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Les bons plans de fabrice
mercredi 26 décembre 2007, a 09:16
27 décembre1571 :Naissance de Johannes Kepler, astronome allemand il a découvert les lois du mouvement des planètes

Johannes Kepler

 

Johannes Kepler (ou Keppler), né le 27 décembre 1571 à Weil der Stadt dans le Bade-Wurtemberg et mort le 15 novembre 1630 à Ratisbonne en Bavière, est un astronome célèbre pour avoir étudié et confirmé l'hypothèse héliocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic, et surtout pour avoir découvert que les planètes ne tournent pas en cercle parfait autour du Soleil mais en suivant des ellipses.

Il a découvert les relations mathématiques (dites Lois de Kepler) qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. Ces relations sont fondamentales car elles furent plus tard exploitées par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle. Il faut toutefois noter que bien qu'il ait vu juste quant à la forme des orbites planétaires, Kepler expliquait les mouvements des planètes non pas par la gravité mais par le magnétisme.

Il a enfin accordé une attention majeure à l'optique en synthétisant en 1604 les principes fondamentaux de l'optique moderne comme la nature de la lumière, la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles ou la réfraction.

L'astéroïde (1134) Kepler a été nommé en son honneur. La supernova SN 1604, a été aussi appelée Supernova de Kepler, ou Étoile de Kepler, car restée visible un an après son explosion de 1604, Kepler en rédigea la description la plus précise.

Enfin, en hommage au grand astronome, la NASA a donné son nom au télescope spatial Kepler qui a pour mission pendant quatre ans de détecter des exo planètes telluriques et autres petits corps orbitant près des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Le télescope doit être lancé en octobre 2008.

 

Biographie

 

Kepler naît au sein d'une famille de religion protestante luthérienne, installée dans la ville de Weil der Stadt au Bade-Wurtemberg. Né prématurément à sept mois et hypocondriaque de nature chétive, il souffre toute sa vie d'une santé fragile. À l'âge de trois ans, il contracte la petite vérole, ce qui, entre autres séquelles, affaiblit sévèrement sa vue.

La famille Kepler est peu ordinaire et son ambiance n'est pas des plus saines. Le père, Heinrich Kepler, est mercenaire dans l'armée du duc de Wurtemberg, et toujours en campagne, étant ainsi rarement présent à son domicile. La mère, Catherine — que Kepler qualifie lui-même de « petite, maigre, sinistre et querelleuse » — avait été élevée par une tante qui finit sur le bûcher pour sorcellerie. Kepler a deux cadets : sa sœur, Margarette, dont il reste proche, et Christopher, qui lui fut toujours antipathique.

De 1574 à 1576, il vit avec son petit frère Heinrich — épileptique — chez ses grands-parents, alors que son père est en campagne et que sa mère est partie à sa recherche.

Au retour de ses parents, Kepler déménage à Leonberg et entre à l'école latine en 1577. Ses parents lui font découvrir l'astronomie. Ainsi, en 1577, sa mère l'emmène en haut d'une colline pour observer le passage d'une comète. De son côté, son père lui montre l'éclipse de Lune du 31 janvier 1580, et comment cette dernière devint toute rouge. Kepler étudia plus tard ce phénomène et l'expliqua dans l'un de ses ouvrages sur l'optique.

À nouveau parti en guerre en 1589, son père disparaît à jamais.

Kepler ne termine son premier cycle de trois années qu'en 1583, retardé notamment à cause de son emploi comme journalier agricole, entre neuf et onze ans. En 1584, il entre au Séminaire protestant d'Adelberg, puis, deux années après, au Séminaire supérieur de Maulbronn.

Il y obtient son diplôme de fin d'études et entre en 1589 à l'université de Tübingen. Là, il étudie d'abord l'éthique, la dialectique, la rhétorique, le grec, l'hébreu, l'astronomie et la physique, puis la théologie et les sciences humaines. Il y poursuit ses études après obtention d'une maîtrise en 1591. Son professeur de mathématiques, l'astronome Michael Maestlin, lui enseigne le système héliocentrique de Copernic, qu'il réservait aux meilleurs étudiants, les autres devant alors se contenter du système géocentrique de Ptolémée, qui place la Terre au centre du monde. Kepler devient ainsi un copernicien convaincu et reste très proche de son professeur ; il n'hésite pas à lui demander aide ou conseil pour ses travaux.

Alors que Kepler projette de devenir ministre luthérien, l'école protestante de Graz demande un professeur de mathématiques. Il abandonne alors ses études en théologie pour prendre le poste et quitte Tübingen en 1594. À Graz, Il publie des almanachs avec des prédictions astrologiques. À l'époque, la distinction entre science et croyance n'est pas encore clairement établie et le mouvement des astres, encore assez méconnu, est gouverné par les lois divines.

Kepler se maria deux fois. Une première fois par intérêt, le 27 avril 1597, avec Barbara Müller, qui décède en 1612, tout comme deux de leurs cinq enfants — âgés d'un et de deux mois à peine. Ce mariage, organisé par ses proches, l'unit à une femme au caractère exécrable qu'il qualifie de « grasse et simple d'esprit ». Un autre de ses fils meurt à l'âge de sept ans. Seuls sa fille Susanne et son fils Ludwig survivent. Puis, à Linz l'année suivante, il épouse Susanne Reuttinger avec qui il a sept enfants parmi lesquels trois décèdent très tôt. Un mariage, cette fois-ci, heureux.

En 1615, sa mère, alors âgée de 68 ans, est accusée de sorcellerie. Kepler, persuadé de son innocence, passe six années à assurer sa défense auprès des tribunaux et à écrire de nombreux plaidoyers. Il doit, à deux reprises, retourner dans le Wurtemberg. Elle passe une année enfermée dans la tour de Güglingen aux frais de Kepler, ayant échappé de peu à la torture. Finalement, elle est acquittée le 28 septembre 1621. Affaiblie par ces dures années de procès et d'emprisonnement, elle meurt six mois plus tard.

Kepler meurt en 1630 à Ratisbonne, à l'âge de 59 ans.

En 1632, durant la guerre de Trente Ans, l'armée suédoise détruit sa tombe. Ses travaux sont retrouvés en 1773. Récupérés par Catherine II de Russie, ils se trouvent à l'observatoire de Pulkovo à Saint-Pétersbourg en Russie.

 

Le Mysterium Cosmographicum

 

En 1596, il publie son premier ouvrage, Mysterium Cosmographicum, fruit de ses premières recherches sur la structure de l'Univers. Il voit dans les lois qui régissent les mouvements des planètes, un message divin adressé à l'Homme. Dans ce livre, où il affirme sa position copernicienne, il se donne pour objectif de répondre à trois questions portant sur le nombre de planètes, leur distance au Soleil et enfin leur vitesse.

Dans son livre, il développe une théorie des polyèdres réguliers permettant de construire un modèle de l'Univers. Kepler remarqua que dans les six sphères représentant les orbites des six planètes connues à l'époque (de Mercure à Saturne), pouvaient être contenus les cinq solides de Platon. Les solides de Platon étant des polyèdres réguliers, ils étaient parfaits et s'accordaient bien avec la création divine. La sphère étant le sixième solide parfait nécessaire à son modèle, elle correspondait au paradis. Les cinq premiers objets à faces régulières représentaient la dynamique de l'Univers (le mouvement des planètes). Le nombre de ces solides permettait d'ailleurs d'expliquer le nombre des planètes. Chacun d'eux était circonscrit dans une sphère, elle-même circonscrite dans le polyèdre suivant, lui-même circonscrit dans une sphère, et ainsi de suite. Ainsi à Saturne était associé le cube, à Jupiter le tétraèdre, à Mars le dodécaèdre, à Vénus l'icosaèdre et à Mercure l'octaèdre. La Terre, que Dieu avait choisie pour refléter son image, marquait la séparation de deux groupes de ces solides.

Kepler dut également revoir certains détails du modèle copernicien. Ce dernier place le centre des orbites circulaires des planètes non pas sur le Soleil, mais un peu en écart afin de s'accorder à peu près avec les mesures. Pour Kepler, le modèle doit rester simple et tenir de la perfection divine. Or, un point situé à côté du Soleil comme centre des trajectoires est impensable ! Kepler s'était rendu compte lors de ses calculs, que les orbites circulaires des planètes présentaient des excentricités lorsqu'on prenait le Soleil pour centre, et qu'elles étaient plutôt elliptiques. Il en tint compte dans la construction de son modèle en affectant aux sphères une certaine épaisseur, proportionnelle à l'excentricité remarquée, dans laquelle était contenue la trajectoire de la planète correspondante.

Reste la question des vitesses. Pour les expliquer, il attribue au Soleil une vertu qui induit le mouvement des planètes. Il compare celle-ci avec la lumière, qui diminue d'intensité en fonction du carré de la distance. En revanche, cette force ne se répartirait pas de façon sphérique comme la lumière émise, mais n'agirait que sur un plan, propre à chaque planète. Il en déduit alors que cette force diminue de façon inversement proportionnelle à la distance, et non pas en fonction du carré de la distance comme l'intensité lumineuse. Cette loi était cependant erronée et il lui fallut plus de vingt ans pour la rectifier.

Cette théorie qui nous paraît complètement fantaisiste aujourd'hui, a permis à Kepler d'entrer en contact avec ses contemporains Galilée et Tycho Brahé, mathématicien impérial à la cour de Prague. Le premier lui fit part de son enthousiasme pour le soutien de ses idées coperniciennes qu'il partage également. Le second, tout aussi admiratif, l'invita à travailler à ses côtés.

Kepler a, en travaillant sur ces sujets, découvert deux nouveaux solides, aussi réguliers que les grecs, mais constitués de faces convexes (voir Les polyèdres de Kepler-Poinsot).

 

Le calcul de l'orbite de Mars

 

Poursuivi pour ses convictions religieuses et ses idées coperniciennes, il doit quitter Graz en 1600. Il se réfugie à Prague, invité par l'astronome danois Tycho Brahé pour y devenir son assistant. Les relations entre les deux personnages furent particulièrement houleuses ; Tycho Brahé ne croyant pas à l'héliocentrisme de Copernic mais soutenant une autre théorie dans laquelle la Terre est au centre mais les autres planètes tournent autour du Soleil.

Kepler voyait en Tycho Brahé un homme plein de richesses (ses mesures étaient très précises) mais qui ne savait les exploiter correctement.

Brahé lui demanda de calculer l'orbite précise de Mars, pour laquelle il avait remarqué une excentricité dans sa trajectoire, considérée comme une anomalie à une époque où l'on pensait encore que les planètes décrivaient des cercles, figure parfaite. Cette tâche était auparavant assignée à son assistant Longo Montanus qui passe alors à l'étude des mouvements de la Lune.

Pensant accomplir sa tâche en quelques semaines, il ne lui fallut pas moins de six ans pour achever son travail. C'est durant ce travail qu'il découvrit les deux premières des trois lois fondamentales :

Les planètes décrivent des trajectoires elliptiques dont le Soleil est un foyer.

Le mouvement de chaque planète est tel que le segment de droite reliant le soleil et la planète balaie des aires égales pendant des durées égales.

Ces lois furent publiées dans Astronomia Nova en 1609, où il fut également le premier à émettre l'hypothèse d'une rotation du Soleil sur son axe.

En 1618 viendra sa troisième grande loi :

Pour toutes les planètes, le rapport entre le cube du demi grand axe de la trajectoire et le carré de la période est le même — cette constante est indépendante de la masse de la planète.

Ce travail fut d'autant plus long que Kepler dut mener en parallèle une étude sur l'optique afin de mieux comprendre et interpréter ses observations, et qu'il était encore trop « conditionné » par les anciennes croyances en astronomie : il doute à plusieurs reprises de la nature circulaire de la trajectoire et pense alors à une ellipse, tout en continuant d'essayer d'en prouver le contraire, en ressortant de vieilles idées faisant appel à l'utilisation d'épicycles.

Les soixante-dix chapitres de l'Astronomia Nova comprennent ainsi toutes les démarches scientifiques et erreurs de Kepler qui lui permirent d'aboutir à ses deux premières lois, mais aussi à d'autres conclusions intéressantes comme la nature de la force responsable du mouvement des planètes, force « quasi magnétique », donc physique et non plus divine.

À la mort de Tycho Brahé en 1601, il fut désigné comme mathématicien impérial à la cour de Rodolphe II. Il garda ce statut jusqu'en 1612.

 

L'optique

 

Alors qu'il étudie l'orbite de Mars, Kepler voit la nécessité d'étudier également l'optique afin de mieux comprendre certains phénomènes observés tels la réfraction atmosphérique. Dès 1603, il parcourt divers ouvrages sur le sujet dont celui de l'Arabe Alhazen.

Kepler rassemble les connaissances de l'époque dans son livre Astronomia pars Optica, publié en 1604. Il y explique les principes fondamentaux de l'optique moderne comme la nature de la lumière (rayons, intensité variant avec la surface, vitesse infinie, etc.), la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles et la réfraction dont il donne la loi i = n×r, qui est correcte pour de petits angles (la vraie loi — sin i = n×sin r — fut donnée plus tard par Willebrord Snell et René Descartes). Il aborde également le sujet de la vision et la perception des images par l'œil. Il est convaincu que la réception des images est assurée par la rétine et non pas le cristallin comme on le pensait à cette époque, et que le cerveau serait tout à fait capable de remettre à l'endroit l'image inversée qu'il reçoit.

En 1610, il prend connaissance de la découverte de quatre satellites autour de Jupiter grâce aux observations de Galilée avec son télescope et écrit une lettre de soutien publiée sous le titre de Dissertatio cum Nuncio Sidero (Conversation avec le messager des étoiles), puis après avoir lui-même observé ces satellites, il publie ses observations dans Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus. C'est d'ailleurs Kepler qui, le premier, dans son ouvrage de 1611, utilisa le mot « satellite » pour désigner les quatre petits astres tournant autour de Jupiter.

L'invention récente du télescope enthousiasme beaucoup Kepler qui, en 1611, écrit un second ouvrage d'optique, Dioptricae, reprenant de nombreux thèmes abordés dans l'Optica en les approfondissant. Dans ce livre très mathématique, il rassemble 141 théorèmes expliquant principalement les lentilles et le fonctionnement d'un télescope.

 

L'Harmonie du monde

 

Kepler découvrit grâce à des travaux antérieurs que l'Univers était soumis à des lois « harmoniques », faisant un lien entre l'astronomie et la musique. Dans le Harmonice Mundi, publié en 1619, il attribue aux planètes un thème musical. Les variations des vitesses de ces planètes sont représentées par les différentes notes composant la musique. Ainsi, il était facile de distinguer les orbites les plus excentriques. Mais c'est aussi dans cet ouvrage en cinq volumes que Kepler énonce sa troisième loi fondamentale : le carré de la période est proportionnel au cube du demi-grand axe [de l'ellipse]. Celle-ci découle de ses recherches sur un modèle d'Univers harmonique.

 

Ses autres travaux

 

Suite à l'observation d'une supernova en 1604-1605, il écrira deux ans plus tard De Stella nova in pede serpentarii.

L'année 1613 est marquée par la publication d'un travail sur la chronologie et l'année de naissance de Jésus de Nazareth. D'abord en allemand, puis en latin l'année suivante (De Vero Anno quo Aeternus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit). Il y démontra que le calendrier chrétien comportait une erreur de cinq ans et fut ainsi le premier à revoir la date de naissance de Jésus, en l'an -4.

