvrir le troisième oeil et de libérer nos centres d'énergie subtile.

Elle nous apporterait aussi la chance.

 

mercredi 20 septembre 2006, a 04:12
Livres

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Ouvrage publié en lettres agrandies pour un meilleur confort de lecture.

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samedi 02 septembre 2006, a 05:52
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dimanche 27 août 2006, a 06:46
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samedi 26 août 2006, a 06:42
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