 

Entre 1617 et 1621, il écrit Epitome Astronomiae Copernicae, une introduction à l'astronomie copernicienne.

Il construisit une table de logarithmes, publiée en 1624 dans Chilias logarithmorum à Marbourg, en améliorant la méthode de calcul proposée par John Napier. Bien qu'achevées depuis un moment déjà, il publia à Ulm ses tables rudolphines (Tabulae Rudolphinae) en hommage à Rodolphe II. Ces tables de positions planétaires étaient fondées sur les observations de Tycho Brahé et de ses propres travaux sur la mécanique céleste. Ce retard était dû à un différend avec les héritiers de Tycho Brahé qui ne voulaient pas que les travaux de Tycho soient exploités sans percevoir une partie des gains, ainsi qu'à leur demande de modification de l'introduction de l'ouvrage. Lors de son séjour à Ulm, il est chargé de définir des unités de mesure pour les activités commerciales.

Il émit la conjecture mathématique appelée « conjecture de Kepler » concernant l'empilement des sphères (ou des boulets de canons). Celle-ci n'a été démontrée par l'Américain Thomas C. Hales qu'en 2003 et encore pas tout à fait suivant les critères des mathématiciens. Elle énonce que l'empilement des sphères dans l'espace le plus dense est celui du marchand des quatre saisons à savoir le cubique face centrée (voir système cristallin).

Quatre années après sa mort, est publié Somnium, un texte fantastique (proche de notre science-fiction) relatant d'un voyage de la Terre à la Lune qu'il aurait achevé peu avant sa mort. Il profite de ce récit pour vulgariser ses idées coperniciennes.

 

Kepler et l'astrologie

 

Kepler était persuadé que l'astrologie pouvait devenir une science au même titre que la physique ou les mathématiques. Il était convaincu que les positions des planètes affectaient les humains et influençaient la météo terrestre. Pour lui, astronomie et astrologie étaient liées. C'est ainsi qu'il essaya de poser des bases scientifiques rigoureuses à l'astrologie en faisant intervenir des principes physiques.

La publication de ses horoscopes et de ses prédictions lui fit une bonne renommée. En 1595, il prédit un soulèvement de la population, une invasion turque ainsi qu'un hiver rigoureux. Il compila plus tard l'horoscope du général Albrecht von Wallenstein qui s'arrêta par un « violent événement » en 1634. Wallenstein fut en effet assassiné le 24 février de cette année. Il laissa deux écrits sur l'astrologie : De fundamentis astrologiae, en 1601, et Astrologicus, en 1620.

Il attribue d'ailleurs aux astres le malheur et le comportement de ses parents, qu'il croit nés sous une mauvaise étoile, ainsi que son premier mariage — décevant — sous un « ciel calamiteux ».

 

 

 Biographie de Kepler : http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=22

 

Ouvrages de Kepler :

http://num-scd-ulp.u-strasbg.fr:8080/view/authors/Kepler,_Johannes.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 24 décembre 2007, a 09:10
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dimanche 09 décembre 2007, a 12:30
15 décembre 2001 : La Tour de Pise rouvre enfin au public après onze ans de travaux

Tour de Pise

 

La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa en italien) est un des symboles du centre de l'Italie.

La tour, emblème de la ville toscane de Pise, est un campanile(Un campanile est un clocher de forme carrée ou ronde, généralement percé d'arcades sur plusieurs niveaux. Le terme s'emploie en particulier pour les clochers italiens de la Renaissance) de style roman destiné à recevoir les cloches de la cathédrale dont la construction débuta en 1064.

 

Caractéristiques

 

Située sur la Place des miracles (Piazza dei Miracoli) au centre de Pise, elle est haute de 54,5 mètres, d'un diamètre externe de 15,5 mètres à la base, et lourde de 14 453 tonnes.

Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres, est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre blanc de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d'animaux et autres grotesques de style roman.

La tour est actuellement inclinée d'un angle de 5,5° vers le sud, ce qui fait que le dernier étage (n°8, celui des cloches) dépasse l'aplomb des fondations de 4,5 mètres. Cette tour mesurait 4.2 mètres de largeur

 

Légende

 

La légende dit que, du haut de cette tour, Galilée mesura, vers la fin du XVIe siècle, le temps de chute de divers corps et put établir que la vitesse de leur chute était la même pour tous, et non pas proportionnelle à leur poids comme le supposait Aristote auparavant.

 

Histoire

 

La construction de l'édifice commença le 9 août 1173 et s'étala sur deux siècles. Dès la fin de l'ajout du troisième étage vers 1178 la tour avait commencé à pencher et la construction fut interrompue pendant 90 ans. À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l'inclinaison. La construction s'interrompit alors à nouveau de 1301 à 1350 et ce n'est qu'en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé. En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s'étaient enfoncées sous terre.

 

Des mesures de l'écartement du sommet avec la verticale montrent l'inclinaison progressive :

1350 : 1,4 m soit 1,47 °

1817 : 3,8 m soit 4 °

2006 : 4.5 m soit 5.4 °

 

Construite sur une plaine alluviale, elle a commencé à s'incliner très vite, soit en raison d'un défaut de fondation, soit à la suite d'un affaissement de terrain dû à une roche : la marne.

Le 7 janvier 1990, la tour fut fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par 18 millions de personnes au cours des 60 années précédentes.

Après expertises, les travaux furent commencés. En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s'avère faire pencher la tour encore plus. En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d'argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur. Ces travaux à hauteur de quelque 30 M ont permis de rapprocher le sommet avec la verticale de 43 cm et de stabiliser ainsi l'édifice pour au moins une centaine d'années.

Les visites ont pu reprendre le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n'écourte la vie de cette construction assez fragile. Cependant, d'autres affirment que le campanile restera encore au moins 300 ans debout.

 

Visite

 

La visite se fait par groupes d'une trentaine de personnes. Elle dure 30 minutes, sans pause, et les guides rappellent qu'une forme physique suffisante est nécessaire pour gravir presque 300 marches dont l'inclinaison varie et que les personnes sujettes au vertige devraient s'abstenir. L'accès au dernier étage est assez étroit et peut être problématique pour les personnes de forte corpulence. L'accès est interdit aux moins de 8 ans ; les enfants entre 8 et 12 ans doivent être tenus par la main durant toute la visite et les mineurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés d'un adulte responsable. Tous les sacs doivent être laissés en bas, mais les appareils photos et caméras sont autorisés. En 2007, l'accès était de 15 € par personne pour une visite de 15 minutes.

 

Citations sur la tour de Pise

 

« Quand la tour de Pise penche vers la droite, c'est qu'il va pleuvoir. Quand elle penche vers la gauche, c'est que vous arrivez par l'autre bout de la rue. » François Cavanna

 

 Site officiel de la tour de Pise :http://torre.duomo.pisa.it/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 19 août 2007, a 10:48
19 août 1692Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts

  Le 19 août est le 231e jour de l'année (232e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien

 

19 août 1692 : Cinq personnes sont pendues pour sorcellerie à Salem, Massachusetts. L'écrivain Arthur Miller s'inspirera de ce fait divers dans sa pièce de théâtre Les sorcières de Salem.

 

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîne la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Ces persécutions prennent place dans le contexte occidental du XVIIe siècle : historiens et chercheurs estiment aujourd'hui le nombre de victimes de l'inquisition et des procès en sorcellerie entre 50 000 et 100 000 en Europe entre 1560 et 1650

 

Les faits

 

En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Denver), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston.

 

Début de l'affaire

 

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

 

Épilogue

 

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis d'Amérique.

 

Causes de l'hystérie

 

Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes.

La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait.

 

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique.

 

Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser.

 

Personnages

 

Clergé protestant :

 

Révérend Cotton Mather

Révérend Samuel Parris

Révérend Increase Mather

Révérend Francis Dane

Révérend Deodat Lawson

Révérend Samuel Willard

 

Président de la cour :

 

Lieutenant gouverneur William Stoughton

 

Juges assesseurs :

 

John Hathorn (grand-père de l'écrivain Nathaniel Hawthorne)

Samuel Sewall

Thomas Danforth

Bartholomew Gedney

John Richards

Nathaniel Saltonstall

Peter Sargent

Stephen Sewall, Clerk

Wait Still Winthrop

 

Possédés : Ceux qui se plaignirent des faits de sorcellerie :

 

Sarah Bibber

Elizabeth Booth

Sarah Churchill

Martha Goodwin

Elizabeth Hubbard

Mary Lacey (fut aussi accusée d'être sorcière)

Mercy Lewis

Betty Parris

Bethshaa Pope

Ann Putnam, Jr.

Susanna Sheldon

Mercy Short

Mary Walcott

Mary Warren (fut accusée d'être sorcière quand elle se rétracta et affirma que les jeunes filles étaient des simulatrices)

Abigail Williams

 

Accusés : Cette liste n'est pas exhaustive. Il y eut entre 150 et 300 accusés de sorcellerie enregistrés, et peut-être plus encore qui ne furent pas emprisonnés :

 

Cne John Alden Jr.

Daniel Andrew

Sarah Bassett

Edward Bishop

Sarah Bishop

Mary Black

Dudley Bradstreet

John Bradstreet

Sarah Buckley

Richard Carrier

Candy, esclave de Salem

Mary Clarke

Sarah Easty Cloyce

Sarah Cole

Giles Corey

Mary Bassett DeRich

Ann Dolliver

Rebecca Eames

Mary English

Philip English

Abigail Faulkner

Ann Foster

Dorcas Hoar

Abigail Hobbs

Deliverance Hobbs

Elizabeth Howe

Mary Ireson

George Jacobs, Jr.

Margaret Jacobs

Elizabeth Johnson

Mary Lacey, Sr.

Mary Lacey (également possédée)

Sarah Osborne

Lila Mantion(disparue avant sa condamnation)

Lady Phips, épouse du gouverneur Phips

Susannah Post

Elizabeth Bassett Proctor

Tituba

Job Tookey

Hezekiah Usher

Mary Withridge

 

Exécutés

 

Bridget Bishop - pendue, 10 juin 1692

Rev. George Burroughs - pendu, 19 août 1692

Sarah Brenet - pendue,18 juillet 1692

Martha Carrier - pendue, 19 août 1692

Martha Corey - pendue, 22 septembre 1692

Giles Corey - écrasé par empilement de pierre jusqu'à ce que mort s'ensuive, 19 septembre 1692

Mary Easty - pendue, 22 septembre 1692

Sarah Good - pendue, 19 juillet 1692

Elizabeth Howe - pendue, 19 juillet 1692

George Jacobs, Sr. - pendue, 19 août 1692

Susannah Martin - pendue, 19 juillet 1692

Rebecca Nurse - pendue, 19 juillet 1692

Alice Parker - pendue, 22 septembre 1692

Mary Parker - pendue, 22 septembre 1692

John Proctor - pendu, 19 août 1692

Ann Pudeator - pendue, 22 septembre 1692

Wilmott Redd - pendu, 22 septembre 1692

Margaret Scott - pendue, 22 septembre 1692

Samuel Wardwell - pendu, 22 septembre 1692

Sarah Wildes - pendue, 19 juillet 1692

John Willard - pendu, 19 août 1692

 

Décédés en prison :

 

Sarah Osborne

« Dr. » Roger Toothaker

Ann Foster

Lydia Dustin

nourrisson de Sarah Good

 

Adaptations

 

Pièce de théâtre :

 

Les Sorcières de Salem est une pièce de théâtre d'Arthur Miller (en:The Crucible, en anglais) écrite, publiée et jouée pour la première fois en 1953. Dans cette pièce, Miller utilise le procès des sorcières de Salem comme une allégorie du maccarthisme. Miller fut lui-même interrogé par le House Committee on Un-American Activities (Comité sur les activités anti-américaines) en 1956.

 

Films :

 

Les Sorcières de Salem est un film français de Raymond Rouleau (1956) avec Simone Signoret, Yves Montand, Jean Debucourt, Alfred Adam, Pierre Larquey. C'est l'adaptation de la pièce d'Arthur Miller.

 

La Chasse aux sorcières (The Crucible) est un film américain de Nicholas Hytner (1996), avec Daniel Day-Lewis, Winona Ryder, adaptation de la pièce d'Arthur Miller par l'auteur.

 

Halloween chez les Halliwell : Épisode culte où les trois sorcières de la série Charmed retournent au XVIIème siècle, dans la ville de Salem.

Hocus Pocus est un film américain de Kenny Ortega (1993) avec Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy. Le film a été produit par Walt Disney Pictures.

 

Sources

 

FR) Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé, Gallimard, Folio, septembre 1988 (ISBN 2070379299)

(FR) Liliane Creté, Sorcières de Salem, Julliard, 1995

(en) Mary Beth Norton, In the Devil's Snare (The Salem Witchcraft Crisis of 1692), Alfred A. Knopf, New York, 2002 (ISBN 037540709X)

(en) Marc Aronson, Witch-Hunt: Mysteries of the Salem Witch Trials, Simon and Schuster, 2003

 

fr.wikipedia.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 03 août 2007, a 07:07
3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama

  3 Août 1912 : Un premier cargo franchit le canal de Panama

 

Canal de Panamá  

 

Le canal de Panamá est un canal important traversant l’isthme de Panamá en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres d’un voyage par le cap Horn.

 

Bien que le concept d’un canal à Panamá remonte au début du XVIe siècle, la première tentative de construction commença en 1880 sous l’impulsion française. Après que cette tentative eut échoué, le travail fut terminé par les États-Unis d’Amérique et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, incluant des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune et des glissements de terrain. On estime à 27 500 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.

 

Depuis son ouverture, le canal a remporté un énorme succès et continue d’être un point de passage stratégique pour la navigation. Chaque année le canal permet le passage de plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison. Jusqu'à 2002, un total de 800 000 navires étaient passés par le canal.

[

Description  

 

Le canal de Panamá relie le Golfe de Panamá, dans l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et à l’Atlantique. La forme de l’isthme de Panamá, qui serpente, fait que le canal s’écoule en fait du sud-est (depuis le Pacifique) vers le nord-ouest (en direction de l’Atlantique). Pour éviter toute confusion, les autorités du canal classent les transits en deux catégories : direction nord (du Pacifique vers l’Atlantique) et direction sud (de l’Atlantique vers le Pacifique).

 

Le canal peut accueillir des bateaux de différentes tailles, allant des yachts privés jusqu'à de gros navires de commerce. Les bateaux ayant la plus grande taille admissible dans le canal sont désignés sous l’appellation Panamax ; un nombre croissant de navires dépasse cette taille, ils sont appelés post-Panamax. En moyenne une traversée du canal par un cargo prend environ neuf heures. En 2005, 14 011 navires ont emprunté le canal représentant un tonnage total de 278,8 millions de tonnes soit une moyenne de 40 navires par jour.

 

Disposition

 

Le canal consiste en deux lacs artificiels, plusieurs canaux améliorés et artificiels, et trois ensembles d’écluses. Un lac artificiel supplémentaire, le lac Alajuela, agit comme réservoir pour le canal. Un navire se rendant du Pacifique à l’Atlantique effectue le parcours suivant 

depuis les bouées qui en marquent l’entrée dans le golfe de Panamá jusqu'aux écluses de Mira Flores, les navires parcourent 13,2 km dans le canal, passant sous le pont des Amériques ; le système d’écluses de Mira Flores fait 1,7 km de long (en incluant les murs d’approche), avec un dénivelé de 16,5 m à mi-marée ; le lac artificiel de Mira Flores fait 1,7 km et se trouve 16,5 m au-dessus du niveau de la mer ; l’écluse de Pedro Miguel de 1,4 km de long est la dernière partie de la montée avec un dénivelé de 9,5 mètres ; la coupe Gaillard fait 12,6 km de long à une altitude de 26 mètres, et passe sous le pont Centenaire ; la rivière Chagres (Río Chagres), cours d’eau naturel amélioré par un barrage sur le lac Gatún, parcourt 8,5 km vers l’ouest pour se jeter dans le lac Gatún ; le lac Gatún, un lac artificiel formé par le barrage Gatún, transporte les navires sur 24,2 km ; les écluses de Gatún comportent trois étapes pour une longueur totale de 1,9 km et ramènent les navires au niveau de la mer ; un canal de 3,2 km forme l’approche vers les écluses du côté Atlantique ; la baie Limon (Bahía Limón), un immense port naturel, procure un mouillage pour les navires en attente de transit et fait 8,7 km jusqu'à la digue extérieure. Le transit total depuis l’entrée du canal côté Pacifique jusqu'à la digue du côté Atlantique est de 76,9 km. Le marnage maximum du Pacifique est de 6,55 m (+3,35 m à marée haute et -3,20 m à marée basse) ; le dénivelé à Mira Flores varie donc de 13,1 m à la pleine mer à 19,7 m à la basse mer. Du côté Atlantique, le marnage n’excède pas 60 cm. Le niveau moyen de la mer du côté Pacifique est en moyenne 20 cm plus haut que du côté Atlantique.

La baie Limón du côté Atlantique est un mouillage protégé par une digue ; cependant, sa capacité n’est plus adaptée au nombre et à la taille des navires utilisant le canal, et de nombreux navires attendent au mouillage en-dehors de la baie. Le mouillage côté Pacifique est ouvert mais protégé par la topographie du golfe.

 

Écluses

 

Les parties les plus spectaculaires du canal sont les écluses. Celles-ci sont larges de 33,53 m et comportent une longueur utilisable de 304,8 m. La profondeur disponible varie mais la profondeur minimum est de 12,55 m dans la partie sud des écluses Pedro Miguel.

 Ces dimensions déterminent la taille maximum des navires, le Panamax. Toutes les écluses du canal vont par paires : deux séries parallèles d’écluses se trouvent sur chacun des trois sites, autorisant en principe le passage des navires simultanément dans les deux directions. Cependant, les grands navires ne peuvent pas se croiser à grande vitesse dans la coupe Gaillard ; en pratique, le trafic est alterné et les deux voies des écluses ne sont utilisées que dans une direction à la fois.

Chaque chambre est remplie avec 101 000 mètres cubes d’eau; l’eau entre par gravité par un réseau de conduites sous chaque chambre. Les navires sont tractés par de petites locomotives appelées mulas (soit « mules », d’après ces animaux utilisés traditionnellement pour tirer des barges) sur des rails disposés sur les murs des écluses. Les plus petits bateaux sont amarrés par des amarres tenues à la main.

 

 

 

vendredi 09 mars 2007, a 04:47
9 Mars1961

  9 Mars1961 : Le Dalaï Lama lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet.

 

Le Dalaï Lama

 

Le dalaï lama ( tala'i blama ) est le plus haut chef spirituel de la branche Guélougpa (école dite des bonnets jaunes) du bouddhisme tibétain, fondée par le réformateur Tsongkhapa (1357-1419). Ce titre, composé de dalaï, « océan » en mongol, et de lama, « sagesse » en tibétain, signifie « océan de sagesse ». Le dalaï lama était le principal dirigeant politique du régime théocratique tibétain jusqu'à ce que la Chine envahisse le Tibet en 1959 et entame une grande répression. Les dalaï lamas sont considérés comme les manifestations du bodhisattva de la compassion, dont le nom est Chenrezig en tibétain et Avalokiteshvara en sanskrit. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont retardé leur propre nirvāna et choisi de renaître pour servir l'humanité.

 

Les dalaï lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Au décès d'un dalaï lama, ses moines commencent une recherche de sa réincarnation. Celle-ci se manifeste par des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï lama. La réincarnation est alors amenée à un monastère pour être instruite par les autres lamas.

 

Bien que le dalaï lama soit le chef spirituel de l'école des Gelugpa, il a reçu les plus hauts enseignements et pouvoirs de toutes les principales écoles du bouddhisme tibétain. Il présente aussi le cœur de l'enseignement de toutes ces écoles.

 

Tenzin Gyatso

 

Tenzin Gyatso est le 14e dalaï lama, le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. C'est un moine bouddhiste issu de la tradition Guélougpa (école dite "des bonnets jaunes"et lignée dite des"vertueux"). Il vit en exil dans le nord de l'Inde à Dharamsala(au lieu dit mc leod Ganj), mais effectue de nombreux voyages à travers le monde pour plaider la cause tibétaine et diffuser un message de paix et de non-violence.

En 1949, les communistes arrivent au pouvoir en Chine et, niant les revendications récentes de l’indépendance du Tibet, y envoient leurs troupes en 1950 pour « libérer », opposés au servage et à la théocratie et « civiliser » la population. C’est en 1950, à l’âge de seize ans, que le dalaï lama devient chef d'État et du gouvernement. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être obligé de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Malgré cela, le dalaï lama est persuadé que la solution se trouve dans un compromis politique avec la Chine. Le 9 mars 1961, il lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Sans relâche et toujours dans la voie de la non-violence, il propose un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine. Non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une colonisation chinoise qui emporte tout sur son passage. La population tibétaine risque véritablement de disparaître face à cette vague déferlante.

Aujourd'hui en Chine le culte bouddhiste tibétain de la secte des bonnets rouge à été remis en place par le gouvernement central de Pékin et peut de nouveau pratiquer ses offices religieux, même en plein Pékin dans le très ancien temple de Yonghe, situé en centre ville. Certains organismes internationaux dénoncent cependant l'enfermement du jeune Lama des bonnets rouges.

 

Le gouvernement Tibétain a déclaré que le prochain dalaï Lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Le dalaï Lama a affirmé qu'il ne renaîtrait pas en Chine si la situation est la même qu'aujourd'hui, car il ne veut pas être soumis à l'autorité chinoise.

 

Le dalaï lama a reçu le Prix Nobel de la paix en 1989.

 

Tibet

 

Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :

La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu en chinois, qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie-Intérieure ;

 

le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kunlun Shan (Kouen-louen), Transhimalaya) ;

 

la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le Bouddhisme dans sa forme vajrayâna.

 

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km² pour le Tibet historique. La population de la Région autonome compte 2 540 000 Tibétains auxquels s'ajoutent 160 000 Chinois Han. La capitale historique, centre qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

 

Généralités

 

Il était composé de trois régions :

 

le dBus-gTsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang  », correspond à la région administrative autonome,

 

l‘A-mdo, en chinois Anduo  au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba ),

 

le Khams, en chinois Kang , à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes ).

 

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.

 

L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.

 

Histoire

 

Le Tibet a une histoire aussi riche que longue. Les évènements de ces 100 dernières années ont donné une double interprétation à son histoire (domaine de l'historiographie). Ajouté à l'intérêt de tous pour cette culture millénaire et mystérieuses, son histoire soulève beaucoup de passion.

 

Depuis 1710, après une longue suzeraineté mongole, le Tibet a vu successivement la Mandchourie, la Grande-Bretagne et la Chine interférer dans ses affaires intérieures.

Après la mort de l'empereur mandchou Qianlong en 1795, le Tibet retrouve de son indépendance. En 1911, la dynastie mandchoue des Qing s'effondre, la première République chinoise est proclamée.

De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï-lama, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que suzerain et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen-lama.

En 1949, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

En 1959, une insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï-lama quitte le Tibet pour se réfugier en Inde.

En 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang.

 

Rapports entre la République populaire de Chine et les Tibétains

 

Les Tibétains, ceux en exil, restés ou revenus d'Inde et du Népal, se plaignent d'une perte de leur identité culturelle. De nombreux Chinois Han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer au Tibet, alors qu'en même temps, les groupes indépendantistes tibétains sont fermement combattus par le pouvoir central. Les tibétains ont également migré dans toute la Chine, on en rencontre notamment parfois à Pékin. Un temple lamaïque tibétain, le temple de Yonghe en activité aujourd'hui est d'ailleurs une des principales attractions touristiques, et a même une station de métro qui porte son nom. La majorité des bâtiments impériaux chinois comportent depuis plusieurs centaines d'années, ce qu'ils considèrent comme les 4 principales écritures nationales que sont les sinogrammes, le mandchou, le mongole et le tibétain. Il est important de rappeler qu'en Chine, les religieux ont subi des interdictions et répression depuis la prise de pouvoir du parti communiste, et surtout pendant la révolution culturelle. A l'inverse par contre, avant la prise de pouvoir des communistes, le servage était légal et pratiqué dans toute la Chine et même au Tibet. Les communistes ont défendu cet argument lors du renversement du pouvoir du Dalaï Lama.

 

La division de l'aire de peuplement tibétaine en plusieurs provinces et régions autonomes pose aussi problème. Les Chinois Han plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est de nouveau assurée. Enfin, le développement économique du Tibet a permis de désenclaver le pays (notamment grâce à la construction de voies ferrées, qui vont servir à sortir les ressources minières du Tibet). La Région autonome du Tibet est sous la surveillance du pouvoir central et la présence de l'armée et de la police généralement assez forte en Chine s'y ferait sentir plus que dans d'autres parties de la Chine

 

Liaison ferroviaire directe Pékin-Lhassa

 

Le 1er juillet 2006, Hu Jintao inaugure le premier train pour Lhassa au Tibet dans la gare de Golmud, dans la province du Qinghai. Cette nouvelle liaison ferroviaire (la ligne ferroviaire Qing-Zang), qui est dans le prolongement de la ligne de chemin de fer en provenance de Pékin devrait accélérer le développement économique et touristique du Tibet, et d'après Bruno Philip, accélérer la sinisation du Tibet. Des efforts sont également accomplis dans la préservation de l'environnement au Tibet, pour y compenser l'essor industriel. Les rives des lacs entourant Lhassa, source importante d'eau potable et comportant une faune spécifique et variée ont notamment été interdits à l'agriculture intensive.

Certains groupes de pression sensibles à la cause nationaliste tibétaine et actifs sur la scène internationale craignent que cette nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l'immigration chinoise au Tibet ainsi qu'à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées.

 

Droits de la personne au Tibet

 

La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, le bilan de l'invasion chinoise est estimé à 1,2 million de victimes depuis 1949.

Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.

Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après la commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.

Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï-Lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du Panchem-Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapch.

Le lamaïsme tibétain de la secte des bonnets rouges est interdite, mais pas celle de la secte des bonnets jaunes qui est même pratiquée en plein Pékin, cette secte est liée au gouvernement chinois depuis sa tentative de coup d'état peu avant l'invasion chinoise.

Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90). Aujourd'hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation. Le peuple tibétain résiste toujours...

 

Source : http://www.tibet-info.net/cspt/index.html

 

Géographie

 

S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1 000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4 200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde.

Le nom occidental Tibet, apparenté au nom mongol Töbüt n'est pas lié au nom indigène bod. En chinois, le nom ancien du Tibet est Tufan  (incorrectement prononcé Tubo par beaucoup de Chinois), mais le nom actuel de la région Xizang  signifie littéralement gTsang occidentale, faisant référence à cette région du Tibet.

Les noms de lieux tels que gZhi-ka-rtse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation du système unifié de romanisation par la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom en caractères chinois, dont la transcription peut être en pinyin ou en Wade-Giles (anglo-saxons) et le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons. La meilleure solution est d'utiliser la translittération Wylie de l'orthographe tibétaine, selon l'usage des tibétologues aussi bien occidentaux que chinois, bien que celle-ci rende compte de l'orthographe et non de la prononciation.

 

Environnement

 

Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparables à celles de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1 000 mm dans le sud-est.

 

Ressources naturelles

 

Le Tibet a de nombreuses ressources naturelles notamment en minerais (réserves d'or considérables), de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium. Décidées par Pékin, l'ouverture des voies d'accès et l'exploitation des gisements miniers ont souvent été réalisées sans considération pour l'environnement. Le résultat : des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon une étude récente du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%.

Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que le niveau de vase dans des fleuves tels que le Yangzi Jiang (Yang-tseu-kiang) ont atteint des niveaux sans équivalent dans le monde. Les effets dépassent maintenant le Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.

 

Climat

 

Le climat du Tibet est très continental, froid et sec. Paradoxalement, la température moyenne annuelle est supérieure à celle de l'atmosphère à une altitude équivalente (rayonnement de la terre). Cet effet provoque d'importants gradients nord-sud de pression, et participe activement au phénomène de mousson.

 

Géologie

 

Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaques indienne et Eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5 000 m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km²). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15 cm/an avant la collision, 5 cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale : la collision provoque son épaississement (60 à 90 km d'épaisseur, soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte : elle devient « molle », et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression) et la propagation de la déformation horizontalement.

 

Langue

 

C'est au Tibet qu'on parle le plus ces langues :

 

Geman Deng

Groma

Tibétain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 05 mars 2007, a 04:36
Rosa Luxemburg

  5 Mars 1871 : Naissance de Rosa Luxembourg, communiste polonaise († 15 janvier 1919).

 

Rosa Luxemburg

 

 Rosa Luxemburg est une militante communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 mars 1870 et morte le 15 janvier 1919 lors de la révolution spartakiste en Allemagne.

 

Biographie  

 

Rosa Luxemburg (ou Róża Luksemburg) est née le 5 mars 1870 dans la ville polonaise de Zamość, non loin de Lublin. Elle est issue d'une famille de commerçants juifs et fait des études brillantes au lycée de Varsovie.

Elle milite au sein d'un parti socialiste révolutionnaire polonais : « Prolétariat ». Son activité politique la contraint à fuir en Suisse. Elle n'a pas 18 ans.

 

A Zurich, elle reprend ses études qu'elle conclut par une thèse d'économie politique sur l'industrialisation de la Pologne. En 1893, elle lance le premier numéro du journal "La cause ouvrière" qui parait à Paris, puis elle cofonde avec Léo Jogiches le SDKPiL, Parti social-démocrate du Royaume de Pologne et de Lituanie (gauche polonaise). Le SDKPiL est fondé quelques mois après le congrès de Zurich de la Deuxième Internationale au cours duquel la délégation du journal "La cause ouvrière" s'est opposé au Parti Socialiste Polonais et à ses soutiens.

Elle acquiert la nationalité allemande et s'installe, en 1898, dans ce pays où elle milite au sein du Parti Social Démocrate (SPD) et de la Deuxième Internationale. Elle y anime l'aile gauche se faisant héritière des théories de Karl Marx. Elle affirme ses qualités de théoricienne du socialisme par la cohérence et la rigueur de ses analyses, en polémiquant contre les réformistes menés par Eduard Bernstein en Allemagne ou Alexandre Millerand en France.

 

En 1905, quand la Révolution éclate en Russie, Rosa Luxemburg regagne Varsovie et y participe. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

 

Elle rentre en Allemagne en 1906. Dans les années qui suivent elle se retrouve marginalisée et censurée au sein de son parti qui opte de plus en plus pour l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste.

 

Évolution qui aboutit au vote des crédits de guerre en 1914.

Rosa Luxemburg, aux côtés de Karl Liebknecht, s'oppose à cette dérive guerrière. Elle est arrêtée pour cela en février 1915. Libérée en février 1916, elle est de nouveau arrêtée en juillet et reste en prison jusqu'au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la révolution allemande.

 

Pendant cette période, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste, ancêtre du Parti Communiste Allemand (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti. Elle écrit de nombreux textes où elle admire et critique la Révolution russe.

 

L'insurrection spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique « Die Rote Fahne ».

Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de "corps francs", sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.

 

Apports Rosa Luxemburg est une exégète du marxisme. Elle maîtrise parfaitement les concepts développés par Karl Marx ; elle se sert de cette démarche pour fonder sa propre analyse. Elle étudie les aspects nouveaux du capitalisme de l'époque : colonialisme, accumulation des capitaux...

 

Elle réfléchit aux moyens de créer une alternative à ce mode de développement économique et politique, et théorise notamment l'internationalisme. Dans ce cadre, elle développe une critique du nationalisme et des luttes de « libération nationale », qui sera reprise par la suite par les communistes de conseils :

 

« ...le fameux "droit de libre disposition des nations" n'est qu'une phraséologie creuse... » - La Révolution russe, 1918.

 

En pratique, elle s'oppose avec le SDKPiL à l'indépendance de la Pologne et à la lutte nationale en général.

 

Elle considère que la révolution sera l'œuvre des masses et non le produit d'une "avant garde éclairée" qui ne peut que se transformer en une dictature "celle d'une poignée de politiciens, non celle du prolétariat".

 

« Considérer qu'une organisation forte doit toujours précéder la lutte est une conception tout à fait mécaniste et non-dialectique » - Gesammelte Werk, IV, Berlin, p. 397.

 

Elle reste une référence du socialisme révolutionnaire et du communisme démocratique. Le luxembourgisme s'inspire de sa pratique et de sa théorie.

 

Adaptations de sa vie

 

Pierre Bourgeade a consacré, en 1977, une pièce à Rosa Luxemburg : Etoiles rouges. En jumelant son destin tragique à celui de Marilyn Monroe, suicidée préméditée, le dramaturge trouve des convergences entre deux itinéraires de vie a priori désaccordés.

 

Un film sorti en 1985 (simplement intitulé Rosa Luxemburg) et réalisé par Margarethe von Trotta évoque avec précision la vie de Rosa Luxemburg. Le rôle joué par Barbara Sukowa lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1986. Otto Sander jouait le rôle de Karl Liebknecht.

 

En 2006, Anouk Grinberg lit des lettres de Rosa Luxemburg écrites à ses amies (Louise Kautsky, Sonia Liebknecht...) pendant ses détentions, sous le titre de "Rosa, la vie" au théâtre de l'Atelier.

 

Bibliographie partielle

 

Réforme sociale ou révolution ? (1898-1899)

Masse et chefs (1903)

Centralisme et démocratie (1904)

Grève de masse, parti et syndicat (1906)

L'Accumulation du capital, contribution à l'explication économique de l'impérialisme (1913)

La Crise de la social-démocratie (1915)

La Révolution russe (1918)

 

Citations

 

« Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l’affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même. » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)

 

« Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l’encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l’instauration d’une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l’ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l’exploitation » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)

 

« La suppression du capitalisme et de la propriété privée ne pourra pas s’effectuer dans un seul pays. […] Le régime socialiste mettra fin à l’inégalité entre les hommes, à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’oppression d’un peuple par un autre ; il libérera la femme de l’assujettissement à l’homme ; il ne tolérera plus les persécutions religieuses, les délits d’opinion » (Ce que nous voulons, 1906)

 

« Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » (Déclaration devant le tribunal de Francfort, février 1914)

 

« La chair à canon, embarquée en août et septembre toute gorgée de patriotisme, pourrit maintenant en Belgique, dans les Vosges, en Masurie, dans des cimetières où l'on voit les bénéfices de guerre pousser dru. » (La Crise de la social-démocratie, 1915)

 

« C'est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d'association, la domination des larges masses populaires est inconcevable. […] La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » (La Révolution russe, 1918)

 

Lien externe Rosa Luxemburg dans Les archives marxistes sur Internet

Rosa Luxemburg dans les Classiques des sciences sociales, une bibliothèque numérique francophone en sciences sociales et humaines

 

 

 

 

 

 

mercredi 28 février 2007, a 03:49
Michel de Montaigne, penseur et humaniste français.

  28 Février 1533 : Naissance de Michel de Montaigne, penseur et humaniste français.

 

Michel de Montaigne  

Michel Eyquem de Montaigne ou plus simplement Michel de Montaigne, (né le 28 février 1533,château de Montaigne, dans le Périgord- mort le 13 septembre 1592 au château de Montaigne, dans le petit village de Saint-Michel-de-Montaigne, en Dordogne) était un penseur, un moraliste et un homme politique français de la Renaissance. Il est l'auteur des Essais, premier ouvrage de ce genre.

 

Biographie : Origine et études

 

Michel de Montaigne est issu d'une famille de négociants bordelais anoblie deux générations auparavant. Son arrière-grand-père, Ramon Eyquem, avait fait l'acquisition en 1477 d'une maison forte du XIVe siècle, à Saint-Michel-de-Montaigne, dans le Périgord, et accéda ainsi au noble statut de « Seigneur de Montaigne » qu'il transmit à ses enfants et petits-enfants.

Parmi ceux-ci, Pierre Eyquem est le premier à venir s'installer de manière permanente dans la demeure périgourdine qu'il fait aménager et fortifier. Il s'affirme malgré tout régulièrement dans son oeuvre comme gascon, identité attachée alors aux Bordelais. Il avait fait la guerre en Italie, et épousé en 1528 Antoinette de Louppes, fille d'un marchand toulousain et d'origine marrane. Les deux premiers enfants du couple meurent en bas âge ; Michel, né le 28 février 1533, est le premier qui survit. Il sera l'aîné de sept frères et sœurs.

Pierre Eyquem, qui est nommé maire de Bordeaux en 1544, donne à son fils aîné une éducation dans les principes humanistes. Selon Montaigne, il est envoyé en nourrice « à un pauvre village des siens » pour s'y accoutumer « à la plus basse et commune façon de vivre » (Essais, III, 13). À l'âge de trois ans, il peut retourner au château. On lui donne alors comme précepteur un médecin allemand nommé Hortanus, qui a pour ordre de ne parler à Michel qu'en latin, règle à laquelle doit se plier également le reste de la famille. À treize ans, Michel de Montaigne, ne sachant que le latin, est scolarisé au collège de Guyenne à Bordeaux, haut lieu de l'humanisme bordelais, où il apprend le français, le grec, la rhétorique et le théâtre. Il y brille rapidement par son éloquence, par son aisance à pratiquer la joute rhétorique et par son goût pour le théâtre.

On ne sait si c'est à Toulouse ou à Paris qu'il poursuit, probablement entre 1546 et 1554, les études de droit indispensables à ses activités futures. En 1557, on retrouve le jeune Montaigne conseiller à la cour des Aides de Périgueux qui est ensuite réunie au Parlement de Bordeaux. Il y exerce treize ans ses fonctions qui lui valent plusieurs missions à la cour de France.

 

Biographie : Jeunesse et premières œuvres

 

Le 23 septembre 1565, il épouse Françoise de La Chassaigne, fille de l'un de ses collègues au Parlement de Bordeaux, Joseph de La Chassaigne (1515-1572), écuyer, chevalier, soudan de Pressac, seigneur de Javerlhac, conseiller du Roi au Parlement en 1538 et 1543, président au Parlement de Bordeaux en 1569. De douze ans sa cadette, Françoise lui donne six filles, dont une seule — Léonor de Montaigne — survécut. Il semblerait que le mariage n'ait pas eu une grande importance dans la vie affective de Montaigne. Les époux faisaient chambre à part, ce qui était courant à l'époque, et Montaigne, préoccupé par d'autres activités, laissait volontiers la gestion de ses propriétés à sa femme. Par contre, très au fait des humanités grecques et par conséquent du Banquet de Platon, il était fidèle ami d'Etienne de La Boétie : à l'origine, il avait écrit les Essais comme écrin pour le Discours de la servitude volontaire de son meilleur ami, qui y faisait l'éloge de l'amitié contre la corruption du pouvoir et des courtisans.

Admirateur de Virgile et de Cicéron, il est un humaniste qui prit l'homme, et en particulier lui-même, comme objet d'étude dans son principal travail, Les Essais, entrepris à partir de 1571 à l'âge de 37 ans. Il y annonce « Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins » (« Avertissement au lecteur »). Le projet de Montaigne était de lever les masques, de dépasser les artifices pour se découvrir lui-même.

Travail sans précédent dans sa sincérité et sa saveur personnelle, c'est celui d'un sceptique pour qui sont à bannir les doctrines trop figées et les certitudes aveugles. Son influence a été colossale sur la philosophie française, occidentale et même mondiale.

Durant le temps des guerres de Religion, Montaigne, lui-même catholique, a agi comme un modérateur, respecté par le catholique Henri III et le protestant Henri de Navarre, à qui le liait une solide amitié. En 1577, ce dernier, alors seulement roi de Navarre, nomme — par lettres patentes — Montaigne gentilhomme de sa Chambre.

À partir de 1578, il souffre de la « maladie de la pierre » (calcul rénal).

De 1580 à 1581, il a voyagé en France, en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie, tenant un journal détaillé qui décrivait les différences d'une région traversée à l'autre et qui ne fut publié qu'en 1774 sous le titre de "Journal de voyage".

 

Biographie : Montaigne à la Mairie de Bordeaux

 

Tandis qu'il était à Rome, en 1581, il apprit qu'il avait été élu maire de Bordeaux. Son père Pierre Eyquem avait déjà rempli cette fonction dans cette ville que Michel de Montaigne servit jusqu'en 1585 : il tenta d'y modérer les relations entre catholiques et protestants. Vers la fin de son mandat, la peste sévit dans sa ville.

Lorsque le nouveau roi Henri IV, avec qui Montaigne avait toujours entretenu un lien d'amitié, invite ce dernier à venir à sa cour comme conseiller, le philosophe décline cette généreuse proposition, refusant par là même de jouer le rôle qu'avait tenu Platon pour conseiller le tyran Denys de Syracuse :

 

« Je n'ai jamais reçu bien quelconque de la libéralité des rois, non plus que demandé ni mérité, et n'ai reçu nul paiement des pas que j'ai employé à leur service (...) Je suis, Sire, aussi riche que je me souhaite.  » 

 

Il continua d'étendre et de réviser les Essais jusqu'à sa mort, en 1592, au château de Montaigne.

 

Son œuvre

 

Le style de Montaigne est allègre et affranchi : il virevolte d'une pensée à l'autre, « à sauts et à gambades ». Ses considérations sont en permanence étayées de citations de classiques grecs et romains. Il s'en explique par l'inutilité de « redire plus mal ce qu'un autre a réussi à dire mieux avant lui ». Soucieux d'éviter le pédantisme, il évite néanmoins de rappeler à chaque fois l'auteur ou l'œuvre citée, de toute façon connus à son époque. Les annotateurs futurs de son œuvre s'en chargeront.

Il déclare que son but est de « décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même (...) et l'on trouve autant de différence de nous à nous-même que de nous à autrui ». Il estime que la variabilité et l'inconstance sont deux de ses caractéristiques premières. «  Je n'ai vu, dit-il, un plus grand monstre ou miracle que moi-même ». Il décrit sa pauvre mémoire, sa capacité à arranger des conflits sans s'y impliquer émotionnellement, son dégoût pour les hommes poursuivant la célébrité et ses tentatives pour se détacher des choses du monde pour se préparer à la mort. Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique.

En 1569, il publie à Paris, chez Michel Sonnius, la « Théologie naturelle de Raymond Sebon » dans laquelle il tente de « démontrer la vérité de la foi chrétienne et catholique », en utilisant un procédé littéraire laissant croire qu'il s'agissait d'une traduction du latin en français.

Il montre son aversion pour la violence et pour les conflits fratricides entre catholiques et protestants (mais aussi entre Guelfes et Gibelins) qui avaient commencé à se massacrer conjointement à l'apparition de la Renaissance, décevant l'espoir que les humanistes avaient fondé sur elle. Pour Montaigne, il faut éviter la réduction de la complexité à l'opposition binaire, à l'obligation de choisir son camp, privilégier le retrait sceptique comme réponse au fanatisme. Dans l’un des plus beaux textes qui aient été écrits à son sujet — un passage du dernier livre qu'il ait écrit peu de temps avant de se donner la mort au Brésil, en 1942 — Stefan Zweig disait de lui :

« Que malgré sa lucidité infaillible, malgré la pitié qui le bouleversait jusqu'au fond de son âme, il ait dû assister à cette effroyable rechute de l'humanisme dans la bestialité, à un de ces accès sporadiques de folie qui saisissent parfois l'humanité (...) c'est là ce qui fait la vraie tragédie de la vie de Montaigne.  » 

Les humanistes avaient cru retrouver dans le Nouveau Monde le Jardin d'Éden, alors que Montaigne déplore que la conquête de celui-ci apporte des souffrances à ceux qu'on tente de réduire en esclavage. « Viles victoires. » Il était plus horrifié par la torture que ses semblables infligeaient à des êtres vivants que par le cannibalisme de ces Indiens qu'on appelait sauvages, et il les admirait pour le privilège qu'ils donnaient à leur chef de marcher le premier à la guerre.

Comme beaucoup d'hommes de son temps (Érasme, Thomas More, Guillaume Budé...), Montaigne constatait un relativisme culturel, reconnaissant que les lois, les morales et les religions des différentes cultures, quoique souvent fort diverses et éloignées, ont toutes quelque fondement. « De ne changer aisément une loi reçue » constitue l'un des chapitres les plus incisifs des Essais. Par-dessus tout, Montaigne est un grand partisan de l'humanisme. S'il croit en Dieu, il se refuse à toute spéculation sur sa nature et, parce que le moi se manifeste dans ses contradictions et ses variations, il pense qu'il doit être dépouillé des croyances et des préjugés qui l'entravent.

Ses écrits sont marqués d'un pessimisme et d'un scepticisme rares du temps de la Renaissance. Citant le cas de Martin Guerre, il pense que l'humanité ne peut atteindre la certitude et il rejette les propositions absolues et générales. Son scepticisme est le mieux exposé dans le long essai Apologie de Raymond Sebond (Chapitre 12, livre 2) fréquemment publié séparément des Essais. Pour lui nous ne pouvons pas croire nos raisonnements car les pensées nous apparaissent sans acte de volition : nous ne les contrôlons pas. Nous n'avons pas de raison de nous sentir supérieurs aux animaux. Nos yeux ne perçoivent qu'à travers nos connaissances :

 

« Si vous demandez à la philosophie de quelle matière est le ciel et le Soleil, que vous respondra-t-elle, sinon de fer ou, avec Anaxagoras, de pierre, et telle étoffe de notre usage ? (Essais, Livre II, chapitre 12)  » 

 

« Que ne plaît-il un jour à la nature de nous ouvrir son sein et de nous faire voir au propre les moyens et la conduite de ses mouvements, et y préparer nos yeux ! O Dieu ! Quels abus, quels mécomptes nous trouverions en notre pauvre science. » 

 

Il considère le mariage comme une nécessité pour permettre l'éducation des enfants, mais pense que l'amour romantique est une atteinte à la liberté de l'individu :

 

« Le mariage est une cage ; les oiseaux en dehors désespèrent d'y entrer, ceux dedans désespèrent d'en sortir. » 

 

Enfin, en éducation, il prônait l'entrée dans le savoir par les exemples concrets et l'expérience, plutôt que les connaissances abstraites acceptées sans aucune critique. Mais il se refuse lui-même en guide spirituel, en maître à penser ; il n'a pas de philosophie à faire prévaloir, se considérant seulement en compagnon de celui qui entame une quête d'identité.

La liberté de penser ne se pose pas en modèle, ni en mètre étalon, elle offre seulement aux hommes la possibilité de faire émerger en lui cette liberté, le pouvoir de penser et de s'assumer jusqu'à la liberté ultime :

« Qui apprendrait aux hommes à mourir leur apprendrait à vivre ! (Essais, Livre I, chapitre 20) » 

 

Quelques citations célèbres

Toutes les citations qui suivent sont extraites des Essais de Michel de Montaigne :

 

« La vraie liberté, c'est de pouvoir faire toute chose sur soi ». (Livre III, chapitre 12)

 

« J'aime mieux forger mon âme que la meubler ».

 

« Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition ». (Livre III, chapitre 2)

 

« Les plus belles âmes sont celles qui ont plus de variété et de souplesse ». (Livre III, chapitre 3)

 

« Il ne se voit point d'âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi ». (Livre III, chapitre 2)

 

« La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage ». (Livre III, chapitre 2)

 

« La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse ». (Livre II, chapitre 12)

 

« J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université ».

 

«  Penser, c'est être à la recherche d'un promontoire ».

 

« Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication ». (Livre II, chapitre 8)

 

« Qui veut guérir de l'ignorance, il faut la confesser. Iris est fille de Thaumantis. L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout ». (Livre III, chapitre 11)

 

« La perfidie peut être en quelque cas excusable : lors seulement elle l'est, qu'elle s'emploie à punir et trahir la perfidie. Il se trouve assez de trahisons non seulement refusées, mais punies par ceux en faveur desquels elles avaient été entreprises ». (Livre III, chapitre 1)

 

« Nos raisons et nos discours humains, c'est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c'est elle qui y donne la façon et le prix ». (Livre II, chapitre 12)

 

« Les lois se maintiennent en crédit non parce qu'elles sont justes, mais parce qu'elles sont lois ». (Livre III, chapitre 13)

 

« Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens ». (Livre II, chapitre 17)

 

« Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement » (Livre III, chapitre 1)

 

« L'accoutumance est une seconde nature, et non moins puissante ».

 

« Je ne peint pas l'estre. Je peint le passage : non un passage d'age en autre, ou, comme dit le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute […] » (Livre III, chapitre 2)

 

« J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur, et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur, et en la contrainte : et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence, et adresse, ne se fait jamais par la force ». (Livre II, chapitre 8)

 

« Les plaisirs de l'amour sont, selon moy, les seuls vrais plaisirs de la vie corporelle ». (Livre II, chapitre 2)

 

« La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage ». (Livre III, chapitre 9)

 

« Le monde n'est qu'une branloire pérenne ».

 

« Il est peu d'hommes qui osassent mettre en évidence les requêtes secrètes qu'ils font à Dieu ». (Livre I, chapitre 26)

 

« La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte ».

 

« Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive ». (Livre I, chapitre 20)

 

« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi." » (Evoquant son amitié avec Etienne de La Boétie - Livre Ier, chapitre 28)

 

« Penser par soi-même c’est surtout le chemin le plus sûr pour penser à la fois tout seul et comme tout le monde, que de penser par autrui. »

« Toute science est dommageable à celui qui n'a la science de la bonté. » (Livre I, chapitre 25)

 

« Le vrai miroir de nos pensées est le cours de nos vies. » (Livre I, chapitre 26)

 

« Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu'il craint. » (Livre III, chapitre 13)

 

« L'ambition n'est pas un vice de petits compagnons, et de tels efforts que les nostres » (Livre III, chapitre 10)

 

« Puis que ce n'est par conscience, au moins par ambition refusons l'ambition ; Desdaignons ceste faim de renommée et d'honneur, basse et belistresse, qui nous le fait coquiner de toute sorte de gens » (Livre III, chapitre 10)

 

Publications

 

Les Essais de Michel Seigneur de Montaigne. À Paris chez Abel Langelier, au premier pilier de la grande salle du Palais. 1595. Édition nouvelle, trouvée après le décès de l’Auteur, revue & augmentée par l’un d’un tiers plus qu’aux précédentes Impressions. L’édition fut partagée entre les éditeurs Abel l’Angelier (éditeur principal) et Michel Sonnius, Paris, Abel l'Angelier, 1598. Cette édition de 1598 est très rare et importante car elle comporte une préface dans laquelle Mademoiselle de Gournay rétracte celle de 1595 et une préface de Montaigne "corrigée de la dernière main de l'auteur". Elle présente le texte des "Essais" considéré comme définitif par Marie de Gournay, car corrigé en 1596 lors de son séjour au château de Montaigne, sur l'exemplaire autographe différent de l'exemplaire de Bordeaux.

 

1723, Nouvelle édition par Pierre Coste, qui donne cinq éditions des Essais entre 1724 et 1745. Après sa mort en 1747, ils sont réimprimés huit fois jusqu'en 1801. Coste s'est efforcé de rendre le texte de Montaigne plus exact et plus accessible. Il a suivi l'édition l'Angelier de 1595 non sans en corriger les fautes ; il y a joint des notes et des pièces annexes, notamment des lettres de Montaigne, dont le nombre augmente au fil des éditions. La seconde édition donnée par Pierre Coste, est meilleure que la première de Londres 1724, car elle contient en plus L'Epître dedicatoire adressée à Richelieu par Mademoiselle de Gournay, la préface de Melle de Gournay, et la vie de Montaigne, deux épitaphes qui n'avaient jamais paru ; et les 29 sonnets d'Etienne de La Boétie qui ne se trouvaient que dans l'édition L'Angelier de 1588. Au XVIIIe siècle et jusqu'en 1781, les éditions Coste restent les seules éditions des Essais.

 

Bibliographie Montaigne : Les Essais, mis en Français moderne par Claude Pinganaud - éd. Arléa 2002, (édition aisée à lire mais pas dénaturée)

 

Œuvres complètes :Montaigne : Les Essais - 1824 pages, éd. La Pléiade, Gallimard, 1962, (édition bréviaire comportant Les Essais, la correspondance et le journal de voyage, ainsi qu'un appareil critique) — Réédition, 2001, ISBN 2-0701-0363-3

 

Montaigne : Essais, préface d’André Gide, édition établie par Pierre Michel - éd. Folio Classique

 

Montaigne à cheval, Jean Lacouture - éd. Seuil (Collection Points) (Sympathique initiation à Montaigne)

 

Les Commerces de Montaigne par Philippe Desan, Paris, Nizet, 1992

Montaigne, une vie, une œuvre, par D. Frame, tr. p. J.-C. Arnould, N. Dauvois et P. Eichel, Paris, Champion, 1994.

 

Montaigne, notre nouveau philosophe par Joseph Macé-Scaron - éd. Plon

 

Montaigne en mouvement par Jean Starobinski - éd. Folio Essais

 

Montaigne par Stefan Zweig - éd. PUF collection « Quadrige »

 

Montaigne ou la conscience heureuse par Marcel Conche, éd. PUF, 2002

 

Michel de Montaigne, biographie, par Madeleine Lazard, Editions Fayard, 2002, ISBN 2-2136-1398-2

 

Descartes et Pascal, lecteurs de Montaigne, par Léon Brunschvicg, éd. de la Baconnière, 1945.

 

Dictionnaire de Michel de Montaigne dirigé par Philippe Desan, Paris,

Champion, 2004, — ISBN 2-7453-1142-5. éd. augmentée, 2007.

 

Liens externes

 

(fr) Le site de la Société Internationale des Amis de Montaigne

 

(fr) Le site officiel du Château de Montaigne

 

(en) Revue « Montaigne Studies », publiée par l'Université de Chicago

 

(fr) Archive complète, avec un moteur de recherche, de l'édition Villey-Saulnier appartenant a l'université de Chicago

 

(fr) Texte intégral du Journal du voyage de Michel de Montaigne en Italie, sur le site de l'Université de Chicago

 

Jugement de Malebranche sur les Essais de Montaigne : critique de sa pédanterie, et de sa méconnaissance de l'esprit humain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 27 février 2007, a 07:07
Incendie du Reichstag

  27 Février 1933 : Incendie du Reichstag, prétexte permettant à Hitler de commencer sa dictature.

 

Le palais du Reichstag est un bâtiment de Berlin en Allemagne, qui accueillit l'assemblée du Reichstag de 1894 jusqu'à l'incendie du 27 février 1933, puis le Bundestag de la République fédérale d'Allemagne à partir de 1999 au retour de l'institution à Berlin.

Sa construction d'après un projet de Paul Wallot s'est achevée en décembre 1894. Le bâtiment de style de la Haute Renaissance italienne est surmonté d'une coupole culminant à 75 mètres au-dessus du sol. La dédicace « Dem Deutschen Volke » (Au peuple allemand) a été apposée pendant la Première Guerre mondiale.


Le 9 novembre 1918, depuis une fenêtre du palais, le politicien social-démocrate Philipp Scheidemann annonce la fin de la monarchie des Hohenzollern et proclame la République.

Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, le Reichstag est incendié. La culpabilité du jeune conseilliste hollandais du nom de Marinus Van der Lubbe n'a jamais été prouvée. Les nazis présentent l'évènement comme un complot communiste et lancent une campagne de terreur et de répression des partis politiques qui leur sont opposés, à commencer par les membres du Parti communiste allemand. Le parlement allemand se réunit désormais dans le Kroll Oper (Opéra Kroll).

C'est sur le faîte du palais que l'Armée rouge soviétique hisse un drapeau rouge le 30 avril 1945 lors de la prise de Berlin à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La célèbre photographie de l'événement fut retouchée pour frapper le drapeau d'une faucille et d'un marteau pour bien reconnaître le drapeau de l'URSS, mais également pour effacer les montres surnuméraires que portait un des soldats.

Le bâtiment est rénové entre 1961 et 1973 par la République fédérale d'Allemagne sans la coupole.

Après la réunification allemande du 3 octobre 1990, le parlement allemand (Bundestag) décide le 20 juin 1991 le déménagement du parlement et du gouvernement fédéral de Bonn à Berlin, et sa réintégration dans le palais du Reichstag.

C'est l'architecte Sir Norman Foster qui emporte le concours pour la rénovation du bâtiment. Pendant les travaux, les artistes Christo et Jeanne-Claude « emballent » le palais. Symbole du Reichstag, la coupole est reconstruite en verre.

Lors de l'inauguration, un débat surgit autour d'une œuvre végétale. Les députés allemands furent invités à apporter de la terre de leur circonscription ainsi qu'une graine pour fournir une végétation autour d'un mot « Der Bevölkerung » (À la population). Ce mot, placée dans la cour intérieure nord, est un pendant à la phrase qui orne le fronton du Reichstag (« Dem Deutschen Volke ») (Au peuple allemand) jugé nationaliste. Il faut comprendre cette initiative comme la volonté des députés de travailler pour l'ensemble de la société, composée de nationaux et d'étrangers. Une députée issue du parti des verts fit scandale en profitant de l'occasion pour y planter une graine de cannabis. Aujourd'hui, la végétation recouvre partiellement le mot; on peut pourtant encore nettement le voir de nuit, lorsqu'il s'illumine.

 

Reichstag (institution)

 

Le Reichstag (« Diète impériale ») était le nom du parlement de l'Allemagne de 1867 à 1942 (notamment sous l'Empire allemand et la République de Weimar). La Diète d'Empire du Saint-Empire romain germanique est également appelée Reichstag en allemand. Le Reichstag était une assemblée élue et démocratique, ayant un pouvoir réel, à part dans sa dernière période (à partir de 1930 et surtout de 1933), qui vit l'émergence du totalitarisme nazi. Il a été remplacé par le Bundestag.

Reichstag (nom) Le terme Reichstag (en français : Diète impériale) est une composition de l'allemand Reich (Empire) et Tag (qui ne signifie pas ici « jour » mais est dérivé du verbe tagen qui signifie « s'assembler pour débattre »). C'est la traduction littérale du terme latin curia imperialis. Aujourd'hui, Les parlements aux divers niveaux fédéraux sont appelés Bundestag, Landtag, etc.

 

Reichstag (histoire)

 

 Le Reichstag de 1849 La constitution élaborée par le Parlement de Francfort entre octobre 1848 et avril 1849 prévoyait un Reichstag bicaméral, composé du Staatenhaus (« Chambre des états », représentation des différents états allemands, comparable au Bundesrat allemand actuel) et du Volkshaus (« Chambre du peuple », représentation directe du peuple). Comme la constitution n'entra pas en vigueur, ce parlement n'a jamais vu le jour.

 

Le Reichstag pendant la Confédération de l'Allemagne du Nord (1867–1871)

 

La Confédération de l'Allemagne du Nord (Norddeutscher Bund) disposait d'un Reichstag élu en suffrage direct (masculin). Les premières et uniques élections ont eu lieu le 12 février 1867. Son premier président était Eduard Simson qui avait déjà présidé au Parlement de Francfort.

 

Le Reichstag pendant l'Empire allemand (1871–1918)

 

La constitution de l'Empire allemand du 16 avril 1871 ressemblait beaucoup à celle de la Confédération de l'Allemagne du nord. Le Reichstag est élu au suffrage direct (scrutin majoritaire) par tous les hommes allemands majeurs (plus de 25 ans à l'époque). Les 397 députés (382 avant 1874) sont d'abord élus pour trois ans, à partir de 1890 pour cinq ans.

Cette période voit aussi la construction du palais du Reichstag, inauguré en 1894, qui accueille depuis 1999 (après une reconstruction avec l'ajout d'une grande verrière) le parlement allemand actuel, le Bundestag.

 

Le Reichstag pendant la République de Weimar (1919–1933)

 

Les premières élections ont lieu le 19 janvier 1919. Pour la première fois en Allemagne, les femmes ont le droit de vote. Les députés sont élus en suffrage universel direct (représentation proportionnelle) pour une période de quatre ans. Dans la république de Weimar de 1919 le chancelier d'Allemagne Reichskanzler était responsable devant le Reichstag qui était élu démocratiquement.

À partir de 1930, le système politique est déstabilisé et le Reichstag perd des pouvoirs au profit du Reichspräsident. Avec la nomination d'Adolf Hitler au poste de Reichskanzler le 30 janvier 1933 commence la période national-socialiste. Au mois de février, le Reichstag est incendié par un militant conseilliste néerlandais de vingt-trois ans, Marinus Van der Lubbe (qui sera condamné et exécuté, le 10 janvier 1934). Alors commença le processus de Gleichschaltung avec le décret de l'incendie du Reichstag et surtout la Loi des pleins pouvoirs (Ermächtigungsgesetz, le 23 mars 1933), qui met définitivement fin à la fonction législative du Reichstag. À partir de ce moment, il ne fonctionna plus que comme un corps d'acclamation pour les actions du dictateur. Même dans ce rôle, sa dernière session eut lieu en 1942.

 

 

 

 

 

 

 

   

     

   

 

 

 

 

 

 

vendredi 23 février 2007, a 03:40
Paul Claudel

  23 Février 1955 : Décès de Paul Claudel, dramaturge et poète français (° 6 août 1868).

 

Paul Claudel

 

Né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère (Aisne) — mort le 23 février 1955 à Paris) était un diplomate, poète, dramaturge et essayiste français, qui fut membre de l'Académie française. Biographie Paul Claudel reçut en 1886 la révélation d'Arthur Rimbaud par Les Illuminations. Il qualifia Rimbaud de « mystique à l'état sauvage », (il laissera une trace éclatante de ce passage dans Tête d'or).

 

Paul Claudel connut une révélation lors d'une messe de Noël à Notre-Dame de Paris en 1886. Sa foi catholique est visible dans son œuvre, notamment dans la pièce Le Soulier de satin. Cette communion de Claudel avec Dieu a donné aussi naissance à près de quatre mille pages de textes. Il y professe un véritable amour de Dieu et de la Création, dans son mystère et dans sa dramaturgie.

 

Diplomate, il exerce partout dans le monde.

 

Il est consul à Prague, Francfort , Hambourg.

Ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, à Copenhague.

Ambassadeur de France à Tōkyō de 1921 à 1927, Washington de 1927 à 1933, et finit sa carrière à Bruxelles en 1935.

Paul Claudel fut élu à l'Académie française en 1946, au fauteuil 13, succédant à Louis Gillet. Après sa disparition, il y fut remplacé, en 1956, par Wladimir d'Ormesson.

Il était le frère cadet de la sculptrice Camille Claudel. D'origine bourgeoise provinciale, Paul Claudel est né à Villeneuve-sur-Fère, en 1868, sur les confins de la Champagne et des Ardennes. De famille catholique, l'enseignement laïque lui fait perdre la foi qu'il retrouvera, à l'âge dix-huit ans, le jour de Noël, le 25 décembre 1886, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors d'une illumination subite. Sa vie de diplomate, de 1893 à 1936, le conduit à séjourner presque constamment à l'étranger dans divers pays, consul de France à Prague, Francfort, Hambourg, ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, à Copenhague, ambassadeur de France à Tōkyō, à Washington, enfin à Bruxelles, de 1933 à 1955, où se terminera sa brillante carrière.

Sa vie littéraire conduite parallèlement s'épanouira glorieusement, au terme de son rôle de diplomate, dans sa propriété de Brangues, aux confins de la Savoie et du Dauphiné. Ses conceptions, en étroit rapport avec les idées religieuses, l'incitent à préciser le rôle du poète dont le langage doit traduire l'unité fondamentale du monde des choses et de l'esprit, correspondant à une véritable co-naissance abolissant la contradiction objet-sujet. C'est dire l'indéniable dimension philosophique de son œuvre, qui reste à redécouvrir sous cet aspect.

Il est enterré dans le parc du château de Brangues; sa tombe porte cette curieuse épitaphe: "Ici repose les restes et la semence de Paul Claudel".

Ses œuvres

 

Théâtre

 

1890 : Tête d'or (première version)

1892 : La Jeune Fille Violaine (première version)

1893 : La Ville (première version)

1894 : L'Échange et Tête d'Or (deuxième version)

1901 : La Jeune Fille Violaine (deuxième version)

1901 : Le Repos du septième jour

1911 : L'Otage, drame en trois actes

1912 : L'Annonce faite à Marie

1917 : L'Ours et la Lune

1918 : Le Pain dur, drame en trois actes

1919 : Les Choéphores d'Eschyle

1920 : Le Père humilié, drame en quatre actes

1920 : Les Euménides d'Eschyle

1920 : Protée, drame satirique en deux actes (première version)

1929 : le Soulier de satin ou Le pire n'est pas toujours sûr, action espagnole en quatre journées

1933 : Le Livre de Christophe Colomb, drame lyrique en deux parties

1939 : Jeanne d'Arc au bûcher

1939 : La Sagesse ou la Parabole du destin

1942 : L'Histoire de Tobie et de Sara, moralité en trois actes

1949 : Protée, drame satirique en deux actes (deuxième version)

1948 : Le Partage de midi, drame (deuxième version)

 

Poésie

 

1896 : Connaissance de l'Est

1905 : Poèmes de la Sexagésime

1907 : Processionnal pour saluer le siècle nouveau

1915 : Corona benignitatis anni dei

1919 : La Messe là-bas

1922 : Poèmes de guerre (1914-1916)]]

1925 : Feuilles de saints

1942 : Cent phrases pour éventails

1945 : Visages radieux

1949 : Accompagnements

 

Essais

 

1928 : Posirions et propositions, tome I

1929 : L'Oiseau noir dans le soleil levant

1934 : Posirions et propositions, tome II

1935 : Conversations dans le Loir-et-Cher

1936 : Figures et paraboles

1940 : Contacts et circonstances

1942 : Seigneur, apprenez-nous à prier

1946 : L'Œoeil écoute

1949 : Emmaüs

1950 : Une voix sur Israël

1951 : L'Évangile d'Isaïe

1952 : Paul Claudel interroge l'Apocalypse

1954 : Paul Claudel interroge le Cantique des Cantiques

 

1956 : Conversation sur Jean Racine

1957 : Sous le signe du dragon

1958 : Qui ne souffre pas... Réflexions sur le problème social

1958 : Présence et prophétie

1959 : La Rose et le rosaire

1959 : Trois figures saintes pour le temps actuel

Le Poète et la Bible, volume 1, 1910-1946, et volume 2, 1945-1955 - éd. Gallimard - 1947 pages

 

Mémoires, journal

 

1954 : Mémoires improvisés. Quarante et un entretiens avec Jean Amrouche

1968 : Journal. Tome I : 1904-1932

1969 : Journal. Tome II : 1933-1955

 

Correspondance

 

1949 : Correspondance de Paul Claudel et André Gide (1899-1926)

1951 : Correspondance de Paul Claudel et André Suarès (1904-1938)

1952 : Correspondance de Paul Claudel avec Gabriel Frizeau et Francis Jammes (1897-1938), accompagnée de lettres de Jacques Rivière

1961 : Correspondance Paul Claudel et Darius Milhaud (1912-1953)

1964 : Correspondance de Paul Claudel et Lugné-Poe (1910-1928). Claudel homme de théâtre

1966 : Correspondances avec Copeau, Dullin, Jouvet. Claudel homme de théâtre

1974 : Correspondance de Jean-Louis Barrault et Paul Claudel

1984 : Correspondance de Paul Claudel et Jacques Rivière (1907-1924)

1990 : Lettres de Paul Claudel à Élisabeth Sainte-Marie Perrin et à Audrey Parr

1995 : Correspondance diplomatique. Tokyo (1921-1927)

1995 : Correspondance de Paul Claudel et Gaston Gallimard (1911-1954)

2005 : Correspondance de Paul Claudel avec les ecclésiastiques de son temps. Volume I, Le sacrement du monde et l'intention de gloire (éditée par Dominique Millet-Gérard). Paris : Champion, coll. « Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux » n° 19, 2005. 655 p., 23 cm. ISBN 2-7453-1214-6.

2005 : Une amitié perdue et retrouvée : correspondance de Paul Claudel et Romain Rolland (édition établie, annotée et présentée par Gérard Antoine et Bernard Duchatelet). Paris : Gallimard, coll. « Les cahiers de la NRF », 2005. 479 pp., 21 cm. ISBN 2-07-077557-7.

Décoration Grand-croix de la Légion d'honneur

 

Citations

 

 La tolérance, il y a des maisons pour cela » dit-il un jour à Jules Renard, mais cette phrase est aussi attribuée à Georges Clemenceau.

« L'Écriture n'est pas la propriété des spécialistes, c'est un jardin public où tous les chrétiens ont le droit de se promener »

« ... pourquoi est-ce que j'ai fait tout cela, que Dieu m'a commandé, tout cela que personne ne lit, à quoi personne ne s'intéresse, encore moins les chrétiens et les prêtres que les autres ?  »

Sur un livre de Claudel : « Cette chose me fait prier. »

« Si l'ordre est le plaisir de la raison, le désordre est le délice de l'imagination. »

 

Anecdote

 

En 1942, Paul Claudel protestera auprès de l'archevêque de Paris contre la solennité des obsèques d'Alfred Baudrillart, données à Notre-Dame à « l'émule de Cauchon ».

 

A découvrir

 

Camille et Paul : La passion Claudel, Dominique Bona, Grasset, 2006 (ISBN 2246706610)

 

Liens externes

 

http://www.paul-claudel.net/

 

Site d'un établissement scolaire parisien qui porte le nom de Paul Claudel : http://www.paulclaudel.fr/

 

Émissions de Radio France : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2005/claudel/emissions.php

 

Claudel, Rolland : « Une amitié perdue et retrouvée » Regards croisés sur l’amitié épistolaire de deux auteurs majeurs de la littérature française du XXe siècle : Paul Claudel et Romain Rolland. Une émission de Canal Académie.

http://www.canalacademie.com/article699.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

vendredi 09 février 2007, a 05:07
9 Février 1975

  9 Février 1975 : Décès de Pierre Dac, humoriste français

 

André Isaac dit Pierre Dac (né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne et mort le 9 février 1975 à Paris) était un humoriste et comédien français.

 

Parcours  

 

Chansonnier connu dès les années 1930, il fonde L'Os à Moelle, publication irrégulière et humoristique (au nom inspiré par Rabelais et par son père boucher), et organe du parti loufoque. Le nom de loufoque vient de l'argot des bouchers, le louchébem, et signifie fou. Dans l'Os à Moelle, les petites annonces vendent de la pâte à noircir les tunnels. Le monde pratiquant alors un style différent de loufoquerie, ce journal disparut en 1938. On le vit reparaître, sous la férule du maître, vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).

Devenant l'humoriste des émissions en français de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode pour brocarder le gouvernement de Vichy. On lui doit le slogan célèbre : « Radio Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » sur l'air de la Cucaracha (chant révolutionnaire d'Amérique latine). Toutefois, il répond sérieusement lorsque le 10 mai 1944 Philippe Henriot sur Radio-Paris s'en prend aux Juifs français réfugiés à Londres, pour qui la France ne compterait pas : son frère en France a bien sur sa tombe l'inscription « mort pour la France », alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Prémonitoire : Henriot sera abattu par la résistance 15 jours plus tard.

Après guerre, il forme avec Francis Blanche un duo, auquel on doit de nombreux sketches (dont l'hilarant Sar Rabindranath Duval, et un feuilleton radiophonique, diffusé de 1956 à 1960 sur Europe 1, Signé Furax auquel la France entière est suspendue. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série Bons baisers de partout, 740 épisodes diffusés sur France Inter. Une hilarante parodie des séries d'espionnage des années 1960.


Son texte Le biglotron fut souvent cité par les amateurs de dépédantisation. Une de ses inventions majeures, le Schmilblick, « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! ». Le mot Schmilblick sera repris par Guy Lux pour un jeu télévisé, puis par Coluche pour une parodie de ce jeu restée célèbre.

En 1965, il se porte volontaire pour la présidentielle de 1965, soutenu par le MOU (Mouvement ondulatoire unifié). Ancien résistant, suite à la demande de l'Elysée, il obtempère et abandonne sa campagne.

Il a été surnommé par certains le « Roi des Loufoques », par son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel (Cf. le noir de tunnel, ou bien, à la question : « Pouvez-vous me donner le numéro de carte d'identité de cette dame ? », la réponse : « Oui ! »)

Malgré le succès, Pierre Dac était resté un homme modeste, presque effacé. Il meurt le 9 février 1975, dans la plus grande discrétion. « La mort, avait-il dit, c'est un manque de savoir-vivre.»

 

Quelques-unes de ses citations :

 

Né à Delhi, de petite taille et d'un caractère paisible, c'était un nain doux

Ô lac! Suspends ton vol et me donne un baiser ( Lamartine cité de mémoire )

Le Sar dine à l'huile (Cf. sketch cité plus haut)

Celui que la fumée n'empêche pas de tousser et que la toux n'empêche pas de fumer a droit à la gratitude de la Régie française des Tabacs

Il est démocratiquement impensable qu'en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout.

Si la fortune vient en dormant, ça n'empêche pas les emmerdements de venir au réveil.

Ceux qui pensent à tout n'oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n'ont rien à oublier.

Le sarcastique et prophétique proverbe qui dit : « Rira bien qui rira le dernier » gagnerait à être ainsi modifié : « Quand celui qui rit le dernier a bien fini de rire, personne ne rigole plus ».

Quand on ne travaillera plus les lendemains de jours de repos, la fatigue sera enfin vaincue

Psychanalyse : Il faut tuer le père, mais on ne doit pas piétiner le cadavre.

Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.

Entre une semelle de crêpe et un double-crème il n'y a que la différence qui existe entre les choses qui n'ont aucun rapport entre elles.

L'orgue de Barbarie est à la figue du même nom ce que la trompette bouchée est au cidre.

Rien de ce qui est fini n'est jamais complètement achevé tant que tout ce qui est commencé n'est pas totalement terminé.

Tranquillement suspendu la tête en bas au fond de la grotte, un chauve sourit... (note manuscrite non utilisée)

et pour conclure :

Avec le mot « si » on peut faire tout ce qu'on ne peut pas faire.

 

Louchébem  

 

Le louchébem ou loucherbem, dans son nom complet largonji des louchébems (« jargon des bouchers »), désigne l'argot des bouchers parisiens et lyonnais de la seconde moitié du XIXe siècle. Il reste aujourd'hui connu et usité dans cet univers professionnel.

Le processus de création lexicale de ce jargon peut être rapproché du verlan et du javanais. On « camoufle » des mots existants en les modifiant suivant une certaine règle. La première consonne est déplacée à la fin et remplacée par un « L », puis on ajoute un suffixe argotique au choix, par exemple -ème, -ji, -oque, -muche.

Il s'agit d'abord d'un langage oral, et l'orthographe est très souvent phonétisée.

boucher = louchébem cher = lerche (employé communément dans sa forme négative: pas lerche) ou lerchem douce = loucedé ou loucedoc femme = lamdé fou = loufoque gigôt = ligogem monsieur = lesieum patron = latronpuche Portefeuille = larfeuille sac = lacsé Certains mots de louchébem, en particulier loufoque (grâce à Pierre Dac dont le père était boucher), sont devenus communs et ont aujourd'hui leur place dans le langage familier.

 

Le Sar Rabindranath Duval

 

Le Sar Rabindranath Duval est un des plus célèbres sketchs créés par Francis Blanche et Pierre Dac.

À moitié écrit et à moitié improvisé sous l'emprise de boissons alcoolisées, ce sketch est une parodie des numéros de music-hall de divination. Il met en scène un (faux) mage, faussement indien et son assistant, dans un dialogue désopilant.

 

Schmilblick

 

Le Schmilblick est un objet imaginaire créé par Pierre Dac dans les années 1950. Cet objet ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est « rigoureusement intégral » ! L'humoriste attribue l'invention de cet objet aux frères Jules et Raphaël Fauderche, personnages de l'émission radiophonique Bons baisers de partout, dont il est l'auteur avec Louis Rognoni.

L'objet sera repris par Guy Lux et Jacques Antoine, en 1969, pour un jeu télévisé, Le Schmilblick (parfois orthographié « Schmilblik » ou « Schmilblic »), dont le principe est de deviner le nom d'un objet en connaissant quelques caractéristiques de celui-ci.

Jacques Antoine et Guy Lux reprenaient, avec le Schmilblick, le principe d'un jeu radiophonique créé par eux plusieurs années auparavant, et qui s'appelait le « Tirlipot ».

Ce jeu sera ensuite repris dans un sketch de Coluche, caricaturant l'émission télévisée de Guy Lux, sketch dans lequel apparaît un personnage célèbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

Le mot deviendra dès lors très populaire et est employé parfois en français comme synonyme de « truc », « machin », désignant un objet étrange ou sans importance dont on ne connaît pas le nom : « Donne-moi une pièce que je la mette dans le schmilblick ! »

A noter que sous l'impulsion de Guy Lux, Radio Nostalgie va relancer ce jeu dans le milieu des années 1990, dans une version radiophonique quotidienne présentée par Georges Beller, Evelyne Leclerc et produite par Nicolas Lespaule.

On utilise actuellement surtout ce terme pour désigner une aide ponctuelle à une situation ou à un problème dont la résolution est difficile : « C'est juste pour faire avancer le schmilblick ! », ou pour s'interroger sur lesdits problème ou situation : « mais qu'est-ce que c'est que ce schmilblick ? »

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 08 février 2007, a 07:49
8 février 1250

  8 février 1250 : Capture de Louis IX par les Mamelouks à la Mansourah

 

Louis XI

 

Louis IX de France, plus connu sous le nom de saint Louis, est né le 25 avril 1214 ou 1215 à Poissy Yvelines, et meurt le 25 août 1270 à Tunis. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.

Il développera notamment la justice royale où le Roi apparaîtra alors comme "le justicier suprême".

Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.

 

Prise de pouvoir tardive

 

Il n'a que 12 ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille, avec le titre de «baillistre». Elle gardera le pouvoir assez longtemps, du moins au-delà de la majorité du roi, jusqu'en 1242.

 

Un roi chrétien

 

Très croyant, Saint Louis veut faire de la France, la « fille aînée de l'Église » et de Paris un haut lieu de la chrétienté. Le 26 avril 1248, Louis IX y inaugure la Sainte Chapelle dans l'île de la Cité.

Il prône la justice et modernise l'administration. Il y traque les abus des baillis et sénéchaux en instaurant ce qui deviendra plus tard la Cour des comptes.

Il s'applique à pacifier les proches zones de conflit. En 1229, il met fin à la croisade des Albigeois en signant le Traité de Paris avec le Comte Raymond VII de Toulouse. En 1258, Louis IX fixe les frontières sud du royaume en signant le Traité de Corbeil avec le roi Jacques Ier d'Aragon.

Le 4 décembre 1259 à Paris, il signe un traité de paix avec l'Angleterre mettant ainsi fin à la première «guerre de Cent Ans» entre les deux pays.

Pour conduire ses sujets au salut, Saint Louis interdit les jeux, la prostitution et punit cruellement le blasphème. Pour constituer un royaume essentiellement chrétien, il prend des mesures discriminatoires contre les Juifs :

en 1242, à la demande même de Juifs convertis au christianisme, selon lesquels le Talmud contient un certain nombre d'invectives contre Jésus et contre la Vierge, il fait brûler des exemplaires de ce livre à Paris. Un croisé malheureux En 1244, saint Louis tombe gravement malade et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté qu'il veut soutenir. Le 12 juin 1248, il se saisit de l'oriflamme capétien en la basilique de Saint-Denis et part accompagné de sa femme, Marguerite de Provence.

 

Septième croisade

 

La septième croisade part du port d'Aigues-Mortes et se dirige vers l'Égypte. Les croisés font escale à Chypre avant de se diriger vers Damiette en mai 1249 avec 1800 navires. La ville est prise le 8 juin.

L'armée des croisés se dirige ensuite vers Le Caire mais subit les attaques incessantes de l'émir Fakhr el-Din. De février à avril 1250 les croisés font le siège de la citadelle de Mansourah. Le scorbut et la dysenterie déciment les soldats et forcent le roi à battre en retraite. Un sergent félon fait alors courir le bruit que le roi s'est rendu. La plupart des soldats se rendent et sont faits prisonniers. Louis IX est également fait prisonnier.

Pendant sa captivité, le roi charge son épouse, Marguerite de Provence, de la conduite de la croisade. Un mois plus tard (mai 1250) et contre une forte rançon le roi et l'ensemble des prisonniers sont libérés.

Louis IX décide de prolonger son séjour dans ce qui reste des États latins d'Orient. Il renvoie Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France pour épauler Blanche de Castille restée seule pour gouverner le royaume. De 1250 à 1253 il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon. Les croisés rembarquent à Tyr le 24 avril 1254 pour le royaume de France. Lors de ce voyage, la personnalité du roi change et Louis IX devient peu à peu celui dont nous avons conservé le souvenir en tant que Saint Louis.

 

Huitième croisade

 

Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie de dysenterie. Saint Louis en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étalé sur un lit de cendres en signe d'humilité et les bras en croix à l'image du Christ. Cette défaite marque la fin des croisades. La tradition veut qu'il soit mort de la peste, mais on sait depuis que cette maladie ne refera son apparition en occident que vers 1347. La tradition locale de Sidi Bou Saïd raconte que le futur Saint Louis ne serait pas mort en 1270 mais se serait converti à l'Islam sous le nom de Sidi Bou Saïd, lui même considéré comme un saint de l'Islam mort à la fin du 13ème siècle chrétien, enterré au Djebel-Marsa.

Une partie des restes du roi a été enterrée en Tunisie, où une tombe de Saint-Louis peut encore être visitée aujourd'hui. Une autre partie est placée dans une urne située dans la Basilique de Monreale à Palerme. Son corps est amené à la basilique de Saint-Denis mais il disparaît pendant les guerres de religion. Seul un doigt est sauvé et est conservé à Saint-Denis. Enfin, des reliques conservées en Sicile furent amenées en Tunisie lors de la consécration de la cathédrale Saint-Louis de Carthage à la fin du XIXe siècle, et finalement, lors de l'indépendance de la Tunisie, ramenées en France et déposées à la Sainte-Chapelle.

Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII sous le nom de Saint Louis de France.

 

Mamelouk

 

Les mamelouks (arabe : مملوك (singulier) mamlūk, مماليك (pluriel) mamālīk, possédé) sont les membres d'une milice formée d'esclaves (affranchis), au service des califes musulmans et de l'Empire ottoman, qui à de nombreuses reprises, a occupé le pouvoir par elle-même.

En Egypte, ils sont issus de la garde servile du sultan ayyoubide qu'ils renversèrent à l'occasion de la IXe croisade (Mansura, dans le Delta égyptien, en 1249). L'histoire de cette dynastie non héréditaire se divise en deux lignées, les Bahrites (1250-1382) et les Burjites (1382-1517)Ils régnèrent sur l'Égypte, la Syrie et le Hedjaz, vainquirent les Mongols à Aïn Jalut (1260), devinrent les protecteurs des Abbassides rescapés, dont ils recueillirent un descendant à qui ils donnèrent le titre de calife. Ils conquirent les dernières possessions des Francs au Levant. Les Ottomans mirent fin à cette dynastie en 1517.

 

Origines

 

Les premiers mamelouks forment, au IXe siècle, la garde des califes abbassides à Bagdad. Ils sont d'abord recrutés parmi les captifs non musulmans en provenance du Turkestan actuel, d'Europe de l'Est (Slaves, Grecs, Circassiens) ou du Russie méridionale (plaines du Kipchak). Au départ, la position n'est pas héréditaire. Certains mamelouks parviennent à des positions importantes de commandement. Ils sont ensuite au service de la dynastie ayyoubide.

 

 

 

 

mercredi 24 janvier 2007, a 07:05
Caligula

  Caligula (12-41) (latin : CAIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS) fut le troisième empereur romain, régnant de 37 à 41.

La succession de Tibère

Caius Julius Caesar Germanicus, dit Caligula, fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naquit la veille des calendes de septembre en l'an 12, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito (Suétone - La vie des douze Césars - Caligula - 8). Il est le petit-neveu de l'empereur Tibère et l'arrière-petit-fils de l'empereur Auguste. Caligula avait cinq frères et sœurs : Nero Caesar, Drusus III, Drusilla, Julia Livilla, Agrippine la jeune.

Enfant, il vécut avec son père dans les camps militaires et ses bottillons adaptés à ses petits pieds lui a valu le surnom de « Caligula » (« petites bottes », diminutif de caligae), qu'il finit par détester.

Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula ; celui-ci se fit seul reconnaître par le Sénat (en l'an 37), adoptant d'abord Gemellus, qui se fit assassiner par Séjan par la suite.

Pendant six mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère ; mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula. Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla). Certains assurent qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais que, le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls, fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé à faire pratiquer d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires. Aujourd'hui, de nombreux historiens et écrivains s'interrogent sur la folie réelle du jeune empereur car de récentes preuves archéologiques contredisent totalement la théorie de ( l'empereur fou) .

Il se concilia cependant le peuple avec notamment, les jeux du cirque.

Caligula devant l'Histoire

Juste après Tibère, Caligula, toujours de la même famille impériale (les Julio-Claudiens), est un autre exemple extrême de l'étonnant système politique des Romains. La succession familiale l'avait placé sur le trône, les institutions ne pouvaient l'en déloger, et les conjurations ne purent jamais l'abattre : il profita de cet état de fait pour acheminer un temps l'empire vers un despotisme à l'orientale, où le souverain possède ses sujets comme il possède ses chevaux et ses esclaves.

Avec Albert Camus, on peut voir dans la vie de Caligula une interrogation inquiète qui dévore tout : jusqu'où peut-on provoquer le destin, les dieux, à quel point enfin un signe vengeur viendra-t-il nous signifier que nous sommes allés trop loin ?

Après l'horreur…

Une dernière conjuration eut enfin raison du princeps : en l'an 41, après à peine 4 ans de règne, il fut assassiné à l'âge de 28 ans et non de 29, comme on le croit trop souvent, puisque Caligula est né le 31 août de l'an 12 et a été assassiné le 24 janvier 41. Ce furent les soldats de sa garde qui accomplirent la sale besogne mais sur ordre de qui? Il s'agissait selon toute vraisemblance d'un meurtre domestique plus que politique. Le Sénat, probablement après des accords plus ou moins discutables, accorda à son oncle Claude le principat. Celui-ci épousa plus tard une autre sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, qui vit ainsi son fils d'un précédent mariage accéder à l'empire : Néron, le dernier des Julio-Claudiens.

Portrait

« Caligula avait la taille haute, le teint livide, le corps mal proportionné, le cou et les jambes tout à fait grêles, les yeux enfoncés et les tempes creuses, le front large et torve, les cheveux rares, le sommet de la tête chauve, le reste du corps velu ; aussi, lorsqu'il passait, était-ce un crime capital de regarder au loin et de haut ou simplement de prononcer le mot "chèvre", pour quelque raison que ce fût. Quant à son visage, naturellement affreux et repoussant, il s’efforçait de le rendre plus horrible encore, en étudiant devant son miroir tous les jeux de physionomie capables d’inspirer la terreur et l’effroi. »

(Suétone, Vie des douze Césars, Caligula)

Anecdotes et citations de Caligula

« Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! » ;

« Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! » ;

Chaque fois qu’il embrassait le cou de sa femme ou d’une conquête passagère, il ajoutait de façon cynique : « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! » ;

Lors d'un festin, il éclata soudain en cascades de rires et répondit aux consuls placés près de lui qui lui en demandaient avec ménagements la raison : « quand je pense que sur un seul geste de moi vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »

À son cheval Incitatus, qui était son cheval favori, outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire, il fit donner une troupe d’esclaves et du mobilier. On dit même qu’il projetait de le faire consul, mais le fait qu'il fit vraiment de son cheval favori un consul n'est certainement qu'une légende.

 

 

 

 

 

 

 

mardi 23 janvier 2007, a 07:27
Gustave Doré

  Gustave Doré est illustrateur et peintre français, né à Strasbourg le 6 janvier 1832, au 5 (aujourd'hui 16), rue de la Nuée-Bleue et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique.Il fut reconnu internationalement de son vivant

 

 

Biographie  

 

Fils d'un ingénieur des Ponts et Chaussées, il commence à dessiner à treize ans ses premières lithographies et à quatorze on publie son premier album Les travaux d'Hercule. À quinze ans, Gustave Doré est engagé comme caricaturiste au Journal pour rire de Charles Philipon. La même année, en 1848, il débute au Salon avec deux dessins à la plume. En 1849, à la mort de son père, il est déjà très connu et n'a que seize ans. Il passe alors son temps auprès de sa mère. À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures à sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l'éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d'une centaine de ses gravures. De 1861 à 1868, il illustre La Divine Comédie de Dante.


De plus en plus reconnu, à la fois autodidacte et exubérant, Gustave Doré illustra plus de cent-vingt volumes entre 1852 et 1883 qui ne parurent pas seulement en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Gustave Doré influença nombre d'illustrateurs par la suite.

C'est dans la peinture qu'il réalisera ses œuvres majeures : L'Enigme (au Musée d'Orsay) et Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un tableau mesurant 6 mètres de haut et 9 mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée et qui était ouverte au public durant la restauration. En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recensent 9850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures.

 

Les ouvrages illustrés par Gustave Doré

 

Gustave Doré illustra plus de cent chefs-d'œuvre de la littérature universelle

François Rabelais : œuvres, éd. J. Bry, 1851, 104 ill. Comtesse de Ségur : Nouveaux contes de fées, Hachette, 1857, 20 vign. Hippolyte Taine : Voyage aux Pyrénées, 1858 Dante Alighieri : La Divine Comédie, 1861, 136 ill. et L'Enfer Gottfried August Bürger : Münchhausen, Frune, 1862, 158 ill. Miguel de Cervantès : Don Quichotte, 1863, 377 ill. Maxwell : Sindbad le marin, 1865 Théophile Gautier : Le Capitaine Fracasse, 1866, 60 ill. Victor Hugo : Les travailleurs de la mer, 1867, 22 ill. Jean de La Fontaine : Fables, 1868, 248 ill. La Bible : traduction de Bourassé et Janvier, appelée aussi Bible de Tours, 1843 Samuel Coleridge : The rime of the Ancient Mariner, 1876 Lord Byron : l'œuvre, éd. J. Bry. Charles Perrault : contes (Barbe-Bleue, Cendrillon, Le Chat botté, Le Petit Chaperon rouge, Le Petit Poucet, Riquet à la houppe).  

 

 

 

mercredi 06 décembre 2006, a 06:18
Saint - Nicolas

  Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire.

 

La légende des trois enfants serait née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du Saint. Il s'agirait selon les historiens d'une scène représentant Saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour.

Saint Nicolas est le personnage principal de cette scène, et comme souvent au Moyen-âge il n'est pas représenté à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance.

C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation et les 3 soldats sont devenus trois enfants dans un baquet.

 

Selon certains, le Père Fouettard est une inventions des Messins lors du siége de leur ville par les bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint Nicolas. De là leur serait venus l'idée de se moquer du chef ennemis, Charles le Téméraire en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

 

Lors de sa naissance Saint Nicolas se serait tenus tout seul debout, bien droit sur ses jambes, il s'agirait selon la légende de son tout premier miracle!

 

Saint Nicolas, également connu sous le nom de saint Nicolas de Myre ou de saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint populaire à l'origine du personnage du Père Noël.

 

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325.

Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, il jette par la fenêtre de l'argent à trois jeunes filles pauvres pour qu'elles puissent avoir une dot et se marier.

Il ressuscite trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Il serait décédé un 6 décembre. C'est un saint très populaire, patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue des friandises et parfois des cadeaux aux enfants.

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (le 6 décembre julien pour la majeure partie des orthodoxes) est une fête très populaire dans bien des pays du monde

 

La Saint-Nicolas, connue sous le nom de Nikolaus en Allemagne, Sinterklaas en Belgique néerlandophone et aux Pays-Bas et Kleeschen au Luxembourg, est une festivité pour les enfants en rapport avec le personnage historique de saint Nicolas de Myre.

 

En Lorraine dont le patron est Saint-Nicolas, en Alsace et dans la plupart des pays et provinces germaniques et en Belgique, on offre ce jour-là du chocolat, du pain d'épices, des friandises et des mannala aux enfants, après les avoir menacés d'une visite du Père Fouettard s'ils ne sont pas sages tout au long de l'année.

Dans certaines villes (Nancy...), une tradition séculaire promène saint Nicolas en cortège, souvent monté sur un âne, suivi du Père Fouettard. Avant de partir voir le cortège, les enfants accrochent au balcon de leur maison une carotte pour nourrir l'âne de saint Nicolas s'il passe par là.

En échange, le saint laissera des confiseries que les enfants trouveront à leur retour. La Saint-Nicolas demeure aussi célébrée, dans une moindre importance, dans le Nord de la France, occasion de recevoir du chocolat, des coquilles (pains briochés au sucre ou aux raisins proches du cramique de Noël) et parfois d'autres présents. En Lorraine, jusque dans les années 60, la fête de Saint-Nicolas était bien plus importante que Noël pour les enfants.

L'évêque est également célébré à l'occasion d'une grande procession dans la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

En Suisse également, la Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre dans les cantons catholiques de Suisse de langue allemande ou de Suisse de langue française. La fête du St-Nicolas est surtout une grande fête à Fribourg en Suisse, car Saint-Nicolas est également le saint patron de la ville (voir Fête Saint Nicolas (Fribourg)).

Dès la nuit tombée, le cortège de Saint-Nicolas (Samichlaus en dialecte Suisse-Allemand) entouré de ses Père Fouettard et précédé par la Fanfare du Collège St-Michel se déroule dans la ville, partant du Collège St-Michel et se dirigeant vers la Cathédrale dédiée au Saint, du balcon de laquelle St-Nicolas prononce un discours. Ce cortège est organisé depuis 1906 par les élèves du Collège St-Michel et rassemble chaque année plus de 30.000 spectateurs. Pour la centième édition, en décembre 2005, les organisateurs ont réuni plusieurs dizaines d'hommes qui ont endossé la tenue du Saint à Fribourg. Le plus ancien présent avait joué ce rôle en 1936.

Ailleurs en Suisse, la fête de la Saint-Nicolas donne lieu à des défilés nocturnes : les “Iffelträger” défilent en portant d’énormes mitres éclairées, ils sont accompagnés de centaines de personnes qui agitent de grosses cloches et des grelots. (En particulier dans la région de Küssnacht am Rigi). A Zurich, ce sont les enfants qui défilent dans les rues avec des masques illuminés. Dans d'autres régions du pays, la fête est devenue une affaire commerciale, avec la distribution aux enfants "sages" de friandises (mandarines, noix, pain d'épices, chocolat)

Le Santa Claus américain (appelé Père Noël en France) est apparu par la déformation du mot néerlandais Sinter Klaas. Personnage laïc, le Père Noël a remplacé Saint Nicolas dans de nombreux pays et la Noël est alors l'occasion de faire des cadeaux et pour les commerces d'augmenter leurs ventes, même dans des pays qui n'ont pas de relations culturelles directes avec le christianisme, comme la Chine.

Saint Nicolas est avant tout pour les Orthodoxes le Patron des Marins et ils fêtent non seulement le 6 décembre mais ont une Saint Nicolas d'été. Le 9 mai grégorien (ou le 9 mai julien), les chrétiens orthodoxes fêtent aussi la Translation des reliques (déplacement des restes) de saint Nicolas depuis Myre jusqu'à la ville de Bari. Plus de 20 000 pèlerins y ont fait un pèlerinage jusqu'à aujourd'hui.

lundi 04 décembre 2006, a 06:36
Blé de la Sainte-Barbe

  On sonnait les cloches pour éloigner le danger de la foudre, celles-ci portaient le nom de Sainte-Barbe.

 

Sainte-Barbe est nturellement invoquée pour rendre fertile la terre.

 

Le 4 Décembre, les Provençaux mettent tojours à germer " le Blé de la Sainte-Barbe" dans une coupelle.

 

A Noël, si le blé germe et que la verdure " vient bien", les futures récoltes seront abondantes.

 

En Alsace les jeunes filles mettent à fleurir à la Sainte-Barbe un bouquet de branches de pommier ou de cerisier.

 

Si les branches sont fleuries à Noël, elles y voient un heureux présage pour leur futur mariage.

 

Chaque premier samedi de décembre, à Boze Savoie la chapelle Sainte-Barbe est exceptionnellement ouverte, et une messe y est célébré le matin.

Puis s'ensuit une dégustation de soupe traditionnelle (haricots et lard), préparée dans la nuit dans un immense chaudron par les habitants et partagée entre toutes les personnes présentes.

 

Le 4 décembre, au Liban les gens se déguisent et font du porte à porte. Ils commémorent la fuite de Barbara de la tour où elle fut emprisonnée. Cette fuite n'aurait été guère réussie sans l'aide de ses amies qui lui donnèrent l'idée de se déguiser.

dimanche 26 novembre 2006, a 14:35
L'Echarpe d'Iris

Arc-en-ciel

L’Echarpe d’Isis

 

Un arc-en-ciel est un phénomène optique et météorologique qui rend visible le spectre continu de la lumière du ciel quand le soleil brille pendant la pluie. C'est un arc coloré avec le rouge à l'extérieur et le violet à l'intérieur. On considère habituellement qu'il est composé de sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet.

Certaines légendes concernent l'arc-en-ciel à cause de sa beauté et de la difficulté d'expliquer ce phénomène avant le traité de Galilée sur les propriétés de la lumière.

On dit que la cachette secrète de l'or du leprechaun irlandais est à l'extrémité de l'arc-en-ciel.

En mythologie grecque, c'est un chemin fait par une messagère (Iris) entre la terre et le ciel (on le retrouve dans le terme espagnol : arco iris).

De même dans la mythologie nordique où celui ci, appelé Bifröst (Chemin Tremblant), est un pont pour rejoindre Ásgard, le royaume des dieux.

En mythologie chinoise, l'arc-en-ciel est une fente dans le ciel qui est scellée par la déesse Nuwa en utilisant des pierres de plusieurs couleurs différentes.

On le mentionne dans la Bible (Genèse IX:12-17) comme signe d'engagement de Dieu avec l'humanité.

Dans la symbolique occidentale, l'arc-en-ciel est associé à la joie et la gaieté.

L'origine de cette symbolique réside dans le fait que toutes les couleurs y sont réunies.

Le drapeau aux couleurs de l'arc-en-ciel est de nos jours associé à diverses notions :

avec le rouge en haut (7 couleurs) : drapeau de l'empire Inca (1250-1548) avec le violet en haut (7 couleurs) : au mouvement des pacifistes en Europe (utilisé par exemple dans les manifestations en Italie contre la guerre en Irak de 2003) avec le rouge en haut (6 couleurs) : au mouvement gay et lesbien, principalement aux États-Unis. L'arc-en-ciel est provoqué par la dispersion de la lumière du soleil par des gouttes de pluie approximativement sphériques. La lumière est d'abord réfractée en pénétrant la surface de la goutte, subit ensuite une réflexion partielle à l'arrière de cette goutte et est réfractée à nouveau en sortant. L'effet global est que la lumière entrante est réfléchie vers l'arrière sous un angle d'environ 40-42°, indépendamment de la taille de la goutte. La valeur précise de l'angle de réflexion dépend de la longueur d'onde (la couleur) des composantes de la lumière. La lumière bleue est réfractée à un plus grand angle que la lumière rouge, mais en raison de la réflexion totale, la lumière rouge apparaît plus haut dans le ciel et forme la couleur externe de l'arc-en-ciel.

Un arc-en-ciel n'a donc pas réellement d'existence physique mais est une illusion optique dont la position apparente dépend de la position de l'observateur. Toutes les gouttes de pluie réfractent et reflètent la lumière du soleil de la même manière, mais seulement la lumière d'une petite partie des gouttes de pluie atteint l'œil de l'observateur. C'est l'image formée par la lumière de ces gouttes de pluie que nous voyons sous forme d'arc-en-ciel.

D'un avion on peut voir le cercle entier de l'arc-en-ciel avec l'ombre de l'avion (donnant la direction opposée au Soleil) en son centre.

L'arc-en-ciel est provoqué par la dispersion de la lumière du soleil par des gouttes de pluie approximativement sphériques. La lumière est d'abord réfractée en pénétrant la surface de la goutte, subit ensuite une réflexion partielle à l'arrière de cette goutte et est réfractée à nouveau en sortant. L'effet global est que la lumière entrante est réfléchie vers l'arrière sous un angle d'environ 40-42°, indépendamment de la taille de la goutte. La valeur précise de l'angle de réflexion dépend de la longueur d'onde (la couleur) des composantes de la lumière. La lumière bleue est réfractée à un plus grand angle que la lumière rouge, mais en raison de la réflexion totale, la lumière rouge apparaît plus haut dans le ciel et forme la couleur externe de l'arc-en-ciel.

Un arc-en-ciel n'a donc pas réellement d'existence physique mais est une illusion optique dont la position apparente dépend de la position de l'observateur. Toutes les gouttes de pluie réfractent et reflètent la lumière du soleil de la même manière, mais seulement la lumière d'une petite partie des gouttes de pluie atteint l'œil de l'observateur. C'est l'image formée par la lumière de ces gouttes de pluie que nous voyons sous forme d'arc-en-ciel.

D'un avion on peut voir le cercle entier de l'arc-en-ciel avec l'ombre de l'avion (donnant la direction opposée au Soleil) en son centre.

 

samedi 25 novembre 2006, a 09:41
Sainte-Catherine

Bonjour,

À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » (fin novembre est une bonne période pour planter un arbre)

La Sainte : Catherine d'Alexandrie fêtée le 25 novembre. Son tombeau est vénéré au pied du mont Sinaï, dans le monastère qui porte son nom et qui était fréquenté par les pèlerins de Terre Sainte.

C'est la patronne des barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs... et des filles à marier. le 25 novembre, jour de l'année où les Catherinettes, jeunes filles âgées de 25 ans, sont à l'honneur.

À la Sainte Catherine, tout bois prend racine » (fin novembre est une bonne période pour planter un arbre)

Le jour de sa fête, on fait cuire une sucrerie à base de mélasse, la tire de Sainte Catherine.

Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante :

Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine; mais plutôt un que pas du tout.
Actuellement, dans certaines régions, il arrive que l'on rencontre le 25 novembre des jeunes femmes portant des chapeaux bizarres et multicolores (où domine parfois le vert et le jaune) visiblement fabriqués pour la circonstance. Ce sont des catherinettes qui fêtent gaiement l'évènement.

On appellait Catherinettes les jeunes femmes de vingt-cinq ans encore célibataires célébrant une fête lors de la Sainte-Catherine (25 novembre) en l'honneur de Catherine d'Alexandrie, vierge, martyre et docteur de l'Église, patronne des jeunes filles. Cette coutume, à travers laquelle les jeunes filles faisaient des vœux pour un prompt mariage, ne s'est conservée sous une forme altérée que dans le milieu des couturières et de la mode où on apporte traditionnellement un soin particulier à la confection du chapeau («de la coiffe»).

Autrefois, sainte Catherine et saint Nicolas protégeaient chacun les célibataires de leur sexe. Des confréries de jeunes filles vénéraient la sainte et avaient le privilège de s'occuper de sa statue, qu'elles coiffaient lors d'une cérémonie chaque 25 novembre. Celles qui se mariaient devaient quitter la confrérie et laisser aux autres le soin de « coiffer sainte Catherine », expression signifiant pour une femme : « être encore célibataire à vingt-cinq ans (passés) ». Du fait des transformations sociales du statut de la femme et du mariage, cette coutume s'est progressivement perdue.

Pour connaître la légende des catherinettes, cliquez sur le lien suivant :

http://www.museeduchapeau.com/catherinettes.htm

 

jeudi 23 novembre 2006, a 05:49
Le Grillon

  Le Grillon

 

Chant du soleil

 

Probablement originaire du Sud-Est asiatique, il s’est répandu à travers le monde, occupant les dessous de pierres et vieux murs.

 

On dit qu’entendre son chant annonce le bonheur.

 

Les membres de la famille des gryllidés (plus communément appelés grillons) constituent la plus importante famille des ensifères (Orthoptera) dont les femelles sont munies d'un long ovipositeur ensiforme et possèdent de longues antennes fines.

On différencie les deux sexes grâce, principalement, à cet ovipositeur. Mais aussi au fait que les mâles sont pourvus d'organes sonores situé à la base des élytres.

Il existe plus de 2 000 espèces de grillons dans le monde, et l'on retrouve des traces fossiles attestant de leur présence remontant au Trias supérieur.

Le comportement des grillons est fort varié. La plupart des grillons aiment la lumière et la chaleur du soleil, d'autres comme les Troglophylus et les Dolichopoda sont troglodytes et ne vivent donc que dans des grottes, des caves voire, plus exceptionnellement, les tunnels du métro.

En général, le grillon est un excellent fouisseur, il creuse des galeries parfois profondes et y vit. D'autres espèces sont myrmécophiles ou termitophiles : ils vivent dans des nids de fourmis ou de termites ; mais ce comportement est plus rare.

Le grillon est omnivore.

Les mâles de certaines espèces sont très agressifs les uns avec les autres. Aussi, dans certains pays, ce caractère est mis à profit pour l'organisation des des combats de grillons mâles ; ces combats font l'objet, bien sûr, de paris.

Les grillons polynésiens Teleogryllus oceanicus ont une perception catégorielle du son. Ils connaissent deux mots : "ami" pour les sons dont la fréquence est inférieure à 13kHz et "ennemi" pour les sons dont la fréquence est supérieure à 16 kHz. En effet, leurs prédateurs, les chauves-souris, émettent entre 25 et 80 kHz, alors qu'ils s'interpellent entre eux avec des sons proches de 5 kHz.

mardi 19 septembre 2006, a 04:11
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